Bonjour, texte déjà réécrit une fois suite à critiques constructives, qui fait suite aux babouches rouges.
Y a-t-il des problèmes de compréhension ?
Bonne lecture.
Pétronille et Barnabé à la recherche du pissenlit perdu
Les vautours
Il fallait bien avouer, qu'au début, leurs réceptions sur la terre ferme, après avoir franchi les sept lieux, avaient été quelque peu désordonnées, voir, catastrophiques. Cependant, l'habitude aidant, ils arrivaient désormais à maîtriser avec plus ou moins d'élégance leurs atterrissages. Bien sûr, des termitières avaient été quelque peu écrabouillées. Une harpie avait même failli avoir une crise cardiaque en voyant deux rhinocéros passer à haute altitude auprès d'elle, ce qui avait d'ailleurs eu pour effet bénéfique, qu'elle prenne la décision d’arrêter de sniffer à peu près tout et n'importe quoi, mais en dehors de quelques embrouilles dues à leur incompétence en matière de navigation aérienne, ils s'en sortaient plutôt bien.
Malheureusement, suite à une mauvaise estimation de trajectoire de vol, Barnabé avait atterri lourdement sur un vieil arbre et s'était blessé à une patte. Couché sur le flanc, il gémissait tandis que Pétronille essayait de le rassurer.
– Ne t'inquiète pas mon Barnabé, nous allons trouver une solution.
– J'ai bien peur que non. Mon voyage s'arrête ici ma Pétro. Continu sans moi, trouve les pissenlits et régale-toi en pensant à moi.
– Arrête de dire des bêtises, les pissenlits, nous allons les déguster ensemble.
– Il faut être réaliste ma Pétro, d'ailleurs, les vautours commencent déjà à tourner et à descendre vers nous.
En effet, les volatiles se posaient déjà sur les branches et ils arrivaient en nombre, toujours croisant. Bientôt, l'arbre fut recouvert de ces créatures au crâne chauve et au bec inquiétant. Les discussions allaient bon train.
– Poussez-pas, il a de la place pour tout le monde, dit l'un d'eux.
– Barrez-vous, hurla Pétronille, il n'y a rien à voir.
– Oh que chi, dit un vieux vautour au bec fendu et tordu. Le chpectacle richque d'ailleurs d'être fort réjouichant.
– Cela vous amuse, de voir les autres souffrir, demanda Pétronille.
– Chouffrir, mourir. Le dechtin est ainchi fait. Même les humains finichent par trépacher. Est-che la vie qui nous fait chouffrir, ou chouffrir qui nous maintient en vie ?
– Un vautour philosophe, il ne manquait plus que ça, dit Barnabé.
– Être, ou ne pas être, déclama un jeune vautour, qui se prit aussitôt un coup d'aile sur le bec par sa mère.
– Arrête de dire n'importe quoi, ça ne veut rien dire. Même les humains ne diraient jamais un truc pareil.
– Les humains sont des monstres, enchaina Pétronille. Ils tuent les rhinocéros simplement pour prendre nos cornes, puis ils nous laissent pourrir sur place, sans même nous consommer. C'est incompréhensible.
– Les humains che croient les maîtres de la planète. Ils penchent avoir tous les droits, mais les choses évoluent et chertains prédisent un grand changement. Comme l'a déclaré le grand Ri, l'éternité ch'est long, churtout vers la fin !
C'est à ce moment que tous les vautours s'esclaffèrent en cœur.
– Il y avait longtemps, qu'il ne nous l'avait pas sortie celle-là, dit un vautour entre deux rires.
– Rira bien, qui rari, qui ri, ra ri… Essaya de dire le vautour philosophe.
– Il arrive, il arrive, cria un vautour dans le ciel.
– Le guetteur, qui guettoit à parler. Le chpectacle va pouvoir commencher, s'exclama le vautour philosophe.
Puis, un silence de mort se fit.