Je suis l'être à l'intérieur de toi
Et je sens ton corps qui ondule
Sous le poids que renvoie mon émoi
Ton visage est la seule forme que j'adule
Le temps explose, éclate... Le voilà disparu
Paume moite, je parcours les lignes de ton corps
J'en suis le seul et unique lecteur assidu
Dans un décor de sang et de veine qui afflue, tu demandes encore
J’implore ton pardon, si un jour nous partons
Dans des contrées, des valons où le temps est une plaie
Mais je sais, devant moi, devant toi, nous ne sommes que valet
C'est assez, j'ai vu ce que tu es, pourtant, les choses ensembles nous tuons en siphon
Que tu sois belle, je le veux et c'est pourquoi je te crée
Que tu sois forme, de chair, de morceaux ou de mot
Et je te tue quand je ferme mes paupières... mes cahiers...