Salut salut,
Je l’aperçois dans le rétroviseur. Son teint est déjà bronzée après seulement deux jours passés sous
bronzé
le soleil du Piémont. Ses cheveux s’envolent autour d’elle à mesure que son corps cède à la danse.
j'ai un peu de peine à imaginer un "corps qui cède à la danse" dans une voiture
Je force mon regard à se poser ailleurs que sur la rougeur de ses lèvres.
je trouve ça un poil cliché
Sarah acquiesce en pouffant sans que je ne parvienne à identifier les tenants humoristiques d’une telle évidence.
sans que n'est pas suivi de la négation ; la fin de phrase me paraît un peu sophistiquée par rapport au reste.
« Je crois qu’il est rongé par l’angoisse. » Son diagnostic implacable est semblable à un couteau enfoncé avec force dans le creux de mon ventre. Romeo se moque à demi-mots et je sens la pointe remuer encore et encore au cœur de mes entrailles. Un sourire se dessine sous la contrainte mais j’imagine qu’il cache avec peine un mal-être qui menace en permanence de surgir comme un animal féroce. Qui de l’animal ou du métal aura raison le premier de mon hémorragie.
c'est assez intéressant, cette sensation d'enfermement du narrateur ; le malaise social qu'il a à ce moment-là. Je crois que j'aurais bien aimé voir cet aspect-là un peu plus développé. Globalement, j'ai pas réussi à savoir si c'était un trait de caractère (ça m'a donné l'impression vers le début du texte, moins vers la fin, où j'ai plus eu l'impression que c'était quelque chose de lié au fait qu'il est amoureux de Sarah)
Je voudrais que la voiture s’arrête et qu’ils s’en aillent tous les deux explorer une grotte, emplis de la fausse intuition qu’ils sont de grands aventuriers.
je sais pas si "intuition" est le bon mot. Impression ? Certitude ? Conviction ? (je sais pas, en vrai..., ptet qu'intuition c'est quand même bien).
l’odeur sucrée de son parfum.
ça aussi, je trouve un poil cliché
j'ai pas réussi à savoir s'il rêve vraiment, dans la deuxième partie, du coup... j'ai eu l'impression que non en première lecture, mais la suite du texte m'a fait douter.
Je suis réveillé par le fracas du plongeon de Romeo. A en juger au bruit sec,
un bruit sec, dans une piscine...

Parle Romeo, ose dire un mot qui brisera cet instant suspendu et je te frapperais si fort que tu ne diras plus jamais rien.
frapperai
c'est étonnant, cette envie de réagir par la violence... en fait je crois que là aussi, c'est pas assez développe (pour moi), et je vois pas trop à ce stade-là pourquoi il est aussi tendu vis-à-vis de Romeo. J'ai pas compris qui est vraiment Romeo, est-ce que c'est le copain/l'amant de Sarah (ce qui est possible si jamais la partie du dessus est bel et bien un rêve), ou si c'est autre choses. J'ai un peu l'impression de manquer d'éléments (mais y a peut-être quelque chose que j'ai tout bêtement pas compris).
Sarah ne porte qu’une culotte serrée. Ses seins sont d’une clarté presque agressive au milieu de son corps bronzé. Elle s’attache les cheveux tandis qu’elle pose un genou puis deux sur les draps désordonnés. Elle semble prête à s’abandonner, elle a le cœur rapide mais le visage apaisé. Elle s’applique dans des mouvements lents et réfléchis pour que l’excitation gagne en ampleur. L’odeur vanillée de sa peau occupe la totalité de l’espace. Le monde est immobile, accroché au moindre de ses gestes. Sa bouche entrouverte s’approche avec assurance de sa cible et j’entends déjà Romeo laisser échapper un léger bruit de désir.
Je suis à plusieurs mètres de la baie vitrée qui les isolent du reste du monde. En réalité, je n’aperçois que le flou de leurs silhouettes respectives. J’ai les yeux rougis de tristesse.
là, j'ai pas tout compris, je crois... bon je comprends le jeu qui consiste faire croire qu'il est avec Sarah, mais d'une part y a une description très précise des gestes de celle-ci, et d'autre part le narrateur dit ensuite qu'il n'aperçoit que le flou des silhouette... est-ce que tout se passe juste dans son imagination ?
J’imagine Sarah de profil, lever les bras bien hauts pour que ses seins offrent un merveilleux spectacle d’ombres chinoises au spectateur frustré, ravie de l’effet.
j'ai un peu de peine à imaginer quelqu'un faire volontairement ça
sur la suite : pour prendre suffisamment de vitesse, il doit quand même être à bonne distance de la chambre... du coup je sais pas trop comment il arrive à voir autant de détails.
La fin m'a laissé un peu perplexe. Bon en fait, en relisant, je crois qu'elle éclaire un peu le reste même s'il reste pas mal de mystère. Je suis pas certain d'avoir vraiment compris le statut de chaque membre de ce "trio" par rapport aux autres, je crois qu'il m'a manqué des éléments.
Sinon, le texte se lit plutôt bien. Je trouve pas le style à tomber par terre mais l'enchaînement marche plutôt bien. Disons que ça m'a paru trop court pour bien appréhender la complexité de la situation et des personnalités des uns et des autres. Si effectivement il est fou et tout se passe dans son imagination, peut-être mettre quelques indices, quelques phrases qui s'éclaireraient quand on lit la fin ?
Merci pour le partage

Chapart