Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Juillet 2026 à 04:43:30
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Samuelle

Auteur Sujet: Samuelle  (Lu 4671 fois)

Hors ligne Nacas

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Re : Samuelle
« Réponse #15 le: 10 Septembre 2025 à 01:36:12 »
B'soir
J'ai kiffé donc (vraiment !) mais si je l'avais trouvé en librairie sous forme de roman je l'aurais lâché (je suis pétri de préjugés, en librairie), si je l'avais trouvé sous forme de recueil de nouvelles cependant je l'aurais pris et certainement bouffé en entier (je pardonne tout aux nouvelles).


Le premier paragraphe est magnifique, en fait. Je remarque que l'énumération des essences d'arbres, perdue au milieu de phrases si belles (ciselées tout pleines de tendresse), m'a laissé froid. Je ne goûte pas de la simplicité de construction de la toute dernière phrase non plus, quelque chose dans le "passage" (plutôt que sillon, puisque c'est moins son passage que le sillon de sa roue, qui écrase les feuilles, et parce que 'tapisse' est un beau verbe mais piégeur à mon sens, et parce que 'passage' est un mot difficile à placer à mon sens aussi, m'enfin bref) me houspille.
{mais je pinaille, il est très beau ton premier paragraphe}

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, route principale menant au château
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La direction prévue.
Je tire une petite moue devant l'apparent cynisme de la dénomination, le... banal un peu insipide du projet.
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Mais l’autre ramification accroche son regard.
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, qui s’échappe ailleurs
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n’a osé encore se hasarder.
Mais là je me retrouve mal-à-l'aise, je me dis que je n'aime pas âtre à la place de cette femme, dans sa tête. => Je pense que tu pourrais lésiner un peu plus sur les effets de grammaire, qui n'ont pas la tendresse de ceux du premier paragraphe.
La suite du paragraphe ne me pose pas plus de problème.

J'aime énormément la propriétaire, toute la description qu'il en est faite. Je les trouve très douce, très apaisantes, et dans cet octobre craquant sous les feuilles, je me rends compte que j'ai besoin de cette douceur. Je me sens chez moi;

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cellules biologiques
Y'a besoin du "biologiques"?

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Comment leur communiquer que sa compréhension des processus biologiques, chimiques, et physiques, ne lui est d’aucun secours pour résoudre le chaos des relations humaines ?
Je trouvais la phrase un poil trop clichée. En fait, on n'a pas fait le lien entre sa bio-compréhension (haha) et la "résolution du chaos social" avant, et du coup tu laisses le lieu-commun qui habite les esprits le faire à ta place, en faisant de ta phrase une réponse taillée à sa mesure. J'aime pas que quelque chose d'autre, en particulier un lieu-commun, se mêle à ma lecture. (aussi fondé ce lieu-commun soit-il)
Sinon le paragraphe est ouf, je le redirai en conclusion.

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protéines qui co-habitent dans les cellules du vivant
Y'a moyen de casser le jeu un peu saccadé de "qui [...] dans" ? jeu renforcé par "du vivant" (mais je ne pense pas que ce soit 'du vivant' l'origine du problème)

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les comparent
le sujet est "Elle", je crois.

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Dans son imagination fleurit une scène animée : Une femme se faufile dans un bar avec le fol espoir de rencontrer quelqu’un.
J'aurais tellement tellement tellement mis quelqu'un en italique ! Mais c'est une typographie à assumer, et je ne suis pas certain que le reste soit construit autour. J'aime bien le reste alors je me tais.

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qui s’agglutinent autour de la femme, ralentissant ses mouvements.
le présent de l'indicatif plutôt que le participe présent serait, je trouve, plus vivant.

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Elle se lève du canapé comme électrocutée
Le mot "électrocutée" ne me semble pas convenir. Je plus, les personnes électrocutées se lèvent rarement.


BON BEN MA CONCLUSION EST FACILE !
dlm, Eveil m'a dit un jour des mots que je m'apprête à te resservir, parce que je n'ai pas sa subtile fragilité : je n'ai qu'une bonne mémoire.
Tu écris bien. C'est un fait. Tu n'as pas à nous le prouver. En cherchant à le prouver, tu perds du temps, du temps qui était pour toi, tu écris bien et c'est un fait, ça te libère du temps (le temps de l'histoire) et tu le salis à vouloir en faire le nôtre quand tu essaye de nous prouver que tu sais écrire. Arrête donc, concentre-toi sur ce que tu ressens, sur ce que tu voulais nous dire, sur ce que ton texte abrite, abritait, sur ce qu'il pourra abriter.
Tes paragraphes sont sublimes, parfois. Ils n'ont rien à envier à personne. Pourtant, ce texte a été écrit je le sens avec la focale des lecteurs en tête, impitoyable et protéiforme, à laquelle il faut plaire, celle-là qu'il faut honorer. Et moi, ben, ça me fait de la peine. Et à ton texte, ben, ça lui donne des boursouflures comme le second paragraphe, ou bien ça en fait une petite distance comme la métaphore-scène du gard dans la boîte de nuit : fantasmée par une autre que la personnage en même temps qu'elle. Une personne qui, je n'en suis même pas sûr, est peut-être même pas plus qu'un amalgame de concepts abstraits.

Voilà, je n'ai pas grand-chose de plus à te dire. C'est une super histoire et t'as une super plume, mais je m'empêche de dire que c'est un super texte (avec conviction, je m'en empêche), parce qu'il est piqué du méchant insecte du regard-lecteur-en-tête. Tu n'as à prouver à personne. Ton histoire est belle, et tes mots sont beaux.

J'en veux plus alors je pars lire (relire) et commenter tes autres morceaux d'eux.
Les restaurants sont à tous les étages au sommet de la pyramide sociale.

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Re : Samuelle
« Réponse #16 le: 10 Septembre 2025 à 11:31:15 »
Nacas  :coeur:

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J'ai kiffé donc (vraiment !) mais si je l'avais trouvé en librairie sous forme de roman je l'aurais lâché (je suis pétri de préjugés, en librairie), si je l'avais trouvé sous forme de recueil de nouvelles cependant je l'aurais pris et certainement bouffé en entier (je pardonne tout aux nouvelles).
J'aime bien que tu dises ça, parce que je ressens la même chose. C'est peut-être parce que j'ai écrit les différents textes de Solo comme des nouvelles, des pistes séparées qui se referment sur elles-mêmes. Peut-être que c'est ok, donc, je me dis, sauf qu'il faudrait peut-être lire ça avec un avertissement (je ne sais pas lequel).

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Le premier paragraphe est magnifique, en fait.
merci pour ça

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Je remarque que l'énumération des essences d'arbres, perdue au milieu de phrases si belles (ciselées tout pleines de tendresse), m'a laissé froid.
Tu as raison. C'est plus mon amour de ces arbres qui m'a poussé à les y placer de cette manière, par leur nom commun plutôt que par leur apparence. Alors que j'ai envie de créer des impressions, non pas des catalogues. J'ai enlevé du coup ce passage.

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Je ne goûte pas de la simplicité de construction de la toute dernière phrase non plus, quelque chose dans le "passage" (plutôt que sillon, puisque c'est moins son passage que le sillon de sa roue, qui écrase les feuilles, et parce que 'tapisse' est un beau verbe mais piégeur à mon sens, et parce que 'passage' est un mot difficile à placer à mon sens aussi, m'enfin bref) me houspille.
Les feuilles rousses qui parsèment le sol se froissent dans le sillon des roues.

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Mais là je me retrouve mal-à-l'aise, je me dis que je n'aime pas âtre à la place de cette femme, dans sa tête. => Je pense que tu pourrais lésiner un peu plus sur les effets de grammaire, qui n'ont pas la tendresse de ceux du premier paragraphe.
La suite du paragraphe ne me pose pas plus de problème.
J'ai modifié le passage. En fait, je te remercie vraiment beaucoup, parce que ça fait longtemps que je sentais une certaine insatisfaction dans cette entrée d'histoire, de roman, je me disais, mais, et si je perds tout de suite mon lectorat ? Mais tu m'aides à identifier les passages qui me gênent, et à les balayer en quelque sorte de leurs feuilles mortes.

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J'aime énormément la propriétaire, toute la description qu'il en est faite. Je les trouve très douce, très apaisantes, et dans cet octobre craquant sous les feuilles, je me rends compte que j'ai besoin de cette douceur. Je me sens chez moi;
c'est magnifique, ça, merci

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Y'a besoin du "biologiques"?
j'étais pas sûre, justement, je l'avais ajouté après coup, mais du coup, soulagée, je l'enlève.

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Je trouvais la phrase un poil trop clichée. En fait, on n'a pas fait le lien entre sa bio-compréhension (haha) et la "résolution du chaos social" avant, et du coup tu laisses le lieu-commun qui habite les esprits le faire à ta place, en faisant de ta phrase une réponse taillée à sa mesure. J'aime pas que quelque chose d'autre, en particulier un lieu-commun, se mêle à ma lecture. (aussi fondé ce lieu-commun soit-il)
J'ai viré, essayé de mieux décrire ce que le cliché recouvrait.

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J'aurais tellement tellement tellement mis quelqu'un en italique !
j'aime bien, j'adopte, je trouve que ça va très bien avec cette idée de rencontrer quelqu'un de précis, alors qu'au final, on finit par rencontrer n'importe qui

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le présent de l'indicatif plutôt que le participe présent serait, je trouve, plus vivant.
adopté

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Le mot "électrocutée" ne me semble pas convenir. Je plus, les personnes électrocutées se lèvent rarement.
t'as raison. Électrisé ne convient pas non plus, trop positif. Du coup j'ai enlevé. C'est plus simple et presque plus triste ainsi.

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BON BEN MA CONCLUSION EST FACILE !
dlm, Eveil m'a dit un jour des mots que je m'apprête à te resservir, parce que je n'ai pas sa subtile fragilité : je n'ai qu'une bonne mémoire.
Tu écris bien. C'est un fait. Tu n'as pas à nous le prouver. En cherchant à le prouver, tu perds du temps, du temps qui était pour toi, tu écris bien et c'est un fait, ça te libère du temps (le temps de l'histoire) et tu le salis à vouloir en faire le nôtre quand tu essaye de nous prouver que tu sais écrire. Arrête donc, concentre-toi sur ce que tu ressens, sur ce que tu voulais nous dire, sur ce que ton texte abrite, abritait, sur ce qu'il pourra abriter.
Tes paragraphes sont sublimes, parfois. Ils n'ont rien à envier à personne. Pourtant, ce texte a été écrit je le sens avec la focale des lecteurs en tête, impitoyable et protéiforme, à laquelle il faut plaire, celle-là qu'il faut honorer. Et moi, ben, ça me fait de la peine. Et à ton texte, ben, ça lui donne des boursouflures comme le second paragraphe, ou bien ça en fait une petite distance comme la métaphore-scène du gard dans la boîte de nuit : fantasmée par une autre que la personnage en même temps qu'elle. Une personne qui, je n'en suis même pas sûr, est peut-être même pas plus qu'un amalgame de concepts abstraits.

Voilà, je n'ai pas grand-chose de plus à te dire. C'est une super histoire et t'as une super plume, mais je m'empêche de dire que c'est un super texte (avec conviction, je m'en empêche), parce qu'il est piqué du méchant insecte du regard-lecteur-en-tête. Tu n'as à prouver à personne. Ton histoire est belle, et tes mots sont beaux.

J'en veux plus alors je pars lire (relire) et commenter tes autres morceaux d'eux.
Je suis vraiment grateful de ce ricochet de sagesse qui parvient jusqu'à moi. D'ailleurs, je l'avais lue dans un livre de Virginia Woolf, et je m'étais dit qu'elle avait raison, et que j'étais encore bien loin d'accomplir cela, l'écriture pure. Mais merci de m'y encourager, et de comprendre, puisque tu te permets de me le dire, que c'est quelque chose de très important pour moi. L'authenticité.

Merci Nacas <3
"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

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Re : Samuelle
« Réponse #17 le: 10 Septembre 2025 à 12:48:26 »
Yo.

Je réponds rapidement, parce que j'ai faim j'ai pas mangé j'veux du sucre, et j'irai ptet lire Gloria ensuite.
Je remarque (en copicollant mon .txt) que je pinaille énormément ce matin. En fait je me suis réveillé sur ta réponse et j'ai trouvé dommage les deux premières modifs que tu avançais. (Finalement il n'y avait que ces deux premières modifs qui me chagrinaient), j'ai trouvé qu'elles cornaient trop fort ce que j'avais lu : j'ai trouvé que tu faisais un peu trop confiance à mes remarques – qui sont extérieures par nature à toi et au texte – ou plutôt que tu les appliquais sans honorer ce que le texte renfermait au départ.
Écoute-moi moins ! Sinon je vais devoir mesurer mes mots, alors que j'aime pas ça ! >^<
Bref, je colle ce que j'ai rédigé, avant de perdre une demi-heure de plus en verbiages.

Salut,

En gros je trouve ton texte initialement très solidement attaché, pas si facile à modifier, et je trouve tes modifications (d'après mes remarques certes) un peu trop prononcées. Mes excuses : je pinaille.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


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À gauche s’ouvre un chemin qu’elle connait bien, qui cisaille la forêt d’un seul trait pour relier le village au chateau.
Il faut (à mon sens) éviter les double-sens trop directs. "qu'elle connaît bien" mériterait d'être interchangée avec "qui cisaille la forêt d'un seul trait", afin de casser le [chemin des habitudes] qui est un sur-texte désagréable quand il apparaît.
Si c'était moi en fait j'écrirais "À gauche s’ouvre un chemin qui cisaille la forêt pour relier le village au chateau, d’un seul trait, qu’elle connait bien." (Mais c'est une formulation avec virgules qui force le lecteur à écouter le perso, dont j'ai l'habitude, je tend vers ce genre de trucs instinctivement. Ta phrase en l'état est suffisante dans l'absolu (toujours d'après moi))

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Un petit passage enrobé par les frondaisons, une courbe élégante, suggestive, qui s’échappe ailleurs, là où son imagination n’a osé encore se hasarder.
Même remarque qu'un peu plus haut dans le spoiler : la phrase prend un petit peu plus de place qu'elle n'en a (je trouve). Trop de mots ? Pas dans le bon ordre ? C'est compliqué à dire parce qu'elle a du sens et elle est jolie, cette phrase, je la trouve juste un peu plus large que l'encadrement, quoi.

Au global je préfère beaucoup ce nouveau paragraphe remanié. Les broches en métal qu'il me semblait sentir avant ont disparu.
Particulièrement, CE passage/micro-transition me transporte complètement :
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Samuelle pense à la réunion de lundi dix heures, à l’oeil sévère, rarement amusé, de son directeur de thèse. [...]
(et c'est grâce à la continuité de ce qui précède, que j'ai pourtant cité en remarque, alors c'est sûr qu'il ne faut pas changer beaucoup, voire même je lis flou et il ne faut rien changer du tout... c'est toi qui écris, je n'aurais pas pu écrire ce texte (c'est un compliment super fort pour moi en fait quand je me regarde le dire : j'ai vraiment été plongé ailleurs qu'en moi en lisant ! t'es chouette), c'est super long d'écrire, et on n'a rarement d'autre chose pour continuer que la solidité de notre intuition).

Citer
Elle sonde du regard ce chemin qu’elle n’avait anticipé, qui murmure des promesses de temps et d’espace à son esprit tiraillé.
La formule me paraît un tout petit poil ampoulée, mais je n'ai rien à suggérer.

Citer
Son vélo oblique à droite.
L’arrondi du sentier les happe.
Rien à dire : ça c'est super.

J'aime BEAUCOUP ces deux premiers paragraphes maintenant ! :mrgreen:

Gleusement !
Nacas
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Re : Samuelle
« Réponse #18 le: 11 Septembre 2025 à 08:48:23 »
Coucou Nacas,

Émue de trouver toutes tes réponses au réveil.

Je commence par Samuelle, c'est plus facile, elle engendre moins d'émotions je pense  :mrgreen:

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Je ne me souviens pas du ambrée mais peut-être qu'il y était. J'aimais bien avoir quelques noms d'essences, c'était en avoir 5 (ou 6, je ne sais plus) qui me froissait. entre "familiers," et "qui se préparent", je pense que tu peux en glisser une ou deux.
Ambrée était là et restera là (j'ai un vieux poème dans la tête, dans lequel une gomme veut effacer maman, alors quelqu'un s'écrie : Halte là, maman est là, et restera là, avec dans ses poches, la feuille du buisson, l'oiseau du talus, et le soleil et ses rayons). J'ai remis les essences d'arbres. Ne sois pas fâché si je réagis peut-être trop selon toi. Trouver l'équilibre parfait est presque impossible, à deux, c'est plus facile parfois.

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La phrase ne me plaît pas. (désolé >_<) Elle est un poil trop longue, prend un peu plus de place qu'elle n'en a.
j'ai remis l'autre mais gardé le verbe parsemer. J'avais, par inadvertence, oublié les soupirs discrets des feuilles qui me tenaient à coeur.

Légèrement modifié le reste aussi, enlevé complètement les courants opposés, emmêlés comprend déjà opposés si on a de l'imagination.

Citer
Il faut (à mon sens) éviter les double-sens trop directs. "qu'elle connaît bien" mériterait d'être interchangée avec "qui cisaille la forêt d'un seul trait", afin de casser le [chemin des habitudes] qui est un sur-texte désagréable quand il apparaît.
Si c'était moi en fait j'écrirais "À gauche s’ouvre un chemin qui cisaille la forêt pour relier le village au chateau, d’un seul trait, qu’elle connait bien." (Mais c'est une formulation avec virgules qui force le lecteur à écouter le perso, dont j'ai l'habitude, je tend vers ce genre de trucs instinctivement. Ta phrase en l'état est suffisante dans l'absolu (toujours d'après moi))
j'ai adopté ta phrase, je l'aime beaucoup !

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Même remarque qu'un peu plus haut dans le spoiler : la phrase prend un petit peu plus de place qu'elle n'en a (je trouve). Trop de mots ? Pas dans le bon ordre ? C'est compliqué à dire parce qu'elle a du sens et elle est jolie, cette phrase, je la trouve juste un peu plus large que l'encadrement, quoi.
en fait, il suffisait d'enlever élégante  :coeur:

Citer
(et c'est grâce à la continuité de ce qui précède, que j'ai pourtant cité en remarque, alors c'est sûr qu'il ne faut pas changer beaucoup, voire même je lis flou et il ne faut rien changer du tout... c'est toi qui écris, je n'aurais pas pu écrire ce texte (c'est un compliment super fort pour moi en fait quand je me regarde le dire : j'ai vraiment été plongé ailleurs qu'en moi en lisant ! t'es chouette), c'est super long d'écrire, et on n'a rarement d'autre chose pour continuer que la solidité de notre intuition).
:coeur:

Citer
J'aime BEAUCOUP ces deux premiers paragraphes maintenant ! :mrgreen:
Hihi chic

amicalement,
dlm

"[...] alors le seul fait d'être au monde
  remplissait l'horizon jusqu'aux bords"
  Nicolas Bouvier

 


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