(Si vous avez des idées de titre, je suis preneuse ! )
Le rire s’évapore soudainement de mon âme,
À l’instant où je franchis le seuil de cet endroit infâme…
Cet endroit insalubre et délabré qui héberge le monstre malpoli,
Une promesse de travaux et d’amélioration toujours promise, jamais accomplit.
… Si seulement tous ces rêves déjà miles fois formulés pouvaient se réaliser…
… Si seulement vous saviez combien je suis peinée,
Réagiriez-vous pareil ? Avec effroi ou nonchalance,
Que diriez-vous si vous connaissiez ma douleur,
Pour les insultes de ma propre mère,
Pour un chiffre trop gros sur une balance,
Pour un dilemme cruel entre amour et confort,
Pour une vie qui jamais ne voit de réconforts,
Pour une vie lassante, tiraillée, horrible,
Dans ces moments, où rien n’est possible,
Parfois, je cède,
J’aimerais taper, frapper, hurler,
Dans la réalité, je me laisse tomber en pleurant, faible,
Écrivant avec des mots maladroits, désorientés,
En attendant, passive, inactive,
En espérant que tous s’arrange sans mon intervention,
Que la vie devienne une belle et parfaite invention,
Comme un idéal à la beauté trop vive,
Comme un rêve dont il faut s’extirper,
Pour affronter la triste réalité.