Les livres de Corum est une hexalogie de Michael Moorcock publiée de 1971 à 1975. Ils se déroulent dans le multivers de Moorcock, où on retrouve notamment Elric et Hawkmoon.
Elle est composée de deux trilogies :
La trilogie des épées :Le chevalier des épées
La reine des épées
Le roi des épéesLes chroniques de Corum :La lance et le taureau
Le chêne et le bélier
Le glaive et l'étalonCorum est un Vadhagh, une race ancienne, qui vit dans ses châteaux maintenant que la paix avec leur ennemis éternels est assurée, au moins pour un temps. Mais c'est sans compter l'émergence de la race humaine, les Madbens, qui se montrent quelque peu agressifs avec les Vadhaghs.
Je n'ai lu que la première trilogie pour l'instant, et j'ai trouvé plutôt sympa. Comme les livres sont assez courts, les baisses de rythme ne sont pas trop violentes et ça se lit relativement tout seul. Il y a quelques éléments passés de mode (encore que) : la destinée, le héros tout seul, la femme quasiment là que pour être aimée (même si, pas tant que ça), etc.
Mais une chouette découverte.
Un extrait qui m'a fait vibrer :
"Tous étaient en armure, sauf un.
L'un deux, de haute taille, aux traits étranges, avait un bandeau garni de gemmes sur l’œil droit et un gantelet de pierreries à six doigts sur la main gauche. Il était coiffé d'un haut casque conique, d'argent apparemment, muni d'une ventaille de minuscules chainons d'argent accrochés à sa partie inférieure. Sa cotte de mailles était également d'argent, mais la doublure en était de cuivre. À sa ceinture pendait une longue épée dont le pommeau et la garde étaient délicatement incrustés d'argent et d'onyx rouge et noir. Dans un fourreau de la selle reposait une hache de combat au long manche orné des mêmes dessins que l'épée. Son manteau, d'une texture spéciale, était d'un écarlate très vif et sur son dos se croisaient un grand arc et un carquois de flèches. Tel était le Prince Corum Jhaelen Irsei, armé en guerre.
Près de lui venait une personne également couverte d'une cotte de mailles, mais dont le casque était façonné dans la coquille d'un murex géant et l'écusson dans un autre coquillage. Elle était armée d'une mince épée et d'une lance. Telle était la belle Margravine Rhalina d'Allomglyl, armée en guerre.
À côté de Rhalina chevauchait un beau jeune homme, dont le casque et le bouclier étaient de même matière, muni d'une longue lance, d'une hache au manche court, d'une épée et d'un estramaçon à lame longue et large. Son long manteau en lamé orange était assorti au caparaçon de sa jument noisette, dont le harnais chargé de pierreries valait probablement davantage que tout l"équipage du cavalier. Et c'était Beldan-an-Allomglyl, armé en guerre.
Le quatrième portait un chapeau à larges bords, élégamment incliné sur la tête et maintenant orné d'un long panache. Sa chemise de soie bleue luisait et son pantalon rivalisait avec l'écarlate du manteau de Corum ; une large écharpe jane lui entourait la taille et son ceinturon de cuir patiné soutenait un sabre et un poignard. Ses bottes lui montaient au genou et son manteau bleu foncé était si long qu'il recouvrait toute la croupe de son cheval. Un petit chat noir et blanc, aux ailes repliées, était perché sur son épaule. L'animal ronronnait et paraissait d'un aimable naturel. De temps à autres, le cavalier le caressait et murmurait à ses oreilles. Tel était le voyageur, poète, compagnon des champions, Jhary-a-Conel. Et il n'était pas sérieusement armé en guerre."
(
La reine des épées)