Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 Août 2026 à 09:10:51
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » la CACA demy

Auteur Sujet: la CACA demy  (Lu 1279 fois)

Hors ligne Marcel Dorcel

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la CACA demy
« le: 30 Octobre 2024 à 19:20:26 »
Genre, ça me saoule !

Alors voilà.

Voilà quoi !

J'aurais vraiment envie d'y croire.
Mais non, non, non, non.

Du coup, ça me parle !

Une dinguerie ! trop bon !

Alors, je vous avoue une chose. Je vais vous raconter une histoire.

Un jour, c'était dans les années 1970-1980, ma grand-mère me prenait pour les vacances, les grandes, les petites et les moyennes.
Ma grand-mère était née en 1899.
Elle a toujours porté le deuil puisque dans ces années-là , il aurait été mal vu à la campagne , pour une femme de ne pas porter des vêtements noirs.
Il aurait été mal vu de ne pas ouvrir les cuisses

Je sais que ça vous emmerdera que je dise la vérité.
La littérature, je l'emmerde, la poésie, je l'emmerde, vous croyez quoi ?

Vous croyez que je vais faire des phrases, attendre qu'on me dise ...
Je n'attends rien, je raconte une histoire pour que certaines personnes la lise.
Ce n'est pas de la littérature ?
Croyez-vous que ce que vous écrivez est de la littérature ? 


Donc, ma grand-mère, que j'appelais mémé cocotte , était une sainte femme. Ecoutez-moi bande d'ignares. Ma grand-mère était tout pour moi.
A l'âge de 16 ans, elle m'emmenait le petit déjeuner au lit.
Quand elle est décédée, j'ai aidé mon père à nettoyer son corps.
Elle était nue.
Elle avait 93 ans, sa peau était blanche. Tellement blanche.



Elle avait 93 ans, sa peau était blanche. Tellement blanche.


Et ça, si c'est pas de la poésie, alors c'est quoi ?

Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Sacha Guitry

J'écris pour me taire
Philippe Léotard

Aime-moi, ou pas, mais je t'interdis de me juger.
Marcel Dorcel

Hors ligne Murex

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Re : la CACA demy
« Réponse #1 le: 31 Octobre 2024 à 10:07:41 »
 
  Bonjour Marcel Dorcel,

   Il y a de la provocation dans ton texte, il n'y a même que cela, c'est ce, qu'en fait, on pourrait lui reprocher. Je n'ai rien contre la provocation, je serais même plutôt pour...mais dans une certaine limite. Emmerder sans modération le monde entier est dans un sens une attitude assez facile, beaucoup plus difficile, me semble-t-il, est de construire avec patience, courage et modestie.
 
  Bien à toi

  murex

Hors ligne Hellyos

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  • Aujourd'hui, c'est demain qui se prépare.
Re : la CACA demy
« Réponse #2 le: 31 Octobre 2024 à 13:30:16 »
aha quel style, il y a du nerf.

Pour encore plus d'efficacité, si je peux me permettre, élimine quand même certaines adresses directes au lecteur trop virulentes. Davantage doser, pas besoin qu'il y en ait trop non plus, ça ne sert à rien, ça passera d'autant mieux les restantes je pense. Pour certaines sensibilités sinon ce sera comme si tu agresses cadeau celui qui veut bien te lire. Et ça saoule au final comme tu dis au début.

Sur le fond ça se résume donc à la grand-mère nue sur son lit de mort que le narrateur (masculin devine-t-on) a donc dû, alors qu'il l'adore, et peut-être sur l'injonction de son père même si ce n'est pas précisé, "nettoyer". Son corps. Mort. Nu. Tout est là, inutile les "bandes d'ignares" ou autres juste avant, cette scène est en soi suffisamment forte pour marquer ton lecteur. Pour ceux qui ont eu la chance de connaitre leurs grand-mères (ce qui n'est pas mon cas) le malaise créé par cette scène où à 16 ans (je prends l'un des rares repères chronologiques que tu délivres concernant ton héros, donc ton narrateur) il s'agit de la nettoyer morte et nue est déjà suffisant, inutile d'en rajouter avec des insultes sinon ça devient lourd.

Donc pour le narrateur/héros, mémé cocotte, la sainte femme, la grand-maman qui représentait tant pour lui, cette scène de son corps mort et nu à nettoyer c'est la bascule de ton récit. D'où les violences verbales tant le sujet le prend à la gorge au souvenir de cette situation. Tu tenais là un beau sujet, il aurait selon moi fallu encore plus décrire cette scène, plus rentrer dans le détail, quitte à gêner le lecteur, en insistant davantage sur le ressenti, les émotions exactes (dégoût ? détresse infinie ? excitation pourquoi pas ?) que ressent ton héros. S'il faut choquer, autant le faire avec du malaisant bien construit plutôt que de l'invective gratuite. C'est mon avis.

Sur la forme je te mets juste ici 2 phrases qui m'ont fait tiquer par rapport à leur tournure :

- Un jour, c'était dans les années 1970-1980, ma grand-mère me prenait pour les vacances, les grandes, les petites et les moyennes : un jour (figé) me semble entrer en contradiction avec la répétition des vacances évoquées en fin de phrase. J'aurais plus vu : À cette époque (ou à une époque, ou autres), c'était dans les années 1970-1980, ma grand-mère etc. Mais peut-être c'était voulu de ta part.

- Elle a toujours porté le deuil puisque dans ces années-là , il aurait été mal vu à la campagne , pour une femme de ne pas porter des vêtements noirs : virgules mal employées je trouve.

Voilà mon petit retour sur ton texte. Au plaisir de te lire de nouveau (nb : j'aime beaucoup ton pseudo)     
   









Hors ligne Cendres

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Re : la CACA demy
« Réponse #3 le: 31 Octobre 2024 à 20:40:01 »
Tu as fait un texte pour provoquer.

Provoquer, c'est facile, le plus difficile, c'est de faire passer un message ou faire réfléchir une personne. Mais ton texte ne fait aucun des deux.

Si c'est comme pour tes autres textes, tu ne vas pas revenir lire et répondre à tes commentaires. ¯\_(ツ)_/¯
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Marcel Dorcel

  • Prophète
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Re : la CACA demy
« Réponse #4 le: 01 Novembre 2024 à 18:59:57 »
aha quel style, il y a du nerf.

Pour encore plus d'efficacité, si je peux me permettre, élimine quand même certaines adresses directes au lecteur trop virulentes. Davantage doser, pas besoin qu'il y en ait trop non plus, ça ne sert à rien, ça passera d'autant mieux les restantes je pense. Pour certaines sensibilités sinon ce sera comme si tu agresses cadeau celui qui veut bien te lire. Et ça saoule au final comme tu dis au début.

Sur le fond ça se résume donc à la grand-mère nue sur son lit de mort que le narrateur (masculin devine-t-on) a donc dû, alors qu'il l'adore, et peut-être sur l'injonction de son père même si ce n'est pas précisé, "nettoyer". Son corps. Mort. Nu. Tout est là, inutile les "bandes d'ignares" ou autres juste avant, cette scène est en soi suffisamment forte pour marquer ton lecteur. Pour ceux qui ont eu la chance de connaitre leurs grand-mères (ce qui n'est pas mon cas) le malaise créé par cette scène où à 16 ans (je prends l'un des rares repères chronologiques que tu délivres concernant ton héros, donc ton narrateur) il s'agit de la nettoyer morte et nue est déjà suffisant, inutile d'en rajouter avec des insultes sinon ça devient lourd.

Donc pour le narrateur/héros, mémé cocotte, la sainte femme, la grand-maman qui représentait tant pour lui, cette scène de son corps mort et nu à nettoyer c'est la bascule de ton récit. D'où les violences verbales tant le sujet le prend à la gorge au souvenir de cette situation. Tu tenais là un beau sujet, il aurait selon moi fallu encore plus décrire cette scène, plus rentrer dans le détail, quitte à gêner le lecteur, en insistant davantage sur le ressenti, les émotions exactes (dégoût ? détresse infinie ? excitation pourquoi pas ?) que ressent ton héros. S'il faut choquer, autant le faire avec du malaisant bien construit plutôt que de l'invective gratuite. C'est mon avis.

Sur la forme je te mets juste ici 2 phrases qui m'ont fait tiquer par rapport à leur tournure :

- Un jour, c'était dans les années 1970-1980, ma grand-mère me prenait pour les vacances, les grandes, les petites et les moyennes : un jour (figé) me semble entrer en contradiction avec la répétition des vacances évoquées en fin de phrase. J'aurais plus vu : À cette époque (ou à une époque, ou autres), c'était dans les années 1970-1980, ma grand-mère etc. Mais peut-être c'était voulu de ta part.

- Elle a toujours porté le deuil puisque dans ces années-là , il aurait été mal vu à la campagne , pour une femme de ne pas porter des vêtements noirs : virgules mal employées je trouve.

Voilà mon petit retour sur ton texte. Au plaisir de te lire de nouveau (nb : j'aime beaucoup ton pseudo)


Bonjour,

Je voulais supprimer ce texte, écrit dans un instant de mal-être et certainement pas dans un état normal.

Le titre est vulgaire, mal approprié, beaucoup de phrases sont inutiles et mal écrites.

Mais ton commentaire est tellement vrai. Je pense que tu as compris où je voulais en venir.
Et je t'en remercie.

Je suis désolé de le répéter mais comme un vieux con que je suis, je pense que malgré les avancées certaines, l'avancée de la science, la condition des minorités, enfin les sociétés occidentales qui reconnaissent  les torts qu'ils ont fait à la planète et aux hommes, la vulgarité, ce mensonge permanent vient envahir chaque jour notre société.

Chacun se raconte des histoires, les raconte aux autres. Il ne reste de tout cela que du mensonge et des apparences. En fait, ce texte est un réquisitoire, mal écrit, trop vite écrit. Et cependant il est d'une honnêteté sans failles.

Le cri fabriqué s'entend à des milliers de kilomètres. Le cri vrai est d'une autre nature, souvent maladroit car il n'est pas maturé.

Bon bref, ce texte est mal écrit mais vrai.
Surement très impudique, et l'impudeur, c'est la force des faibles quand ils n'ont plus rien à perdre. 
Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux,  alors ils en diraient bien davantage
Sacha Guitry

J'écris pour me taire
Philippe Léotard

Aime-moi, ou pas, mais je t'interdis de me juger.
Marcel Dorcel

Hors ligne Feather

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 062
Re : la CACA demy
« Réponse #5 le: 06 Novembre 2024 à 06:57:09 »
Régression peu banale.
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

 


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