Bonsoir Sernard,
J'ai trouvé intéressant le choix d'une langue qui évoque les textes anciens. Elle donne au poème une couleur particulière et installe d'emblée une certaine distance, comme si cette histoire appartenait déjà au passé.
Ce qui m'a surtout retenu, c'est le chemin que suit le texte. Au fil des strophes, on entend les reproches, la colère, les blessures, les conventions qui semblent avoir séparé les deux êtres. Puis arrive le dernier vers : « Je vous en sais navré, mais,... vous m'avez manqué. »
Je l'ai trouvé particulièrement juste, parce qu'il vient fissurer tout ce qui précède. Derrière le ressentiment demeure quelque chose de plus simple et de plus difficile à dire : le manque. Cette chute éclaire rétrospectivement le poème et lui donne, à mes yeux, une profondeur supplémentaire.
Merci pour ce partage.
Au plaisir de vous lire,
Alma