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21 Avril 2026 à 11:08:25
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les hématomes

Auteur Sujet: Les hématomes  (Lu 5622 fois)

Hors ligne Gros Lo

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Re : Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #30 le: 29 Janvier 2020 à 07:13:52 »
Je pense que je préfère ton texte peu explicite pour moi, à une nouvelle version où tu dirais tout.
perso j'aime bien le rendu de "petit bout", qui atténue le mot merde tout en créant un effet d'insignifiance
Super !

Bonjour Ariane !

Je crois que j'aurais ajouté quelque part qu'il s'agit principalement de corps de femmes, mais aussi quelques hommes ; ou peut-être ajouter à un moment une identification de type "celui de la voisine il y a trois mois" (ou "la femme de ..." ). En bref au cours de la toute fin de la lecture, j'aurais eu envie de pousser un tout mini mini mini mini chouïa plus loin l'interprétation que je m'étais faite... mais qui semble totalement mienne, d'après ce que j'ai lu ensuite dans les commentaires.  :-[

Au final, merci beaucoup pour ce texte (approché sous ce versant surréaliste / métaphorique ; j'avoue que l'interprétation psychiatrique me séduit moins, surtout si elle est explicite).
Premièrement, merci pour tes commentaires c'est super que t'aies pu recevoir le texte de cette manière.
Je comprends oui, et c'est vrai que ce serait bien de préciser ça, parce que moi aussi je m'imagine plutôt des corps féminins. Ca pourrait aussi être une idée, d'identifier l'un des corps comme tu proposes, même si peut-être que je trouverais ça plus intéressant au sein d'un texte plus long, au cours duquel j'aurais eu le temps de présenter d'autres personnages, dont un qu'Alicia verrait tomber à un moment (ce serait un avatar, pas le personnage en soi)... mais je vais réfléchir à tout ça, j'ai pas mal de trucs à faire ces jours-ci mais je vais m'arranger pour porter ces corrections (et les suivantes !) avant la date butoir !

J'ai plein de joie à voir que vous appréciez ce texte. En effet je tiens surtout à son versant surréaliste, donc pas de changement de fond en perspective... Merci beaucoup beaucoup et à bientôt !
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Hors ligne Angieblue

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #31 le: 02 Février 2020 à 18:01:03 »
Salut,

Ce récit est assez particulier, macabre, obscur et surréaliste. ça m'a un peu retourné le ventre tous ces corps qui tombent comme si c'était normal.
J'ai compris que c'était une sorte de métaphore filée de la violence conjugale, et les descriptions scabreuses laissent transparaître l’écœurement de la narratrice: les odeurs, la sueur etc.

"C’est l’orage qui ne vient pas. Les hématomes sont les marques de frustration d’un ciel incapable d’orages."
Je pense que cette phrase symbolise toutes les femmes battues qui ne réagissent pas, n'osent pas s'en aller, elles se laissent ensevelir par la mort qui les guette, symbolisée par  cette pluie de corps qui tombent...

C'est une écriture assez psychologique, on ressent tout du long une tension, un malaise, l'étouffement et l'agitation d'une situation scabreuse anormale...ça s'accumule. Il y a aussi quelque chose qui relève du registre de l'absurde ou du conte dramatique surréaliste.
Je ne sais pas s'il y a quelque chose que l'on peut rapprocher du style de kubrick...

Enfin, dans le style, c'est plutôt bien écrit et réussi.
Angie

Léilwën

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #32 le: 02 Février 2020 à 18:28:39 »
Recoucou Mout, je repasse en 2ème lecture ! :)

Citer
Je suis dans les slips de Mauricio, à ce moment-là
=> je n'aurais pas mis de virgule

J'aime bien le texte, je le trouve très amélioré (même s'il était déjà très bien) par rapport à ma première lecture. Et je préfère comme ça, avec le thème de la violence conjugale plus explicité, je trouve que le texte en est plus fort !

À bientôt ! :mafio:

Hors ligne Elk

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #33 le: 09 Février 2020 à 12:29:06 »
Salut Mout !

Mes remarques au fil du texte :

Citer
Le premier, le tout premier corps, je le vois glisser de la gouttière d’en face, tout doucement, on dirait un petit bout de merde.
Boum, ça pose le contexte.

Citer
Chaque jeudi matin, avant de partir vendre ses montres sur le boulevard, Mauricio Algues de Lima commet cette lessive dont l’odeur oscille entre le fesse-de-bébé et le vidange-de-glacier, c’est, je ne sais pas, abject. La onzième plaie de Moïse. On croirait un petit flan à la vanille confectionné sous une déchetterie.
:D :D

Citer
Peu importent les mots, c’est dans le regard que tout passera. Je m’entrainerai dans la salle de bains de Leti. Tes montres, tes slips, tes hurlements. Mes cours, mes clopes et le silence. Pauvre Mauricio.
:coeur:

Citer
Je compte les immeubles, n° 34, n° 36, n° 38.
Je pensais qu'il ne fallait pas d'espace après n°, je viens d'apprendre quelque chose (pardon pour ce relevé assez peu constructif jusque-là...)

Citer
Plus tard. Je suis chez Leti, elle a allumé sa télé.
Le "plus tard" ne me parait pas forcément utile. Il y a les trois astérisques au-dessus, et la narratrice a déjà dit qu'elle prévoyait d'aller chez Leti.

Citer
il y a des tas d’options mais je donnerais tout pour être aussi lâche que ces gars-là, ceux qui habitent les appartements de Barrios. Sans se montrer ils foutent un drapeau à 5,95 et ça leur suffit pour avoir la paix.
j'aime bien ce parallèle

Citer
Le problème quand je sors de Colégio Real, c’est que les corps se sont mis à tomber pour de bon. Les restaurateurs rentrent les tables, les mères allongent le pas, suivies de garçonnets la gueule dans des chiffons.
J'ai froncé les sourcils au début en pensant que c'était une image et en cherchant l'explication dans la suite du paragraphe, mais visiblement, non, c'est bien ça.

Citer
c’est le moment où les corps sont censés commencer à crever le plafond, m’ensevelissant encore et encore
j'ai du mal à visualiser cette idée d'être enseveli "encore et encore"

Citer
Mauricio court à mes côtés, sonné, sa tête bouge dans tous les sens et il dit des trucs noyés dans le vacarme ambiant. “On va par là-bas”, je hurle, ma main toujours fermement arrimée à son poignet. C’est remarquable comme les corps n’explosent pas sous le choc. Ils devraient barbouiller la chaussée. Mais ils restent en un morceau, comme des grosses poupées de coton, ils auraient besoin de vingt chutes, de trente, d’un nombre illimité de chutes. C’est ce qu’ils croient, non ? Et puis ils ferment la fenêtre, les plus gênés tirent le store aussi, et si jamais c’est trop bruyant, parce que les voisins savent, les voisins Vajas, en plus de me voir tous les jours avec mes couleurs mal blushées d’ouragan force 4, ils entendent ; si jamais, ils ferment la porte du balcon, ils montent un peu le son de leur télé où crient des manifestants bardés de petits drapeaux, et ils marmonnent “heureusement ça n’est pas tous les jours”.
Bon, là c'est le paragraphe où j'ai eu un peu de mal à suivre. Jusque-là je poursuivais en me disant que ce n'était pas grave si je ne comprenais pas tout, mais ici la narratrice fait beaucoup de sous-entendus que je n'ai pas captés :
"C’est ce qu’ils croient, non ?" -> qui ça "ils" ?
"parce que les voisins savent"  -> savent quoi ?
C'est peut-être normal que ça reste obscur pour le moment mais je me suis demandée si j'avais raté des indices ^^

Citer
Mais il les voit maintenant, il les voit tous à son tour, parce qu’il y a ma main autour de son poignet.
Ah !

Citer
Nous courons sur les boulevards, nous traversons des carrefours déserts et contournons des monuments couverts de corps.
Deux trucs me gênent un peu dans cette phrase :
- je trouve que l'allitération courons/carrefours/contournons/couverts/corps ne sonne pas super bien
- on dirait à lire les descriptions que les corps tombent spécialement sur les monuments, les abribus, etc. et pas sur la route ; les deux protagonistes n'ont pas l'air d'être gênés dans leur course, d'avoir à contourner des corps tombés au sol par exemple.

Citer
Mais le bleu, c’est au visage qu’il reste, le bleu azur, l’émouvant caraïbe, le phosphore des mers équatoriales. “Jamais plus tu me tabasses”, je finis par dire en m’arrêtant au milieu des voies.
Okay, quand il a été question d'hématomes, j'ai effectivement pensé à cette explication - qu'Alicia soit battue et que ce soit un parallèle - mais comme il y avait très peu d'indices je n'avais pas forcément trouvé de quoi aller plus loin dans cette hypothèse ^^. Je ne sais pas trop quoi en penser, du coup. D'un côté je trouve ça un peu frustrant que le semblant d'explication (puisqu'il y en a une) arrive seulement à la fin et que ça se termine un peu comme ça (je n'ai pas compris ce qu'il arrivait à Mauricio, du coup... est-ce qu'il est toujours vivant ? est-ce qu'elle l'a frappé lui aussi ? est-ce que c'est une espèce de prise de conscience... ??) ; d'un côté je trouve ça un peu frustrant donc, mais d'un autre côté ça me donne envie de relire le texte avec ce nouvel éclairage, donc c'est quand même assez réussi.
(tiens par exemple je viens de comprendre l'image du visage blushé d'orages, très bien vu)

Voilà voilà, je n'ai pas relevé grand-chose sur la forme finalement parce que je n'ai pas trouvé grand-chose à redire.

(par contre, cette image de chute de corps me donne une énorme impression de déjà-vu, et je n'ai toujours pas réussi à trouver pourquoi :\?)

Edit : je lis les échanges précédents et
Citer
je pense qu'on peut appeler ça des dirps, des divergences idéologiques relatives à la ponctuation
je garde ça dans un coin pour mon usage personnel si tu veux bien ? :coeur:

En relisant les échanges qui ont eu lieu sur l'interprétation du texte, je me dis que je peux aussi compléter un peu mon ressenti sur quelques points :
La frontière floue entre vision et réel concernant les corps qui tombent ne m'a absolument pas dérangée. En même temps, j'aime beaucoup les textes fantastiques dans ce genre :). Ça ne m'a pas dérangée non plus de rester dans le flou et une part d'incompréhension sur ce qui se passait pendant une bonne partie du texte (peut-être parce qu'il y a quand même beaucoup d'éléments tangibles pour contrebalancer ça). Finalement, la seule chose que j'ai trouvé un poil frustrante c'est d'arriver à saisir le thème des violences conjugales dans le texte, alors que j'avais compris assez vite qu'Alicia, elle, savait plus ou moins ce qui se passait. Peut-être que dans le paragraphe que j'ai relevé comme difficile à suivre il y aurait moyen d'ajouter des indices sans dénaturer le texte ? C'est toi qui décides ^^

A plus Mout, et merci pour ce texte !
« Modifié: 09 Février 2020 à 12:30:48 par Elk »

Hors ligne Ocubrea

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #34 le: 09 Février 2020 à 18:42:15 »
Hello Mout !

Bon, je lis ton texte pour la première fois... Il est bien écrit, c'est fluide, quelques passages bien trouvés mais... désolée, je n'ai pas trop accroché :(

Je crois qu'il y a pour moi un trop grand décalage entre le côté très terre-à-terre de la situation de base (une femme veut quitter son compagnon) et l'irréalisme des corps qui tombent. J'ai mis un certain temps avant de comprendre qu'il s'agissait bel et bien de cadavres (la réaction de ton personnage à ces corps qui tombaient était tellement indifférente que je me disais "peut-être qu'il s'agit d'autre chose ? peut-être existe-t-il une signification au mot "corps" à laquelle je n'ai pas pensé ?").
Par ailleurs, je n'ai pas du tout compris la fin. Cette course effrénée dans la ville pour fuir les corps qui tombent, avec Mauricio, n'avait pour moi pas beaucoup de sens. Et quand il s'effondre et qu'elle s'assied sur lui en pensant qu'elle ne peut plus le quitter, je trouve ça trop incompréhensible également.

Maintenant, je tiens à préciser, il ne s'agit pas ici d'une critique à proprement parler. Le texte est de très bonne qualité, c'est fluide, cohérent dans sa propre logique, il y a des passages qui m'ont fait rire ou grincer des dents... Mais dans l'ensemble j'ai passé mon temps à chercher un message ou une signification cachée là où il n'y en avait pas, et je n'ai donc pas pu profiter du récit.

Voilà, encore désolée, je suis sûre que j'apprécierai plus un des tes prochains textes ! ;) A plus sur le forum !
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Hors ligne Gros Lo

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Re : Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #35 le: 10 Février 2020 à 09:48:00 »
Salut Mout,

j'ai relu et je trouve ça pas mal, l'emploi du présent dès les premiers paragraphes.
Je rejoins aussi ce que dit Elk sur le morceau de paragraphe assez confus vers la fin :

Citer
C’est ce qu’ils croient, non ? Et puis ils ferment la fenêtre, les plus gênés tirent le store aussi, et si jamais c’est trop bruyant, parce que les voisins savent, les voisins Vajas, en plus de me voir tous les jours avec mes couleurs mal blushées d’ouragan force 4, ils entendent ; si jamais, ils ferment la porte du balcon, ils montent un peu le son de leur télé où crient des manifestants bardés de petits drapeaux, et ils marmonnent “heureusement ça n’est pas tous les jours”.
Bon, là c'est le paragraphe où j'ai eu un peu de mal à suivre. Jusque-là je poursuivais en me disant que ce n'était pas grave si je ne comprenais pas tout, mais ici la narratrice fait beaucoup de sous-entendus que je n'ai pas captés :
"C’est ce qu’ils croient, non ?" -> qui ça "ils" ?
"parce que les voisins savent"  -> savent quoi ?
Mais je crois pas que ce soit très compliqué de modifier ça ! c'est juste une histoire de pronoms, mais en l'état ça me semble vraiment pas clair.

Voilà, merci pour ce texte !
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Hors ligne Rémi

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #36 le: 10 Février 2020 à 20:37:08 »
Vraiment un chouette texte. De la personnalité dans les rythmes, le choix des mots et bien sûr cette incertitude.
(l'incertitude qui me gêne, ça reste le fait que les corps ne soient pas plus rapidement identifiés comme étant des corps humains, mais bon, j'imagine que la plupart des lecteurs ne sont pas embêtés sur ce point ;))

Merci !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Gros Lo

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Re : Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #37 le: 11 Février 2020 à 07:45:33 »
Tellement de lectures, merci beaucoup !

- Angieblue :

"C’est l’orage qui ne vient pas. Les hématomes sont les marques de frustration d’un ciel incapable d’orages."
Je pense que cette phrase symbolise toutes les femmes battues qui ne réagissent pas, n'osent pas s'en aller, elles se laissent ensevelir par la mort qui les guette, symbolisée par  cette pluie de corps qui tombent...
C'est drôle comme vous percevez ce texte de plein de façons différentes. C'est intéressant ! En écrivant ce passage, je pensais plutôt à l'absence de réaction de l'entourage des victimes, mais ta lecture se tient aussi...
Et c'est super que tu aies senti vibrer la corde surréaliste !

- Léilwën :

Super que tu le trouves amélioré ! merci d'être repassée !

- Elk :

Citer
Plus tard. Je suis chez Leti, elle a allumé sa télé.
Le "plus tard" ne me parait pas forcément utile. Il y a les trois astérisques au-dessus, et la narratrice a déjà dit qu'elle prévoyait d'aller chez Leti.
J'ai suivi tes conseils et je l'ai supprimé. C'est vrai que je le voyais comme une petite articulation logique qui fluidifiait le passage de la première partie (au passé) à la deuxième (au présent), mais maintenant que tout est au présent c'était pas indispensable. Merci !

Citer
Citer
c’est le moment où les corps sont censés commencer à crever le plafond, m’ensevelissant encore et encore
j'ai du mal à visualiser cette idée d'être enseveli "encore et encore"
Tu as raison, cela dit c'est un moment qui me semble bien pour que le discours d'Alicia ait des approximations. Et en fait, ce qu'elle veut dire, c'est que ce "moment" se répète, de jour en jour, de semaine en semaine. Finalement ce qu'elle veut dire, c'est pas que les corps l'ensevelissent "à qui mieux mieux", ce qui en effet n'aurait pas trop de sens, mais c'est plutôt que les corps l'ensevelissent "à nouveau", que le thème de l'ensevelissement "revient à la charge", "une fois de plus je suis ensevelie". Tu vois ? Presque comme un cauchemar récurrent. Je sais pas, peut-être que je devrais dire "m'ensevelissant une fois de plus", en fait...

Ensuite, le paragraphe que tu trouves obscur, et Lo aussi, je suis hyper d'accord et j'ai changé ça. Je vous détaille toutes les modifs à la fin de ce message !

Citer
- on dirait à lire les descriptions que les corps tombent spécialement sur les monuments, les abribus, etc. et pas sur la route ; les deux protagonistes n'ont pas l'air d'être gênés dans leur course, d'avoir à contourner des corps tombés au sol par exemple.
oui, c'est vrai ! Pour moi c'était une manière de conserver plusieurs lectures possibles : oui il pleut des corps, mais les personnages continuent de circuler à peu près normalement... et je voulais qu'il soit toujours possible d'ignorer les corps, de faire comme s'il ne se passait rien, comme si y avait pas de problème.

Citer
(je n'ai pas compris ce qu'il arrivait à Mauricio, du coup... est-ce qu'il est toujours vivant ? est-ce qu'elle l'a frappé lui aussi ? est-ce que c'est une espèce de prise de conscience... ??)
Je me pose toutes ces questions, moi aussi :-[ c'est comme si Alicia lui transmettait sa passivité au moment où elle prend les choses en main ; comme si y avait qu'un poste à pourvoir dans l'action, dans le fait de mener à bien l'histoire. Soit il frappe, soit elle fait front. Mais il semble dangereusement inerte en effet...

Citer
(tiens par exemple je viens de comprendre l'image du visage blushé d'orages, très bien vu)
ah c'est super que ça soit compréhensible (même si c'est seulement à deuxième lecture) !

Citer
(par contre, cette image de chute de corps me donne une énorme impression de déjà-vu, et je n'ai toujours pas réussi à trouver pourquoi :\?)
Pas eu l'impression d'avoir pris ça quelque part, mais qui sait ? l'inspiration c'est un concept retors et j'ai toujours peur que ce soit du plagiat inconscient...

Citer
Citer
je pense qu'on peut appeler ça des dirps, des divergences idéologiques relatives à la ponctuation
je garde ça dans un coin pour mon usage personnel si tu veux bien ? :coeur:
fais donc :D

Citer
Finalement, la seule chose que j'ai trouvé un poil frustrante c'est d'arriver à saisir le thème des violences conjugales dans le texte, alors que j'avais compris assez vite qu'Alicia, elle, savait plus ou moins ce qui se passait. Peut-être que dans le paragraphe que j'ai relevé comme difficile à suivre il y aurait moyen d'ajouter des indices sans dénaturer le texte ? C'est toi qui décides ^^
Alors justement moi je considère pas qu'Alicia comprend ce qui se passe, pendant un long moment. Je crois que la prise de conscience se fait peu à peu, d'abord inconsciemment, d'une part elle s'avoue peu à peu qu'il y a des corps qui tombent, mais elle ne s'avoue pas que c'est bizarre ; je crois que le déclic il est quand elle réagit, quand elle se défend et qu'elle sort de l'appartement en passifiant/pacifiant Mauricio. Là tout se met en place dans son esprit à elle. C'est comme ça que je le vois... Pour moi, elle ne cache rien au lecteur, elle n'essaie pas de créer du suspense en retardant l'explication d'un phénomène qu'elle aurait préalablement compris.

Merci beaucoup pour toutes ces remarques et j'espère que les quelques petites modifs amélioreront un peu les choses.

- Ocubrea

Je crois qu'il y a pour moi un trop grand décalage entre le côté très terre-à-terre de la situation de base (une femme veut quitter son compagnon) et l'irréalisme des corps qui tombent.
oui, en fait il y a un moment où la situation de base s'approfondit et devient "une femme veut quitter son compagnon parce qu'il la frappe", et c'est ça qui (pour moi) justifie l'intrusion du fantastique, du surnaturel ; leur situation personnelle devient hors-cadre, donc la réalité le devient aussi

Citer
Cette course effrénée dans la ville pour fuir les corps qui tombent, avec Mauricio, n'avait pour moi pas beaucoup de sens. Et quand il s'effondre et qu'elle s'assied sur lui en pensant qu'elle ne peut plus le quitter, je trouve ça trop incompréhensible également.
En fait, je pensais plutôt au début d'une quête pour mettre fin à l'orage. Pas une fuite pour s'en abriter. Je sais pas si ça répond à tes doutes ? :( Et pour la fin j'avais envie d'une dernière image un peu kitsch aussi, qui permette de redonner un peu de légèreté, et je me suis dit que cette fille, sur une voie rapide déserte, regardant lascivement le soleil se coucher, assise sur le corps de l'homme qui la bat, c'était ce qu'il me fallait !! mais j'ai eu peur de trop forcer le trait, et résultat j'en ai peut-être pas fait assez dans cette dernière description... je sais pas... il faudrait que je renforce/explicite un peu + la dose de kitsch de ce finale, vous pensez ? (adresse à tous les lecteurs !)

Merci Ocubrea ton avis est important !

- Lo

J'ai modifié le passage dont vous parliez Elk et toi, les modifs sont récapitulées à la fin de ce message. Merci d'être venu relire !

- Rémi

(l'incertitude qui me gêne, ça reste le fait que les corps ne soient pas plus rapidement identifiés comme étant des corps humains
J'ai fait une (toute) petite retouche à ce sujet-là, elle fait partie des modifs ci-dessous, tu me diras si c'est déjà un peu mieux...

***

Bref merci à vous pour toutes ces remarques intéressantes et qui m'aident !

Les dernières modifs :

Plus tard. Je suis chez Leti, elle a allumé sa télé. Ils parlent du réchauffement climatique et des (...)

Leti a une pile de journaux sur son bureau, elle découpe des coupons de réduction. “Ce matin à Arxeles, c’était pas des drapeaux, c’était des corps”, je dis à Leti. Elle marque une pause. Elle attend. “Deux filles qui arboraient des bleus. Une qui pendouillait à la gouttière d’en face. Et une autre coincée sur le balcon d’après.” Elle a toujours les doigts pris dans les poignées des ciseaux, et elle me dit (...)

(...) Ça continue de tomber, il y en a déjà plein les résistants, ratatinés entre les bras tendus, les baïonettes et les drapeaux de fonte. Surtout des femmes, mais quelques hommes aussi, avec les mêmes parures maussades, dépressionnaires, en certains endroits du corps. Le feu passe au vert. (...)

(...)Mais ils restent en un morceau, comme des grosses poupées de coton, ils auraient besoin de vingt chutes, de trente, d’un nombre illimité de chutes. C’est ce qu'on dit chez les Vajas et chez tous les autres voisins, c'est ce qu’ils pensent, d'ailleurs l'orage ils s'en préservent. Ils ferment la fenêtre, les plus gênés tirent le store aussi, et si jamais c’est trop bruyant, parce que tout l'immeuble sait et toute la ville, en plus de me voir tous les jours avec mes couleurs mal blushées d’ouragan force 4, ils entendent ; si jamais les étouffements (de corps, de cri) sont mal maitrisés, ils ferment la porte du balcon, ils montent un peu le son de leur télé où crient des manifestants bardés de petits drapeaux, et ils marmonnent “heureusement ça n’est pas tous les jours”.

(...) je hurle à nouveau : “Tu les vois maintenant ? Tu comprends qu’il faut arrêter cet orage ?” J’en ai le ventre retourné, parce qu’il est très beau, Mauricio, quand il prend cet air, incompréhensif, rincé.
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Hors ligne Kailiana

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #38 le: 14 Février 2020 à 21:20:10 »
Citer
Le premier, le tout premier corps, je le vois glisser de la gouttière d’en face, tout doucement, on dirait un petit bout de merde.
ça accroche bien comme première phrase
Citer
Un centimètre après l’autre, il se laisse appeler par le vide, qui dans ma rue, rue Arxeles de Maior aux immeubles bas et populaires, n’est pourtant pas bien redoutable.
Là par contre, un poil moins car soucis de compréhension : le "il", grammaticalement, se rapporte au zinc et non au corps, et la suite "qui dans ma rue, rue Arxeles de Maior aux immeubles bas et populaires, n’est pourtant pas bien redoutable.", avec la coupure de "rue Arxeles de Maior aux immeubles bas et populaires,", n'est pas totalement fluide
Citer
On croirait un petit flan à la vanille confectionné sous une déchetterie.
XD

*

Hum... De manière globale le texte m'a laissé indifférente : les images ne sont pas toujours claires, il est difficile de s'y retrouver, et je ne me suis pas attachée aux personnages. Pourtant il y a beaucoup de formulations que j'aime vraiment beaucoup, d'images qui restent (les corps qui tombent, les slips). Mais le tout me laisse une impression brouillonne, comme s'il fallait repasser sur le texte pour que tout soit exactement comme il faut, sans quoi ça tombe à l'eau (ahah). Ce n'est pas la compréhension globale qui m'a gênée, mais plutôt beaucoup de petits trucs par-ci par-là dans les formulations, qui font qu'avoir une image de la scène n'est pas toujours aisé pour moi.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Verasoie

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #39 le: 09 Novembre 2020 à 12:23:08 »
*prend sa pelle et déterre*

Citer
Je n’ai pas le droit de fumer le jeudi sur le balcon, il a peur que ça entre dans les tissus.

Exactement la première chose que je me suis dite quand il a mentionné fumer sur le balcon. Arg, le linge qui sèche
(hihi je croyais que le narrateur était un il)

Citer
Bientôt on canalisera nos sueurs et on pourra naviguer dessus,

ça me fait la même image que d'imaginer les passagers du métro comme chacun une ampoule (en termes de chaleur qu'ils génèrent)

Citer
Surtout des femmes, mais quelques hommes aussi, avec les mêmes parures maussades, dépressionnaires, en certains endroits du corps. Le feu passe au vert.

J'pense que comme "les corps" est utilisé pour désigner les cadavres qui tombent du ciel, le fait de l'utiliser dans un autre sens ici (comme un lieu où il y a les bleus) me perturbe un peu, je trouverais ça plus clean s'il était utilisé qu'en un seul sens

Vu la description du déluge, je trouve bizarre qu'ils aient l'air de circuler sans encombre dans la rue. Y'a une ellipse entre quand ils sortent et quand ils arrivent sur la place, et je trouve leur trajet difficile à imaginer, il semble trop facile... (à moins que ce ne soit voulu, puisqu'à part elle, personne ne les voit ? ... mais après ils commencent à enjamber...)



Oooooh la chute. Vraiment cool.

(Je lis les commentaires pour voir si je l'ai interprétée correctement)
(Du coup je me gausse en voyant Lo répondre à Mout qui est devenu Lo, et ce plusieurs fois mdr)

Pour moi c'est important qu'il n'y ait pas de flou dès le début sur le fait que ce qu'elle voit, ce sont des corps (cadavres) avec des bleus. C'est déjà suffisamment déroutant qu'il pleuve des corps, je préfère être déroutée par cette image claire que pas certaine de savoir à quelle image penser x)


J'aime vraiment la fin parce que j'ai l'impression qu'au moment où Alicia lui dit "Jamais plus tu me tabasses", elle a réussi à faire sortir d'elle les corps et que c'est (enfin) à Mauricio de les voir et d'en être affecté. (Disons que j'ai envie d'y croire, quoi, qu'elle arrive à lui ouvrir les yeux comme ça et à ce moment-là.)

Et aussi parce que ça donne la clé de pourquoi il pleut des corps. Pour moi c'est vraiment parlant.
En comparaison, quand je lisais Porphyre j'étais dans une optique "ok je lève mon incrédulité et je prends tout comme argent comptant et je me laisse porter" et dans ce voyage onirique, à aucun moment j'avais pied. Là, avec la même démarche de crédulité assumée, j'ai le sentiment à la fin d'être arrivée à bonne destination.

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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #40 le: 09 Novembre 2020 à 12:43:16 »
Petit commentaire inutile en passant :

Je suis super content de relire ce texte à l'occasion de sa remontée.
Je l'avais trouvé très littéraire et profond et intrigant.

J'ai l'occasion de te le redire pour de bon Lo...   :)
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Re : Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #41 le: 09 Novembre 2020 à 15:09:17 »
Ooooh. Hahaha. Le déterrage "une fois que le pseudo a été rétabli" ça fait bizarre, j'ai l'impression que le match est terminé et que les caméras s'invitent dans le vestiaire quand je suis tout nu.

@Vera : Oui je suis d'accord pour ta remarque sur l'emploi de "corps", il faudra que je change ça au cours d'une prochaine relecture, c'est vrai que ça me semble mieux de le laisser macérer dans sa seule acceptation de "cadavre".

Vu la description du déluge, je trouve bizarre qu'ils aient l'air de circuler sans encombre dans la rue. Y'a une ellipse entre quand ils sortent et quand ils arrivent sur la place, et je trouve leur trajet difficile à imaginer, il semble trop facile... (à moins que ce ne soit voulu, puisqu'à part elle, personne ne les voit ? ... mais après ils commencent à enjamber...)
Oui c'est difficile à rendre... Pour moi, c'est un déluge, mais un peu comme dans un rêve (en toute logique les corps devraient rendre les rues impraticables mais non, ou pas pour l'héroïne du rêve en tout cas), ou un peu comme si les corps étaient des apparitions. Donc elle les voient, ils tombent, mais elle (et peut-être elle seule ?) peut passer à travers. Ce qui ne veut pas dire que visuellement ce ne sont pas des obstacles (et que donc par réflexe elle cherche quand même à les éviter).
Dans ma tête, c'est un peu une combinaison illogique de plusieurs hypothèses. Ce qui me semble plutôt pas gênant (?) dans la mesure où j'assume un certain penchant onirique à cette histoire. Mais je devrais peut-être rendre ma vision des choses (qu'il est possible qu'elle passe à travers les corps, par exemple) un peu plus explicite...

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Oooooh la chute. Vraiment cool.
:coeur:

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(Du coup je me gausse en voyant Lo répondre à Mout qui est devenu Lo, et ce plusieurs fois mdr)
Le sentiment d'une telle perte de temps, à chaque fois que je me décidais à le faire :mrgreen:

Je suis très heureux en lisant la manière dont t'as perçu la fin !
En la relisant, je me dis qu'une partie de la problématique du texte c'est la verbalisation. En relisant la fin, je pense que oui, le coucher de soleil et l'accalmie viennent du fait qu'Alicia s'adresse enfin à Mauricio à voix haute (et peu importe l'état de Mauricio à ce moment-là). Il faut qu'elle s'entende verbaliser. Que sa réaction c'était bien mais qu'elle demeurait incomplète tant qu'il n'y avait pas de parole émise, d'affirmation directe. Parce que tout le texte en fait c'est un peu une nébuleuse de non-verbalisation, les corps qui tombent c'est ça aussi : des trucs qu'elle perçoit mais sans chercher à les définir clairement, sans témoigner de leur présence par la parole, sans les épingler au réel grâce à une parole claire. Une sorte de déni de facto
Je suis en train de réfléchir à mon propre texte, ça le fait pas -_-
Tout ça pour dire que je suis heureux que tu apprécies la fin, et que ça m'aide à l'apprécier aussi !

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En comparaison, quand je lisais Porphyre j'étais dans une optique "ok je lève mon incrédulité et je prends tout comme argent comptant et je me laisse porter" et dans ce voyage onirique, à aucun moment j'avais pied. Là, avec la même démarche de crédulité assumée, j'ai le sentiment à la fin d'être arrivée à bonne destination.
C'est sûr que les deux textes ne sont vraiment pas mus par la même démarche, mais c'est probablement vrai aussi que celui-ci est en fin de compte plus maitrisé :/

Merci beaucoup d'être venue par ici (:

@gage : Merci de nouveau, gage ! Ton avis m'importe et en l'occurrence me fait plaisir ^^
« Modifié: 09 Novembre 2020 à 15:11:16 par Lo »
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Re : T04 - Les hématomes
« Réponse #42 le: 10 Novembre 2020 à 16:11:29 »
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Oui c'est difficile à rendre... Pour moi, c'est un déluge, mais un peu comme dans un rêve (en toute logique les corps devraient rendre les rues impraticables mais non, ou pas pour l'héroïne du rêve en tout cas), ou un peu comme si les corps étaient des apparitions. Donc elle les voient, ils tombent, mais elle (et peut-être elle seule ?) peut passer à travers. Ce qui ne veut pas dire que visuellement ce ne sont pas des obstacles (et que donc par réflexe elle cherche quand même à les éviter).
Dans ma tête, c'est un peu une combinaison illogique de plusieurs hypothèses. Ce qui me semble plutôt pas gênant (?) dans la mesure où j'assume un certain penchant onirique à cette histoire. Mais je devrais peut-être rendre ma vision des choses (qu'il est possible qu'elle passe à travers les corps, par exemple) un peu plus explicite...

Le côté illogique (il pleut des corps mais je marche sans encombre) me parle oui ! En fait à ce moment-là je les croyais complètement réels je crois haha. J'avais accepté leur existence (donc ça m'a paru chelou) et c'est qu'après que j'ai réalisé que ah ben non (du coup ça rend aussi déroutant que dans un rêve donc ça fonctionne si c'était l'intention haha. j'veux dire si j'étais pas en mode lecture-critique-à-l'affût ça m'aurait probablement pas fait tilter)

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En la relisant, je me dis qu'une partie de la problématique du texte c'est la verbalisation. En relisant la fin, je pense que oui, le coucher de soleil et l'accalmie viennent du fait qu'Alicia s'adresse enfin à Mauricio à voix haute (et peu importe l'état de Mauricio à ce moment-là). Il faut qu'elle s'entende verbaliser.

Grave, j'aime bien cette idée. Les mots qu'elle a sont d'une violence qu'on attend pas (en tant que spectateur de la vie d'Alicia) mais qu'elle a clairement intériorisée (au point qu'il pleuve des cadavres dans sa tête). Et du coup la phrase est puissante

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C'est sûr que les deux textes ne sont vraiment pas mus par la même démarche, mais c'est probablement vrai aussi que celui-ci est en fin de compte plus maitrisé :/

Ah mais je disais pas ça pour dire "conclusion, ce texte est mieux que porphyres" hein ! Je me doute que c'est pas la même démarche de base, mais comme (et je m'en suis rendu compte récemment n'est-ce pas) ma démarche de lecture, elle, reste un peu toujours la même, j'en profitais pour essayer de mieux expliciter le souvenir que j'ai de porphyre (cet élément ne commentait donc pas du tout le bon texte mdr. Déso !)

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Re : Les hématomes
« Réponse #43 le: 13 Novembre 2020 à 14:56:57 »
Et moi je sors d'une relecture-correction de porphyre donc je vois tous ses défauts en 4x3 et en couleur, et je saisis toute perche tendue pour les expliciter. :mrgreen: :oxo:

Ça me satisfait vraiment beaucoup, de constater que tu reçois le texte (y compris la fin) de la manière dont je souhaitais qu'il soit reçu (:
Merci d'être venue lire et commenter (et je précise juste en passant que je n'oublie pas ton long compte rendu de lecture de Sourate et que j'y ai déjà répondu en détail... dans ma tête... Faut que je prenne le temps de le faire noir sur blanc, pardon) !
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