Triptyque
Ego non cogito
Quelle est cette main aveugle qui flétrie le bouquet des saisons où jadis encore nous errâmes ? Ne serait-ce pas l'heure du plus grand Été sur les enfants de la Terre dont les larmes ne sont plus que vaines ? Alors que le monde entier n'est en proie à rien d'autre qu'à une vaste guerre ? Et qui pourrait mettre un terme aux baisers obscènes d'Éros et de Thanatos, sinon l'animal doué de raison n'ayant plus de devoir-être ? Mais voici que se dressent de Hautes Cités contre tout ce qui est en voie de destruction, et dont l'étendard claque au vent des boucles de l'Être – oui, voici aussi l'heure de l'autre commencement.
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(Je non-Je)
Emprisonné dans les anneaux du presque-monde, ce n’est qu’en brisant le miroir qui lui est propre que l’animal doué de raison peut jeter un œil sur l’enchevêtrement des récits qui l’égarent. Le vrai attend alors d’être ici fondé comme allègement de la condition première jusqu’à la présence – vers l’autre commencement. De la cognée de la hache jamais en repos des mortels, sur la Terre comme au Ciel, à l’espoir fou de la plume sacrée d’un ange. Quand (Je non-je) est révoqué dans la lumière, sauf.
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L’être de l’homme
Que fait la race des seigneurs sinon des trous dans la planisphère ? Eux qui l’entravent si bien qu’ils la gardent cachée ? La foudre traverse les paysages ravagés par leurs travaux cyclopéens, mais nous sommes trop excentrés pour entendre et comprendre les coups de tonnerre qui grondent l’un après l’autre, de sorte que le flou mystérieux du presque-monde se double du flou matérialiste du spectacle, tous deux invérifiables. La sphère a éclaté, et les grandes manœuvres et les révoltes sanglantes débattent, les armes à la main, autour de l’être de l’homme.