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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Mésaurore [défi juin 2019]

Auteur Sujet: Mésaurore [défi juin 2019]  (Lu 3131 fois)

Hors ligne Miromensil

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Mésaurore [défi juin 2019]
« le: 22 Juin 2019 à 21:06:53 »
Mésaurore

Ça piaille. De partout, mais pas d’elle. À croire que les étendues de pelouse chantonnent. Bluenn a un faible pour les jardins mal rasés : les fleurs sauvages y abondent. De près ou de loin, des touches de couleur pétillent comme si tout était possible. Bluenn s’est lancé un défi idiot la veille : ne plus parler au point que ses lèvres se scellent. Quand elle se relance ce défi, prononcer un mot après un temps long lui fait mal – elle n’y est plus habituée. Quand elle a claqué la porte de la maison sans prévenir qu’elle partait se promener, la maman a compris. Dehors, une mélodie de clavecin désaccordé effeuille, note après note, les pétales des fleurs.

*

Elle marche à grandes enjambées, les mains enfoncées dans les poches d’un pantalon en velours côtelé, troué, mille fois trop chaud pour la saison. Son t-shirt, large, noué sur le devant, n’offre que peu d’aération à une peau seulement bronzée par endroits, plic-ploc. Ici, les nuages en dentelles filtrent des rayons qui touchent l’épiderme aléatoirement – puzzles de nuances brunes sur les avant-bras, les chevilles, les épaules. Le ciel ? Elle n’y croit pas. Pas plus qu’à ces nuages, cette route, ces herbes folles – billevesées. Foutaises du soleil, des bonjours marmonnés aux vieux, des murs en pierres du pays dressés à l’improviste. Bluenn ne croit en rien.

*

Atropa belladonna. Lire des heures sans parler. Le vent, les oiseaux, les bourdonnements, les sons de cloches de l’église, le passage de quelques voitures, les pleurs d’un bébé au loin. Malva sylvestris. Le livre raconte une fin du monde : tout artefact fabriqué par la main de l’homme mute pour déconstruire celui-ci. Chaque être humain se retrouve prisonnier de son environnement – chambre, lieu de vie, ville ou village, devenus carnassiers. Aucune chance de survivance. Papaver rhoas. Bluenn a peur.  Brûlée par une ampoule, aveuglée par la lumière à travers une fenêtre, écorchée par un mur, étouffée par un foulard. Centaurea montana. Elle a dû sortir ; fuir ce chez-soi faussement douillet. La maman a laissé faire – elle reviendra. Dehors, la campagne est factice : nulle texture qui ne lui en veuille pas d’exister. Helianthemum grandiflorum.

*

Il n’y a pas si longtemps, Bluenn gazouillait. Sa voix faisait partie de la bande son du quotidien. Puis elle s’est rendue dans les boites de nuit, de celles qui s’empaquettent dans certains villages et qui s’appellent « La Grange ». Là, des dindons roucoulaient en jouant des coudes – ça lui a cloué le bec.

*

Un geai des chênes fend l’horizon, une baie rouge dans le bec. Bluenn écarte les bras pour faire comme lui. Elle n’a rien barré.

*

Devant elle, la route descend à pic. Au loin le flanc de la vallée verdoie, éclatant de vie. Une usine à papier y fume en blanc. À sa droite, toute proche, une maison en bois donne sur cette vue de rêve. Bluenn chotte dans un caillou. Rien à cirer de toute cette verdure pour carte postale. L’élastique qui retenait ses cheveux lâche ; sa chevelure gonfle d’un coup sec. Des ranunculus repens pleuvent sur les bas-côtés.

*

Elles pendent à une branche d’arbre ; un tremble, que les frisselis chatouillent. Bluenn a failli passer à côté, trop obnubilée par le choix entre la poursuite de ses maugréances dans la forêt ou rentrer chez elle au risque de se faire dévorer par la cheminée. Des lunettes. Les extrémités extérieures font penser à des ailes de papillons. Monture dorée, fine. Verres teintés dans un camaïeu douteux tirant sur le marron-sépia-bleu. Une étiquette en papier est reliée par un fil à une branche des lunettes : « La vue des autres donne sur toi ». Le tremble ricanerait presque. Bluenn les décroche puis observe, à bout de bras, le filtre qu’elles déposent sur la vallée ; on dirait qu’un désert la passe au crible, terrassée par un rapide incendie de flammes bleues. Enfin, Bluenn chausse les lunettes sur son nez.

*
La vallée disparait.
À la place, Bluenn voit ses yeux en grands. Écarquillés, aux pupilles tremblotantes, zieutant dans toutes les directions à la recherche du paysage. Dans des nuances de cobalt-violet ; reluisants, fous, désœuvrés, comme détachés du reste du corps.

*
Les eaux qui te hantent chantent. Un clavecin aux notes approximatives te désarticule atome après atome. La mélodie discordante te réarrange ; tantôt humaine, tantôt paysage de chair. En toi, ça clapote. Papier-peint de cheveux, cheminements des circuits sanguins, interstitiels, depuis une ligne d’horizon zinzoline ; prairies de boucles auburn ou mer de cils. Autant de mondes en toi. Quelque part, on s’inspire de ta nuque pour construire un pont – il enjambe un fleuve de squames. Tu te voyages sur fond de râles, sifflements, chuchotis et silences. Le couvercle du clavecin se referme. Tu contrecarres toute velléité d’appropriation de ta personne venant de l’extérieur. On t’épaule. Il n’y a pas de raison d’avoir peur. 








« Modifié: 10 Août 2019 à 09:37:37 par Miromensil »

Léilwën

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #1 le: 24 Juin 2019 à 23:02:11 »
Hoy Mystère ! o/

Citer
Mésaurore
=> au départ, j'ai lu "Mésosaure" (parce que mon cerveau voulait lire un nom connu ><)
Citer
Bluenn a un faible pour les jardins mal rasés
=> moi aussi ! :D (je crois que ça s'écrit "Bleuenn" de manière "conventionnelle")
Citer
À chaque fois qu’elle se relance ce défi, prononcer un mot après un temps long
=> je ne suis pas fan des sonorités ici (mais ce n'est pas grave, ce sont juste mes oreilles^^)
Citer
Dehors, une mélodie de clavecin désaccordé effeuille, note après note, les pétales des fleurs
=> :coeur:
Citer
seulement bronzée à quelques endroits, plic-ploc
=> j'aurais mis "'par' endroits"
Citer
Le ciel ? Elle n’y croit pas. Pas plus qu’à ces nuages, cette route, ces herbes folles – billevesées. Foutaises du soleil, des bonjour marmonnés aux vieux, des murs en pierres du pays dressés à l’improviste.
=> :coeur:
Citer
devenu carnassiers
=> ici, je suis paumée : soit ça se rapporte à "chaque être humain" et c'est "devenu carnassier", soit ça se rapporte à " chambre, lieu de vie, ville ou village," et c'est "devenus carnassiers"
Citer
Papaver rhoas
=> rhoeas
Citer
Là, des dindons roucoulaient en jouant des coudes – ça lui a cloué le bec.
=> :D
Citer
Bluenn écarte les bras pour faire comme lui. Elle n’a rien barré.
=> je ne comprends pas :-[
Citer
Au loin le flanc de la vallée verdoie, éclatante de vie
=> éclatant (le sujet c'est "le flanc")
Citer
Bluenn chotte dans un caillou
=> shoote ?
Citer
Des ranunculus repens pleuvent sur les bas-côtés.
=> :coeur: et Ranunculus
Citer
que les frisselis chatouillent
=> friselis ?
Citer
« La vue des autres donnent sur toi »
=> donne (c'est la "vue" (singulier) qui "donne")
Citer
Papier-peint
=> pas de tiret
Citer
cheminements des circuits sanguin
=> sanguins
Citer
cheminements des circuits sanguin, interstitiel
)=> interstitiels
Citer
Tu contrecarres tout velléité
=> toute

J'aime beaucoup le poème final. Et je trouve ça original le fait que le poème se recentre sur elle, comme si elle devenait le paysage.
Par contre, le trouve que les "propriétés" des fleurs citées auraient pu être plus exploitées... (mais je dis ça pour ouvrir un peu à réflexion^^)

:oxo:

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #2 le: 25 Juin 2019 à 18:56:56 »
Bonjour Mystère :)

Aaargh, avant de lire le commentaire de Léilwën, j'ai lu Mésausore aussi ! :o Je ne comprenais pas le rapport avec le texte… C'est plus clair maintenant !

C'est rigolo, parce que j'ai lu ton récit hier soir en étant vraiment crevée, je n'y ai pas compris grand chose, j'ai moyennement aimé et je me suis endormie en me disant que j'allais faire mon commentaire aujourd'hui. Et tout de suite, avec un peu de repos, ça va beaucoup mieux, et maintenant j'apprécie au contraire beaucoup ! ;)

Par contre, c'est un style qui est très éloigné de la façon dont j'écris, donc je vais avoir des difficultés à faire des remarques constructives, je pense… et Léilwën a relevé les fautes que j'avais vues. Mais voilà mes petits commentaires :

Citer
Ça piaille. De partout, mais pas d’elle.
C'est déroutant comme première phrase… Il faut avoir lu un peu plus loin pour la comprendre.

Citer
Bluenn a un faible pour les jardins mal rasés : les fleurs sauvages y abondent. De près ou de loin, des touches de couleur pétillent comme si tout était possible.
:coeur:

Citer
Le ciel ? Elle n’y croit pas. Pas plus qu’à ces nuages, cette route, ces herbes folles – billevesées. Foutaises du soleil, des bonjour marmonnés aux vieux, des murs en pierres du pays dressés à l’improviste. Bluenn ne croit en rien.
Un tout petit peu moins aimé ce passage, par contre.

Citer
Devant elle, la route descend à pic. Au loin le flanc de la vallée verdoie, éclatante de vie. Une usine à papier y fume en blanc. À sa droite, toute proche, une maison en bois donne sur cette vue de rêve. Bluenn chotte dans un caillou.
J'ai bien aimé.

Citer
Elles pendent à une branche d’arbre ; un tremble, que les frisselis chatouillent.
De nouveau, il faut attendre un peu pour comprendre… Je pense que si on ne connaît pas le sujet du défi, c'est plus compliqué.

Voilà :)
Très réussi, je trouve, même si je ne sais pas trop que faire de la fin. C'est à la fois intéressant et trop abstrait pour susciter une émotion chez moi. Je le lis, j'analyse un peu, mais ça ne me touche pas (mais c'est pas grave, c'est pas forcément le but !).

Merci pour ce texte !
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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #3 le: 27 Juin 2019 à 16:10:13 »
yoooooooooooooo asticot


Citer
De partout, mais pas d’elle.
ahem, je tique sur cette phrase d'entrée, en fait je l'aime bien, mais en fait elle fait bizarre, presque fautive et maladroite


Citer
À chaque fois qu’elle se relance ce défi,
qu'elle se lance dans ce défi ?
le à chaque fois + relance fait redondant


(j'aime bien le passage sur le ciel)
(l'étiquette attachée aux lunettes aussi)
(la description des lunettes en elles-même aussi)



Ah j'aime beaucoup la fin aussi !! Qui tourne vers une poésie très personnelle et non empruntée, organique, classe pour amener à ça (j'étais sceptique au début en voyant que ça trainait un peu pour amener les lunettes et que ça 'popait' comme ça, mais ca reste cool)
(ah si j'ai bien aimé aussi dans les descriptions du perso, le fait qu'elle semble être à la campagne, mais que sa blasance de ce lieu se ressent à travers une focalisation sur les trucs industriels et autres, ça c'est vachement fin et bien vu)



Citer
Il n’y a pas si longtemps, Bluenn gazouillait. Sa voix faisait partie de la bande son du quotidien. Puis, elle s’est rendue dans les boites de nuit, de celles qui s’empaquettent dans certains villages et qui s’appellent « La Grange ». Là, des dindons roucoulaient en jouant des coudes – ça lui a cloué le bec.

*

Un geai des chênes fend l’horizon, une baie rouge dans le bec. Bluenn écarte les bras pour faire comme lui. Elle n’a rien barré.
ce passage me semble un poil plus faible, la boite de nuit dur à raccrochée, le elle n'a rien barré aussi, enfin ça affaiblit la comparaison oiseau je trouve et rallonge un peu du coup, enfin je sais pas



En tout cas jolies visions, meci pour ce texte !
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #4 le: 27 Juin 2019 à 20:01:11 »
Très joli ce texte musical et champêtre.

Hors ligne Clémence

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #5 le: 30 Juin 2019 à 20:15:41 »
Salut

Quelques petites remarques vite fait :

Citer
elle n’est plus habituée à parler
J'aurai peut-être dit "elle n'y est plus habituée", parce qu'avant il y a déjà parler, prononcer et le répéter ici me parait peut-être pas nécessaire, on comprend sans.

Citer
d’aération a une peau seulement bronzée à quelques endroits
à ; par endroits ?

Citer
les nuages en dentelles filtrent des rayons qui touchent l’épiderme aléatoirement – puzzles de nuances brunes sur les avant-bras, les chevilles, les épaules.
"filtre des rayons qui touchent l'épiderme aléatoirement" est un peu... pesant ? disons que ça pèse, et c'est dommage parce que ce qui suit après le tiret est beaucoup plus fluide et aérien.

Citer
Bluenn a eu peur.
Pourquoi a eu et pas a peur ?

Citer
nulle texture qui ne lui en veuille pas d’exister
Passer par la négation affaiblit le sens, pourquoi pas en affirmant ?

Citer
Puis, elle s’est rendue dans les boites de nuit,
Pas de virgule après puis

Mon défaut, ce serait que quelques phrases en font un peu trop, l'image se perd parfois dans la phrase elle-même. Un adjectif qui dépasse. Un petit accro de tournure.

Mais sinon, les images, ça oui, les images elles sont très belles, les fleurs, les nuages, puis elle, juste elle. Oui, la construction globale et ce que ça raconte, ça m'a beaucoup plu.

Hors ligne Opercule

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #6 le: 03 Juillet 2019 à 17:14:51 »
C'est comme un conte réparateur, apaisant. L'autre côté est sa propre personne et elle comprend qu'étant humaine et exceptionnelle, elle devrait être plus douce avec elle-même.  Dans un monde où tout le monde piaille, ne fait rien ou est un dindon, elle a réalisé sa valeur comme construction sublime.
Une véritable scène initiatique.

C'est quand même étrange qu'elle se sépare, ou qu'elle s'éloigne du monde pour lequel elle a tellement de ressenti -- les produits humains, les personnes humaines -- pour retrouver une vie champêtre, mais qui ne l'assagit pas. Elle n'est pas consolée, attendrie, ou émerveillée par ce qu'elle voit -- les plantes auxquelles elle énonce le nom scientifique comme une simple acceptation d'existence. On pourrait arguer que c'est par peur/rejet qu'elle s'éloigne des maisons et par indifférence qu'elle demeure dans la nature. C'est une idée intéressante.

Mais dans ce cas pourquoi elle mime le geai ? Pourquoi le tremble n'est-il pas un Populus tremula ?

Hors ligne Elk

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #7 le: 06 Juillet 2019 à 00:55:27 »
Bonsoir Mystère !

Citer
Bluenn a un faible pour les jardins mal rasés
J'aime beaucoup cette image des jardins mal rasés :)

Citer
n’offre que peu d’aération a une peau seulement bronzée
=> à

Citer
plic-ploc
C'est marrant, je crois qu'il y avait un "plic ploc" aussi dans "La plénitude au nom de quoi", comme quoi les textes se font écho sur des aspects inattendus ^^

J'aime beaucoup tout le paragraphe où tu as intégré les noms de fleurs, et globalement le rythme un peu saccadé du texte avec les paragraphes assez courts et indépendants, ça me donne une impression de photos qui défilent

Citer
Là, des dindons roucoulaient en jouant des coudes – ça lui a cloué le bec.

*

Un geai des chênes fend l’horizon, une baie rouge dans le bec.
2 fois "bec"

Citer
Elle n’a rien barré.
Je n'ai pas compris :(

Citer
La vallée disparait.
À la place, Bluenn voit ses yeux en grands. Écarquillés, aux pupilles tremblotantes, zieutant dans toutes les directions à la recherche du paysage. Dans des nuances de cobalt-violet ; reluisants, fous, désœuvrés, comme détachés du reste du corps.
Encore un autre détournement des lunettes ! C'est chouette :)

J'aime bien le poème final même si je ne suis pas sûre d'y avoir tout compris. Il y a plein d'images qui me plaisent (paysage de chair, prairies de boucles auburn, même le fleuve de squames)

Citer
cheminements des circuits sanguin, interstitiel, depuis une ligne d’horizon zinzoline
Par contre là je suis un peu perdue, il me semble qu'il y a un problème de singuliers/pluriels. sanguinS ? interstitielS ?


Voilà, je n'ai pas forcément eu toutes les clés pour interpréter, mais ton texte m'a bien plu dans le rythme, dans les images et dans les non-dits :)

Merci pour la lecture :)

(et puis je ne savais plus ce que ça voulait dire exactement zinzolin, alors je suis allée vérifier et je me suis perdue dans des histoires de jujube, et c'était cool ^^)

Hors ligne Rémi

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #8 le: 25 Juillet 2019 à 17:49:14 »
Salut Miro :)

Détails :
Citer
Bluenn s’est lancé un défi idiot la veille : ne plus parler au point que ses lèvres se scellent. À chaque fois qu’elle se relance ce défi, prononcer un mot après un temps long lui fait mal – elle n’est plus habituée à parler.
l'incise me semble de trop

Citer
n’offre que peu d’aération a une peau seulement bronzée à quelques endroits,
à
(et le double "à" n'est pas super)

Citer
des bonjour marmonnés aux vieux,
ça ne s'accorde pas "bonjour" ? (je crois que si)

Citer
Aucune chance de survivance.
pourquoi pas survie ? (même si survivance est ok)

Citer
Il n’y a pas si longtemps, Bluenn gazouillait. Sa voix faisait partie de la bande son du quotidien. Puis, elle s’est rendue dans les boites de nuit, de celles qui s’empaquettent dans certains villages et qui s’appellent « La Grange ». Là, des dindons roucoulaient en jouant des coudes – ça lui a cloué le bec.
:coeur:

Citer
Elles pendent à une branche d’arbre
les renoncules ?
ah non, les lunettes  :mrgreen:

Citer
La vue des autres donnent sur toi
donne ?
(et je trouve pas cette phrase très jolie)

J'aime beaucoup le dernier paragraphe qui éclaire le texte.
C'est très beau, cette construction et j'ai beaucoup aimé l'originalité formelle et poétique que tu as trouvée pour ce thème.

J'ai trouvé le texte plus facile à appréhender que les derniers tic-tac que tu as proposés. C'est pas le même registre, hein, on est d'accord, mais c'est juste pour préciser quoi :)

Merci pour la lecture
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Miromensil

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Re : Mésaurore [défi juin 2019]
« Réponse #9 le: 10 Août 2019 à 09:40:56 »
@Léli

Citer
=> au départ, j'ai lu "Mésosaure" (parce que mon cerveau voulait lire un nom connu  )
C’est ça ?
La famille tire son nom de la première espèce décrite, le mosasaure, littéralement « lézard de la Meuse » (du latin Mosa et du grec σαῦρος / saûros), ainsi nommé du fait de sa découverte en 1766 [2] à proximité de Maastricht, ville traversée par la Meuse.

Citer
Bluenn écarte les bras pour faire comme lui. Elle n’a rien barré.
Oui, cette phrase était une idée en germe qui n’a pas grandi. Faut que je la refasse ^^

Citer
=> shoote ?
Hum, j’aurais juré que le verbe « chotter » existe. Chotter dans un caillou, etc… mais le tlf connait pas ><

Citer
Des ranunculus repens pleuvent sur les bas-côtés.
=>  et Ranunculus
Hum j’ai pas mis des majuscules aux autres noms latins

Citer
=> friselis ?
Ca peut s’écrire des deux manières

Merci pour ton relevé ! j’ai modifié en conséquence. Je retiens pour la suggestion ^^

@Ocubrea
Citer
Un tout petit peu moins aimé ce passage, par contre.
Haha ! C’est mon préféré :P

Oui je vois avec ce que tu as aimé dans le texte que tu préfères ce qui est plus concret. Aucun souci. Merci pour ta lecture !

@Ben.G
Citer
le à chaque fois + relance fait redondant
Ah oui effectivement… j’ai modifié

Citer
Ah j'aime beaucoup la fin aussi !! Qui tourne vers une poésie très personnelle et non empruntée, organique, classe pour amener à ça (j'étais sceptique au début en voyant que ça trainait un peu pour amener les lunettes et que ça 'popait' comme ça, mais ca reste cool)
(ah si j'ai bien aimé aussi dans les descriptions du perso, le fait qu'elle semble être à la campagne, mais que sa blasance de ce lieu se ressent à travers une focalisation sur les trucs industriels et autres, ça c'est vachement fin et bien vu)
Oui ! Après je trouvais que le poème de fin pouvait être plus exploité/creusé… mais pour ça faudrait que je me renseigne sur du vocabulaire lié à la médecine, le corps, etc.

Citer
ce passage me semble un poil plus faible, la boite de nuit dur à raccrochée, le elle n'a rien barré aussi, enfin ça affaiblit la comparaison oiseau je trouve et rallonge un peu du coup, enfin je sais pas
Oui, je suis d’accord

Merci !

@Tigrani
<3

@Clémence

Citer
"filtre des rayons qui touchent l'épiderme aléatoirement" est un peu... pesant ?
Oui je suis d’accord… je me le note

Pour le reste, j’ai adopté tes suggestions.

Citer
Mon défaut, ce serait que quelques phrases en font un peu trop, l'image se perd parfois dans la phrase elle-même. Un adjectif qui dépasse. Un petit accro de tournure.
Alors ça c’est vraiment constructif comme commentaire… je le garde en mémoire, dans un tiroir à portée de main ^^

Citer
Mais sinon, les images, ça oui, les images elles sont très belles, les fleurs, les nuages, puis elle, juste elle. Oui, la construction globale et ce que ça raconte, ça m'a beaucoup plu.
Chouette ^^ Merci beaucoup pour ton commentaire !

@Opercule
Citer
C'est comme un conte réparateur, apaisant.
Exaaaaaactement. C’était pas très explicite mais j’avais cette arrière-pensée en écrivant.

Citer
On pourrait arguer que c'est par peur/rejet qu'elle s'éloigne des maisons et par indifférence qu'elle demeure dans la nature. C'est une idée intéressante.
Un mélange de peur et de colère contre elle-même… mais je pense que le côté colère ressort pas trop, juste avec le « claque la porte ». Si elle s’éloigne de la maison, c’est aussi pour une peur qui vient d’un livre : « Le livre raconte une fin du monde : tout artefact fabriqué par la main de l’homme mute pour déconstruire celui-ci. Chaque être humain se retrouve prisonnier de son environnement – chambre, lieu de vie, ville ou village, devenu carnassiers. Aucune chance de survivance ».

Citer
Mais dans ce cas pourquoi elle mime le geai ?
Idée développée et très sensée dans mon esprit, mais embryonnaire lors du passage à l’écrit

Citer
Pourquoi le tremble n'est-il pas un Populus tremula ?
Ah effectivement haha
Parce que j’aime bien le mot tremble ? Mais ça fait pas très cohérent

Merci pour ta lecture attentive !

@Elk

Citer
2 fois "bec"
Ah oui… je ne sais pas comment je pourrais m’en passer par contre

Citer
Je n'ai pas compris 
Les autres lecteurs non plus haha
Cette phrase va être développée ^^

Citer
Par contre là je suis un peu perdue, il me semble qu'il y a un problème de singuliers/pluriels. sanguinS ? interstitielS ?
Oui tout à fait, tout au pluriel, Léli me l’a fait aussi remarquer

(et puis je ne savais plus ce que ça voulait dire exactement zinzolin, alors je suis allée vérifier et je me suis perdue dans des histoires de jujube, et c'était cool  )

Merci pour ta lecture et tes remarques !

@Rémi

Citer
à
(et le double "à" n'est pas super)
C’est l’autre phrase qui va être modifiée parce que vous êtes plusieurs à l’avoir relevée… je la laisse en l’état mais quand je reprendrai le texte, j’y veillerai

Citer
ça ne s'accorde pas "bonjour" ? (je crois que si)
Haha bien vu ^^ Effectivement c’est un nom commun

Citer
pourquoi pas survie ? (même si survivance est ok)
J’adore, mais vraiment beaucoup, les mots en -ance (souvenance, etc)

Citer
(et je trouve pas cette phrase très jolie)
Hum, je la soupèserai en temps voulu, mais oui elle est corrigée. Le reste de ce que je n’ai pas repris dans cette réponse aussi, d’ailleurs.

Citer
J'ai trouvé le texte plus facile à appréhender que les derniers tic-tac que tu as proposés. C'est pas le même registre, hein, on est d'accord, mais c'est juste pour préciser quoi 
Oui effectivement… tout ce qui n’est pas du nerprun (le texte long du moment), je fais un effort pour que ce soit moins hermétique. Mais comme j’ai posté pas mal d’extraits du nerprun un peu partout.. oui, y a ce côté plus difficilement appréhendable, effectivement

Merci beaucoup pour ton commentaire !



WA mais c’est ouf tous ces commentaires quand même ! Il y a quelques phrases à revoir, que vous avez relevées, mais ça me donne l’impression que le texte va être poli comme un sous neuf. Ca fait plaisir !  :coeur:

 


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