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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue

Auteur Sujet: Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue  (Lu 2384 fois)

Hors ligne JamilaObeki

  • Plumelette
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Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« le: 17 Décembre 2020 à 16:40:47 »
Salut a tous et toutes, encore merci pour votre Feedback, je resoumet le texte avec vos corrections et certaines modifications suggérés. Merci pour votre patience avec mon Français quand même limité, j'aurai voulu en écrire plus et j'ai avancé un premier chapitre, dans un sens le premier chapitre préempte un peu le prologue mais j'avance l'histoire lentement.

Oui je sais c'est vraiment explicite mais je veut vraiment raconter un éveil un peu comme le fait Henri Miller, sous tout ses angles sans épargner les détails crus et directs. C'est un peu comme si je commencai la Crucifixion en Rose avec Sexus.


----------------


Je l’attends.
 Debout, sans savoir s’il apparaîtra, au beau milieu d’une nuit à l’éclairage jaune et ambré sur des dalles salies de porcelaine vierge. Je me tourne vers une fenêtre pour voir sur la vitre, le reflet affamé d'une fauve. Sans culotte ni soutien gorge, l'anticipation l'a fait hérisser  mais elle ne me retourne pas mon regard mais je la fixe.

J’entends les passants assis sur les tabourets du café qui est déjà fermé depuis des heures. Certains ont le coude encore appuyé sur une table enchaînée à une barrière, cigarette et sourire aux lèvres tels des animaux sauvages laissant des nuages dans l’air froid de la forêt, le regard tourné vers la pleine lune laissant passer des nuages aux teintes de velours.

Attendent-ils leurs proie eux aussi?

Je suis habillée en noir, mes épaules découvertes et des leggings descendus si bas sous mon nombril que je sens le rebord toucher la fine ligne verticale rasée de mon pubis.

J’entends l’ascenseur des appartements s’ouvrir.  l'épaule contre le dormant à l’entrée du vestiaire de la piscine, une oreille perchée vers le silence de la chambre, l'autre vers le couloir, je sais que personne n’est à l’intérieur.
Ma proie passe devant moi et s’arrête. J'entends presque l’écho de ses palpitations rebondir contre les murs. Va-t-il continuer à marcher et disparaître, me laissant l'eau à la bouche.
Non, il aime ce qu’il voit. Ses lèvres sont blanches sous la pression de ses dents, pendant une micro seconde je me demande, la proie ce soir, ca va etre lui ou moi?

Mes cheveux noirs, sont attachés serrés et l'aspirent comme des tentacules. Mes lèvres au rouge sombre chatoient l'espace promis d'un acte intime entre nous.

Il s’approche et prends ma main. Je le tire vers le vestiaire abandonné. On ne perd pas de temps. Penchée, j’appuie mes mains sur le banc et lève mon cul sur la pointe de mes pieds. Au milieu de la chambre, entouré de casiers vides, je le sens éplucher mes leggings pour voir ma chatte, tirer mes lèvres pour faire luire mon jus, pour laisser  l'odeur moite de mon sexe remplir la chambre. Il enlève ses jeans, prépare son membre avec un mouvement souple de la main sur son gland passant ses doigts sur sa langue.

Il s'insert.
 
Je le sens glisser en moi et élargir mes parois  mouillées. Il pompe la longueur de sa verge et ne s’arrête qu'une fois pour s’élargir dans mon ventre, ça me fait gémir. Il m’attrape par la taille, laisse ses mains s’échapper vers me seins comme pour demander pardon de son oubli. L'élan de ses hanches est ralenti momentanément pour frotter son membre contre mon clitoris mais retourne vite vers la chaleur de mon intérieur.
Je me retourne pour le regarder, la lumière ne fait aucune ombre sur lui, dans un intemporel instant je vois ses doigts se durcir et ses yeux se fermer.
Son sperme coule à l’intérieur de moi.
Son souffle s’échappe de lui, m'ayant donné cinq convulsions de sa chaleur liquide.  Il sort et comme un pinceau, étale de son gland les quelques gouttes blanches qui perlent sur les lèvres de ma chatte.
Je redresse mes mains a peine comme si je m'apprêtais à me lever. Maladroitement je lui demande un billet de cinq dollars pour un café dans la le distributeur. Il me dit « attends », il veut recommencer, mais d'abord reprendre son souffle.

Prêt?

Ses mains soulèvent mes hanches. Il me plie et je pose mes mains sous ma joue droite. Je le sens s’arrêter à l’ouverture de mon cul glissant encore des quelques gouttes de sperme qui s’échappent encore de lui, mais je relève mon bassin pour qu’il me pénètre la chatte. Doucement, il rentre. Cette fois il est plus dur et nos jus laissés tel une flaque le lubrifient de nouveau. Je sens son souffle derrière mes oreilles, je le laisse me baiser, il attrape ma couette pour relever ma tète, il serre mon cou, prends ma gorge à deux mains. Son intensité est sans relâche. Je me retourne pour voir mousser sur sa verge l'amalgame de nos jus moussants et luisants, je sens chaque goutte qui s'échappe, son cheminement comme la sève d'un arbre dégouliner vers le plancher, ça ne prends pas longtemps,  La deuxième fois il jouit avec un long frisson dans ses jambes, c’est moins de sperme mais plus fort pour lui. Il se retire et d'un long soupir laisse reposer son gland à l'ouverture de ma chatte pour voir son extase sur mes petites lèvres. Avec une main caressant mon cul il admire son œuvre. L'esprit retrouvé, il nettoie sa bite sous le robinet, la sèche avec du papier brun. Je remonte mes leggings et le regarde assise sur le banc. Il se dirige vers la sortie et me quitte sans dire un mot. 

Et mon café, non?

Je sors quelques minutes plus tard laissant derrière moi l’odeur du sexe. Je me penche sur le balcon des terrasses abandonnées du lobby. Vers l’entrée de la ruelle, j’entends quelques chauffeurs de taxis, cigarette à la main, parler en arabe. Je revois le nuage de mon soupir, le vent souffle plus froid mais doux. Je repars vers le couloir pour reprendre l’ascenseur vers les appartements. Plus un chat, je fais tourner la clé, enlève mes chaussures et me dirige vers les toilettes. Je regarde le crucifix qui a été redressé sur le mur de la cuisine. Je vois la lueur de la bougie laissée allumée danser dans l’ombre.

Je sens ma chatte retrouver forme, assise sur le bol de toilette. J’entends Amal futilement demander si c’est moi mais j’écris sur mon ordi. Faute de se transformer en gosse, le sperme à l’intérieur de moi se transforme en lettres.

----------------

« Modifié: 25 Mai 2021 à 21:23:35 par JamilaObeki »

J.

  • Invité
Re : Fauve - Les paroles écorchées (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #1 le: 17 Décembre 2020 à 21:11:58 »
Bonjour. Ben ça, pour du torride, c'est du torride. Chacun ses goûts... Le sexe, je ne sais pas l'écrire mais ton texte a l'avantage de l'explicite. Pourquoi pas ?

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
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Re : Fauve - Les paroles écorchées (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #2 le: 17 Décembre 2020 à 22:06:20 »
Bonjour Jamila,

Avec ce que j'ai lu dans ta présentation, je dois avouer que j'ai été très étonnée de la teneur de ton texte.
C'est très cru et ce n'est pas trop ma tasse de thé mais bon.
J'ai repris ton texte en corrigeant les fautes de français et en mettant des questions là où je ne comprenais pas car je n'avais pas le courage de recopier une par une les erreurs trouvées. C'est peut-être pas comme ça qu'il faut procéder mais j'ai pris le parti de l'efficacité. Tu en feras ce que tu voudras.
Il y a trois erreurs qui reviennent souvent :
- la confusion entre "a" le verbe avoir et "à" la préposition.,
- l'utilisation de sujets différents dans une même phrase (dans ce cas, finis la phrase et recommences-en une autre)
- la répétition du "je" ou du "il" quand un seul suffit dans la phrase

Par ailleurs, sur le texte lui-même, je n'ai pas compris où l'action se passait. Dans les locaux d'une piscine mais avec un ascenseur qui donne sur des appartements ? Ce n'est pas clair pour moi.

Voili voilo.
Bon courage pour la suite.
Si celle-ci est du même tonneau, je ne recommencerai peut-être pas la même chose. Enfin, peut-être que si. A voir...  ;)

Sinon, pour une personne dont le français n'est pas la langue maternelle, je trouve que tu te débrouilles bien.
A bientôt

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

« Modifié: 18 Décembre 2020 à 16:37:22 par Earth son »

Hors ligne JamilaObeki

  • Plumelette
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Re : Fauve - Les paroles écorchées (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #3 le: 18 Décembre 2020 à 00:42:13 »
Oh la ... un grand merci pour les correctifs, peut etre serait il le temps que j'investis dans un vrai logiciel de traitement de texte, le reste du texte vous serez rassuré n'est pas aussi dur, je m'inspire un peu de Henry Miller donc c'est une histoire qui oui a des moments érotiques mais je navigue surtout la vie d'une femme prisonnière en exil. Pour elle le sexe elle le vit comme l'idée d'être libre, presque une perversion. Donc 'cest un peu ca

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
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Re : Fauve - Les paroles écorchées (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #4 le: 18 Décembre 2020 à 07:53:54 »
Juste une remarque aussi. Tu fais souvent des phrases longues avec des virgules et plusieurs idées dedans.
Moi, on m’a toujours dit une idée = une phrase.
Si on ne s’appelle pas Kant ou Proust, je pense que c’est mieux. (Je dis ça mais je n’ai jamais lu Kant et j’ai détesté Proust  ;D)
Je laisse les autres compléter ou infirmer si nécessaire.
A +
« Modifié: 18 Décembre 2020 à 08:48:11 par Earth son »

Hors ligne PlumedOah

  • ex Edamame
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Re : Fauve - Les paroles écorchées (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #5 le: 20 Décembre 2020 à 17:47:59 »
Bonjour !

En ce qui me concerne, le contenu explicite n'est en rien une gêne, bien au contraire, puisqu'il est pleinement assumé. De plus, il sert le propos de ton texte et en dit long sur ton personnage.
En réalité, la description de l'acte sexuel dans ton extrait me fait penser à du Guibert, de par la facilité que j'ai à en accepter la crudité, car si le sexe est éventuellement une forme de perversion pour ton personnage, ta plume peut laisser penser que ce n'en est pas à tes yeux. La littérature n'a en ce sens pas de limite, puisqu'elle non plus n'y voit pas de perversion; en effet, le sperme n'y existe pas, il ne s'agit que d'encre qui s'imprime sur la page, comme le fait brillamment remarquer la dernière phrase de ton texte, qui a en plus le mérite d'en dévoiler toute une autre dimension autoréflexive.
Moi j'y vois alors cette forme de libération dont tu parles dans ton commentaire, une libération qui naît tant de la sexualité que de l'écriture, tout simplement. En bref, je pense que tu comprends que j'apprécie beaucoup ce passage, en dehors des quelques erreurs de français, pour lesquels je ne te ferai aucun reproche après avoir lu ta présentation. Il ne s'agit là que d'un détail et je suis certain qu'en continuant d'écrire tu arriveras très vite à dépasser ce problème purement technique.
Ton texte est intéressant et porte à réfléchir, je t'en remercie. Pour ce qui est du style et des phrases trop longues, je rejoins un peu l'avis du commentaire ci-dessus. Je pense qu'elles méritent de gagner un peu en souplesse, même si je ne suis pas certain qu'une phrase=une idée. Il est possible d'écrire de longues phrases élégantes, mais ça, c'est une question de choix. Es-tu de l'équipe des phrases courtes ou des phrases longues ? ^^

En t'assurant de plus amples lectures de tes autres textes,
Mame.

Hors ligne JamilaObeki

  • Plumelette
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Re : Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #6 le: 25 Mai 2021 à 21:25:02 »
J'ai modifiée le prologue et je vous partage mon premier chapitre :

Le Chantier
La femme est un mal, mais un mal nécessaire. - Proverbe Latin



Au moins parle a Rima, dit Amal. Qu’est-ce qui te prends toi aujourd’hui. Il ne me regarde meme plus quand il me parle, pensant que je ne remarque pas mais cela fait des mois que ca dure. C'est la peur d’admettre qu’on ne s’aime plus. Encore pire, que je ne l’aime plus.
C’est l’histoire d’Amal depuis qu’on est au Canada. Tout lui va ici, meme le froid. Il n’aime pas avoir honte. Sami et Rima c’est important pour lui, c’est le modele, ce qu’il veut. L’homme avec une voiture neuve, la femme maquillée qui cuisine avec deux gosses.  Cela fait une heure qu’on a pas échangé de paroles, un silence ceint de colère. Il sait que je vais faire le minimum, il se plaint, tout ce qu’il fait c’est se plaindre. Il a pris ca de Sami. Lui il se plaint de tout, ca lui donne l’air d’être un grand patron, jamais satisfait. Sami se moque souvent de Amal, qu’il a marié sa cousine, qu’elle doit être autiste  ou quelque chose parce qu’elle ne l’appel jamais et ne souri pas. Sami aime les femmes, il leur parle comme si il vivait encore en Syrie ou au Liban. Rima parle très peu quand il est la, elle passe plutôt son temps a dire aux enfants ce qu’ils n’ont pas le droit de faire ou de manger. Rima est toujours bien coiffée et ce soir ce n’est pas une exception, elle me regarde avec un grand sourire sans mépris, pour elle je suis un spectateur devant laquelle elle peut parler de sacs, de chaussures, de mode et des autres femmes, ceux de la garderie et de l’école, ceux du travail dans son magasin. Elle rêve d’ouvrir un restaurant, faire de la vrai cuisine avec les recettes traditionnelles. Elle veut déménager de cet apartement au centre ville et d’une grande maison avec un jardin dans la banlieue a Pincourt ou ailleurs. Je ne lui ai jamais dis que nous sommes dans le meme complexe juste parce que Amal voulait être proche de Sami, mais elle doit s’en douter que le loyer c’est de peine et de misère. Elle me dis que ‘a la maison’ en Syrie, la vie était mieux, que ici c’est pour les enfants, tout est pour les enfants. Elle me demande comment va le travail de Amal, si il aime vendre des voitures, si il travail tard. Je réponds ‘oui’ elle me dis ‘c’est bien ca’. Elle me parle de regarder une maison a coté de la leur un jour, pour que les enfants que je n’ai pas puisse jouer ensembles dans une maison que je n’ai pas. Si ils grandissent ensembles ils n’oublieront pas qui ils sont.
Elle ne sais pas. Elle ne sait pas que je prends la pilule en secret parce que je ne veut pas de mome, que son mari me dégoute. Que je ne veut pas vivre a coté d’elle et je ne veut meme pas vivre la ou je suis.
Les Rimas j’en vois tout les jours, avant meme de te dire bonjour quand on vous introduis elle me demandent ‘combien j’ai d’enfants’ et ensuite c’est le regard de souffrance comme si la réponse les blesse perso.

J’entends Amal et Sami dans le salon, Rami dit a Amal qu’il doit ouvrir son propre garage, qu’il perd son temps, qu’il doit aller a la banque ou chez un ami qu’il connait qui a de l’argent. Rami ne le laisse meme pas parler, il lui vole la langue en lui disant ‘si j’étais dans tes souliers’ et ‘fait cosigner ta femme’ ou ‘emprunte de la famille’ . Sami ne fais que dire ‘tu as raison’. Au fond le couteau ne fait que tourner. Il n’aime pas que je prends des cours d’anglais, il préfère que je cuisine dans un restaurant ou que je réponde au telephone dans un centre d’appel. Ca ca fait rentrer de l’argent. Lui il ne parle pas anglais et ca ne l’empêche pas de travailler il me répète.
Depuis qu’il connais Sami il partition le monde entre nous eu eux. Eux c’est les quebecois, ceux qui ne lui achètent pas une voiture parce-qu’il les pense racistes, les juifs, comme son patron qui lui vole ses commissions en lui faisant payer des impôts. Il ya aussi les musulmans et les anglophones la dedans qui veulent nous exterminer, le Canada pour lui ce n’est pas la ou il s’est enfui pour s’échapper des bombes de Assad, c’est ou il est venu trouver un autre monstre qui lui plait mieux, celui qu’il sent atteignable, qui ne peut pas le tuer ou le prendre par surprise. Il est devenu un collectionneur d’injustice parce qu’il se sent comme Rami, il ne comprends pas pourquoi il n’a pas le meme compte en banque. C’est ca la blague.
Je ne lui dis pas que Rima doit payer les courses avec 3 cartes différentes quand je suis avec elle parce que elle ne sait pas ou Rami dépense, elle dis que c’est pour les affaires mais elle n’e rentre pas dans les details.

Rima finis de cuisiner, on passe a table, le silence reine, les enfants sont discrets, assis près de leur mere, le regard de leur père les transperce comme si il ne les vois meme pas, Rima rebonds a leur questions avec des ‘mon cherie’ et ‘mon ange’. Je sens le regard de Sami, celui qu’on pose sur un chien pour savoir si il a appris a pisser dehors. Ca commence avec une lourdeur pour l’anglais ‘Alors Maria, l’anglais ca avance?’  Je lui réponds avec un sourire forcé, je sais ce qu’il s’en viens. ‘Tu sais l’anglais j’ai jamais eu besoin de ca, c’est curieux que tu étudies, tu as plus de 30 ans, les etudes c’est pour les enfants’ Je sens le malaise de Rima, je ne dis réponds pas, il se tourne vers Amal’ Bientôt elle ‘speak english’ attention les anglophones ils aiment les libanaises’. Amal, souri ‘je lui dis, l’anglais c’est un truc de juif, mais elle écoute pas, Sami se mets a rire, ‘Bientôt on va te dire ‘Shalom’ Maria. Rima pour elle c’est important pour les enfants mais moi je m’en fous, a la maison on parle Arabe, c’est notre langue, je veut pas qu’ils soient prétentieux, d’ailleurs meme la télé on leur mets les cartoon en arabe, ca leur apprends des choses importantes sur le monde, faut pas oublier d’ou l’on viens.

Je ne réponds pas, oublier de ou on viens? Facile quand tu as quitté gosse, est-ce que Rami se rappel vraiment de Beyrouth? Quand tu quittes sous les bombes pourquoi tu veut te rappeler de ou tu viens? Quand un mauvais virage peut te tuer pourquoi tu veut te souvenir de la ou tu viens? Quand les croyances peuvent être un couteau dans le ventre. Il devrait le savoir, combien de ses oncles sont morts? Pourquoi gaspiller des mots ou des pensées  sur Sami, c’est le Sami-Show chez lui et le contrarier serait une punition envers Amal. Je me tourne vers Rima et je lui souri, elle s’est fatiguée a cuisiner, je ne lui dis rien car je sais qu’elle ne répondra pas, un compliment ne mènera qu’a plus de paroles de Sami.
Les enfants s’excusent a la fin du repas, les garçons se grillent une cigarette, Rima et moi c’est la vaisselle et mettre les enfants au dodo, leur chambre est parsemée de livres en arabe, le seul endroit de la maison avec des livres, ils implorent une histoire mais elle n’a pas la patience ce soir, elle veut faire une marche. J’hésite, je sais que ma presence freine Sami de dépasser les limites avec Amal mais ce n’est pas ouvert a la discussion, on mets les manteaux et on sort dans la rue.
Le centre ville n’est pas très occupé, elle sort une cigarette et se met a parler, c’est une longue liste de doléances et de projets, la famille de son mari que ne les aide pas assez, les dettes et la belle mere qui la prends pour une bonne. Qu’il faut preparer les fetes, qu’elle a hate qu’on ai un bébé, quel nom on choisira, pas trop arabe pour les emplois c’est meilleur.  Après une vingtaine de minutes elle se fatigue de sa propre voix, elle se met a chanter lentement, une berceuse qu’on chante aux enfants, l’histoire d’un vendeur de raisins

Hé, vendeur de raisins,
Dis à ma mère, dis à mon père
Que les gitans m'ont kidnappée
De la tente Magdaléenne.
Je portais de l'eau à ma mère,
Je surveillais mon neveu
Dans le berceau de bois
Et maintenant je dois
Surveiller le bébé du bédouin
Dans le berceau traditionnel.
Je mangeais de la viande grillée,
Maintenant on me nourrit de viande crue.
Je portais des vêtements cousus par ma mère
Et maintenant je dois porter l'abaya*
Notre maison était près de l'église
Et il n'y avait aucun berger alentour
Le nom de mon père était Eissa
Et je suis sa fille disparue,
Le nom de notre vache est Khamissa
Et le nom de notre chien est Robaya'a.

Elle souri, c’est le temps de remonter, de traverser le complexe avec Amal jusqu’à chez nous, mais je sais deja qu’il va me dire de rentrer tout seule, il veut rêver avec Sami, il veut parler d’affaires mais au fond il veut écouter son prof, Sami aussi c’est une école, il faut y mettre du temps si tu veut le doctorat.
On arrive a la porte et je lui dis que je rentre, il ne réponds meme pas, j’entends Sami parler fort, trop fort pour que mes mots traversent le couloir. Je quitte. L’ascenseur s’ouvre et une odeur de parfum d’homme y est present malgré le vide, j’appuie les boutons pour monter au 15eme, le temps de faire durer le plaisir, une fois arrivée je descends au rez de chaussé pour traverser vers notre immeuble, j’entends un homme parler en Arabe sur son cellulaire, il demande a sa fille de faire les courses car sa mere est trop malade, il lui implore de venir demain matin pour qu’il puisse se reposer.
J’entends un autre parler anglais, il parle a son ami et il fait des plans. J’arrive a la maison, je suis seule, je prends l’ordi et je me masturbe lentement, j’ai décidé des videos que je désirais voir ce matin, je me régale dans chaque douce mouvement de mes mains, je sens mon pubis me picoter les doigts, je sens la moiteur de ma chatte, l’excitation monter dans mon ventre, la chaleur faire vibrer mes oreilles, mon orgasme est fort mais bref. Demain c’est l’ecole, je dois me mettre a étudier en répétant quelques proverbes que j’ai traduites et que je dois presenter.
A woman is a necessary evil.
Je regarde les mots, je les efface. Je regarde vers la cuisine la ou le crucifix est accroché, je me lève pour l’anguller vers la porte, j’allume une bougie et je me rassois.

Hors ligne Thom

  • Troubadour
  • Messages: 288
Re : Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #7 le: 26 Mai 2021 à 11:38:20 »
Le chien, le raisin de cette comptine libanaise : hommage à Omar Khayyam ?

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  • Calame Supersonique
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Re : Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #8 le: 05 Juin 2021 à 17:50:21 »
Bonjour Jamila,

J’ai lu le chapitre il y a déjà plusieurs jours, donc je te laisse un commentaire à froid.
Outre les nombreuses fautes de français (qui se comprennent et peuvent s’arranger assez facilement (il manque beaucoup d’accents)), je dirais que ton texte décrit la vie de tous les jours, la jalousie et le mal-être de la narratrice.
Par contre, je trouve qu’il manque une explication de qui est qui.
Il m’a fallu lire quasiment tout le chapitre pour comprendre qui sont Amal, Rima, Sami... et je dois avouer ne plus savoir maintenant.
Pourrais-tu d’une façon ou d’une autre introduire les protagonistes ?
A bientôt

J.

  • Invité
Re : Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #9 le: 05 Juin 2021 à 18:57:57 »
Bonjour. Pourquoi ne pas avoir un second sujet ? J'avoue ne pas comprendre ni le lien, ni la transition entre une chatte trempée et brûlante et le Liban. J'suis sans doute un mec un peu trop coincé. Et pis, Earth son qui demande que l'on introduise les protagonistes, ça craint.  ;D

Hors ligne Earth son

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 860
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Re : Faux(ve) - Prologue corrigé (CONTENU EXPLICITE) Prologue
« Réponse #10 le: 05 Juin 2021 à 19:09:41 »
Ma demande craint ?
Ah bah zut. C’est que je me perds facilement dans les prénoms (pourtant, il n’y en a pas beaucoup, c’est certain, mais j’arrive pas à imprimer qui est qui, suis nulle)
Désolée
« Modifié: 05 Juin 2021 à 19:17:43 par Earth son »

 


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