Cher monsieur, je vous ai croisé une fois ou deux
Et je le déplore, je ne vous connais que très peu
Je sais cependant que si nous avons peu en commun
Nous léchons la même chatte et tétons les mêmes seins
Si nous nous étions rencontrés dans quelque heureuse partouze,
Peut-être aurions nous partagé le cul de votre épouse.
Hélas, la vie a le sens du mélodrame
Et c’est donc séparément que nous foutons votre femme.
Ne voyez pas dans cet aveu une quelconque inimitié.
Vous n’êtes pas le premier cocu dont je baise la moitié.
Et glorifiez-vous plutôt d’être , à mon souhait, l’ultime
Car c’est du plus bel amour que j’aime votre légitime.
Sincère, je félicite cette belle dame qui est ma maîtresse
D’avoir, il y a douze ans, choisi votre apaisante tendresse.
En jolie fleur, elle s’est épanouie dans votre union
Et je suis fier d’être à ce jour son prochain compagnon.
Je sais bien que vous avez de beaux enfants, une gentille maison,
Mais la sécurité routinière n’est pas foyer de passion.
Aujourd’hui Notre femme à vos côtés s’emmerde,
Et y s’rait bien dommage qu’en l’ennui elle se perde.
Alors, je fais preuve d’aplomb et vous prie cavalièrement,
Par cette affection qui vous lie, de l’aider maintenant.
C’est à mon tour de la rendre heureuse, vous eûtes le vôtre.
Je vous prie donc de l’aider à vous quitter pour un autre.
Car elle a peur votre future-ex et mon ex-future.
Sa décision est prise mais elle se heurte à un mur.
Elle vous prépare à la fin sans vous dire « c’est fini » ,
Ne pourriez vous nous sortir de ce marais croupi ?
C’est pour vous l’occasion d’orner vos cornes d’un panache
Et d’effacer de nos vies ce mensonge qui fait tâche.
Alors, barrez-vous et je vous présenterai des donzelles.
Et ne lui dîtes pas mais j’en connais qui sucent encore mieux qu’elle.