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Auteur Sujet: Un jour au Cirque (Explicite) - Besoin de commentaires  (Lu 1897 fois)

Hors ligne Cruiiik_Cruiiik

  • Aède
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Un jour au Cirque (Explicite) - Besoin de commentaires
« le: 25 Janvier 2022 à 14:12:15 »
 Bonjour à tous,

j'aurais besoin de vos commentaires sur le texte ci-dessous. Notamment sur le point suivant : L'histoire est-elle compréhensible? Ou y a-t-il des passages peu clairs?

Merci pour vos éclairages !

Cruiiik_Cruiiik

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UN JOUR AU CIRQUE.


-«  Psssst ! Psssst ! Judith ! »

- « Quoi ? »

- « Tu sais ce qui se passe quand Judith mange du gigot et qu’Antoine mange du lapin ? »

Judith sourit, habituée qu’elle était aux conneries d’Antoine.

-   « Tais-toi, j’entends rien. Le partiel de cinétique chimique est dans quinze jours je te signale »

Antoine se pencha sur la table d’un seul tenant de cet amphi de fac. Judith était le rang devant lui, serrée parmi les étudiants nombreux qui peuplaient cet amphi.

-   « Alors ? Tu vois pas ? … Ben, quand Antoine la pine, Judith gigote. »

Un éclat de rire monta de ce coin-ci de l’amphi, entouré par quelques rires étouffés et quelques « Chut ! ».

Antoine aimait bien prendre son entourage à témoin de ses blagues douteuses. Et même si cette histoire potache était à destination de Judith il ne dédaignait pas être au centre des attentions.

 Nous nous étions ainsi rencontrés, Judith et moi, sur les bancs de la fac. Nous avions 25 ans. C’était au mitan des années 80. Pauvres comme Job, nous arrivions, grâce à de petits boulots d’été ou d’étudiants, à mettre quelques sous de côté pour nos sorties mensuelles et à partir en vacances une fois l’an, généralement en février : Les vacances d’été étaient réservées à nos familles respectives et il n’était pas envisageable, à l’époque, de partir un mois complet hors du cocon familial que nous venions à peine de quitter depuis deux ou trois ans. Le passage à l’âge adulte ne se faisait pas aisément et quitter l’enfance et l’adolescence vécues dans une famille aimée et aimante ne se faisait pas d’un coup brutal. Il faut dire également - et pour être tout à fait honnête - que ces années de fac étaient des années de grandes découvertes sexuelles et la fidélité ne faisait pas partie à l’époque des expérimentations que menaient ceux de mon âge. Les vacances d’été étaient ainsi l’occasion d’aller voir ailleurs si le gazon de Judith garderait le même goût à la rentrée scolaire suivante.

Je ne connaissais, dans mon amphi que deux étudiants qui avaient fait de la fidélité un mode de vie :

Le premier s’appelait Sébastien. Il avait 26 ans, habitait Versailles, était marié depuis 2 ans et attendait son deuxième enfant tout en suivant avec nous les cours de licence de Physique de Paris VI Pierre-&-Marie-Curie ;

le second s’appelait Inès et avait 23 ans. Elle s’était mariée juste après son bac, à 19 ans, avec un employé EDF. La publicité EDF de l’époque qui déclarait à longueur de spots : « EDF : Des hommes qui relient des hommes » l’ont vite incitée à aller voir si certains petits gars d’EDF, par hasard, ne seraient pas intéressés à relier aussi des femmes. Dévouée comme Ste-Blandine, elle avait décidé alors de faire partie de cette ligne électrique et comme nos cours pratiques de Physique faisaient un usage fréquent de fiches mâles et femelles, Inès expliquait, à certains étudiants, comment bien introduire les unes dans les autres. Son sens de la fidélité lui semblant satisfait par ce mariage (un peu comme on coche les cases d’une liste de courses aussitôt le sucre mis dans le Caddie) elle avait pris un premier amant quelques semaines après son mariage, puis un second quelques mois plus tard. Je me rappelle avoir été presque choqué par ces révélations d’amants en cascade qu’elle m’avait racontées un soir de décembre, dans ma chambre de bonne du 15ème arrondissement, alors que je la ramonais gentiment en levrette.

Dieu merci, je n’avais pas un sens du devoir aussi développé que ces deux-là et je butinais les filles, de-ci de-là, lorsqu’une coupe de cheveux émouvante descendait les marches de l’amphi, qu’une paire de fesses souriante s’asseyait près de moi ou qu’une paire de roberts taille XXL m’empêchaient de suivre correctement les cours.

Judith n’avait aucun de ces arguments-là. C’est sans doute pourquoi elle m’a plu. Une blonde, moi qui préfère les brunes; une taille de guêpe quand je préfère une taille forte et des hanches larges ; des seins qui me faisaient penser au Plat Pays... Mais, bon, elle était ludique au lit et curieuse de tout. Et ça, ça me plaisait... Souvent je devais dire « Pouce ! » à nos ébats après 5 heures de feu nourri car mon canon était en feu.

Ainsi donc, sommes-nous partis cette année-là pour les Pyrénées et leurs stations familiales. Nos projets n’avaient rien de familiaux mais c’étaient les stations les plus abordables financièrement.

Ma vieille 4L jaune canari de 1973 nous y amena tant bien que mal en moins de 12h depuis Paris. Cette voiture qui avait 16 ans d’âge en 1989 avait la particularité de permettre une vue sphérique : Devant, derrière, sur les côtés bien sûr, mais également par la capote crevée qui nous renseignait à tout instant sur la météo et aussi via le plancher rouillé dont le plus gros trou dans la plate-forme nous permettait de voir défiler un asphalte monotonement gris. Je ne sais pas par quel miracle je ne me suis jamais retrouvé le cul sur la route, la tôle rouillée ayant cédée sous mon poids, juste avant d’être décapité par l’arrière de la voiture continuant sa course.
Judith adorait effrayer les voitures qui nous suivaient : Elle attendait qu’un grosse CX Turbo Pallas ou une Renault 30 avide de nous doubler nous colle un peu au train pour vider un ou deux litres d’eau d’Evian par le trou principal du plancher faisant croire aux automobilistes qui nous suivaient que nous avions une fuite d’essence. Ils se mettaient alors à piler pour se mettre à 300 m derrière nous, bien à l’abri en cas d’incendie et nous pouvions les voir faire des embardées alors que leur freinage d’urgence laissait une fumée bleuâtre s’élever des roues. Je mettais alors ma main sur la cuisse de Judith et la vie était belle.

En arrivant à l’hôtel « Face de Bouc » vers 16h nous prîmes la clé de notre chambre. La vue sur les Pyrénées était superbe et le séjour s’annonçait bien : En montant au premier étage pour prendre possession de notre chambre, nous avons surpris et entre-aperçu dans une chambre, au hasard du passage dans le couloir, la femme de ménage de ce chalet familial en train de tailler une pipe à un homme allongé sur le lit de la chambre. Etait-ce un client ? Le maître d’hôtel ? Son amant ? Son amant, maître d’hôtel dans un chalet voisin, venu ici la sauter en client ? Nous ne l’avons pas su. Toute habillée à la façon d’une autre époque, robe noire à mi-mollet, petit tablier blanc autour de la taille et serre-tête blanc sur les cheveux, cette jeune femme, à genoux, m’avait l’air tout à fait sympathique et très très appliquée. J’indiquais à Judith que si cette station était dite « familiale » avec ce niveau de services pour les clients, qu’en aurait-il été si nous avions pris une station « spéciale célibataires » ?  Chippendales et Gogo-Girl sur le minibar ?
Judith fit :

-   « Rhooo… », comme une bonne maman à qui quelque tonton de province raconte une blague salace. Et je lui ai mis la main aux fesses en la pressant un peu pour gagner notre chambre au plus vite.

Le lendemain nous partîmes en voiture de bon matin faire du tourisme et admirer la montagne. Le « Cirque de Gavarnie », célèbre site touristique des environs nous semblait une adorable destination et nous entreprîmes de commencer l’ascension en voiture. Les virages se succédaient pour arriver au col. Le froid de février qui passait sur les fenêtres ouvertes de la 4, quoiqu’un peu vif, n’était pas désagréable. Le soleil et la vue magnifique rendaient cette expédition tout à fait sympathique. A mi-chemin, sur la route qu’il nous fallait gravir, nous avisâmes un superbe paysage. Le coude d’un lacet offrait un parking naturel. La montagne descendait alors jusqu’à nous comme une corne d’abondance, en pente douce sur plusieurs centaines de mètres. Au loin des rochers, plus escarpés, finissaient en véritables falaises. Comme une espèce de petite plaine à faible pente, ce sol recouvert de bruyère sur plusieurs dizaines de mètres de large pouvait accueillir des dizaines de voitures sur ce parking sauvage. Libre ensuite aux promeneurs et aux conducteurs arrêtés là de continuer à pied, selon leurs envies et possibilités en s’enfonçant vers la montagne, de plus en plus loin du lacet.

 Nous étions seuls, Judith et moi, et nous avons garé la 4L sur cette grande plaine. Dans nos sacs se trouvaient tout le matériel pour un pique-nique improvisé : Couverture faisant office de nappe, thermos de café, quelques fruits et gâteaux. Après avoir marché quelques centaines de mètres vers les premiers rochers, nous avons mis la couverture par terre et avons profité, allongés, de la douce chaleur du soleil de février, en dégustant café et gâteaux et en admirant le paysage. Le vent soufflait doucement et, grâce à Dieu, il ne faisait pas trop froid pour la saison. Autour de nous des massifs de gispets, de gentianes et de digitales parsemaient cette petite plaine d’où nous pouvions voir en bas de la douce pente, notre 4L canari, point jaune se détachant à 200-300 m, près du lacet d’où parfois montaient lentement quelques voitures en route pour le Cirque de Gavarnie. Judith était allongée près de moi, sa tête contre mon épaule et je lui caressais la taille de mon bras passé derrière son épaule. Elle avait une robe longue et plus le temps passait, plus je remontais sa robe avec ma main jusqu’à n’en faire plus qu’un chiffon de tissu au niveau de ses fesses. Judith avait parfaitement compris où je voulais en venir et elle m’avait laissé faire tout en m’embrassant doucement puis de plus en plus fougueusement. Pendant ces doux préliminaires, mon regard fut attiré par une voiture grise qui se gara près de la 4L. Judith m’embrassait avec toujours autant de passion et mes mains la caressaient à présent sur tout le corps. Prenant l’initiative, Judith dégrafa mon pantalon, sortit mon sexe et, blottie tout contre moi, me suça un peu. Je n’avais pas besoin de cela pour être en forme, mais lorsqu’il s’agit de faire plaisir, je ne dis jamais non. En relevant légèrement la tête de ma position allongée, je voyais parfaitement au premier plan, les cheveux blonds de Judith faisant de légers va-et-vient et, au bas de la pente, la voiture grise près de la nôtre d’où un homme seul était sorti. Il semblait, de loin, nous regarder et, vu la distance il n’était pas possible de dire ce qu’il regardait précisément. Je pensais que ce qui était valable pour moi l’était pour lui et que si je ne distinguais pas son champ de vision, il ne devait rien voir de plus qu’un couple allongé sur une couverture en train de pique-niquer dans la montagne à 200 – 300 m de lui. D’un autre côté, s’il n’est pas con, pensé-je, il doit bien se douter qu’on n’est pas en train de compter les marmottes : Il ne peut y avoir, là-haut, que des jeunots fauchés pour rouler dans une 4L canari hors-d’âge… J’en étais là dans mes pensées lorsque Judith passa à l’attaque. Elle enleva sa culotte comme la petite chatte féline qu’elle était, tout en rabattant en un geste pudique sa robe et vint se planter sur moi. Les mains des femmes sont des mains de magiciennes. Parfois hésitantes pour des choses simples de la vie – comme soupeser un bon melon, prendre en main des bananes voire choisir des aubergines - elles font preuve d’une détermination à toute épreuve et nul ne saurait s’y opposer lorsque le moment critique arrive et que des décisions radicales doivent être prises. C’est ainsi qu’en un mouvement souple, elle me chevaucha. J’eu à peine le temps de voir sa chatte toute blonde qu’elle m’avait attrapée la queue d’une main ferme et assurée, en passant son bras derrière elle et me l’avait présentée devant son sexe chaud et lubrifié. Elle se planta sur moi en un hara-kiri bienveillant. Je tressaillis du plaisir de sentir ma queue passer du frais hiver pyrénéen aux tropiques moite et humide de Judith et, je ne sais pourquoi, je me mis à penser à ma mère qui me disait, petit : « Ce n’est pas bon de passer trop vite du froid au chaud, on a vite le nez qui coule ». Le Paradis existait, il se trouvait près d’un lacet de montagne dans les Hautes-Pyrénées, France. Mais tout Paradis à son diablotin et j’avais à peine fini de profiter de la douce sensation d’avoir 54 kgs de chair féminine autour de mon vit que notre ami automobiliste déjà se profilait dans mon champ de vision. Au loin, venant du parking, il commençait à gravir la pente, parcourant un quart de cercle dont nous étions le centre et il se trouvait, à présent vers ma droite, près de gros rochers à environ 150 m. Judith, lui tournant le dos, ne pouvait pas le voir. Impossible à ce stade de deviner ses intentions, mais en revanche je commençais à le cerner : Amateur de fleurs ? Promeneur ? Voyeur ? C’était un homme passe-partout : Homme d’une quarantaine d’année, brun ou gris, avec un blouson ou un manteau, bref le genre de gugusse qu’il vaut mieux ne pas avoir à décrire au FBI lors de l’assassinat de JFK parce que, franchement, on ne saurait quoi dire. Il ressemblait à mon beau-frère de province que je n’avais pas vu depuis longtemps et que je serais bien incapable de décrire. Il passa derrière un gros rocher et disparut de mon champ de vision.

-   « Antoiiiinneee, t’es pas avec mouaaaa… »

Judith tressautait sur moi car mon pylône à haute tension commençait à lui faire de l’effet à entendre sa voix chevrotante. Elle n’en perdait pas moins le sens de la situation. Les femmes sont comme ça : Vous leur prêtez votre sexe, elles veulent en plus, que vous soyez attentif à ce qu’elles racontent. Pour ma part, je sentais la sève monter peu à peu dans cette position dite de « Vlad l’Empaleur » en référence à ce cruel prince des Carpates qui empalait ses ennemis à la base des forteresses de son château afin de leur montrer ce qu’il advenait à quiconque ne s’essuyait pas les pieds avant d’entrer au château. Judith continuait à s’agiter sur moi, les yeux fermés et la bouche ouverte poussant parfois de petits cris. Ses bras s’appuyaient de temps en temps sur mes épaules ou venaient se mettre en arrière sur mes cuisses, ses seins en offrande à la montagne. Je craignais le tremblement de terre mais j’étais un vrai Pacha : Parfois lui tenant les hanches, parfois les bras croisés derrière la tête profitant du spectacle, je la laissais faire tout le boulot. Tiens et notre gugusse ? A-t-il retrouvé ses clés ? A t-il fini de pisser ? Ma tête se tourne vers la droite et stupeur ! Ce con-là est à présent à 20 m, à moitié planqué derrière un rocher, derrière Judith, en train de nous mater ! Dès qu’il m’a vu il s’est rétracté derrière sa pierre comme un Bernard-l’hermite craintif. Judith a dû sentir ma surprise car elle s’est arrêtée de me baratter, telle une louve à l’affût, sentant dans le vent du Sud quelque effluve annonçant un danger.

-   « Qu’est-ce qu’il y a? Tu as l’air surpris ? Y’a quelque chose ?» me dit-elle.

Je m’enfonçais dans les ténèbres du mensonge, en comprenant que, de sa position, dos au lacet et au petit parking, elle n’avait vu ni l’homme ni la voiture.
-   « Non, je suis surpris de l’effet que tu me fais. C’est trop bon, je sens que je vais pas tarder à jouir. » lui mentis-je.

-   « Ohhh… C’est trop mignon… Attends encore un peu… ». Et la voilà qui repasse la première puis la surmultipliée…

Je regarde à droite, notre ami Bernard-L’Hermite a fait sa réapparition derrière son rocher, il a sorti la tête et n’en perd pas une miette. Etrangement cette situation m’excite. Il a 40 ans environ, des lunettes, brun, mal attifé. Manifestement il nous a vu depuis la route, s’est dit qu’on devait être en train de baiser et il est venu se rincer l’œil. Il avait vu juste. J’avise toutefois si j’ai des pierres à proximité de main pour pouvoir lui en foutre une dans la gueule s’il devient agressif ou s’il se met à trop penser avec sa bite. Il y a bien quelques bonnes pierres bien lourdes et facilement préhensibles à portée de main et cela me rassure. J’en suis d’autant plus excité que je me sens maître de la situation. Judith, qui n’a rien vu, continue à s’exciter sur moi en poussant de petits cris et gémissements qui vont finir par nous attirer des bouquetins. Pendant ce temps, je regarde l’homme, pour bien lui montrer que je l’ai vu et doucement, doucement, je relève la robe de Judith pour qu’il puisse lui mater les fesses. Je sens ma gaule grossir davantage à l’idée de cette situation. Je me sens comme un homme des cavernes en train de niquer la plus belle femme de la tribu pendant que d’autres hommes du clan ne peuvent que baver d’envie, seuls dans leurs slips en peau de mammouth.

Judith s’arrête à nouveau et me dit :

-   « Me relève pas trop la robe s’il te plaît, j’ai pas trop envie qu’on nous voit ».
-   « Penses-tu ! Qui pourrait nous voir ? Y’a personne… Non, attends, je soulevais ta robe… juste… Euh… si tu pouvais te décaler un peu j’ai le cul sur une pierre »

On se bouge donc de 45° environ vers la droite et là ! j’assure au type une vue imprenable sur le cul de Judith et sur mon mandrin et mes couilles en train de me faire bien baratter. Je suis excité comme jamais. Je remonte la robe de Judith et mets son cul à nu dans l’air pyrénéen. Elle ne dit rien, elle est trop partie à présent. J’ai à présent dans mon champ de vision Judith sur moi en train de s’envoyer en l’air grâce au Joy-Stick de la compagnie Air-Antoine, et en arrière-plan la tête du mec, derrière son rocher que j’imagine en train de se polir le chinois ou de faire « Atchoum » tout seul dans son slip tant la vision du cul de Judith doit lui être une apparition divine. Pourquoi cette excitation à me montrer ? A tromper Judith en la livrant à la vue d’un inconnu ? Quel plaisir en tiré-je ? Un plaisir homosexuel ? L’envie qu’il vienne nous rejoindre ? Savoir que je gouverne cet homme en le maintenant dans une certaine dépendance ?
Je continue à laisser Judith s’agiter sur moi de plus en plus fort car je sens que pour moi la fin est proche. Dans quelques instants il me sera plus important de savoir si Prost a battu Senna au Grand Prix d’Angleterre ou si Rocard va finalement se présenter à la Présidentielle mais pour le moment, je suis excité, concentré, tendu comme un arc et avant de donner mon ADN à ma compagne dans un élan de générosité libérateur, je regarde l’homme. Ma main droite lâche la fesse de Judith et je lui adresse un beau doigt d’honneur dans le dos de Judith. Pourquoi cette provocation ? Je ne sais. L’âme humaine et la sexualité sont bien tortueuses… J’éjacule en râlant et Judith ne tarde pas à jouir en retombant sur moi et dans mes bras. Le spectacle est terminé. Rideau. Je pense à Prost et à Rocard. Je regarde à nouveau vers mon rocher : plus personne. J’avise le bas de la pente, effectivement ce pauvre type est en train de regagner sa voiture sans se retourner. Je cajole Judith qui somnole à moitié sur moi après le climax… Nous entendons une voiture démarrer, Judith se relève, se retourne.

-   « Tiens, y’avait quelqu’un en bas ? Tu l’avais vu ? … »

-   « Quoi ? Où ?... Ah, non… sûrement une famille qui s’est arrêtée pour faire pisser le chien et faire boire le petit. Ou l’inverse ».

Il y a 5 ans, j’ai retrouvé la trace de Judith grâce à la magie d’Internet. J’ai vu qu’elle avait travaillé chez Michelin jusqu’en 1999 puis plus rien. J’ai trouvé une photo d’elle sur Google. Elle a maintenant 49 ans. On aurait dit sa mère. J’ai aussi trouvé un numéro de téléphone. J’ai préparé mon laïus et j’ai osé lui téléphoner un samedi. Je suis tombé sur son mari, je me suis présenté et j’ai été surpris qu’il me réponde:

-   « Ah oui, Antoine… » 

Puis il m’a dit qu’elle n’était pas là, que c’était dommage, qu’elle aurait été contente de retrouver un camarade de fac, etc… Les conneries habituelles que l’on sort quand on ne sait pas quoi dire. Il m’a appris qu’elle avait été embauchée directement chez Michelin après son doctorat de physique, qu’ils avaient 5 enfants, qu’il était ingénieur principal au CNRS et qu’elle avait arrêté son travail avec l’arrivée du dernier.

Bref, deux cons.

Je ne lui ai pas appris que c’est moi qui avais rodé sa femme 25 ans plus tôt. Peut-être le savait-il déjà ?  Il m’a proposé de laisser mon numéro pour qu’elle me rappelle car « elle sera tellement contente d’avoir de vos nouvelles ! ». J’ai laissé mon numéro. J’allais raccrocher lorsqu’il me dit :

-   « Vous savez qu’on se connaît… »

Stupeur.

Je passe en une fraction de seconde les épisodes de ma vie. D’où peut-il bien me connaître ?

-   « Vous connaissez l’hôtel « Face de Bouc » ? »
-   « Sur Internet ? »
-   « Non, dans les Pyrénées »

Stupeur et tremblement.

-   « Eh bien, c’est là-bas qu’on s’est rencontré Judith et moi il y a 25 ans. Elle n’était restée que quelques jours et je crois bien que vous l’accompagniez alors. ».

Stupeur, tremblement et convulsion cérébrale.  Je suis incapable de parler. Les questions se bousculent dans ma tête.

Il reprend.

-   « J’espère que vous avez arrêté de faire des doigts d’honneur. Bon, content de vous avoir parlé, je dirais à Judith que vous avez appelé ».

Et il raccroche.


« Modifié: 30 Janvier 2022 à 15:08:14 par Cruiiik_Cruiiik »
La vie est dure. Et puis on meurt.

En ligne Luna Psylle

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Re : Un jour au Cirque (Explicite) - Besoin de commentaires
« Réponse #1 le: 13 Février 2022 à 15:29:09 »
Salut Cruiiik_Cruiiik !

Pour répondre à ta question :

Citer
Notamment sur le point suivant : L'histoire est-elle compréhensible? Ou y a-t-il des passages peu clairs?

Le fil de l'histoire est assez clair. Par contre, il y a eu des passages un peu moins clairs à ma lecture.

Pour la forme :

Citer
-«  Psssst ! Psssst ! Judith ! »
Pourquoi et le tiret et le guillemet ?

Citer
Antoine aimait bien prendre son entourage à témoin de ses blagues douteuses. Et même si cette histoire potache était à destination de Judith il ne dédaignait pas être au centre des attentions.

 Nous nous étions ainsi rencontrés, Judith et moi, sur les bancs de la fac.
A ma première lecture, j'ai eu du mal à discerner le changement de narration : je me suis demandée si un troisième personnage intervenait.

Citer
le second s’appelait Inès et avait 23 ans.
Ici, je me suis demandée si Inès était un garçon. Je comprends le raccord à étudiants deux lignes plus haut, mais ça ne fait pas mouche sur moi.

Citer
une taille de guêpe quand je préfère une taille forte et des hanches larges
Pas fan de l'écho entre taille de guêpe et taille forte et hanches larges.
Y'a un côté demi-mesure : soit comparer juste les tailles, soit les tailles et les hanches.

Citer
La vue sur les Pyrénées était superbe et le séjour s’annonçait bien : En montant au premier étage pour prendre possession de notre chambre,
Après deux points, pas besoin de majuscule.

J'ai lu un peu en diagonale jusqu'à la chute, sorry. Pas trop ma tasse de thé.

Sur le fond :

La chute, justement : pas mauvaise, on ne s'y attend pas vraiment pendant la scène décrite, mais pourquoi pas. Elle m'a fait sourire en vrai.
Par contre, aucune attache, aucune sympathie, pour aucun des personnages. J'ai l'impression que tu as écrit la scène juste pour pouvoir mettre cette fin et peut-être décrire quelques culs ;)
Je n'ai pas aimé la grosse majorité du texte à cause du narrateur (typiquement le genre de mec que je fuis le plus possible), sa vision des choses, sa façon de décrire et d'agir, mais la fin reste sympa.

En te souhaitant une bonne journée !
ar lath ma, vhenan
source avatar - The secrets of darkest magic, by Nipuni

Hors ligne txuku

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Re : Un jour au Cirque (Explicite) - Besoin de commentaires
« Réponse #2 le: 13 Février 2022 à 20:21:02 »
Bonsoir

Ton histoire m a bien diverti ! :)

J ai apprecie cette phrase :
Citer
voir ailleurs si le gazon de Judith garderait le même goût
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Cruiiik_Cruiiik

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Re : Un jour au Cirque (Explicite) - Besoin de commentaires
« Réponse #3 le: 13 Février 2022 à 20:26:05 »
@Luna,

merci de m'avoir lu. Je peux comprendre que ce genre de texte ne convienne pas à tout le monde, c'est d'autant plus gentil à toi de l'avoir lu.  ;D
Merci pour ton aide, je vais corriger ma copie.


A bientôt.

Cruiiik_Cruiiik



@Txuku,

merci de m'avoir lu !

Cruiiik_Cruiiik

Modération : Messages regroupés, merci de ne pas poster deux messages à la suite  ;)
« Modifié: 13 Février 2022 à 20:45:58 par Claudius »
La vie est dure. Et puis on meurt.

 


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