Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

19 Juin 2026 à 15:18:37
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Apocalypse

Auteur Sujet: Apocalypse  (Lu 846 fois)

Hors ligne Shendo

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Apocalypse
« le: 28 Juin 2025 à 09:02:41 »
Bonjour,

Pour la première fois, je m'aventure dans un thème que j'ose appeler le "dystopique", si ce n'est du "fantastique" !


Comment vous résumer la situation actuelle ? L’osmose est loin. J’omettrai volontairement des détails, voire des pans entiers. Mais, je n’ai pas le choix. Chaque minute est précieuse. Le cadran des horloges est brisé, comme nous tous. Si par le plus grand des hasards un être vivant lit ces lignes, qu’il vienne en aide à un peuple opprimé, un peuple blessé au plus profond de sa chaire.

Il y a quelques jours encore, nous étions triés par quartier. De façon très basique et très sommaire, les riches ne tenaient pas lieu au même endroit que les pauvres. Entre ces deux classes sociales, il y avait nous. Notre espèce n’avait rien à espérer. Certes, nous avons toujours eu les moyens de manger à satiété et de dormir à l’abri des dangers environnants. Régnait cependant l’incertitude d’être ensemble. La famille, tout ce qu’il restait. Imaginez donc l’état des familles pauvres, dénuées de tout espoir.

Les pauvres se situaient près du tunnel de fer. C’était un serpent métallique dans lequel coulissaient des caisses d’aliments, des armes, des êtres vivants, des bêtes… à peu près tout ce que peut contenir un immense camp de fortune. Ne croyez pas que les pauvres pouvaient en profiter. Toutes les familles, pour peu qu’elles aient la chance d’être encore ensemble, étaient rationnées. Les bébés ne pleuraient pas. Physiquement, il leur était impossible de verser la moindre larme. Les jeunes parents ne comprenaient guère ce phénomène. Ils crurent à une présence paranormale ou à une malédiction des cieux. Pour conjurer le sort, chaque soir, à minuit précise, les deux époux priaient assidument sur un tapis blanc, d’une même blancheur que les tuniques portées par les femmes. En effet, le sexe féminin avait pour formelle obligation de porter une longue tunique blanche, sorte de boubou, en moins exotique. Nul grain de peau ne devait être visible. Les punitions étaient sévères, mais je réserve une partie explicite à ce pan de mon histoire. Je reprends : les filles, pauvres, moyennes ou riches, devaient vêtir leur corps entier de ce drap blanc, dont les grands chefs disaient que la candeur rendait vertueux quiconque s’en recouvrait. Quant aux hommes, on leur avait percer le nez d’une part et d’autre. Ce n’était pas un petit trou : non, il était question d’une opération chirurgicale. Une corne grise, mesurant cinquante centimètres, transperçait la surface latérale du nez pour ressortir de l’autre. Les premières opérations ont révolté les familles. Cela n’avait aucun sens - et cela n’en a toujours aucun -, mais la conviction des grands chefs était telle que l’idée fît son bout de chemin. En germant comme un de ces dogmes sur lesquels revenir paraissait désormais être une ignominie. Selon les grands chefs, cette corne signifiait la virilité. Elle dessinait la famille, le chef de famille plus exactement. Quantité d’hommes avaient été paralysés plusieurs semaines par l’opération. Certains sont morts. Pour cela, la fosse commune était d’utilité publique. On ne pouvait accueillir des faibles. Seule la force triomphait. Très basique et très sommaire, je vous avais prévenu. Mais c’est ainsi, après plusieurs décennies de démocratie, de liberté, de sentiments, d’oeuvres politiques, de divorces, de violences, de catastrophes naturelles, etc., c’est après tout cela, oui, que l’osmose s’en allait dans un épais nuage de cendres.

Des pays entiers avaient brûlé. Je me rappelle de cet homme, âgé d’une soixantaine d’années, que je savais sportif, qui prenait particulièrement soin de lui ;  je me souviens de lui, brûlant, se tirant la peau du visage à dix doigts. On eût dit qu’il enlevait un masque. Un masque de sang et de chair, dont les tissus cramaient sous les missiles et la chaleur du chaos. Les femmes avaient été découpées en deux, les bébés en trois. Les chiens et les chats se tordaient de douleurs, déambulant dans les rues auprès de leurs maîtres calcinés. Pendant près d’un an, la planète que nous connaissions se détruisait. Souvent, on nous parlait de l’apocalypse. Je me rappelle, petit, avoir vu des images d’effroi, des images aux couleurs rouges, orange, brunes, un ciel menaçant et encombré par le courroux de je ne sais qui. L’apocalypse n’a pas de nom. Son messager est inconnu, son exécuteur est flou. Comme un rêve dont les bribes sont subrepticement interceptées par le réveil. Si seulement je pouvais dormir.

Enfants, c’est-à-dire la population âgée de moins de dix-huit ans, nous pouvions voyager sans les contraintes des adultes. Et les adultes ne pouvaient nous en tenir grief. En vérité, je crois que nous avions davantage de liberté. Je n’ai jamais compris pourquoi. Mais cette situation ne dura pas puisque de là où je vous écris, une espèce de geôle, un cachot insalubre où mille rats sillonnent les canalisations d’excréments, je n’entrevois plus aucune sorte de liberté. En sortant le soir, parce que le matin et l’après-midi étaient trop chauds (les températures avoisinant les cinquante degrés), j’avais fait la rencontre d’un petit garçon.


Hors ligne BAGHOU

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Re : Apocalypse
« Réponse #1 le: 28 Juin 2025 à 14:07:34 »
Bonjour,

Bien écrit, intéressant, flippant, de bonnes idées (la corne dans le nez des hommes par exemple), triste ...

La fin avec le petit garçon n'était pas nécessaire, il me semble car cela amène une suite qui à l'évidence n'existe pas. Savoir que le narrateur se retrouvait dans une geôle suffisait. Cela laissait au lecteur la possibilité d'imaginer tout ce qu'il voulait.

En tout cas c'est une réussite, même si on ne peut échapper à ce qui existe déjà sur cette thématique.

J'ai bien aimé car l'auteur sait très bien emmener le lecteur dans son univers.
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne Shendo

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Re : Apocalypse
« Réponse #2 le: 28 Juin 2025 à 18:21:54 »
Bonjour Baghou,

Merci de ton commentaire. Qui n'est pas le premier ! Ton attention me fait sincèrement plaisir.

Il y a bel et bien une suite. Je m'essaie aux textes courts, mais sur celui-ci, je ne pouvais m'empêcher de développer l'intrigue avec le jeune garçon. La voici :


Je ne l’ai connu que le temps de trois soirées. Vers dix-neuf heures, une pléthore de patrouilles volantes déversait en trombe une eau saline. Saline car un rapport scientifique avait conclu aux bienfaits de la salinité d’une eau en particulier. En plus de rafraîchir immédiatement et simultanément l’esprit et le corps, elle guérissait la plus grave des maladies : la perte de sens. J’en reparlerai. Intéressons-nous à ce jeune garçon, doudou bleu en main. Je l’avais trouvé à l’angle d’une rue. Cette rue donnait accès à quelques plaisirs d’antan : les bonbons. Un vieux confiseur s’en chargeait exclusivement. Quand je vis le jeune garçon, il avait les mains collées sur une vitrine gondolée par la chaleur. Son short en jean était craqué au niveau du genoux gauche, tandis que la forme de la rotule droite, sous le tissu bleu délavé, était ternie par une tâche verte. Comme de l’herbe qui s’était imprégnée dans le jean et ses coutures approximatives. Je l’interpellai : « Que fais-tu ? » Il ne me répondit pas. Je répétai ma question, rhétorique en ce sens où ses gros yeux bleus parlaient pour sa langue sèche, ses papilles à la recherche d’un cadeau gustatif. Une récompense que, par fatalité puis par méconnaissance, tant d’enfants ne cherchaient plus à assouvir. Je gravitai autour de lui. Et peu importe l’angle que je pris, l’enfant ne changea d’attitude. Mais au même moment, les patrouilles au sol se distinguaient par un séisme fracassant. Sous les pieds du jeune garçon et des miens, les fissures s’accumulèrent jusqu’à faire tomber des blocs entiers de gravier. Un gravier expressément conçu pour abimer les pieds, de façon à ce qu’aucun voyageur n’ait d’envie déraisonnable.

D’instinct, je plaçai sur le garçon sur mon dos. Il s’installa d’emblée, son poids me parut être celui d’une plume. J’entendis sa petite et fluctuante respiration, la première manifestation de son existence. Le soleil se coucha en laissant son spectre brûlant sur la surface des habitations. Cachés, nous entendions la rafle poursuivre son funèbre parcours. On entendit une voix rauque demander pardon, une voix enfantine implorer pardon, une voix féminine exténuée se désoler de tous ses horribles péchés. La religion n’existait même plus. Qu’importe : tous terminèrent dans l’oubli le plus total. Aucun de leur nom ne sera diffusé. Aucune de leur passion ne sera connue. Ils moururent dans l’indifférence la plus totale. Extirpés à la manière d’une fourmille qu’on surprend à monter la colline de votre jambe. Le petit garçon, comme tous les autres enfants, ne pleurait pas. Sa respiration avait cependant augmenté. Son front reluisait et ses tempes étaient rouges. Son oeil bleu, qui il y a quelques minutes était à la recherche du plaisir de son existence, avait l’air un peu plus éteint, un peu moins ouvert.

Par la force de vivre, nous survécûmes. Sur le trajet retour, l’enfant avait dormi sur mon dos. Je l’avais transporté jusqu’au domicile familial. Mon père s’en offusqua : « Comment ? Veux-tu notre fin ? À tous ? Malheureux ! Déplace cette chose de chez moi. » Je lui répondis avec cran : « Père, votre courroux me fait mal au coeur. Pas parce qu’il est contre moi, mais contre ce petit être inoffensif. Je le ferai dormir sur le bétail. » Mon père s’esclaffa, sarcastique : « Tu ne sais t’occuper d’un animal. D’un vulgaire félin ! Comment voudrais-tu t’occuper de ce garçon ? Regarde ces yeux, ils sont éteints. Ils finiront par se fermer. Tu perds ton temps. » Je redoublai d’audace et lui en fis montre : « Vous verrez. Et, si je parviens à le garder en vie, vous me donnerez votre accord pour tenter ma chance. » Tenter sa chance. Je me rappelle des uns qui gagnait miraculeusement une somme plus ou moins conséquente à des jeux hasardeux. Et des autres comptant sur leur talent à suer. Mon père était un admirateur des premiers et un contempteur des second. Mais ce n’est pas ce que je retiens de cet instant. C’est plutôt le visage tout à coup égayé du vainqueur, dont la vie changerait à tout jamais. Si on rembobinait, on s’apercevait de la nette modification de leur visage : dur, il devenait mou. Un nuage palpable. Les sourcils se défonçaient, les narines s’ouvraient, la bouche aussi, les joues se gonflaient, les yeux pétillaient, le menton se redressait. Et je voulais connaître cela, sans jouer à ces jeux de hasard qui, jadis, faisaient la gloire imaginaire de mon père. Dans ce nouveau monde, pour tenter sa chance, il fallait diriger.

Le petit garçon dormait donc sur le bétail. Nous n’avions plus de bêtes, toutes avaient soit brûlé, soit péri pour d’obscures raisons. La santé animale était catastrophique. Tout comme la santé humaine. Les maladies mentales étaient les plus répandues. On trouva de la folie dans qui voulait boire son urine en plein désert. On ingurgita des produits chimiques dans les veines de ces fous en déperdition. Ils sanglotèrent d’abord, gémirent ensuite, se recroquevillèrent enfin. Et puis endurèrent l’agonie durant deux ou trois ans. Maladies veut dire expériences. La perte des sens était un mal bien curieux : l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat et la vue disparaissaient progressivement. La perte graduait sa souffrance de jour en jour, voire de mois en mois. Inéluctable était le destin d’une victime. Je fis le lien avec le jeune garçon. Si la vue et le goût semblaient encore intacts, le toucher et l’ouïe n’avaient plus l’air d’être sollicités. Le jeune garçon tenait son doudou bleu, un lapin bleu étrange, scié d’un sourire parfaitement ironique.

La première nuit, le jeune garçon trouva sommeil auprès du bétail. Notre quartier pouvait se vanter de croître la production agricole. Nous vendions du lait et des pièces de boeuf triées par la sacro-sainte patrouille alimentaire. Je déteste ce mot : « patrouille ». Ils l’ont décliné tellement de fois que je ne sais plus l’entendre. C’est l’une des raisons qui m’a poussé à écrire. A force d’entendre l’inaudible, de prononcer l’imprononçable, de survivre à l’invivable, je me suis essayé à raturer de petites lignes sur un carnet à peine vierge. Mais je divague. Si le jeune garçon ne disait mot, il consentait cependant à se bâfrer des quelques morceaux de viande que je parvenais à subtiliser lors des repas méridiens. Le soir, par souci d’économie, nous ne mangions jamais. Le jeune garçon dut se résoudre à cette évidence : son estomac devait engloutir tout ce qu’il pouvait à midi et braver la faim au moment du coucher. Donc, peu à peu, alors que mon père n’en avait pas reparlé, le jeune garçon trembla à maintes reprises. Epris d’une forte fièvre, il remua son corps émacié, serrant son lapin bleu. Dans la nuit noire, de loin, il ressemblait à un ectoplasme luminescent. Le bétail s’en était alarmé, les bêtes beuglaient si fort qu’une partie du quartier s’était réveillée. Cet affront, mon père me l’a fait payer en me battant à coups de pieds. Mais ici, l’enfant est l’avenir. Il doit rayonner par la candeur de son existence, l’audace de son jeune âge. Ainsi les nouveaux-nés possédaient un pouvoir qu’un vieil homme, même un adolescent (déjà trop vieux), ne pourrait jamais faire valoir : la jeunesse éternelle.

Les grand chefs exerçaient un pouvoir tyrannique. Bien sûr le monde avait rencontré un nombre pléthorique de dictateurs en tout genre. Leur point commun fut de jauger la peur du peuple. C’était leur credo. Le peuple ne résistait plus. Il n’y avait plus aucune résistance. Chaque terre, chaque brique, chaque rue était complètement assujettie. Les règles dont nous étions les paramètres d’ajustement prévalaient le sauvetage intégral de notre planète. Alors que les océans et les volcans étaient vides de leur substance, on décida d’exploiter les innombrables gisements de pétrole. L’or noir était sous nos pieds. Et leurs engins savait le dénicher. Dans un tel vacarme que le moindre terrier, le plus petit des nids ou le plus insignifiant des insectes fuyaient sur-le-champ, quand il n’était pas détruit.

Je me suis occupé de jeune garçon avec une bravoure que je ne me soupçonnais pas avoir. Les dangers d’un monde plus qu’incertain galvanisaient mon sens du partage et de la protection. Certes, nous survivions tous. Mais, je crois que ce garçon avait ravivé en moi une flamme que je croyais à tout jamais éteinte. C’est vrai : je n’avais plus de passion, plus de route à emprunter, plus d’horizon à contempler. Plus rien à prospecter. Pendant une semaine donc, je cajolai ce garçon, toujours aussi sourd et muet. J’avais perçu un pouls dès lors que nous passions, tard le soir, devant l’une de ces façades ironiquement colorées. Au milieu des bâtisses grisâtres et du bitume amoché, se trouvaient ponctuellement une rangées de briques aux couleurs qui sautaient aux yeux. Des yeux, ce garçon en avait. Voyait-il encore ? Je n’en savais rien. Lorsque nous étions couchés l’un contre l’autre, à la belle étoile, alors que le bétail couchait tout son poids sur l’herbe fraîchement brûlée, ses deux yeux bleus se plongeait dans des astres lointains. J’avais compris qu’il rêvait d’un ailleurs. Bien qu’il ne m’entendait pas, je lui parlais très souvent. « Tu sais, il y a des tas de choses qui ne clochent pas, ici. Les gens ont perdu la raison. Toi, tu sembles si loin de tout ça… Si je pouvais seulement avoir la même appétence pour le détail que toi. Ce serait bien. Vachement bien. » Et il clignait des yeux, ses deux petites mains pâles placées derrière son crâne. Il observait les étoiles. Il y en avait encore. Et nous rêvions ensemble.

Un matin, une rafle retentit. Le quartier avait l’habitude. En sortant, une rumeur avait fait son tour : le quartier des pauvres avait été rasé. Mis à part les nouveaux-nés, tous avaient été brûlés. C’était donc ça, cette odeur de soufre. Alors, très discrètement, d’une oreille à l’autre, s’était répandu comme une fine trainée de poudre un secret : les heures étaient comptées. Les mères devraient dire au revoir à leur enfant. On leur arracherait des mains. Parfois même du ventre. Les pères seraient carbonisés devant leur famille. Ainsi notre quartier tremblait. Mais moi, je n’y prêtais plus attention.

Hors ligne Basic

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Re : Apocalypse
« Réponse #3 le: 29 Juin 2025 à 08:51:53 »
Bonjour,

donc un commentaire sur ta première partie. J'ai vu que tu avais posté une suite, donc certaines des propositions ne seront plus d'actualité.

Des bons passages, mais trop flou pour moi

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


B
Tout a déjà été raconté, alors recommençons.

Page perso ( sommaire des textes sur le forum) : https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42205.0

Hors ligne Cendres

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Re : Apocalypse
« Réponse #4 le: 29 Juin 2025 à 09:45:14 »
Merci pour le partage de ton récit

On dirait une introduction à une histoire plus vaste. J'ai remarqué ensuite que c'est la première partie, la seconde je ne lai pas encore lut.

Tu nous décris une société ou la femme doit être vertueuse et l'homme viril. J'imagine que c'est un système gouverné par des hommes.

La fin de ton récit est un teaser.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne BAGHOU

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Re : Apocalypse
« Réponse #5 le: 29 Juin 2025 à 13:28:03 »
Bonjour,

Merci pour la suite qui existait donc.  8)

L'impression générale reste la même, de la qualité dans l'écriture, dans les idées explorées. Le personnage principal et les secondaires sont à mon sens bien trouvés.

Cette seconde partie mérite une vraie relecture pour les coquilles, répétitions (même si certaines semblent être nécessaires pour appuyer un propos) et des lourdeurs et longueurs de certaines phrases. Attention aussi aux idées redondantes.

Le personnage principal est une bonne trouvaille, calme, posé, objectif, fataliste ... le déclic avec le petit garçon est une piste intéressante. J'aime bien l'idée sur la disparition des sens.

Sur le format court peu de choses sont à revoir, sur un format long, il faut prendre un peu plus le temps pour replacer l'histoire dans un tout cohérent pour que le lecteur sache d'où il part.

C'est très sympa ce partage. Merci.
"La critique, art aisé, se doit d'être constructive." Boris Vian dans "Les chroniques du menteur".

Hors ligne Murex

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Re : Apocalypse
« Réponse #6 le: 30 Juin 2025 à 10:02:08 »

Bonjour Shendo
j’ai essayé en toute modestie d’améliorer ton texte. J’espère que certaines de mes propositions te seront utiles.

Amicalement

 
« De sa chair » et non de sa «chair ».
 
« Par quartiers » au pluriel »
 
" les riches ne tenaient pas lieu au même endroit que les pauvres" . « les riches n’étaient pas mélangés aux pauvres. » C’est mieux.

« la famille tout ce qui restait » ? « la famille était tout ce qui restait. » Certes on peut parfois faire des élisions pour donner plus de vivacité au texte, mais ici c’est incorrect. »
   
« dépourvues de tout espoir » est préférable à dénuées »

« on dit de préférence « pour obligation formelle » pourquoi cette curieuse inversion ?
 
« Nulle parcelle de peau » au lieu de « grain de peau » ? Pourquoi cette référence particulière au lentigo ?

« les filles aisées ou riches» plutôt que « moyennes » qui fait référence à l’aspect physique qui ici bien sûr ne convient pas.
 
On dira plutôt « vêtir entièrement leur corps » que « vêtir leur corps entier »

« que la candeur rendait vertueux » ? Le sens est plutôt : « dont la blancheur virginale » ou « la pureté virginale incitait  à la vertu.»
 
« percé le nez » et non « percer »

« d’une part et d’autre »? « de part en part ».

« il était question d’une opération chirurgicale.» ?« il s’agissait d’une opération médicale » est mieux dit.
 
« transperçait la surface latérale du nez pour ressortir de l’autre. »? Ça me parait bien lourd, on peut dire très simplement : « le transperçait. » ! 

« mais la conviction des grands chefs était telle que l’idée fît son bout de chemin. En germant comme un de ces dogmes sur lesquels revenir paraissait désormais être une ignominie. » Tout ça me parait bien lourd. On peut dire plus simplement : « mais la décision des grands chefs était irrévocable. »

« cette corne signifiait la virilité. » « cette corne était signe de virilité » me semble mieux dit.

« Elle dessinait » ? Je pense que tu voulais dire « elle désignait »
 
« par l’opération. » « Suite à l’opération » est mieux.

« Certains en sont morts. » au lieu de « sont morts »
 
 « Je me rappelle de cet homme » « Je me rappelle cet homme » pas de « de » qui est une construction incorrecte avec le verbe  "rappeler"

« se tirant la peau du visage à dix doigts. » ? « avec ses dix doigts »

« On eût dit » « on aurait dit » pour un bon accord des temps.
 
« et encombré par le courroux » ? « et soumis au courroux. »

« Comme un rêve dont les bribes sont subrepticement interceptées par le réveil. » un peu lourd ! « comme un rêve effacé au réveil » ou « qui s’efface au réveil » plus simple , non ? 

« Enfants, c’est-à-dire la population… » « Nous les enfants, c’est à dire la population » pour que la phrase soit complète.

« où mille rats sillonnent les canalisations d’excréments » ? « où mille rats sillonnent, souillant les canalisations d’excréments. »   

Hors ligne Shendo

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Re : Apocalypse
« Réponse #7 le: 05 Juillet 2025 à 12:05:57 »
Bonjour,

Merci de vos remarques et de votre attention.

En effet, en si peu de texte, il est difficile d'être très précis sur un monde que je considère dystopique. A la base, j'avais prévu de faire beaucoup plus court. Et je me suis laissé emmener par l'univers.

L'aspect vestimentaire a son importance, les cornes aussi. Je ne suis pas assez revenu là-dessus, j'en conviens ! Je m'en chargerai dans la suite, si tant est qu'il y en ait une.

Ce texte représentait avant tout pour moi l'opportunité de traiter autre chose que du réalisme. J'ai toujours eu pour ambition d'inventer un monde à part entière. Alors, je m'y essaie timidement. Pas à pas, dirons nous...

Encore merci. A bientôt !

 


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