Pourquoi tant de haine, tant de peine
Alors que le monde a déjà tant de mal
Pourquoi tant de misère, tant de colère
Alors que la vie est si courte, si éphémère
Pas la peine de faire semblant de croire
De chercher à comprendre
Ça fait bien longtemps que je n’essaye plus
Que je laisse aller mon cœur
A essayer d’aimer, de soulager, de donner
De l’amour, du bonheur, du plaisir
A essayer de prendre des chemins escarpés
Pour chercher ce qu’il reste de bon et de beau
Je m’y suis piqué, je m’y suis planté
J’ai osé, j’ai résisté, j’ai aimé, j’ai même pleuré
A trop vouloir donner le pain et le vin
Mais à présent, je suis fatigué
Je voudrais être heureux encore un peu
Me dire que rien n’est perdu
Je voudrais être de ceux qui y croient encore
Me dire que tout peut encore changer
Pourquoi tant de malheurs, tant de douleurs
Alors que les hommes ont déjà tant souffert
Pourquoi tant de mépris, tant de rancœur
Alors que l’amour est à portée de main
Pas la peine de faire semblant d’ignorer
De chercher à cacher
Ça fait longtemps que j’ai compris
Que je laisse aller mon cœur
A essayer d’y croire, de savoir, de vouloir
De l’amour, du bonheur, du plaisir
A essayer de ne pas trop m’égarer
Pour trouver ce qu’il y a de plus beau en soit
Je m’y suis égaré, je m’y suis éloigné
J’ai voulu, j’ai décidé, j’ai donné, j’ai même pleuré
A trop vouloir croire au bonheur
Mais à présent, j’y ai renoncé
Je voudrais être heureux encore un peu
Me dire que rien n’est perdu
Je voudrais être de ceux qui y croient encore
Me dire que tout peut encore changer
Mais je n’y crois pas, je n’y crois plus
Je ne sais plus, je ne peux plus
Il est trop tard, bien trop tard...