Merci Luna,
je comprends aisément que proposer des choses sur ce texte n'est pas évident, tes remarques sont d'autant plus interessantes. J'ai adapté pas mal de phrases suite à tes propositions. Quelques réponses à tes questions
- la métaphore du verre : "Le verre coule, c'est un fluide. Il coule lentement". En fait non, c'est un mythe, la science a prouvé que non. Il ne coule pas. C'est bien dommage, ma métaphore ne marche plus depuis 1998 (américan journal of physics). Bon, je la garde quand même, parce que c'est un mythe, pour un texte qui parle essentiellement de ça, de l'empilement des signes dans une ville, ça m'amuse et puis c'st être fidèle à celui que j'étais quand j'ai écrit ce texte, quelqu'un qui croyait vraiment que le verre des vitraux continuait de couler et non qu'il avait été construit plus large en bas qu'en haut pour une raison bêtement technique
- Rue du Beffroi, rue saint Cerneuf, rue du chanoine, rue des pèlerins, rue saint Jacques, rue de la boucherie, rue du guet, quai Grenette, quai de la porte fleuve, quartier Saint Loup : c'est un texte sur une ville, ce sont quelques unes des rues dans lesquelles je mettais promené
- Ce qui commence en bas mène son propre plan : Donc, pour moi, le une de une ville n'existe pas. Ce qui existe c'est l'entassement des villes. On construit un groupe de masures, puis on abat certaines maisons, puis ça continue sur les côtés, puis on abat encore, puis on pousse là, ... sans cesse. Le temps fait que ce qui est abattu sert de remblais, de fondations, donc se retrouve au dessous. Pour moi ça continue à agir, ça donne toujours des signes, mais quoi,... quelle est la carte ?
- comme un seau sur la porte : la fameuse blague du seau coincé entre la traverse haute et le mur, que le type se prend sur la tronche quand il ouvre
- "dit-elle" "et" : J'aime bien répété ces mots ou groupes de mot, ça donne une scansion très particulière. J'ai d'ailleurs changé pour dirait-elle. Ici les signes d'une version de la ville ancienne, elle parle peut -être du milieu du vingtième siècle, quand les rues du centre grouillaient de vie et pas de vie touristique. maintenant, c'est vide, les caves n'ont plus de vin, la plupart des maisons sont vides ou transformées en gites
- pour ce passage " nous avons voyagé dans ce corps enterré. Descendu si loin ! Ici est passé, la mémoire des pierres confesse une vague odeur de tombe." descendu serait le participé passé comme si "nous sommes descendu si loin" dois-je écrire "nous sommes descendu..." ou ça peut se comprendre si j'enlève le point et mets une virgule "nous avons voyagé dans ce corps enterré, descendu si loin ! Ici est passé, ?" sauf que ce n'est pas le même auxiliaire.
B