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Auteur Sujet: Une mystérieuse affaire de style  (Lu 22655 fois)

Hors ligne Claudius

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #30 le: 02 Avril 2018 à 22:27:43 »


Loïc, ton raisonnement est intéressant, c'est sans doute en partie bien pensé. Je ne réalisais pas à quel point ce pays Catalan est présent dans mes écrits.
Tout au moins dans ceux à tendance poétique. Mon immersion dans ces montagnes est pour moi la meilleure chose qui me soit arrivée, c'est sûrement la raison première de ton ressenti.

D'autres textes ou poèmes plus "humoureux" je suppose ne sont pas de même facture

Merci de ton implication à me lire.

J'ai apprécié ce petit jeu, même si j'ai eu du mal à analyser.

Bravo à tous

 :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #31 le: 18 Avril 2018 à 02:41:15 »


Bon, j'arrive complètement en retad (ca va ca va, je suis pas le seule cnore, je crois  :mrgreen: )


Pour parler de toi Zagreos
*début de musique de joyeux anniversaire ou bien, générique de yu gi oh découvrant une carte piège, au choix*




Tu dis en préambule que ce sont des textes qui datent, mais sur une fourchette entre l'été dernier et mainteant, c'est du tout récent ^^ (je suis allé revoir deux de tes textes plus vieux aussi du coup, masse et les égouts de Paris, dans la foulée des deuxième lectures des autres :P )

Déjà je vais commencer par le plus évident, sur l'écriture elle même (et je parlerai ensuite du fond)


Tu écris principalement à la troisième personne, et au passé.
Et globalement dans le maniement du temps, t'es impec' (il me semble même que dans certains passages d'action, tu passes au présent, et c'est un truc que j'aime vraiment beaucoup, pas facile à faire mais très fin et efficace).
Sur ta narration, c'est souvent aussi des narrateurs semi-omniscients, posé entre ce que le personnage sait et n'est parfois pas dit, et ce que le narrateur sait et ne dit pas forcément non plus, bref la cohabitation est intéressante, d'autant que ton narrateur n'est jamais trop présent et ca laisse pas mal de liberté ^^


Pour le style, je dirai que tu as un style au final très simple, ou plus que simple classique (simple et classique, aux sens plus élogiex hein, les deux peut être diablement bons c'est pas péjoratif dans ma bouche).
C'est à dire que tu te réserves souvent un cadre dans tes phrases bien bâti et posé, assez peu d'envolées au final. Et c'est marrant, je regardais rapidement en parcourant tes anciens textes, ca fait un bout de temps que tu ne fais plus de poésie non plus ? ^^ C'est marrant parce que là aussi tu faisais de la poésie assez cadrée, en vers et comptés. Là encore, c'est pas un reproche, parce que en fait ça te va bien, j'entends que ca se sent que tu as un sens du rythme, du rythme qui tourne bien comme un moteur, t'as assurément l'oeil pour ça.
Dans ce sens là, je le dis juste parce que je trouvais la remarque intéressante sans trop savoir qu'en faire, tu fais rarement des phrases avec pls de deux virgules (et j'ai jamais vu plus de trois), voilà je le dis juste comme ça haha, ca va un peu dans le sens de ce que je dis (c'est des virgules bien posées et qui soutiennent bien les phrases, parfois apporte le piquant qu'il faut pour les relancer ou les clore)

Et quand je vois l'évolution par rapport à tes premiers textes, ca va aussi dans ce sens, donc je vois la marge de progression que tu as fait, vu que tu faisais des phrases encore plus courtes  ^^

(ca me donnerait presque envie, comme un certain lutin me l'a fait lire dans le passé, de te faire lire Les souterrains de Kerouac, écrit quasiment uniquement avec des tirets cadratins, ca change un homme  :D mais bon vu que t'es pas dans une dynamique de longue phrases, je dit ca juste pour la plaisanterie)

Le seul vrai "reproche que je pourrais faire, c'est pas tellement au niveau du rythme (tu sais aussi amener des cassures avec des phrases à un mot etc, qui fonctionnent, et je crois que souvenir que tu l'as déjà fait aussi en dico un peu plus, enfin ptet qu'expérimenter un peu plus de ce côté là t'apporterai toujours quelque chose, mais je pense pas que ton écriture en elle-même tende vers ça, donc, ca peut t'apporter, comme un plus, de tester des trucs)
Désolé je me suis perdu (suspens) je voulais dire, c'est sur tes amorces de phrases. Il me semble avoir vu un commentaire de Nacas quelque part qui te disait déjà ça, tes premiers mots de phrases sont très tès classiques. Des le la quand que c'est avec alors, bref des pronoms, des mots transitifs, ca coule tout seul et à un moment j'ai regretté un peu ce manque de..surprise à nouvelle phrase. Et je pense pas que ce soit un manque de vocabulaire, parce que ca (comme sur les matelas voraces, mais je vais revenir sur ce point) ca fait plutôt partie de tes qualités. Donc voilà, pour réjoindre ce que je disais dans la parenthèses d'avant, sans te conseiller de dynamiter tes textes, peut être rechercher un petit peu dans les structures de phrases ce qui pourrait amener des débuts de phrases moins attendus ( je trouve que arpès le terminus Hadès testait déjà plus dans ce sens, après je me trompe peut-être)



Je fait une parenthèse de transition ici, pour te dire que j'ai eu du mal avec la fin de Après le terminus, Hadès, malgré tes corrections on dirait. En fait, j'ai pas saisi : il part sur les rail avec son théâtre, puis d'un coup on dirait qu'il l'a plus et il fait demi tour comme pour accuser le chauffeur (dont d'ailleurs on ne sait pas si c'est le même chauffeur que celui qui lui a ouvert, on dirait pas). Alors en relisant à nouveu, je vois qu'en fait il trébuche juste (mais la façon dont tu décris le corps qui chute, même si tu dis chute, est pas hyper explicite, je trouve) casse le truc et ne se rend pas compte... Mais du coup pas cohérent. En fait j'ai vraiment cru que genre, le chaffeur l'avait cassé sans faire exprès avant de lui rendre, et qu'il l'avait réalisé qu'ensuite, ou qu'il n'avait jamais eu son theatre entre les mains, bref, je pense que tu pourrais encore clarifier cette scène et donner une véritable raison pour la baston, qui passe très bien à l'écrit en plus (et sans en plus ne faire passer ni l'un ni l'autre pour des connards).
(et au passage ce texte était très cool, voilà)
(fin de la parenthèse)





LE FOND
Eh oui



D'abord, tu te dis toi même écrire des textes plus sf et des textes plus littérature blanche, et en fit en te lisant, j'ai pas l'impression que tu devrais te fixer ces barrières. Tes textes sont parfaietement entre les deux, allient très bien les deux.
E fait en te lisans je pense forcément à Pennac (du coup je ne peux pas concevoir que tu 'ai pas lu Pennac, et si c'est pas le cas, fonce !! toute sa série avec l'inspecteur dont la profession est bouc émissaire, ahem, la fée carabine par exemple ! )
J'ai lu un livre y'a pas longtemps (qui est pas forcément des plus réussi mais pas mauvais et intéressant) qui est un témoignage d'une psy dans un monde dystopique ultra contrôlé, on est parfaitement entre les deux et il est vendu comme de la blanche

En fait même dans tes textes qui ne sont pas sf, y'a un foisonnement qui, dans l'étrangeté des situations ou la marginalité des personnages, frise toujours un peu avec le fantastique et c'est une très grande force. Et je pense que tu es capable d'allier les deux sans que l'un ne vienne contredire l'autre, dans le sens où le réel tu le manie toujours avec sa part d'irréalité, avec les flottements non pas de la raison (même si un peu) mais de la sensibilité face au monde, et tes fictions, toujours avec un aspect matériel très présent. Et au cœur de ça une légereté à parler de ce qui est grave, la sensibilité qui tient la balance.

Le truc qui me marque dans ce sens, et qui symbolise et te caractérise bien tout ça, c'est le rapport que tu as aux objets. Dans tes quatre textes c'est l'élément central. Bref tu arrives à donner vie aux objets comme des personnages à part entière en restranscrivant parfaitement l'attachement ou la sensibilité qui est placée en eux (et forcément dans les matelas vorace, ca déroule de ce côté et ca fonctionne du feu de dieu)

Et c'est aussi un peu dans ce sens que j'en viens à dire « classique », pas uniquement pour la forme, pour le fond, qui traite du réel (même si c'est une réalité fictionnel) de façon tangible, comme une vraie extension de l'humain. Ca sent bon la mystique des brocantes (j'arrive pas à trouver de phrase qui corresponde mieux), comme un lien très fort envers l'objet en tant que culture, personnelle, c'est à dire dans la construction du personnage, mais aussi une culture globale du monde dépeint, bref comme une fascination des cultures dans leur aspect porte tangible et matérielle du monde (et je dis ça sans basculer dans le totémisme sociologique, même si on n'en est pas loin au final).

Pour ça que je parle de Pennac (et je pense aussi, dans la « couleur » globale que tes textes me font ressentir, et cet aspect, tranche de vie appliquée dans un monde en l'observant avec une loupe, dans ses détails car c'est à ça que l'histoire et les personnages se raccrochent, je pense aussi à Simenon -et je me doute aussi, de l'influence d'Hugo-. C'est en ça que je parle de classique, pour la force, mais aussi le fond, y'a une « couleur » que je trouve partagée entre ces auteurs et ce que tu developpes, je trouve, tu me diras si je me trompe). Parce que Pennac arrive à prendre ce côté surréaliste des événements tout en restant parfaitement dans notre réalité, parfois avec des métaphores poétiques, aussi, et puis drôle aussi, par le biais de certains persos, pourquoi pas une piste, je ne sais pas.
Et cet attachement se ressent aussi dans le vocabulaire que tu utilises, qui fait bien honneur à tout ça.



Du coup, vu le foisonnement que tu déploies au niveau de l'ambiance (sans trop en faire, grâce à ton type de narration) et surtout de la matière de ce à quoi se rapporte les univers que tu met en place, je trouve que ton style correspond bien, si t'avais des phrases dynamitées, ca serait trop à suivre, juste bah, continuer à le solidifier quoi (mais bon c'est pa le but de l'analyse haha)


Et je pense, pour clore parce que comme d'hab je parle beaucoup, à un livre que j'ai lu aussi de Amin Maalouf. En gros il raconte une histoire dystopique (je sais pas si t'as vu le film Les fils de l'homme) mais part cet angle totalement « blanc » comme je t'en parlais plus haut. Le point fort, c'est son perso principal sur le début, un docteur spécialiste dans l'étude des scarabées. Ce personnage me fait tellement mais alors tellement penser à ce que tu pourrais faire, il est juste, délicieux dans son exposition. PLUS, ce livre a une écriture à la fois très classique, c'est à dire plus comme toi, solide avec des constructions de phrases simples mais un très bon vocabulaire, le plus, c'est qu'il se permet plus de liberté à ce niveau là. C'est à dire des débuts de phrases un peu en dehors de leurs usages, des mélanges entre très vieilles tournures et à la fois des utilisation hyper modernes. C'est un livre très court qui pourrais t'intéresser je pense (je sais pas si tu viens à la rando de ce dimanche, mais je te le passerai, il fait 150 pages je crois, c'est assez court ^^ ), enfin voilà, il m'a fait penser à a tonalité de ce que tu fais (mais je t'ai beaucoup comparé et euh, je suis désolé de ça, c'est pas agréable et ca aide pas forcément à trouver son truc, enfin voilà, quand je parle de tonalité, c'est juste comme je dis une couleur, un vague esprit commun, comme je l'ai relevé sur plein de trucs tu developpe déjà quelque chose de bien à toi, j'entends par là que tu l'as peut être plus trouvé que tu ne le crois et que t'as encore un champ immense dans ce genre là et que ca semble te correspondre, et que après, y'a encore mille et une branches à explorer, mais t'as une bonne grosse base)



Ah si tiens, j'ai oublié d'en parler alors que c'était sur ma to-do list, mais j'ai peu retrouvé dans tes textes les touches d'humour pourtant énormes que je t'ai vu faire dans les soirées dico, voilà c'est tout ce que je voulais faire remarquer haha





VOILA VOILA
j'ai mis le temps, j'espère ne pas être trop à côté sur certaines choses, ni trop en avoir fait en parlant d'autres auteurs, en tout cas c'était fort chouette de te (re) découvrir, hors des tic tac et soirées dico, parce que au final ca faisait longtemps que je ne t'avais pas lu, et ca fait rudement plaisir de me pencher aussi précisément sur ce que tu écris (j'ai pris du vrai plaisir à lire toutes tes nouvelles, c'est de la bonne huhu), alors vilà, merci pour le partage  :mafio:

Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #32 le: 19 Avril 2018 à 13:07:55 »
Yo Ben.G !

T'as pris ton temps, ouais  :D Mais ça vaut le coup.

(je suis allé revoir deux de tes textes plus vieux aussi du coup, masse et les égouts de Paris, dans la foulée des deuxième lectures des autres :P )
Folie que ceci  :-[

C'est à dire que tu te réserves souvent un cadre dans tes phrases bien bâti et posé, assez peu d'envolées au final. Et c'est marrant, je regardais rapidement en parcourant tes anciens textes, ca fait un bout de temps que tu ne fais plus de poésie non plus ? ^^ C'est marrant parce que là aussi tu faisais de la poésie assez cadrée, en vers et comptés. Là encore, c'est pas un reproche, parce que en fait ça te va bien, j'entends que ca se sent que tu as un sens du rythme, du rythme qui tourne bien comme un moteur, t'as assurément l'oeil pour ça.
Ça doit être mon côté matheux u_u Mais oui, je suis d'accord, je déstructure assez peu la langue dans mes textes, je crois pas forcément avoir la bonne sensibilité pour ça.
Mais pour la poésie, en fait j'ai arrêté parce que j'aime pas ce que je fais là-dedans. Justement, le côté trop carré, à tout le temps rechercher un effet de rythme ou une figure de style, ça rend le tout trop balourd à mes yeux, ça passe pas.

Dans ce sens là, je le dis juste parce que je trouvais la remarque intéressante sans trop savoir qu'en faire, tu fais rarement des phrases avec pls de deux virgules (et j'ai jamais vu plus de trois), voilà je le dis juste comme ça haha, ca va un peu dans le sens de ce que je dis (c'est des virgules bien posées et qui soutiennent bien les phrases, parfois apporte le piquant qu'il faut pour les relancer ou les clore)
Rien que dans le début des Matelas voraces j'en ai vu une avec quatre. Mais en fait elle compte pas, je viens de lui retirer une virgule moche. Donc je suppose que tu as raison. Mais je suis assez surpris quand même, parce que j'ai tendance à faire des phrases un peu alambiquées, qui du coup engendrent pas mal de virgules (enfin je croyais, faut croire que je fais juste pas de pause pour le lecteur). Mais du coup, je crois que j'en utilise surtout deux parce que (je crois pas que ce soit vraiment conscient, j'y pense juste maintenant) je privilégie pas mal les rythmes ternaires (et donc deux virgules).

Désolé je me suis perdu (suspens) je voulais dire, c'est sur tes amorces de phrases. Il me semble avoir vu un commentaire de Nacas quelque part qui te disait déjà ça, tes premiers mots de phrases sont très tès classiques. Des le la quand que c'est avec alors, bref des pronoms, des mots transitifs, ca coule tout seul et à un moment j'ai regretté un peu ce manque de..surprise à nouvelle phrase. Et je pense pas que ce soit un manque de vocabulaire, parce que ca (comme sur les matelas voraces, mais je vais revenir sur ce point) ca fait plutôt partie de tes qualités. Donc voilà, pour réjoindre ce que je disais dans la parenthèses d'avant, sans te conseiller de dynamiter tes textes, peut être rechercher un petit peu dans les structures de phrases ce qui pourrait amener des débuts de phrases moins attendus ( je trouve que arpès le terminus Hadès testait déjà plus dans ce sens, après je me trompe peut-être)
Je vois ce que tu veux dire. Là encore, je crois que c'est mon côté matheux qui transparaît (c'est que j'y tiens à mes connecteurs logiques). Mais c'est vrai que cela ne peut faire que du bien d'essayer d'y penser un peu (au pire ça marche pas, c'est pas grave).

Je fait une parenthèse de transition ici, pour te dire que j'ai eu du mal avec la fin de Après le terminus, Hadès, malgré tes corrections on dirait. En fait, j'ai pas saisi : il part sur les rail avec son théâtre, puis d'un coup on dirait qu'il l'a plus et il fait demi tour comme pour accuser le chauffeur (dont d'ailleurs on ne sait pas si c'est le même chauffeur que celui qui lui a ouvert, on dirait pas). Alors en relisant à nouveu, je vois qu'en fait il trébuche juste (mais la façon dont tu décris le corps qui chute, même si tu dis chute, est pas hyper explicite, je trouve) casse le truc et ne se rend pas compte... Mais du coup pas cohérent. En fait j'ai vraiment cru que genre, le chaffeur l'avait cassé sans faire exprès avant de lui rendre, et qu'il l'avait réalisé qu'ensuite, ou qu'il n'avait jamais eu son theatre entre les mains, bref, je pense que tu pourrais encore clarifier cette scène et donner une véritable raison pour la baston, qui passe très bien à l'écrit en plus (et sans en plus ne faire passer ni l'un ni l'autre pour des connards).
J'en suis pas satisfait non plus à vrai dire, mais j'ai toujours du mal pour retravailler mes textes un peu en profondeur. Bref, fait que je m'y mette un jour (cet été peut-être), parce que j trouve ça dommage cette fin après ce texte dont je suis mine de rien assez satisfait.

D'abord, tu te dis toi même écrire des textes plus sf et des textes plus littérature blanche, et en fit en te lisant, j'ai pas l'impression que tu devrais te fixer ces barrières. Tes textes sont parfaietement entre les deux, allient très bien les deux.
E fait en te lisans je pense forcément à Pennac (du coup je ne peux pas concevoir que tu 'ai pas lu Pennac, et si c'est pas le cas, fonce !! toute sa série avec l'inspecteur dont la profession est bouc émissaire, ahem, la fée carabine par exemple ! )
Boarf, je sais pas si je me fixe vraiment des barrières, c'est juste pour la description là que j'ai décris ça comme ça. Je pars toujours sur une idée relativement précise du genre, oui, mais au final il y a nécessairement des influences qui viennent s'y glisser et je les refoule pas. (d'ailleurs c'est rigolo ça me fait penser à un texte où j'avais vraiment hésité entre faire du fantastique et de la blanche pure et au final je crois que ça mélange bien les deux ^^)
Par contre j'ai pas vraiment lu Pennac, non. Plus jeune j'ai du lire trois ou quatre romans de lui  (L'Oeil du loup, les Kamo), mais je suis jamais allé plus loin après. Mais ud coup je m'y essayerai !

Le truc qui me marque dans ce sens, et qui symbolise et te caractérise bien tout ça, c'est le rapport que tu as aux objets. Dans tes quatre textes c'est l'élément central. Bref tu arrives à donner vie aux objets comme des personnages à part entière en restranscrivant parfaitement l'attachement ou la sensibilité qui est placée en eux (et forcément dans les matelas vorace, ca déroule de ce côté et ca fonctionne du feu de dieu)
Tiens, j'y avais jamais pensé, mais c'est vrai maintenant que tu le dis. Genre de ouf.  En fait je crois que ça vient du fait que pour un écrire un truc, j'essaye toujours de partir d'une idée précise d'un concept, d'une situation, et donc forcément ça donne quelque chose de très centré là dessus (et qui est donc souvent un objet).

Pour ça que je parle de Pennac (et je pense aussi, dans la « couleur » globale que tes textes me font ressentir, et cet aspect, tranche de vie appliquée dans un monde en l'observant avec une loupe, dans ses détails car c'est à ça que l'histoire et les personnages se raccrochent, je pense aussi à Simenon -et je me doute aussi, de l'influence d'Hugo-. C'est en ça que je parle de classique, pour la force, mais aussi le fond, y'a une « couleur » que je trouve partagée entre ces auteurs et ce que tu developpes, je trouve, tu me diras si je me trompe).
C'est rigolo parce que j'ai presque jamais lu aucun de ces auteurs. Simenon jamais, j'avoue que ça m'a jamais attiré, sûrement à tort, et Hugo j'ai rapidement lu les Misérables plus jeune et un peu de sa poésie (Pauca Meae est vraiment chouette), mais jamais plus. Du coup je vais voir ça ^^

Le point fort, c'est son perso principal sur le début, un docteur spécialiste dans l'étude des scarabées. Ce personnage me fait tellement mais alors tellement penser à ce que tu pourrais faire, il est juste, délicieux dans son exposition
J'avoue, c'est totalement mon type de personnage !

PLUS, ce livre a une écriture à la fois très classique, c'est à dire plus comme toi, solide avec des constructions de phrases simples mais un très bon vocabulaire, le plus, c'est qu'il se permet plus de liberté à ce niveau là. C'est à dire des débuts de phrases un peu en dehors de leurs usages, des mélanges entre très vieilles tournures et à la fois des utilisation hyper modernes. C'est un livre très court qui pourrais t'intéresser je pense (je sais pas si tu viens à la rando de ce dimanche, mais je te le passerai, il fait 150 pages je crois, c'est assez court ^^ )
Nope, je pense pas venir, mais je lirais à l'occasion, tu me l'as bien vendu  ;)

Ah si tiens, j'ai oublié d'en parler alors que c'était sur ma to-do list, mais j'ai peu retrouvé dans tes textes les touches d'humour pourtant énormes que je t'ai vu faire dans les soirées dico, voilà c'est tout ce que je voulais faire remarquer haha
Ouaip, j'ai plutôt tendance à séparer les choses maintenant. Sur un long je me laisserai plus de liberté là-dessus je pense, mais sur des choses plus courtes je préfère séparer les textes plutôt disons "délirants" et les autres quand même assez lourds dans le fond. (je me vois mal faire des blagues dans Après le terminus, Hadès)

j'ai mis le temps, j'espère ne pas être trop à côté sur certaines choses, ni trop en avoir fait en parlant d'autres auteurs, en tout cas c'était fort chouette de te (re) découvrir, hors des tic tac et soirées dico, parce que au final ca faisait longtemps que je ne t'avais pas lu, et ca fait rudement plaisir de me pencher aussi précisément sur ce que tu écris (j'ai pris du vrai plaisir à lire toutes tes nouvelles, c'est de la bonne huhu), alors vilà, merci pour le partage  :mafio:
Merci à toi pour cette analyse super intéressante et fournie :mafio:
aucun : les artichauts n'ont aucun rapport avec le Père Noël. Ce ne sont pas des cadeaux et on ne peut pas faire de Père Noël en artichaut.

Hors ligne Loïc

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #33 le: 30 Mai 2018 à 20:01:38 »
Et du coup j'ai pris mon temps pour répondre à Zag aussi :P

Citer
tes textes sont du coup très fluides, très prenants, ce que tu créé aussi par pas mal de changements de rythme dans la narration, que l'on ressent particulièrement dans À la vie à la mort, qui est finalement assez elliptique, on passe du calme du vieux temple à la rage de la bataille sans transition, pour terminer sur la fuite plus calme des personnages. C'est aussi très voyant dans le Radeau de Méduse, l'action avance très vite, de scènes en scènes, pour faire à tout prix avancer la situation.

Tout à fait, mais c'est aussi un gros cache-misère pour ces transitions que j'ai beaucoup de mal à faire (je le vois bien dans le texte que je suis en train d'écrire). J'ai vite l'impression de me répéter, de tourner en rond entre mes temps forts, ce qui fait que finis par zapper tout ça.

Citer
Tu semble constamment te placer du point de vue de tes personnages, pas de celui du lecteur.

Oui, et je pense que ça rejoins bien ton point numéro 1 sur les descriptions et les détails.

Citer
(comme ça devrait en fait l'être si notre société allait bien).

J'écris en pleine utopie :mrgreen:

Citer
d'ailleurs ça parle souvent d'amour

Caramba, je suis repéré.

Citer
Et en fait, bon c'est plutôt logique, mais tu prends beaucoup plus de risques : tu utilises plus volontiers le "tu", par exemple.
Le style lui aussi est différent, en fait les contraintes t'apportent de bonnes idées j'ai l'impression, tu arrives en général à caler les mots dans des comparaisons plutôt biens senties qui passeraient parfaitement dans un texte "classique".

La narration est moins rapide, plus apaisée, tu prends plus ton temps (paradoxalement ?) pour exprimer les émotions dans ces scènes, ça tranche pas mal avec tes textes en fait. Enfin bon, comme je l'ai dit, c'est plus ou moins le cas de toute le monde je crois. Mais ça me semblait tout de même intéressant d'y jeter un petit coup d'œil.

Yep. J'utilise (utilisais) les soirées dico comme laboratoire, pour tester des trucs, des débuts d'histoire ; mais je crois que j'arrive rarement à les réinjecter. C'est un autre esprit d'écriture aussi, et je crois que ça joue (plus que le temps limité ; mes wordwars de nano sont en général plus classiques je crois.)

Merci encore pour cette belle analyse et ton effort de lecture :)
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Camille Barthe

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #34 le: 20 Janvier 2020 à 16:19:42 »
Salut,

Dis donc, je crois que nous avons pas mal d'influences communes!
En tout cas excellent, j'ai pensé au Pulp de Bukowski par moments.

Besos
😉

Hors ligne Miromensil

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #35 le: 20 Janvier 2020 à 16:30:32 »
Tu parles à qui, Camille ? Est-ce que tu as vu ce qu'était ce fil... ?

Hors ligne Camille Barthe

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #36 le: 20 Janvier 2020 à 16:53:35 »
En effet, méprise, je débute sur le site!

Merci pour le tuyau

Hors ligne Miromensil

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Re : Une mystérieuse affaire de style
« Réponse #37 le: 20 Janvier 2020 à 17:23:23 »
Ok, pas de soucis. Si tu as une question hésite pas à la poser ici http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=25204.0 ou à un modo (ceux avec un pseudo bleu) ^^

 


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