Je trouve ce texte plutôt mauvais... Je l'ai écrit en une journée, a vous de me dire si c'est moi qui me fait des idées ou s'il est vraiment mauvais Merci d'avance
Je courais.
Il était tôt le matin, l'heure de ce moment magique qui n'est plus tout à fait la nuit, mais qui n'est pas tout à fait le jour.
Je regardais Paris s'éveiller sous les menaçant nuages et l'odeur de pluie qui embaumait l'air. Les douces intonations d' « Eden » d'Hooverphonic résonnaient dans ma tête.
La lenteur du morceau contrastait avec la rapidité de mon souffle, de mes battements de cœur. Mes pas sur le béton résonnaient en un doux tap-tap.
Courir me vidait la tête.
Je n'étais plus Mélodie, je n'étais plus rien, sinon poumons brûlants, enjambées rapides, respirations saccadées.
Je ne courais plus, je volais, effleurant à peine le sol, me déplaçant avec la légèreté d'une plume. J'étais un tout. Je ne foulais plus la terre, j'en faisais partie.
Peu à peu, mes pensées se vidèrent, je me déconnectais complètement de la situation, ne ressentant plus ni la douleur de mes muscles ni le point de coté que je traînais depuis 10 bonnes minutes.
Ça y était.
J'avais atteint cet état où l'on ne pense plus à rien, où nous sommes pure de toute pensée, où nous nous laissons emporter pas la musique et nos idées. (z'avez remarqué la rime?)
Et puis soudain, troublant mon esprit enfin serein, vint la pire question possible dans la vie d'une coureuse :
Pourquoi est-ce que je coure ??
Je n'étais pas poursuivie après tout.
Un rapide coup d’œil en arrière me l'assura.
Attendez…
Si je n'étais pas poursuivie, l'homme qui courais derrière moi l'était assurément.
Sa foulé était désordonnée et il ne cessait de lancer des regards inquiets par dessus son épaule.
Et bien qu'il fut en jean et en chaussures de ville, il me rattrapa aisément, ce qui m'agaça prodigieusement.
Sans m'arrêter, j'enlevai un de mes écouteurs lorsqu'il arriva à ma hauteur.
- Pourquoi courez-vous?me demanda-il, nullement essoufflé, vous n'êtes pas poursuivie...
C'était moi, ou il venait de formuler à voix haute ce que j'avais pensé tout bas ?
- Vous vous appelez ? Me questionna-il encore
- Mélodie
- Et bien Mélodie,je crois que nous avons pleins de chose en commun. Retrouvez moi à cinq heure à cette adresse,dit-il,me glissant un papier dans la poche.
Il s'engouffra dans une ruelle.
Je me retrouvais seule tandis que tombais les premières gouttes de pluie, applaudissant les dernières notes d'Eden. Je pris connaissance du mot, puis décidait qu'il ne valait pas la peine d'y aller. Une inexplicable appréhension m'en empêchait.
Le reste de la journée se déroula dans le flou le plus total.
Je me souviens vaguement être aller au boulot, avoir froissé et défroissé le fin papier je ne sais combien de fois, puis être rentrée chez moi, dans mon petit studio, aussi fatiguée que dégoûtée de ma lâcheté.
Pourquoi n'y étais-je pas aller ?
J'aurais pu aisément demander mon après-midi.
Je ne reverrais jamais celui que j'avais surnommé Eden, et n'entendrait plus jamais sa voix qui m'avait paru si familière.
Le téléphone sonna. Je décrochais. C'était lui :
- Bah alors, Mélodie où étais tu ? Dit-il, passant au tutoiement aussi naturellement que si je lui avais demandé.
Sans blagues, il m’appelait au moment où je pensais à lui ? C'était digne d'un mauvais roman, pas de la vraie vie !