Remarque liminaire : je trouve ce texte un peu pompier. Pouvez-vous m’éclairer là-dessus ? Merci.

Après le monde, il y avait toujours un monde,
Des villes, des chemins, des bosquets,
Les hommes et les oiseaux
Y vaguaient les yeux à demi-clos,
Et sans grand souci,
S’engendrant tour à tour,
Les forces de l’Amour et de la Discorde
Luttaient à égale distance.
Maintenant que la Discorde a triomphé,
Que son œuvre de séparation
A dévasté le Ciel et la Terre,
Le vertige gagne les mortels,
Car voilà que leur être en deuil
Touche au bord de l’Abîme,
Eux qui d’une épée pouvaient fonder
Un royaume, des peuples, des fées.
D’eux, il ne reste rien qu’une poignée de chiffres,
Dans un immense ordre de données,
Et leurs visages s’effacent derrière la prison
De leurs cités d’illusion,
Ce peu de réalité qui ignore qu’après le monde,
Il y a toujours un monde
Où chaque être est prié
De répondre à l’appel de cette énigme :
– le Sacré –