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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Weekend de l’Ascension

Auteur Sujet: Weekend de l’Ascension  (Lu 1478 fois)

Hors ligne Michael Sherwood

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Weekend de l’Ascension
« le: 03 Juin 2023 à 17:56:12 »

L’histoire qui suit se déroule sur deux jours entre le mercredi et le jeudi de l’Ascension. Je devais me rendre à l’aéroport CDG pour y accueillir ma femme, qui revenait d’un séjour de deux mois au nord de la Somalie, son pays natal.
Comme son avion en provenance d’Addis-Abeba arrivait très tôt le jeudi matin, je n’avais pas d’autre solution que de passer la nuit précédente à l’hôtel, à proximité de l’aéroport, pour être à l’heure le lendemain matin pour l’accueillir à sa descente d’avion. Je choisis l’hôtel Ibis, qui présentait l’avantage d’être directement accessible par le CDGval, une sorte de navette automatique sur rail qui relie entre eux les terminaux 1, 2 et 3 de l’aéroport.
/…/

Elise, ma meilleure amie, ayant appris au cours d’une de nos conversations WhatsApp que Céline, ma femme, revenait, vit là l’occasion de me revoir – cela faisait deux ans que nous ne nous étions pas vus. La dernière fois, c’était un soir, dans un restaurant à côté de Montparnasse, où nous étions ensemble tous les trois, Elise, Céline et moi. Elise habite à côté de Marne-la-Vallée et peut se rendre à l’aéroport en 10 minutes par le TGV. Elle voulait aussi profiter de cette occasion pour me confier mes « lettres Tanzaniennes », des lettres que je lui avais écrites il y a presque 40 ans, pendant mon premier séjour en Tanzanie, que je souhaitais relire, peut-être pour en tirer un livre.
/…/

J’ai pris le TGV INOUI à Nantes, direction l’aéroport CDG. Tout se déroule selon l’horaire prévu jusqu’à… Jusqu’à ce que le train s’immobilise en pleine voie un peu avant la gare de Marne-la-Vallée. Les annonces défilent, 5 minutes de retard, on est immobilisé derrière un TGV en panne, 20 minutes de retard. Je reçois tout d’un coup des messages WhatsApp : c’est Elise qui m’envoie des photos de l’écran des arrivées, depuis la gare TGV, qui annonçaient les retards de mon train ! Elle me signale que le dernier TGV pour rentrer chez elle est à 21H00, ce qui diminuait le temps que nous passerions ensemble !

Mon TGV repartit enfin. A l’arrivée la foule était dense, tous les gens se bousculaient avec leurs bagages pour arriver les premiers sur l’escalator montant vers la sortie. Elise m’avait signalé qu’elle se tiendrait près du comptoir de chez Paul. Au niveau du hall de la gare TGV, c’était toujours la cohue, les gens se pressaient dans tous les sens. Je repérais le magasin Paul mais j’avais beau scruter la foule je ne voyais toujours pas Elise. 20H00 s’affichait sur les écrans. C’est elle qui m’appela, j’étais pratiquement à côté d’elle ! Il me fallut deux trois secondes pour la remettre, elle avait juste un petit peu vieilli depuis la dernière fois, qui remontait à deux ans, mais je m’habituai rapidement à sa nouvelle apparence, en réalité elle n’avait que très peu changé, elle s’était faite belle et était allée chez le coiffeur. Sa personne était tellement imprimée en moi que je pourrais la reconnaître parmi parmi des millions de personnes, si on me mettait au défi ! Ce qui en soit, lorsqu’on y songe, est une performance extraordinaire. Il en serait de même pour reconnaître ma femme, d’ailleurs…

Bien entendu, comme à chaque fois Elise avait aussi pour moi des livres, et différents produits exotiques qu’elle trouve dans le quartier chinois. Tout cela était encombrant, donc trouver d’abord le CDGval, se rendre jusqu’au terminal 3, aller à l’hôtel Ibis, m’enregistrer à l’accueil, déposer les paquets dans ma chambre, puis trouver un restaurant. Elise comprit qu’elle ne serait jamais à temps pour le train de 21H00 et décida de prendre plus tard le RER pour son retour, ce qui l’obligeait à un long trajet, avec changement de RER à Châtelet-les-Halles. C’était un beau sacrifice de sa part !

Elise et moi perdîmes du temps, avant de trouver une personne pour nous expliquer qu’il fallait remonter à l’étage, pour ensuite redescendre au niveau des voies du CDGval ! Il fallait bien sûr continuer de se frayer un passage au milieu de la foule, toujours aussi dense, et je tentais de ne pas perdre Elise de vue dans ce dédale ! Ces foules sont ma hantise. Elise, plus habituée aux rues et au métro de Paris, ne semblait pas autrement incommodée…

CDGval, touristes indisciplinés, bagages dans les jambes. Places assises au bout de la voiture de tête. Nous arrivons au Terminal 3. Escalator. Niveau rez-de-chaussée. On revoit le jour. Sortie vers les hôtels. Nous voyons Ibis. A nouveau la queue pour récupérer la carte magnétique de ma chambre. Ascenseur. Je découvre la chambre : un lit double où je dormirai seul. Elise déballe ses cadeaux. Je lui donne un livre « Madame Zola ». Je redécouvrirai plus tard qu’Elise a habité rue Emile Zola. De même que, coïncidence troublante, elle a habité aussi rue Pierre-Brossolette, à un numéro près, le 72 au lieu du 73, la rue où j’habite aujourd’hui, mais pas dans la même ville !
Nous redescendons. Il doit être pas loin de neuf heures du soir. Nous nous dirigeons vers le restaurant « La Terrasse ». Mais une queue impressionnante devant l’entrée nous conduit à renoncer. Autre tentative, de l’autre côté, au restaurant italien. Là aussi il faut attendre, mais un seul couple devant nous, et nous sommes invités à patienter sur un bout de banquette.

L’attente n’est pas trop longue, une jeune serveuse noire nous invite à une table, pas loin du comptoir.
            -   Il n’y a plus de pâtes, s’excuse-t-elle gentiment.
            -   Bon, alors nous prendrons des pizzas !

Je choisis la pizza « pollo » le mot doit être le même en italien et en espagnol. En esprit, j’imagine une cuisse ou une aile de poulet. Mais lorsque la jeune fille revient avec nos plats :
            -   Ce n’est pas ce que nous avions commandé, il n’y a pas de poulet, dit Elise

Moment d’hésitation de notre jeune serveuse…
            -   Mais si, il y a des morceaux de poulet, dit-elle en pointant du couteau un minuscule morceau dissimulé sous la pâte.
            -   Ah ah ! Le poulet est bien caché !

Nous rions tous ensemble, décidemment cette jeune serveuse est sympathique, et ne se prend pas la tête.
Nous attaquons nos pizzas avec un couteau spécial « pizza ».  Il faut ça pour entamer la croûte, qu’Elise range sur le bord de son assiette. Cela dit le reste n’est pas mauvais. Nous bavardons de choses et d’autres. Mais il nous est plus facile de nous dire des choses importantes à distance. Inévitablement, Elise revient sur son enfance à Madagascar. Ce fut son traumatisme, quitter le monde où elle avait vécu avec ses parents à Tananarive, jusque vers 8 ans pour se retrouver en métropole. Elle me raconte un épisode que j’ignorais ou que j’avais oublié, comment elle s’était retrouvée interne d’un collège privé à Royan. Comment une amitié s’était développée avec une surveillante de l’internat, et comment cette surveillante était progressivement devenue une amie de sa famille. Une très belle histoire…

J’aime écouter Elise raconter ses histoires de famille, elle a une grande sœur, et de nombreux cousins et cousines, je me perds à chaque fois dans toutes les ramifications, ça me fait comme une famille d’emprunt, tout comme la famille de ma femme, qui est de fait ma belle-famille, je n’en connais en vrai que six, mais j’ai entendu parler de centaines d’autres, une saga familiale que je suis depuis des années !

Il se fait tard, il n’est pas loin de 23H00 nous avons passé un bon moment ensemble qui ravive notre complicité amicale mais Elise doit rentrer chez elle, prendre le RER B, puis le RER A, puis un bus à Marne-la-Vallée, un trajet de plus d’une heure. Je me sens coupable. Nous découvrons qu’il y a une station de RER au Terminal 3. Elle franchit le portail. Je la suis du regard qui descend l’escalator. Elle me fait des signes de la main, je lui fais signe en retour. J’ai le cœur lourd, j’aurais aimé qu’elle reste pour voir aussi Céline le lendemain.
/…/

Me voilà seul, dans ma chambre, au 3ème étage de l’hôtel Ibis. En ouvrant le rideau de la fenêtre, je vois des avions au repos, illuminés, au loin. Il faut maintenant que je me préoccupe de savoir si Céline, qui se trouve à Addis-Abeba, est prête à embarquer sur le vol Ethiopian Airlines. Il y a cinq ans, elle s’était égarée et avait raté sa connexion ! Quelle angoisse ! Elle avait dû passer 24H supplémentaires à Addis-Abeba. Depuis je garde une crainte, car Céline n’a pas le sens de l’orientation. Cette fois-ci je lui ai recommandé de consulter les tableaux d’affichage, de se renseigner, de repérer des gens qui prenaient le même vol.
Donc me voilà sur le lit, à mener deux discussions en parallèle sur WhatsApp, pour savoir si Elise rentre bien chez elle, et savoir si Céline ne rate pas son avion ! Céline me prévient que sa batterie est faible, donc je termine avec elle sur cet échange écrit :

Moi : J’essaye de téléphoner mais tu ne réponds pas
Céline : La batterie est très basse, il ne capte plus grand-chose
Moi : Bon OK. Repère-toi bien dans l’aéroport cette fois-ci !
/…/

Moi : Bon ok garde un peu de batterie au moment de l’embarquement…
Céline : l’avion est retardé de 20 minutes, toujours devant Gate
Moi : Tu as repéré des gens qui prennent le même avion ?
          Alors ?
          Tu es dans l’avion ?

Voilà je vais mal dormir, ne sachant toujours pas si Céline est dans son avion pour Paris ! Même si les probabilités sont bonnes cette fois-ci. Côté Elise, les choses progressent mieux, jusqu’à :

Elise : Marne la vallée
Moi :  Reste plus que le bus…
Elise : 23H50, j’ai demandé à un taxi. Réponse : on est tous réservés (il ne doit pas avoir assez faim)
Moi :    C’est le moment d’appeler tes voisins.
Elise : Les pauvres, ils dorment ou se reposent
Moi :   Peut-être – ou pas ?
Elise :  C’est la sortie du parc Disney, donc pas mal de monde
/…/

Elise : In the street
           In the dark
Moi : The dark
          What’s lurking in the dark,
          Not yet at home sweet home?
Elise : HOME
Moi : Great !!!

Je m’interroge, j’ai toujours l’impression d’être une marionnette aux mains de deux habiles marionnettistes : l’une, Elise, qui a orienté ma vie et tire toujours sur mon âme, et l’autre Céline, qui tire mon cœur, mon corps, ma vie, mon âme et tout le reste ! Pourtant en ce moment, c’est moi qui tire sur les fils des deux en même temps !
/…/

Lendemain matin. 6H00. Jeudi de l’Ascension. Je sors de l’hôtel, prend le CDGval, jusqu’au Terminal 2. Je commence à connaître par cœur. Pas encore de monde à cette heure matinale. Je dois me rendre aux arrivées, Terminal 2E. Bien entendu, c’est à l’autre bout de l’aéroport. Je parcours un ou deux kilomètres à pied. Il y a des bancs faisant face aux écrans des arrivées. Le vol d’Addis-Abeba est affiché, avec retard. Des gens arrivent surtout des hommes, se tiennent debout, scrutent les tableaux, parfois de longues minutes, comme s’ils les apprenaient par cœur. Beaucoup de noirs, beaucoup de Zaïrois (pardon, des Congolais, je suis d’une autre époque !)
Les minutes passent, les quarts d’heure, les demi-heures passent, les heures passent. L’avion d’Addis-Abeba a atterri. Et je ne vois toujours pas Céline ! Incapable de rester immobile, je vais et viens impatient, pour essayer de l’apercevoir derrière les vitres, à la réception des bagages. Mais elle n’est toujours pas là. A un moment, je vois que le dernier message de la veille a borné, elle est dans l’aéroport ! Mais pourquoi n’ouvre-t-elle pas son téléphone !!!

J’envoie des messages sur le réseau mobile et sur WhatsApp. Elle devrait bien savoir qu’il y a un réseau Wifi à l’aéroport. Mais toujours rien. C’est désespérant. La connaissant, elle peut très bien être à l’autre bout de l’aéroport…   Mais comment peut-elle me faire ça, me laisser dans une telle inquiétude, de telles angoisses, traverser de telles affres d’agonie !
Enfin un appel téléphonique : "Je suis à la station de taxi !"

Mais pourquoi ? Pourquoi la station de taxi ? Nous ne prenons pas le taxi. Nous prenons le train.

Moi : "Je t’avais dit de ne pas t’éloigner, je suis à la sortie du terminal E ! Reviens !"
Céline : "Je ne peux pas bouger avec mes valises, rejoins-moi à la station de taxi. La 6 E !"

Elle m’appelle de vive voix " je suis là !"
Comme pour Elise hier, c’est elle qui m’a vu en premier. Nous sommes fâchés l’un contre l’autre. Je veux l’embrasser, elle détourne la tête. Deux mois que nous sommes séparés, et nous commençons par nous quereller ! Je pousse son chariot, entoure son épaule de mon bras. Nous nous réconcilions à demi. Il nous faut faire tout le trajet inverse pour retourner à l’hôtel Ibis, au terminal 3. Il est 8H30 l’aérogare est de nouveau bondée. Nous arrivons à nous glisser dans la navette du CDGval.

Nous montons ses deux grosses valises dans la chambre, puis redescendons au restaurant « La terrasse ». Il est déjà neuf heures mais il y a beaucoup de monde pour le petit-déjeuner. Nous devons faire plusieurs fois le tour pour trouver deux places ensemble. Enfin, nous voilà installés, nous récupérons tout ce qu’il nous faut : pain, café, lait, beurre, sucre, cuillère, couteau, tasse, verre, fruit, jus d’orange, tout ce qui nous tombe sous la main, tout semblant rangé en désordre dans ce self qui ressemble à une cantine ouvrière !

Céline est assise en face de moi, dans son petit pull de laine neuf. Elle a maigri. La Somalie n’est pas de tout repos : d’abord le ramadan, puis elle est tombée malade, et puis tous les jours c’étaient des visiteurs qui venaient la déranger chez elle, pour lui soutirer de l’argent. Chacun se croit unique, n’est pas content s’il reçoit moins de 100 dollars ! Et ils sont des dizaines, des centaines à vouloir de l’aide ! Elle trouve bizarre de reparler français, a l’impression de ne plus le savoir ! Pourtant non, tout va bien.

Ce petit-déjeuner pris ensemble nous a enfin réconciliés. Nous aimerions prolonger ce moment de retrouvaille, de félicité conjugale. Il y a comme cela dans la vie des instants de bonheur intense. J’en ai vécu deux, sur deux jours, avec deux femmes différentes. Je ne cache rien à ma femme. Céline et Elise se sont rencontrées plusieurs fois, toutes deux s’apprécient beaucoup. Céline n’ignore pas que j’ai été autrefois amoureux d’Elise. Elle ne juge pas nécessaire de se montrer jalouse : Elise est un peu comme sa belle-sœur. Pour moi aussi dans le fond, elle est comme une sœur.

Je sais juste une chose, le jour où l’une des deux, Elise ou Céline disparaîtra, je mourrai…

« Modifié: 07 Juin 2023 à 10:56:13 par Michael Sherwood »
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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #1 le: 07 Juin 2023 à 09:50:43 »
 Bonjour Michael,

j'ai un sentiment curieux à la lecture de ce texte : beaucoup de détails ( horaires, intitulé des trains, des hôtels...) qui sont, comment dire, pas fondamentaux pour le récit. Un récit lui-même pas échevelant ( moi qui suis chauve).
Pourtant, il y un truc qui nous émeut, quand on va jusqu'au bout, que l'on lit la dernière ligne... cet aveu qui conclut cette mini aventure, un rien banal, pourtant un raccourci de toute une vie...

deux petites remarques :
-Elise m’avait signalé qu’elle se tiendrait près de Paul. ( là, je me suis dit c'est qui c'est ce Paul ? Bon, malin comme Sherlock,  mais c'est la chaine de boulangerie dégueu... soit préciser, soit supprimer l'intitulé du rendez vous, )

-Il me fallut deux trois secondes pour la remettre, elle avait juste un petit peu vieilli depuis la dernière fois, qui remontait à deux ans, mais je m’habituai rapidement à sa nouvelle apparence, en réalité elle n’avait que très peu changé, elle s’était faite belle et était allée chez le coiffeur. Sa personne était tellement imprimée en moi que je pourrais la reconnaître parmi parmi des millions de personnes, si on me mettait au défi ! Ce qui en soit, lorsqu’on y songe, est une performance extraordinaire. Il en serait de même pour reconnaître ma femme, d’ailleurs…    ( si j'ai bien compris il ne se sont pas vu depuis un an ou deux, ce qui n'est pas énorme... et il y a une sorte de contradiction à insister sur "Il me fallut deux trois secondes pour la remettre" et
"je pourrais la reconnaître parmi parmi des millions de personnes"

B
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Hors ligne Michael Sherwood

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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #2 le: 07 Juin 2023 à 10:54:43 »
Hello Basic,

Merci infiniment pour ta lecture, où tu soulignes 2-3 points qui m'ont aussi questionnés (surtout sur "Paul") :

- Pour "Paul", pour lever l'ambigüité, peut-être "le comptoir de chez Paul".

- Autre point, la reconnaissance de la personne (Elise, et le lendemain Céline). En réalité, c'est à chaque fois la densité de la foule qui m'empêche de les voir. Mais dès que je les regarde, je les reconnais.
Tout du long, je montre la gène qu'occasionne pour moi la foule dans cet aéroport : escalator, CDGval, queues à la réception d'Ibis, aux restaurants. et pourtant, malgré ces milliers de personnes présentes, deux seules comptent : Elise et Céline. (Une seule autre personne est sommairement esquissée, la serveuse du restaurant.)

- la profusion des détails : leur fonction est l'ancrage dans le réel, même si je sais que le trop de descriptions peut irriter. (J'ai déjà coupé plus de 500/700 mots de mon texte initial...)

En définitive, non le récit n'est pas échevelant, ce n'est pas le but recherché, il cherche à souligner le lien que l'on forme au cours d'une vie avec juste quelques personnes, parmi le milliard d'être humains sur terre (ici les foules de l'aéroport), et la fidélité à ce lien, comme disent les anglais au mariage : "until death us do part..." jusqu'à ce que la mort nous sépare  8) !

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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #3 le: 07 Juin 2023 à 11:06:58 »
Adorable !
Tout y est : le rythme, les femmes qui ont à divers degré, une influence sur nos âmes légères (les hommes comprendront), une petite touche de "7 ans de réflexion", une véritable ambiance et la confrontation aux petits irritants modernes sur laquelle je reviens souvent dans mes écrits.
Cela me rappelle un auteur que je regrette ici : Dar, dont les textes étaient plein de couleurs, de vie, d'expérience, on sentait le sable chaud rien qu'à le lire.
Un texte qui fait du bien.
Vivement le livre Michael, je serai ton premier lecteur !
Joli coup d'archet.

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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #4 le: 07 Juin 2023 à 11:15:48 »
C'est assez ça Michael, Breat eston Elis fait un peu pareil dans American psycho, mais la luxuriance des détails ( notamment vestimentaire) qui nous ancre dans le réel, cohabite avec l'idée du polar, ici un psycho killer. ( j'ai pas d'autre texte à l'esprit)
C'est très fragile comme association, dans ton texte, j'hésite à me dire, c'est ce contraste entre les détails insignifiants et la dernière ligne qui apporte cette émotion, ou ça pourrait passer sans.

Quant au comptoir de Paul, ça doit le faire.

B
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Hors ligne Michael Sherwood

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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #5 le: 07 Juin 2023 à 11:36:36 »
Merci beaucoup Thom,

Pour ton enthousiasme bienveillant.
Ce texte est resté plusieurs jours sans commentaires, alors ça fait du bien à l'ego de savoir qu'on est lu (et parfois apprécié)  :miaw: !

#Basic :
Ton mot s'est intercalé entretemps, j'avais fini un petit stock de livres, je vais commander un ou deux livres de Bret Easton Ellis en VO pour voir...

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Hors ligne Basic

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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #6 le: 07 Juin 2023 à 11:55:50 »
C'est vrai que toi... tu es bilingue !  8 ans d'anglais  ( bon c'est quand même très loin ces 8 ans) et à part good morning et once upon a time... un flop.

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Hors ligne Michael Sherwood

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Re : Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #7 le: 07 Juin 2023 à 12:47:54 »
C'est vrai que toi... tu es bilingue !  8 ans d'anglais  ( bon c'est quand même très loin ces 8 ans) et à part good morning et once upon a time... un flop.

B

La meilleure façon, c'est le bain linguistique : éventuellement suivre des cours au début si le niveau de départ est très bas, vivre et travailler dans un pays qui parle la langue, et avoir un/une ami(e) pour des conversations sur l'oreiller  :miaw: !
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Re : Weekend de l’Ascension
« Réponse #8 le: 07 Juin 2023 à 13:02:24 »
Ah voilà donc ! Comment il fallait faire.
B
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