Ho mon doux prolongement, tu n existera pas finalement... tu aurais pu vivre normalement blotti contre ta maman . Mais j en ai décidé autrement.
Voici que désormais je t imagine sans arrêt, ton odeur et te toucher , mes tripes se serrent et ma gorge se noue , il n y aura jamais de mouvements entre nous.
Tout est figé dans mes souvenirs , que je fais et je défais imaginant le moindre de tes sourires ..
ho mon doux prolongement , qu ai je fais pour qu a présent je sois seule en larmoyant ? J etais en pleine conscience bien sûr, ingérant ce cachet d une main sûre... mais savoir ne suffit pas .. je te veux tout contre moi ... je veux cette souffrance de l accouchement , me sentir déchirer de dedans , payer le prix physiquement de ton absence, de ta non vie.
Ho mon enfant je suis seule à te pleurer ... le bourreau qui pleure sa victime ... pathétique envie ...
Pardonne moi de la où tu es... pardonne à celle qui ne pourra pas se pardonner ... poid de culpabilité mêlé au parfum de regret !
Et me voilà regardant cette flamme vaciller , cette bougie pour ton deuil et j apprehende l'obscurité... que se passera t il après ? Vais je continuer à compter ? Passant d in utéro à ta vie imaginée ? Je continuerais à te pleurer... moi la mère qui t ai tué.
Mais que dis je ? Ne te soucis pas de moi mon ange , continu de voler moi je te ferais exister , te pleurant, te priant... la main sur le ventre les yeux aux ciels . Planter la entre la terre, mes larmes et les eaux que le ciel deverse, tel une onction dernière à meme la chair meurtrie de ton absence ... corps à vif, amour sincère. Réceptacle demeurant vide. Ton âme est grande. Contraste saisissant. Une mère sans son enfant . Un cris d amour et de pardon. Une prière pour mon embryon...