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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Complainte sur l'oreiller

Auteur Sujet: Complainte sur l'oreiller  (Lu 2176 fois)

Hors ligne Robert-Henri D

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Complainte sur l'oreiller
« le: 13 Août 2024 à 15:59:13 »


{Structure ABBA ABBA CDE CDE choix rythme libre, texte construit à partir d'un jeu de mots rimés imposés}

Complainte sur l'oreiller.

Dans son lit vautré, un triste cœur rêve de couleurs.
Chagrin bachique, il ensouvient la douce Amandine.
La belle l'a quitté, sa vie n'est plus que chose anodine
Ses jours piètres s'égarent, outrant des cieux voleurs.

Dans ce magma glacé, se cherche vaine l'âme sœur en chaleurs.
Mais vous qui me lisez sauriez-vous qui connait la combine
Pour fuir, mais encore dévoyé : la tempête d'amour en débine ?
Quand bien : les fils d’Éole se la joueraient modestes souffleurs !

Fluctuat nec mergitur, contresens en bas-monde d'entêtés :
L'ardent démâté pulse encore, mais l'offense le déflore.
Confusion Machiavélique, la sainte odeur d'un franc Reblochon

Ne saurait faire oublier les rues de Thônes en été...
Or, souffrez qu'à cœur ouvert, c'est bien là, je le déplore
Qu'à présent délaissé je finirai ma vie à câliner mon polochon !

RHD




Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

En ligne Luna Psylle

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #1 le: 15 Août 2024 à 10:44:23 »
Salut !

Je crois que tu m'as perdue avec ce poème : le choix des mots, parfois un accent qui me dépasse un peu (si même c'est un accent...), la mélodie, tout ça me laisse perplexe. Comme pour ton précédent poème, quelques images me parlent. Et encore une fois, je me suis interrogée sur le choix de certaines ponctuations.

Citer
Pour fuir, mais encore dévoyé : la tempête d'amour en débine ?
Quand bien : les fils d’Éole se la joueraient modestes souffleurs !
Un peu de mal avec les deux points.

Citer
Fluctuat nec mergitur, contresens en bas-monde d'entêtés :
Le vers le plus parlant de ce choix d'accent dont je parle plus haut : je ne sais pas s'il y a réelle intention d'accent ou si je manque de vocabulaire pour ne pas m'y retrouver, mais je ne m'y retrouve pas, ce vers me perd.

Une bonne journée à toi !
If the day comes that we are reborn once again,
It'd be nice to play with you, so I'll wait for you 'til then.

Hors ligne Vincent

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #2 le: 16 Août 2024 à 06:34:15 »
Toujours excellent ce Robert ce sonnet est merveilleux
La naïveté est une pierre précieuse

Hors ligne tentacule_du48

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #3 le: 16 Août 2024 à 12:01:25 »
oulalala, Les vents d’Éole ! le dieu des vents! hhh je connais, ça fait plaisir... en fait dans la mythologie, ça représentnt les forces incontrôlables de l'amour et du destin, n'est ce pas, rendant la quête d'une âme sœur encore plus complexe...

oui ton poeme donne un rythme melancolique qui accentue en sorte la tristesse mais c'est trop je trouve, je sais pas , c'est riche mais d'une maniere genre ça ne se lit pas facilement, avec des métaphores et des images qui créent une atmosphère introspective...

parfois la solitude est une opportunité en fait, ya pas forcement du chagrin mais pourquoi tu mélanges en fait ? genre POUR MOI , y'a un ocean entre la solitude et les références pour exprimer une perte personnelle et la résignation qui en découle... je sais pas si tu m'as compris.

Oui, j’aime ton poème ! et c'est ça le problème, 
Il a une profondeur et une richesse captivante... mais c'est trop, du coup je ne veux pas le lire une troisieme fois...

est ce que c'est un poeme qui invite à la réflexion ? à l'empathie ?

tu peux me répondre ?

voilà

bonjour :)
Comment sacrifier un organe pour que mon écriture soit mature ?

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #4 le: 16 Août 2024 à 14:48:20 »

Salut Luna Psylle, merci pour m'avoir lu et commenté.

     Ainsi, comme tu l'as su remarquer, j'ai opté pour le choix " rythme libre " (précisé en entête) ce qui ne doit pas pour autant me faire oublier que dans l'écriture d'un sonnet, les figures de style comme autant leur personnification, de même que leur combinaison, sont d'importance pour éveiller l'idée de sonorités lorsque par la force d'un jeu imposé elles peuvent sembler absentes, quoique remplacées par lesdites images, et notamment, une ponctuation qui parfois peut dérouter par le fait qu'elle n'est que rarement en rapport avec les règles strictes de l'écriture en prose non poétique.

Ainsi, il faut comprendre : " Mais vous qui me lisez, sauriez-vous qui connait la combine
pour fuir, mais encore dévoyé : " (d'où l'importance de la virgule en place, mais aussi et surtout du deux-points)

Idem pour ce vers : " Quand bien : les fils d’Éole se la joueraient modestes souffleurs ! " où le deux-points est là pour appuyer l'expression de la concession qui le suit.

" Fluctuat nec mergitur, contresens en bas-monde d'entêtés : " ici, on a bel et bien une association d'idées qui effectivement " donne de l'accent "


Bonjour Vincent, merci pour ta lecture généreuse


Hello  tentacule_du48

   Je suis content de constater combien mon texte sans prétention, à su néanmoins éveiller en toi des pensées complexes. Faut dire que le challenge étant non pas de créer des rimes, mais de poser en lieu et place, des mots tous imposés tels que figurent parmi-eux " polochon et Reblochon ", il n'est pas forcément aisé de construire une œuvrette qui soit malgré tout cohérente de bout en bout !

D'un autre côté, tu as raison de souligner cet effet d'introspective qui souvent est à l'origine d'une telle création forcément mentale, et donc guidée par le même automatisme que celui qui souvent découle de la pensée intuitive. Laquelle, pour répondre à ta question, s'admet en lien avec la même sensibilité innée que l'on peut retrouver dans beaucoup de mes autres travaux dont, entre autre, la saga que je propose actuellement en section textes longs.

Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne Vivi

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #5 le: 27 Août 2024 à 14:33:04 »
Chagrin bachique, il ensouvient la douce Amandine.
"ensouvient" :o (j'apprends des trucs, c'est cool ^^)


Ses jours piètres s'égarent, outrant des cieux voleurs.
Moui... :\?


Dans ce magma glacé, se cherche vaine l'âme sœur en chaleurs.
Mais vous qui me lisez sauriez-vous qui connait la combine
Pour fuir, mais encore dévoyé : la tempête d'amour en débine ?
Quand bien : les fils d’Éole se la joueraient modestes souffleurs !
"magma glacé" :coeur:
J'aime beaucoup, mais la longueur freine un peu mon enthousiasme :neutre:
Les deux derniers couplets sont à l'avenant. Y'a du style, du vocabulaire ; les tournures et la fin sont sympas

Mais je suis pas un gros fan des vers extra-long (13+), ça me casse un peu le rythme.
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #6 le: 27 Août 2024 à 19:38:19 »
Hello Vivi, merci pour le coup d’œil j'aurais pu écrire

Dans ce magma glacé, il cherche son âme en chaleurs.
Mais vous qui me lisez sauriez-vous mieux la combine
Pour fuir en dévoyé : une tempête d'amour en débine ?
Quand bien les fils d’Éole, seraient modestes souffleurs !
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

Hors ligne Vivi

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Re : Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #7 le: 31 Août 2024 à 06:44:16 »
Dans ce magma glacé, il cherche son âme en chaleurs.
Mais vous qui me lisez sauriez-vous mieux la combine
Pour fuir en dévoyé : une tempête d'amour en débine ?
Quand bien les fils d’Éole, seraient modestes souffleurs !
C'est vrai que pour moi, cette version est plus coulante :bonpublic: (le premier vers est terriblement plus efficace :coeur: ) ; et puis "tempête d'amour en débine" :coeur: :coeur: :coeur:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Béatrice M

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #8 le: 31 Août 2024 à 07:29:14 »
Simplement bravo l'ami, j'ai aimé ce sonnet libre, bises

Hors ligne Robert-Henri D

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Re : Complainte sur l'oreiller
« Réponse #9 le: 01 Septembre 2024 à 19:28:58 »
Salut Béatrice, j'apprécie beaucoup ton encouragement  :calin:
Lorsqu'un texte respire comme une lettre d’écrivain, avec ce grain de subtilité stylistique qui le différencie, c'est peut-être que son auteur se refuse à suivre la cadence uniforme du présent ?

 


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