Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

11 Octobre 2026 à 23:43:39
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Seul contre tous

Auteur Sujet: Seul contre tous  (Lu 2662 fois)

Hors ligne Ugo

  • Scribe
  • Messages: 76
Seul contre tous
« le: 09 Novembre 2020 à 00:21:08 »
Errance d'une nausée.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
« Modifié: 09 Novembre 2020 à 13:58:20 par Ugo »
Amor fati.

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 097
Re : Seul contre tous
« Réponse #1 le: 09 Novembre 2020 à 09:06:58 »
Merci pour ton texte qui parle de toi. Tu te livres a cœur ouvert dedans.
Ton passage dans l'armée, ton vécu sur la drogue(même si on  dirait que tu le fais encore, mais cela ne me regarde pas), ta solitude...

Le sentiment que j'ai senti dans ce texte, c'est vouloir être fort, dominant, car pensant que si on est faible, on sera la brebis du loup.
Même que ton passage a l'armée et la drogue, comme tu le dis, c'est pour te sentir fort.

Je ne vais pas te parler de ton écriture ou de ton orthographe car étant médiocre la dedans.

Du moins, ton texte se lit facilement et se découle en suivant ton raisonnement. On comprend la logique du personnage avec ses soucis et ses peurs

Il a une phobie d'être faible et trouve même que c'est la honte.

Pourtant, il y aura toujours plus fort que nous. Ce n'est pas une raison de ne rien faire, mais la quête perpétuelle d'un objectif impossible rend amer le héros.
D'ailleurs ses objectifs le détruit, et je pense que ce ne sont pas ses objectifs qui le détruit, mais ses moyens pour y parvenir. Ses choix le détruit, car en choisissant certain qui sont mauvais, il oublie ses objectifs nobles pour juste atteindre celui du pouvoir par n'importe quel moyen.
On dirait qu'il avance seul dans sa vie et ne se rend pas compte qu'il se détruit lui-même.

Voila mon petit avis sur ton texte. J'espère n'avoir pas été trop dur, j'ai di ce que j'en ai pensé.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Ugo

  • Scribe
  • Messages: 76
Re : Seul contre tous
« Réponse #2 le: 09 Novembre 2020 à 13:53:09 »
Salut Cendres. Merci pour ton retour.  Ce genre de commentaires me fait plaisir, c'est ce genre de réaction que j'essaye de générer.
Je me souviens que tu n'avais pas accroché avec Fractal, donc je suis content de voir que ça prend mieux ici.


PS : Non, tu n'es pas trop dur. (:
Amor fati.

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 422
    • BEOCIEN
Re : Seul contre tous
« Réponse #3 le: 09 Novembre 2020 à 19:20:29 »
Bonsoir

Un grand bain d optimisme ! :)

Content d etre arrive au bout !!!


J espere que tu te sens mieux ? :-[
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Ugo

  • Scribe
  • Messages: 76
Re : Re : Seul contre tous
« Réponse #4 le: 09 Novembre 2020 à 19:40:33 »
J espere que tu te sens mieux ? :-[

Non  :noange:

(Si)
Amor fati.

Hors ligne Berthie

  • Plumelette
  • Messages: 18
Re : Seul contre tous
« Réponse #5 le: 16 Novembre 2020 à 10:34:10 »
Bonjour Ugo,

J'ai pris du temps pour lire ton texte, pour saisir intimement le sens et la puissances des mots et des images que tu utilises, qui me paraissent chaque fois très justes. Justes par l'intensité de leur vécu et par la mise en forme que tu leur donne.

La place que tu donnes à tes blessures et les nerfs qui les habitent ne te trahissent pas, c'est authentique.
Ce que je comprend, c'est que tu dépeins les visages d'une souffrance omniprésente, révélés par différents éléments.

Pour avoir partagé un bout de rue, je suis sensible aux jeux des regards, de puissance, de destruction et de culpabilité que tu décris.
Même si aujourd'hui je perçois cette expérience différemment et que je vois la force que j'en ai tiré.

Sinon j'ai juste une remarque par rapport à ces trois phrases, je ne sais pas si c'est voulu de ta part de ne pas dire "ce que"
Citer
Je n'ai su qu'une seule fois que c'était d'avoir un ami.
Citer
en ingurgitant ses discours nauséeux jusqu'à que votre foie craque ?
Citer
Est-ce les règles sont différentes là-bas ?

J'aime beaucoup le style de ton écriture.
Quelque part, tu sembles avoir trouvé une force bien à toi. Le projet pour tes dents ?

Merci pour tes mots.
« Modifié: 16 Novembre 2020 à 10:39:00 par Berthie »

Hors ligne Feather

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 074
Re : Seul contre tous
« Réponse #6 le: 18 Novembre 2020 à 00:01:47 »
Bonsoir Ugo,

Sauf erreur de ma part, j'ai eu le sentiment qu'il y avait une plus grande facilité d'écriture (orthographe, syntaxe) dans ce texte, lorsqu' étaient abordées des généralités abstraites: le style coule alors plus simplement et la pensée est plus déliée et ça en devient beau.
« Modifié: 18 Novembre 2020 à 21:08:01 par Feather »
Les larmes sans pleurs sont une lanterne.

Hors ligne Ugo

  • Scribe
  • Messages: 76
Re : Seul contre tous
« Réponse #7 le: 23 Novembre 2020 à 18:03:52 »
Salut. Je n'avais pas vu vos réponses, il y a du monde sur les textes courts.

Non, mes erreurs de syntaxe sont toujours des erreurs de syntaxe. Je me relis mal, voir ne me relis pas du tout. Je trouve rarement pertinents ces jeux de langue. Je crois qu'il n'y a que le poème du Jabberwocky qui m'ait jamais touché dans ce genre de registre.

Pour revenir de la rue, je suis content que ça t'atteigne Berthie. C'est un univers très supposé. Moi-même je le suppose beaucoup, je n'y ai pas passé plus que quelques mois, sans en subir le pire.
Quand je retrouve le calme, quand mon cerveau n'est plus suggestionné par le mal-être, je remercie toujours la douleur pour ce quelle m'a apprise.

J'ai un "univers" sans nom qui pourrait s'appeller "Le cercle", "Le cénacle", peu importe. C'est une zone abstraite et terriblement cohérente pour moi, que j'ai crée lors de mes parties de jeu de rôle. Elle lie ensemble tout mes personnages de fiction. Ils portent la même marque, et même s'ils suivent différemment chemins, sont rougis par le fer d'une terrible causalité. Il y a une hiérarchie théâtrale entre ces personnages. Et le théâtre est supposément, dans cet univers, la porte interdimensionnelle entre ces histoires, neutre, cosmiquement neutre. Mais chacun d'entre eux exprime une part de moi, même si le fond est donc systématiquement le même.

Pendant une époque, l'un de ces personnages était un Pénitent chrétien, flagellant, inspiré de la peinture "Procession des pénitents" de Francesco de Goya. Des muscles, une cagoule en cône et des mortifications. Je crois que l'un de mes plus grands fantasmes serait d'écrire sur la quête du Graal. Une intense lumière me traversait les veines et avait transformé ma douleur en vin, en une forme de précieux brevage spirituel. Tout en gardant un certain recul sur cette ode à la douleur, où il restait au fond, en dessous des ongles, un désespoir latent, et une acceptation résignée.

Je ne regrette pas une seule seconde d'avoir vécu ce que j'ai vécu. Si le démon de l'éternel retour venait me voir, j'arriverai encore à lui dire "Oui, je veux revivre ma vie", malgré l'intense malaise que je ressens encore aujourd'hui. Néanmoins, je n'écris pas pour donner des leçons de vie (je sais que tu ne me le reproches pas). Je le ferai peut-être le jour où j'aurai atteint le sommet de ma montagne.  J'écris pour témoigner. L'écriture est un buvard gras d'une encre qui ne choisit pas sa nuance, qui constate et imprime simplement la renversée. Je n'aime pas vraiment ce texte, mais ce n'est pas comme si c'était quelque chose d'inhabituel, néanmoins il m'importait d'agresser les clichés sur ce monde. C'est assez similaire à l'image qu'on se fait des Amérindiens, ou des tribus Amazoniennes. En en faisant des "bons sauvages". Il y a, dans le fantasme et le récit de ces populations, une déshumanisation que je déteste. On les met au dessus de nous, à l'écart d'instincts, de faiblesses, de compromis et de monstruosité pour nous-même se vautrer dans une culpabilité, le plaisir d'être quelque part du bon côté mais d'avoir la supériorité morale de s'en vouloir. C'est une forme de masturbation, d'expiation du pouvoir indirecte et hypocrite que j'ai toujours trouvé insupportable. L'aristocratie a muté dans ce simulacre chrétien sans même s'en rendre compte.

Je voulais parler de l'écrasement, de ce que j'appelle "les ténèbres réelles", celles qui n'ont pas de difformités, de longues griffes, ou de monstruosité particulière. Ces ténèbres trop humaines, ces ténèbres du sablier, la procession lente des maladies, des addictions, et du contentement dans le sinistre. Mais pas que. Il y a une similitude entre l'artiste de théâtre qui porte tout les costumes de l'être sans participer directement au jeu de la vie et le clochard Diogène. Assis avec eux, j'ai eu le temps de découvrir le propre trafic de ma noirceur mais aussi celui de ma lumière, découvrir à quel point la vie trouvera systématiquement son chemin, même au creux de son enfer. Les dialogues dans l'impuissance, dans la passivité, dans les contemplations froides auront été parmi les plus touchants que j'ai pu tenir. Pas par leur hauteur, mais leur clarté et leur douceur. Apprendre à aimer la banalité fait parti du plus important.

Quand j'écris ces textes, je suis dans une sorte de transe. Je ne suis pas tout à fait moi-même, je suis l'animal de moi. Si je devais être entier ou plutôt relatif sur cette partie de ma vie, nul doute que ça serait plus sage, mais aussi beaucoup plus impersonnel et maladroit. Il n'y aurait rien à retirer, il n'y aurait pas d'autel à aucune émotion, aucun biais de l'existence.

Je sais à nouveau que tu ne me reproches rien de ce que je développe et justifie ici, mais je me suis servi de ta remarque pour développer.

Et pour te répondre Feather, je ne sais pas ce que tu as exactement lu de moi, mais oui, ce genre de textes sont plus naturels pour moi. Même si c'est romancé, le fait de parler de quelque chose que j'ai vécu, qui m'a traversé, que j'ai réellement digéré jusqu'aux cimes de la nausée me décomplexe. C'est une règle presque dogmatique que je m'impose toujours, même dans la fiction. Par exemple, je me sentirais coupable de parler d'un guerrier sans avoir fait la guerre. Evidemment, si la guerre en soi est supposée être une métaphore d'autre chose (Apocalypse now pour exemple), c'est différent. Néanmoins, cette idée de légitimité et d'empirisme est sacrée dans ce que je fais.
J'ai longtemps culpabilisé d'écrire ce que j'écrivais, n'y voyant pas de la vraie littérature mais un journal intime sans intérêt. Vos retours ici me confortent dans cet instinct, même si j'aimerai être capable d'écrire quelque chose de plus linéaire et simple (qui sait, ça arrivera peut-être un jour).
Généralement, je ne fais que suivre la transe, obéir à la fièvre. Les jours qui suivent, je vire les tumeurs et je peaufine, je travaille à froid, et on arrive à un chaos relativement maîtrisé.
Depuis que j'ai commencé à poster ici, j'ai réussi à prendre confiance dans mon style et je vois ma personnalité profonde émerger dans ce que j'écris.
Un jour, je pense que je maîtriserai totalement ce style et que je pourrais en être fier, totalement fier.


Amor fati.

Hors ligne Persona

  • Calliopéen
  • Messages: 476
  • Poisson du Léthé
Re : Seul contre tous
« Réponse #8 le: 23 Novembre 2020 à 21:32:50 »
Bpnjour Ugo,

Je suis venue lire plusieurs des tes textes.
Impressionnée par la façon dont tu craches la vérité, j'avais déjà trouvé que c'était le cas dans Fractal même si je n'ai pas tout lu.
Les images ne me paraissent jamais forcées, j'ai cette impression qu'elles te viennent d'on ne sait pas où pour traduire au mieux la fulgurance d'un son, d'une lumière, d'une émotion. C'est d'une sincérité rare...
Il y a bien 2-3 broutilles d'orthographe mais franchement... sur un texte écrit dans l'instinct comme celui-là (c'est bien le cas ?) fatalement...

Merci du partage

Hors ligne Ugo

  • Scribe
  • Messages: 76
Re : Seul contre tous
« Réponse #9 le: 23 Novembre 2020 à 23:26:00 »
Bonsoir Persona.
Oui, tout est écrit dans l'urgence et l'instinct...
...Pour la plus grande partie. Il faut toujours que je revienne enlever les grosseurs derrière.
A force de crier, la gorge s'enraille.

Merci beaucoup pour ton retour.

PS : Oui, je fais beaucoup de fautes. Surtout, de, ponctuation, mais, j'y, trava,ille.
« Modifié: 23 Novembre 2020 à 23:27:40 par Ugo »
Amor fati.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.019 secondes avec 23 requêtes.