Hop! Petit texte - probablement le Prologue de mon prochain projet

*Je n'abandonne pas l'autre, je cherche un autre univers xD *
Petite précision: le vouvoiement est propre au style d'oeuvre que (j'essaie d'écrire) j'écris en ce moment: le Livre dont vous êtes le héro.
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Ce soir, à l'occasion du Grand Anniversaire de la Révolution, vous avez été invitée à une réception officielle. A la suite d'un défilé militaire interminable, les hauts dignitaires et gradés en tous genres se sont mêlés aux politiques, rejoignant en foule de véhicules le Palais Populaire. Vous pénétrez parmi les convives de second rang dans une salle de bal réquisitionnée pour l'occasion. A l'intérieur les convives se sont divisés en groupes éparses dont les positions correspondent aux emplacements des différents buffets. Vous vous fondez dans la masse et entamez une discussion distraite avec un ambitieux jeune homme. Vous ne pouvez vous empêcher de jeter des coups d'oeil à l'estrade d'où le Dirigeant du Peuple fera son allocution. Il est encore un peu tôt, mais vous sentez l'excitation croître. Vous n'êtes d'ailleurs pas la seule à attendre impatiemment le dictateur car une fois son discours fini, l'alcool sera enfin autorisé. Sur Agréjat, beaucoup considèrent une soirée officielle comme ennuyeuse jusqu'à qu'on dispose une coupe de vin. De vodka. De n'importe quoi pourvu qu'il y ait de l'éthanol à l'intérieur.
Votre interlocuteur semble peu se soucier de votre concentration - ou en tout cas l'estime suffisante - car il poursuit son monologue sur la politique agricole actuelle. Il avoue être décontenancé par le manque de confiance et de patriotisme des paysans vis à vis des décisions du Ministère des Terres Libres. Après tout, ce ne sont pas les seuls à faire des sacrifices! Et combien de militaires se sont sacrifiés pour qu'ils n'aient plus à payer les taxes de l'Empire? On allait devoir envoyer l'armée pour les calmer. Quelle perte de temps et de moyens! Vous froncez les barbillons en guise d'assertion. Vous vous en foutez. Ce n'est pas l'objet de votre mission. Certes, vous auriez pu être triste pour ces milliers de pécores massacrés à coup de pulvérisations nucléaires, mais comme le Dirigeant du Peuple et le Gouvernement Populaire ont pris l'habitude de moissonner régulièrement le moindre contestataire sur cette foutue planète, cela ne vous émeut plus.
Soudain, le silence se fait. La foule se retourne comme un seul homme, face à l'estrade. Les convives se rapprochent sans bruit, glissant presque, pour ne point rompre la magie de l'apparition. Mais ce n'est pas le Dirigeant de Peuple. Le tonnerre n'a pas le temps d'enfler qu'il s'étrangle; la salle retombe dans un silence pensant. Un militaire en habit d'apparat, l'air grave, se saisit brusquement du micro. Ses mots retentissent à vos ouïes comme un détonation nucléaire.
"Personne ne doit sortir de la salle. Il y a un traitre parmi nous!"Vos coeurs commencent à s'emballer, vos écailles se resserrent, vous avez du mal à cacher votre stress. Autour de vous les convives commencent à s'agiter et à s'entre-regarder. Ils cherchent déjà à savoir "qui". Des membres de la police se déploient. Comment avez vous été découverte ? Pourquoi ce soir ?