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19 Juin 2026 à 00:34:50
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La Banque

Auteur Sujet: La Banque  (Lu 1169 fois)

Hors ligne Pépin

  • Plumelette
  • Messages: 11
La Banque
« le: 22 Juillet 2020 à 00:59:58 »
Salut, ce texte m’a servi comme test d'écriture. Je voulais voir si j'étais capable d'écrire une scène avec peu de personnages, peu de dialogue, un début, un milieu et une fin. Ce sont des évènements exagérés basés sur une visite que j'ai eue à la banque. Bonne lecture et merci!


La Banque

Il attendait avec impatience dans le petit salon de la banque. Son rendez-vous était déjà quinze minutes en retard. L’établissement semblait vide. Les couloirs remplis de cubicules avaient leurs lumières et portes fermées. Ceci alourdissait davantage la situation pour le jeune homme. Il se demandait si la banque n’avait pas congédié le personnel entier et qu’il serait forcé à faire affaire avec les miettes restantes de salariés incompétents. C’était l’incompétence qui l’avait mis dans ce trou. Quelle sotte ! Dans son dernier rendez-vous, l’agente de banque du quartier chinois lui avait assuré que mettre ses placements dans un compte d’investissement lui apporterait peu de risque surtout avec l’état économique de nos jours. Un mois plus tard… Le Krach boursier. L’économie mondiale s’effondre ; du jamais vu. Tout ça pour un petit virus qui semblent seulement entraîner la mort aux vieux infirmes et quelques personnes déjà affligées d’un autre accablement. Déclarer une pandémie était une décision démesurée. Cette prévention va entraîner une misère mondiale ; et pour lui, le fond de son portefeuille.
Il serrait avec force le bras du siège et ressentit une flamme grimpée dans le blanc des yeux. Cette agitation dévia son regard qui se déposa sur l’image affichée dans l’entrée d’une mère et son fils d’un pays défavorisé. Il prit un moment pour étudier la mère aux yeux éreintée qui força un sourire pour la caméra en gardant son fils proche d’elle. Peut-être, la collaboration demeure sa seule méthode de défense contre les banques géantes qui viennent s’imposer aux cultures vulnérables en prétendant aider pour mondialiser leurs institutions. Peut-être, c’est eux, les villageois, qui souffrent le plus quand l’économie mondiale tombe en péril. Il ne savait pas, il n’imaginait que des stéréotypes.
Ce recadrage de la situation ; supposer que quelqu’un se trouve dans de pires circonstances ; lui délivrait de son âpreté pour un bref moment, mais il retomba dans l’angoisse quand il remarqua l’horloge. Mais qu’est-ce qui prenait tellement de temps ? Il perdrait tout son argent avant qu’il puisse retirer sa somme. D’un élan brusque, il se leva et se précipita vers la vacuité du couloir sans se faire apercevoir par la réceptionniste qui assistait un client.
Après avoir tourné le coin, il perçut une porte mi-ouverte au fond du corridor, illuminé par le rebond agité de lumière d’un écran d’ordinateur. En s’approchant, le jeune homme prépara son discours avec résolution. Cette fois, il ne se fera pas duper.
Il ouvrit la porte du bureau et vois un homme assis, penché devant son ordinateur avec les mains sur le visage et les yeux rouges sang. Sa consommation d’information l’avait intoxiqué. Le jeune homme resta devant la porte et le fixa, il attendait de se faire remarquer et espérait avoir des excuses pour le retard. L’agent semble l’avoir enregistré, mais eu de la misère à se détacher de la projection du flux de nouvelles. D’un bond, il se redressa et pria le jeune homme de s’asseoir ! « Bonjour Monsieur ! Que puis-je faire pour vous aujourd’hui ? »
Le jeune homme hésita une seconde pour considérer l’insolite de la situation. Dans le bureau, une pesanteur ombrageuse envahit l’espace, la seule source d’éclairage brasillait du flux de médias ; une odeur de perspiration rôdait autour et étouffait l’air d’une chaleur humide. Il avait l’impression de se trouver dans un désert de la rêverie. Curieusement, son contact avec ce désordre réussit à le calmer grâce à la mise en distance qu’il prit de son interlocuteur. Il s’assit. « Je veux retirer mes investissements. » L’agent emporté par la panique sauta sur son ordinateur pour retrouver les comptes. « Je vous sors ça tout de suite ! » Durant son tapage, il ajouta : « Mais qu’est-ce qui vous a empêché de faire ça avant ? » Le jeune homme était déboussolé ; le manque de professionnalisme de l’agent, sa décision tranchante de se lancer au secours sans avoir pris réflexion, même quand l’action à prendre apparait évidente, l’importuna. Mais, il constata aussi qu’une pandémie provoqua des effets différents pour chacun. « Il y a environ un mois, j’ai eu rendez-vous avec une agente d’une autre succursale, elle m’a assuré qu’il n’y avait pas de risque d’investir maintenant. » L’agent le regarda droit dans les yeux et dit : « Ce que vous me disiez monsieur est très sérieux. Êtes-vous certains ? » La manière légèrement dramatique de poser cette question irrita le jeune homme. L’agent repris : « Cette employée pourrait avoir de sévères conséquences. » Le jeune homme prit une respiration et ressentit une petite agitation ; des images d’avocat, de poursuite judiciaire, d’emprisonnement de l’employée lui tourbillonna l’esprit. Mais avant de se laisser affecter par le ton exagéré de l’autre, il demanda : « Quelles sortes de conséquences ? »
Cette question figea l’agent et pour un instant il semblait être retourné sur terre ; mais l’espoir d’une réflexion éclairé se fait engouffrer par son accoutumance à imaginer des scénarios extrêmes qui finit par le soumettre à des actes superflus. Avec un ton contracté ; il répondit qu’il ne savait pas exactement les conséquences à venir ; mais se lança dans des explications, en décrivant comment il pourrait contacter le directeur de la banque pour trouver une façon de persécuter l’employée. Cet état effaré et amplifié rappela le jeune homme de ses propres réactions durant le début de l’effondrement économique. Il avait assez vu. Cette indignation de confiance incitée par les agents de banques confirma certaines idées semées en lui préalablement. Avant de retirer son argent, il préfèrerait s’instruire dans le domaine pour se trouver une indépendance financière et éviter les consignes de banquiers imprégnés de biais et motifs personnels. Il se leva. L’agent s’arrêta dans le milieu de son discours. Le jeune homme remercia l’agent pour son temps et se dirigea vers la porte. Il ne ressentait pas le besoin de justifier son départ. En sortant, il ouvrit les lumières et partit du bureau.



« Modifié: 23 Juillet 2020 à 01:56:40 par Pépin »

Hors ligne Volk

  • Tabellion
  • Messages: 53
Re : La Banque
« Réponse #1 le: 22 Juillet 2020 à 09:00:56 »
À mon avis il y a encore beaucoup de travail à faire, déjà dans la mise en page. Ce bloc très dense ne facilite pas la lecture, pensez à faire des paragraphes pour aérer tout ça. Ensuite j'ai relevé des problèmes de concordance des temps ici et là, des verbes au présent se mêlent à des verbes au passé. Le style m'apparaît lourd, sans beaucoup d'originalité, avec des tournures étranges : "avant de se faire emporter par le ton drastique de l’autre".
Quant à l'histoire en elle-même, elle essaie de s'appuyer sur l'actualité mais n'est vraiment pas d'un grand intérêt.

Hors ligne Pépin

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : Re : La Banque
« Réponse #2 le: 22 Juillet 2020 à 19:11:14 »
À mon avis il y a encore beaucoup de travail à faire, déjà dans la mise en page. Ce bloc très dense ne facilite pas la lecture, pensez à faire des paragraphes pour aérer tout ça. Ensuite j'ai relevé des problèmes de concordance des temps ici et là, des verbes au présent se mêlent à des verbes au passé. Le style m'apparaît lourd, sans beaucoup d'originalité, avec des tournures étranges : "avant de se faire emporter par le ton drastique de l’autre".
Quant à l'histoire en elle-même, elle essaie de s'appuyer sur l'actualité mais n'est vraiment pas d'un grand intérêt.

Salut Volk!

Merci pour le feedback! J'ai ajouté des paragraphes et j'ai changé les temps du présent.

Pour "avant de se faire emporter par le ton drastique de l’autre". J'ai mis ''avant de se laisser affecter par le ton exagéré de l’autre''

Et pour l'histoire je suis d'accord qu’elle n'est pas d'un grand intérêt, mais ce n'était pas mon objectif. Je voulais seulement voir si j'étais capable d'écrire une scène avec des idées claires.

Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 000
Re : La Banque
« Réponse #3 le: 22 Juillet 2020 à 19:20:22 »
J'ai lut ton texte avec intérêt.
Le sujet n'est pas simple à traiter car par nature pas très accrocheuse.
Du moins tu as voulu relever ce défis. Tu t'en sors pas si mal, même si je trouve le texte un peu trop long pour un tel sujet.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne Pépin

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : Re : La Banque
« Réponse #4 le: 22 Juillet 2020 à 22:08:47 »
J'ai lut ton texte avec intérêt.
Le sujet n'est pas simple à traiter car par nature pas très accrocheuse.
Du moins tu as voulu relever ce défis. Tu t'en sors pas si mal, même si je trouve le texte un peu trop long pour un tel sujet.

Merci Cendres!

Ouais c'est définitivement un peu trop long. Je voulais découvrir mon style d'écriture, car ça fessait depuis le secondaire que je n'aie pas écrit de scène ou de nouvelle, alors je n'ai pas pris le temps de rechercher un sujet intéressant.

Hors ligne Fred Pollux

  • Aède
  • Messages: 157
Re : La Banque
« Réponse #5 le: 22 Juillet 2020 à 22:34:30 »
Bonjour Pépin,
Il y a, pour moi, beaucoup de bonnes choses dans ton texte. Attention effectivement à la cohérence des temps, et quelques coquilles. J'en ai relevé une qui pourrait être un lapsus : "vieillards infimes" (Je pense qu'il s'agit d'infirmes... mais ça donne une touche un peu sarcastique et inconvenante à ta phrase qui ne me déplaît pas). J'ai le sentiment (très subjectif) que, si ton intention est claire, tu cherches un peu tes "leviers" pour bien arriver à tes fins.
À te lire prochainement.

Hors ligne Pépin

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : Re : La Banque
« Réponse #6 le: 23 Juillet 2020 à 01:56:09 »
Bonjour Pépin,
Il y a, pour moi, beaucoup de bonnes choses dans ton texte. Attention effectivement à la cohérence des temps, et quelques coquilles. J'en ai relevé une qui pourrait être un lapsus : "vieillards infimes" (Je pense qu'il s'agit d'infirmes... mais ça donne une touche un peu sarcastique et inconvenante à ta phrase qui ne me déplaît pas). J'ai le sentiment (très subjectif) que, si ton intention est claire, tu cherches un peu tes "leviers" pour bien arriver à tes fins.
À te lire prochainement.

Salut Fred!

Merci pour le commentaire! Oui effectivement, tu as raison c'était un lapsus. Je voulais dire ''Infirme'' Merci à tes yeux haha
Oui exactement, je n'ai pas grande expérience en écriture. J'ai plutôt eu des formations en art visuel, Cinéma, Jeu d'acteur. Alors au moment présent, je me concentre à travailler ma plume et de trouver ma ''voix'' littéraire, style; pour bien communiquer mes intentions.

 


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