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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes mi-longs » L'Hôtel des morts - [2800 mots]

Auteur Sujet: L'Hôtel des morts - [2800 mots]  (Lu 2146 fois)

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
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L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« le: 07 Janvier 2022 à 20:22:25 »
Salut à tous,

Texte au volume un peu bâtard, trop long pour être dans les courts, trop court pour être réellement dans les mi-longs, mais je le mets là quand même.

Il est scindé en deux parties de manière tout à fait artificielle pour un meilleur confort de lecture sur le site.

Bonne lecture.

--

L'Hôtel des morts
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Hors ligne Delphine

  • Calligraphe
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Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #1 le: 08 Janvier 2022 à 15:39:17 »
Extraordinaire
J'ai besoin de reprendre mon souffle, avant de commenter. Trop d'émotions.

Hors ligne Delphine

  • Calligraphe
  • Messages: 100
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #2 le: 08 Janvier 2022 à 17:05:28 »
J’ai lu votre texte une fois, deux fois, trois fois…
La première s’est faite en quelques minutes, tant le rythme est rapide et puissant. Ne pas s’arrêter. Pas le temps de réfléchir. Juste ressentir.
Pour écrire un tel texte, je me suis demandé si vous aviez vécu la scène pour de vrai, car les mots sont si puissants, les émotions si palpables.
Si vous le souhaitez, j’aurais quelques remarques bien naïves à faire. Mais c’est seulement si vous êtes d’accord…
Bravo encore, et merci pour cette avalanche d’émotions.
Delphine

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
  • Messages: 287
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #3 le: 08 Janvier 2022 à 17:57:48 »
Bonjour Delphine,

Votre commentaire m'a sincèrement ému et je ne saurais comment vous remercier..

Pour lever le mystère, non je n'ai fort heureusement vécu aucune de ces scènes, sinon je pense que de toute manière je n'aurais jamais été capable de les communiquer.

Simplement, depuis quelques jours je suis isolé dans un appartement. Dans mon cas c'est une non-histoire, rien qui pourrait justifier un texte. Mais je suis parti de cette sensation de solitude et je me suis demandé, je me suis imaginé un personnage qui serait à ma place mais pour des raisons différentes. Je voulais surtout m'attarder sur la sensation de solitude, c'est pourquoi je voulais d'abord me concentrer sur la restitution d'une ambiance et d'une psychologie. Si j'en crois vos retours élogieux il semblerait que j'y sois parvenu..

La "naïveté" de vos remarque n'enlèvera en rien de leur valeur et elles sont plus que bienvenues, a fortiori quand vous avez apprécié le texte et avez ressenti des émotions lors de sa découverte.

Merci encore pour votre lecture et votre commentaire.

RD
« Modifié: 08 Janvier 2022 à 17:59:56 par RomainD »

Hors ligne Delphine

  • Calligraphe
  • Messages: 100
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #4 le: 08 Janvier 2022 à 20:13:54 »
Voici donc mes petites remarques qui n’enlèvent rien au brio des textes :

La première concerne le titre : pourquoi avoir choisi l’hôtel, pour finalement décrire un appartement dans un immeuble ?

Dans le premier texte :

terminer d’ouvrir la porte : Terminer est peut-être inadéquat…

Je la condamne avec des cartons : Si on condamne une entrée, on n’entre plus, ni n’en sort. Or je crois que le protagoniste ne veut que la boucher en espérant qu’on n’entre pas, et… il veut en sortir aussi, je pense.

Le soleil, qui tape: n’est-ce pas un paradoxe, car la scène se passe la nuit, si j’ai bien compris.

Deuxième Texte :

C’est un rêve, très sûrement un rêve : pour moi, un rêve m’évoque quelque chose de beau. Je verrais plus un cauchemar, un mauvais rêve

Précipitamment j’ouvre tous les tiroirs toutes les commodes: je crois qu’il manque le de entre tiroirs et toutes, non ? Ou une virgule…

Je descends au premier et je sonne chez la gardienne. Elle se frotte les yeux j’ai dû la réveiller, je lui dis l’air de rien car je ne veux pas qu’elle s’inquiète : comment sait-il qu'elle est là, alors qu'il se croit seul? Et pourquoi le protagoniste dit ne pas vouloir l’inquiéter ? Après tout, c’est ce qu’il fait en lui disant que des hommes vont venir l’interroger, et qu’il fallait surtout qu’elle dise qu’il était parti. Personnellement, je m’inquiéterais…

j’y mets le feu: en mettant le feu, il met la vie en danger de ceux qui se trouve dans l’immeuble, alors que je ne pense pas que ce soient ses intentions…

C’est le grondement de la terre, c’est la violence de l’Histoire qui remonte de ses entrailles, et qui rase tout sur son passage, qui ne laisse que terrains vagues et fumier, comme pour tout rebâtir: : y a-t-il volonté à reconstruire ?

 En général c’est par là qu’ils commençaient - ça les amusait beaucoup:  je laisserais les verbes au présent…

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
  • Messages: 287
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #5 le: 09 Janvier 2022 à 09:56:39 »
Chère Delphine,

Merci pour vos précieux commentaires. Mes retours ci-dessous.

Concernant le titre, plusieurs raisons. Tout d'abord pour le cadre spatial en lui-même, même si l'intrigue est resserrée sur l'appartement, l'histoire plus large se situe dans l'immeuble, ou l'hôtel. Ensuite, pour créer le doute chez le lecteur concernant l'identité de ce bâtiment : est-ce un hôtel comme semble le penser le narrateur, un immeuble abandonné, ou même rien des deux ? Enfin, ces deux raisons admises, parce que ça sonne mieux en titre que l'appartement des morts ou l'immeuble des morts, ça ouvre le champ des possibles plutôt que de le restreindre, ça intrigue le lecteur.

1er texte
Terminer vous pose problème. Quel autre verbe auriez-vous en tête ? Finir peut-être ?
Concernant la fenêtre il souhaite la boucher pour ne pas être vu. Je souhaitais le dire en un verbe et condamner me semblait adéquat. Si vous avez une autre idée je suis preneur.
Le soleil qui tape, il y a de brusque irruption du souvenir dans la narration. À ce moment de faiblesse du narrateur, il ressent à nouveau le soleil qu'il a pu ressentir auparavant, mais peut-être est-ce mal amené.

2ème texte
Rêve n'est pas forcément connoté positivement, et cauchemar serait trop lourd dans la phrase, il faut que ça aille plus vite.
Tous les tiroirs toutes les commodes non c'est un parti pris formel pour retranscrire le sentiment de précipitation, pas le temps pour une virgule !
Ces questions que vous vous posez concernant la gardienne et le feu sont légitimes et attendues. Je ne cherche pas à les expliquer, simplement à instiller le doute sur ce qui est réel et ce qui ne l'est pas.
Votre proposition de laisser au présent est intéressante, je vais y réfléchir.

Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
  • Messages: 462
  • Jean-Michel Palaref
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #6 le: 09 Janvier 2022 à 13:35:47 »
Salut RomainD.
Un petit commentaire (qui n'est le reflet que de mon expérience personnelle  :noange:).

Au fil du texte (Partie 1)

Citer
Avant d’entrer, […]
Essuyer mes pieds sur le paillasson à l’entrée.

Deux fois « entrée », pour un rythme aussi effréné, ce n’est pas très agréable à lire et en plus, c’est redondant (les paillassons sont souvent à l’entrée et on sait que ton narrateur s’y trouve).

Citer
Deuxième étage.
monte les escaliers jusqu’à l’appartement.

Je trouve qu’il y a un problème spacio-temporel ici. Est-ce que ton personnage est au deuxième étage avant de monter ou est-ce qu’il y va. A mon avis, cette confusion n’est pas utile à ton texte (parce qu’elle pourrait l’être, mais là je ne vois pas pourquoi).

Citer
cette baignoire contre les bombes,
Alors j’ai pas compris >.>

Citer
Les toilettes. La cuvette. Elle a disparu.
La cuvette semblait m’attendre. Elle me regardait. Elle veut m’aider.

Y’a un problème d’apparition disparition de la cuvette et je me demande si ce n’est pas un peu tôt pour faire intervenir la confusion chez ton lecteur (par rapport au « dédoublement » de l’immeuble). Ca sonne plus comme une erreur de la part de l'auteur (ou peut-être l’introduire différemment si tu souhaite laisser des indices dès ce moment, genre le carrelage change de couleur aussi ou devient du lino ?)

Citer
La cuvette semblait m’attendre. Elle me regardait.
Pourquoi de l’imparfait ? Il me semble que c’est sa première incursion dans un texte présent/passé-composé. Le présent serait plus logique ?

Avis sur le premier passage
Je trouve le premier passage assez prenant, le lecteur est aussi désorienté que le narrateur, la sensation de danger et de malaise est palpable. Je ne suis méga super fan de phrases aussi courtes, mais je dois admettre que le rythme qui en ressort sert bien le propos, le halètement du personnage et sa peur se voit dans le style. Je dirais que c’est un peu difficile à lire sur un passage aussi long surtout que je pense que tu aurais pu le nuancer plus notamment dans ce passage de la deuxième partie :
Citer
S’étendre sur le vieux lit sans allumer. Rester dans l’obscurité et le silence. Disparaître. Ça me détend. Les muscles se déraidissent. Un instant, je crois que le sommeil vient.
J’aurais presque fait qu’une phrase ou allongé les phrases au fur et à mesure que le narrateur se détend : S’étendre sur le vieux lit sans allumer. L’obscure et le silence s’installent, je me fonds dans la pièce. Cette impression me détend, mes muscles se relâchent tandis que, je le sens presque, le sommeil vient.
Des deux, je trouve que c'est le passage le plus réussi.

Au fil du texte (Partie 1)

ils ne comprennent pas pourquoi on veut les tuer.
Je trouve ça assez malin : le fait de déshumaniser la femme en la résumant à ses cris.
Citer
Mais soudain un éclat de voix, celui d’une femme
J’aurais presque dit « une voix féminine » pour appuyez la déshumanisation, la désincarnation du personnage : le fait de rejeter le mot « femme » en fin de phrase l’appuie peut-être un peu trop.
Citer
Mais un autre coup sourd, énorme celui-ci, vient arracher le silence de la chambre, le violer.[...]
Pendant qu’ils la violent
Je trouve ça un peu trop appuyé. Alors certes, le parallèle est intéressant, mais je me demande si, au lieu de dire qu’ils la violent, ils violent le silence et fondre en une seule, ces deux actions ? Personnellement, je trouverais ça plus élégant, et plus fort pour montrer la souffrance partagée, l’instantanéité du moment. Après, que ça contribuerait à déshumaniser encore plus le personnage féminin, donc à toi de voir en fonction de ses intentions.

Citer
La folie des hommes nous rattrape,
Je trouve l’expression un peu trop utilisée, du coup on voit son artificialité. Alors est-ce que la folie des hommes est aussi un jeu sur la « folie » du narrateur ? Je ne saurais dire, mais en tout cas, peut-être différemment.
Citer

Pour faire avorter les femmes, c’est au couteau qu’ils le font. Si elles survivent, c’est que Dieu l’a voulu, sinon, c’est qu’elles étaient corrompues. 2021. L’Histoire n’est pas linéaire. Juste une bataille entre le bien et le mal. En ce moment je crois que c’est lui qui gagne. Le pourrait-il définitivement ? Cela ne se peut. Le monde est un équilibre. Mais peut-être un nouveau se crée-t-il ? Le diable n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’on a cessé d’y croire. Ces pensées me donnent mal au ventre. Arrêter. Se taire.
Je ne sais pas trop ce que ça vient faire là… je me demande si ce n’est pas un peu maladroit de recadrer l’histoire comme ça ?
Citer
je sonne chez la gardienne.
J’ai adoré ce passage, plus que la cuvette (qui aurait peut-être dû être le premier indice mais qui m’a juste fait dire « c’est une incohérence ») parce que c’est là que j’ai vu que plusieurs réalité était mêlées.

Citer
l n’y a rien. Rien pour me trancher les veines. Rien pour me pendre.[...]
Je remonte quatre à quatre à l’appartement et j’y mets le feu.
Huuuuuuum je trouve ça un peu incohérent. Peut-être que supprimer le « il n’y a rien » serait plus astucieux parce qu’on a l’impression en lisant « il n’y a rien », qu’il n’y a vraiment rien. Que les tiroirs soient vides alors qu’en fait, il n’y a rien pour se suicider mais pour mettre le feu, oui. Peut-être « Il n’y a rien d’utile. Rien pour me suicider ».
Citer
Je brandis l’appareil photo et il tire à blanc
J’aime BEAUCOUP ce passage parce que c’est la première fois qu’on a un indice sur l’identité du narrateur. Un reporter de guerre. Tellement bien vu ! Ca explique sa compassion, son impuissance qu’on sentait depuis le début, et ça me fait ressentir plus d’empathie que pour un soldat.
Citer
La souffrance se banalise. Elle-même n’est plus intéressante.
Bien vu pour expliquer la pensée du journaliste impuissant.
Citer
Malheureusement c’est un ciel sans étoiles. Les nuages nous les cachent. Pour ce soir au moins.
Je trouve « pour ce soir au moins » donne un peu trop d’espoir (le personnage en verra d’autres) et je ne comprends pas trop l’intérêt de cet ajout.
Citer
bruissements […] murmurent derrière moi et se rapprochent à un rythme fou. Comme une bourrasque qui emporterait tout. C’est le grondement de la terre.[…]Enfin je sens le bruissement qui me caresse les oreilles,
C’est dommage d’annuler la montée en puissance du bruit comme ça. En reprenant bruissement et en ajoutant caresser (même s’il y a un parallèle avec la mère et la chambre, et si le bruit devant soudain physique) je trouve que c’est un peu maladroit, ça annule un peu l’effet dramatique du vacarme montant.

Avis global (et partie 2 haha)
Globalement, j’ai bien aimé ce texte, même si le style est un peu trop décousu pour moi, je salue l’effort et sa cohérence tout du long. Je trouve qu’on voit bien les réalités s’entremêler, oscillant entre le réel, les souvenirs et les rêves. On sent le traumatisme du personnage qui, s’il parle à la gardienne, met quand même le feu à son appartement et court sous les bombes. (Même si je n’explique pas dans quelle réalité il faut mettre le feu à son appartement pour ne pas être repéré ^^’).
Je dirais qu’il faudrait un peu de travail pour bien mieux identifier les réalités et le déroulement des actions. Parfois, on ne sait plus ce qu’on voit et je trouve que ça nuit en peu à la peur / empathie / immersion, même si la confusion est au cœur du texte, le lecteur ne devrait pas totalement perdre de vue ce qu’il vit avec ton personnage.
Par exemple, il y a un viol, un champ de bataille, une course dans un hôtel, un type qui brûle son appartement, des gens qui sortent de portes et l’insulte, un reporter de guerre, des ombres qui le cherchent… je pense que c’est un peu trop pour marquer le lecteur. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti.

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
  • Messages: 287
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #7 le: 09 Janvier 2022 à 15:17:30 »
 Salut Quaedam !!

Tout d'abord merci beaucoup pour ce gros retour ultra détaillé ! Ça va beaucoup m'aider pour le polissage du texte, car dans tout ce que je vois ce sont beaucoup de retouches périphériques mais qui à terme vont clarifier et améliorer l'unité du texte. Donc encore merci !

Ci-dessous mes retours sur ce qui me semble pertinent d'échanger :

la baignoire contre les bombes
Alors c'est p-t maladroit mais dès ce moment je voulais glisser l'idée du traumas du personnage et que pour lui il ne sait plus voir la baignoire que comme un moyen de défense contre les bombes, là où une personne "normale" voit bah une baignoire. Pour te donner une idée au départ je ne voulais pas nommer la baignoire j'avais écrit un truc du style "ce long tube blanc contre les bombes" mais je trouvais qu'on ne comprenait pas donc j'ai voulu expliciter en mentionnant la baignoire mais la formule n'est p-t pas très heureuse du coup.

paragraphe sur le bien et le mal
Je me demande aussi si ça sonne juste, peut-être que je vais le supprimer...

il n'y a rien. rien dans les tiroirs
Je suis d'accord je vais supprimer la première mention qui porte à confusion.

Pour ce soir au moins
Pareillement à la vue de ce que tu dis c'est peut-être malvenu.

caresse
En fait pour moi ça sonne bien parce que justement le narrateur emploie ce terme de manière ironique et pas dans son sens premier, niais ou doux. Cependant si le lecteur n'a pas la sensation de l'ironie effectivement la formule tombe à l'eau. Du coup je suis circonspect  ><

J'entends ce que tu dis concernant la clarification des situations et je vais m'y atteler, en essayant néanmoins de garder une sensation de confusion maîtrisée car c'est tout l'intérêt du texte selon moi.

Merci encore pour ton retour si je fais bien mon travail le texte devrait en ressortir meilleur :calin:

Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
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  • Jean-Michel Palaref
Re : Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #8 le: 09 Janvier 2022 à 15:25:19 »
Hello RomainD :)
Contente que ce commentaire te contente :D

Pour répondre à tes points (en attendant une éventuelle correction :D)


la baignoire contre les bombes
Alors c'est p-t maladroit mais dès ce moment je voulais glisser l'idée du traumas du personnage et que pour lui il ne sait plus voir la baignoire que comme un moyen de défense contre les bombes, là où une personne "normale" voit bah une baignoire. Pour te donner une idée au départ je ne voulais pas nommer la baignoire j'avais écrit un truc du style "ce long tube blanc contre les bombes" mais je trouvais qu'on ne comprenait pas donc j'ai voulu expliciter en mentionnant la baignoire mais la formule n'est p-t pas très heureuse du coup.
Ah oui d'accord je vous ce que tu voulais dire... Peut-être que tu pourrais être plus explicite ? Y ajouter un souvenir ou l'envie d'y aller ?

caresse
En fait pour moi ça sonne bien parce que justement le narrateur emploie ce terme de manière ironique et pas dans son sens premier, niais ou doux. Cependant si le lecteur n'a pas la sensation de l'ironie effectivement la formule tombe à l'eau. Du coup je suis circonspect  ><
Huuuum peut-être parce qu'il n'y a pas eu d'ironie jusqu'à présent et que le lecteur a dû mal à la déduire de ce fait ? Le personnage vit dans "l'instant" et tout est très premier degré jusqu'à ce passage, donc peut-être qu'être ironique à ce moment là est difficile ?

J'entends ce que tu dis concernant la clarification des situations et je vais m'y atteler, en essayant néanmoins de garder une sensation de confusion maîtrisée car c'est tout l'intérêt du texte selon moi.

Je suis complètement d'accord avec toi :) Tout l'enjeu est de maîtriser, de trouver le point d'équilibre et c'est plutôt difficile à faire (quoiqu'en bonne voie, je pense :D)

A bientôt \o/

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
  • Messages: 287
Re : Re : Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #9 le: 09 Janvier 2022 à 15:29:30 »
caresse
En fait pour moi ça sonne bien parce que justement le narrateur emploie ce terme de manière ironique et pas dans son sens premier, niais ou doux. Cependant si le lecteur n'a pas la sensation de l'ironie effectivement la formule tombe à l'eau. Du coup je suis circonspect  ><
Huuuum peut-être parce qu'il n'y a pas eu d'ironie jusqu'à présent et que le lecteur a dû mal à la déduire de ce fait ? Le personnage vit dans "l'instant" et tout est très premier degré jusqu'à ce passage, donc peut-être qu'être ironique à ce moment là est difficile ?

Effectivement, super intéressante cette mise au point, pas uniquement pour ce texte mais pour mon écriture en général. Merci!  :miaw:

Hors ligne RomainD

  • Troubadour
  • Messages: 287
Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #10 le: 10 Janvier 2022 à 13:40:04 »
Salut !

J'étais sur la modification du texte. Suite à vos retours j'ai senti que le passage où le narrateur met le feu était problématique. J'ai eu l'idée qu'en fait lorsqu'il remonte il pourrait trouver l'appartement déjà en feu, comme si le passé et le présent s'entrecroisaient de manière encore plus brutale, alors qu'il est rattrapé par ses souvenirs.

Qu'en pensez-vous ?

Encore mille mercis pour vos précieux retours sur ce texte expérimental !


Hors ligne Quaedam

  • Calliopéen
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  • Jean-Michel Palaref
Re : Re : L'Hôtel des morts - [2800 mots]
« Réponse #11 le: 11 Janvier 2022 à 21:25:24 »
Salut !

J'étais sur la modification du texte. Suite à vos retours j'ai senti que le passage où le narrateur met le feu était problématique. J'ai eu l'idée qu'en fait lorsqu'il remonte il pourrait trouver l'appartement déjà en feu, comme si le passé et le présent s'entrecroisaient de manière encore plus brutale, alors qu'il est rattrapé par ses souvenirs.

Qu'en pensez-vous ?

Encore mille mercis pour vos précieux retours sur ce texte expérimental !

Mais avec grand plaisir :)
Pour l'appartement oui carrément, je pense que s'il est déjà en feu / a disparu / s'est transformé c'est franchement une bonne idée :) (en plus je trouve que ça renforce le fait que ton narrateur n'a aucune prise sur le monde).

 


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