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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Théâtre] Maïeutique

Auteur Sujet: [Théâtre] Maïeutique  (Lu 2951 fois)

Hors ligne AMARYLLIS

  • Tabellion
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[Théâtre] Maïeutique
« le: 26 Octobre 2020 à 11:58:53 »
Docteur : ― Asseyez-vous, mademoiselle. Qu'est-ce qui vous amène ?
Suzette : ― Je viens de passer un test de maternité. Je suis enceinte.
Docteur : ― Je vous félicite. Bravo !
Suzette : ― Vous vous trompez, je ne veux pas le garder.
Docteur : ― Encore ? Ça devient une habitude maintenant...
Suzette : ― Mais vous n'avez pas le droit de me parler ainsi !
Docteur : ― Je parle pour la France ! Qu'est-ce qu'on va devenir ? Qui va payer nos retraites si les jeunes femmes ne peuvent plus se permettre d'avoir des enfants ?
Suzette : ― Ah, bon... J'ai cru entendre un autre son de cloche...
Docteur : ― L'église, c'est seulement pour le baptême... Non, mais rassurez-vous, je comprends très bien les problèmes des femmes d'aujourd'hui... Si j'étais au gouvernement, je vous donnerais une grosse alloc... Vous n'auriez plus besoin de travailler, vous seriez femme au foyer à temps plein rétribuée pour élever votre progéniture...
Suzette : ― Bon, bon, d'accord... Et à part ça, en attendant que vous entriez au gouvernement, on peut suivre le protocole ?
Docteur : ― Vous vous moquez de mes propositions ? Vous préférez toucher le chômage ?
Suzette : ― Je suis pressée. Je veux avorter. Le plus tôt sera le mieux !
Docteur : ― Vous êtes pressée, vous êtes pressée ! J'ai l'habitude de ce genre de réflexion qui franchement m'exaspère... On est pas à la poste ici !
Suzette : ― Alors, montrez-moi que vous êtes un médecin à l'écoute de vos patientes...
Docteur : ― Vous êtes enceinte de combien ?
Suzette : ― Cinq semaines !
Docteur : ―Bon ! Voilà ce que je vous propose...
Suzette : ― Je sais. Vous allez m'ordonnancer de la Mifégyne...
Docteur : ― Vous êtes dans la profession ?
Suzette : ― Mais toutes les femmes connaissent la Mifégyne !
Docteur : ― Vous êtes une récidiviste ?
Suzette : ― Comment ?
Docteur : ― Vous avez déjà eu un pépin ?
Suzette : ― Non, c'est la première fois...
Docteur : ― Faut bien commencer un jour, hélas...
Suzette : ― Qu'est-ce que c'est que ces insinuations ?
Docteur : ― J'évoque les terribles épreuves de l'existence... La première carie, les règles et ainsi de suite...
Suzette : ― Le cancer du sein, la ménopause, je sais, je sais...
Docteur : ― Ce n'est pas drôle, vous avez tort de vous moquer de la vieillesse...
Suzette : ― Sans vous offenser, j'ai l'impression d'un vieux fond de misogynie qui affleure chez vous...
Docteur : ― La misogynie, ah ah, le mot est lancé, l'argument ultime pour clore le débat... Les hommes n'ont rien à voir là dedans, les femmes disposent... Eh bien, vous n'y êtes pas du tout ! Je crois que c'est Ferrat qui chantait que la femme sera un jour l'avenir de l'homme, un gars de l'Ardèche, je crois, un  vieux communiste de la...
Suzette : ― Je connais pas...
Docteur : ― Toujours est-il que je suis féministe, moi aussi, comme un homme avisé peut l'être... Il ne suffit pas d'être une femme pour se revendiquer féministe. Je suis peut-être plus féministe que vous, si ça se trouve... Et chez les femmes, il y en a des hommistes ? Comment on pourrait définir cette chose, la masculinité moderne, hein ?
Suzette : ― On s'égare un peu.. J'ai tendance à m'assoupir sur ma chaise...
Docteur : ― Vous travaillez trop ! Je reconnais que les IVG sont des moments affligeants par nature... Je fais mon possible pour détendre l'atmosphère, avec parfois quelques maladresses. Il y a des femmes plus sensibles que d'autres qui pleurent dans mes mouchoirs en papier... C'est pas votre cas, vous êtes forte ! Je vous souhaite d'avoir un enfant bientôt et alors vous oublierez que vous avez dû vous séparer de celui-ci... Enfin, vous ne pouvez pas rester sur un échec qui pourrait vous trotter dans la tête, ça arrive ! Des femmes me l'ont dit... Elles regrettent. elles ont des insomnies et la gestion du quotidien, c'est...
Suzette : ― Mon planning familial, je l'organise moi-même... Je n'ai pas besoin de  vos conseils !
Docteur : ― Ce n'est qu'un avis comme ça, je vous connais pas, évidemment... Détendez-vous ! Je voulais vous donner des pistes, parce que les filles de votre âge souvent elles sont paumées, je suis un bon père, ma fille est à la Sorbonne...
Suzette : ― Écoutez, on pourrait abréger cette entrevue parce qu'il y a une vieille dame qui attend après moi...
Docteur : ― Elle attendra, comme les autres...
Suzette : ― Elle risque d'attendre longtemps, si vous me racontez votre vie de famille....
Docteur : ― Je vais être franc avec vous, quelque chose me turlupine, je ne vous sens pas prête. C'est bien là mon problème... Vous me cachez des choses...
Suzette : ― Pas prête pour avorter ? Vous en avez de bien bonnes, docteur...
Docteur : ― Eh bien, mademoiselle, permettez-moi de vous poser quelques questions à propos de votre envie d'avortement...
Suzette : ― Envie ? Comme vous y allez !
Docteur : ― Ce n'est pas une décision anodine. Vous avez de bonnes raisons ?
Suzette :  ― J'ai surtout le droit d'avorter...
Docteur : ― D'après vous, quand commence la vie ?
Suzette :  ― À dix-huit ans, quand on peut sortir de chez papa-maman et partir au bout du monde en sac à dos...
Docteur : ― Devenir majeure, pour vous, consiste donc à s'amuser, jouir sans entrave, comme on disait autrefois ?
Suzette :  ― C'est ma vie privée, pardi...
Docteur : ― Vous avez des problèmes d'argent peut-être ?
Suzette :  ― Avec ce liquide aussi, j'ai les poches percées...
Docteur : ― Vous êtes aussi cynique que moi, finalement... De la part d'une jeune femme, je trouve ça, bof...
Suzette :  ― Vous avez un sacré culot de vouloir me faire la leçon sur tout et n'importe quoi...
Docteur : ― Sérieusement, vous n'êtes pas sans ignorer qu'un fœtus devient un enfant puis un être humain, si on lui laisse la chance de vivre... Autrefois, nous parlions du droit de vivre, dorénavant, ce n'est plus qu'une chance, car nous sommes, nous les fils, les filles, l'objet de spéculations, en fonction des intérêts de notre mère et de son conjoint au même titre que, par exemple, la possibilité d'acheter une voiture. Sommes-nous des objets comme les autres ?
Suzette :  ― Nous ? Je n'arrive plus à vous suivre là...  C'est vous, le porte-parole des fœtus en colère ?
Docteur : ― Est-ce que vous savez quand le cœur d'un fœtus se met à battre à l'unisson de celui de sa mère ?
Suzette :  ― C'est une interro votre truc ?  Je pensais que vous étiez pour l'avortement...
Docteur : ― J'y suis favorable, nuance... Je vous soumets l'argumentaire des anti IVG... À vous de répondre à ces arguments ! Normalement, c'est à votre portée...
Suzette :  ― Vous êtes vétérinaire en plus ?
Docteur : ― Non, mais je dirige une fanfare par contre... La vocation d'un médecin est de soigner les gens, de leur permettre de vivre en bonne santé, pas de les tuer...
Suzette :  ― Cela tombe sous le sens, mais vous voulez en venir où ?
Docteur : ― Je m'identifie à votre fœtus, parce que ma mère, en son temps, n'avait pas le droit d'utiliser de moyens contraceptifs, qu'elle m'a avoué avoir souhaité que je ne vienne pas au monde, mais qu'aujourd'hui je suis son seul soutien dans la vie, alors qu'elle ne me reconnaît même plus... L'enfant qui est en gestation au fond de votre ventre vous aime, il vous le prouvera, il vous demandera de l'amour, et s'il ne vous aime pas, ce sera de votre faute... Qu'est-ce que cela peut avoir d'inadmissible, de penser à l'enfant qui ne peut encore donner son avis, plutôt qu'à la mère ?
Suzette : ― Si je devais accoucher d'un gosse aussi tordu que vous, je crois que je deviendrais folle... Il y a quelque chose de malsain dans ce que vous dites... Je parie que vous détestez votre mère... D'ailleurs, votre pauvre mère elle souffre de quoi ?
Docteur : ― Alzheimer ! C'est elle qui attend dans le couloir... Pardonnez-moi si j'insiste, mais il existe un reproche que j'adresse aux jeunes femmes qui viennent me voir pour avorter et auxquelles elles ne savent jamais quoi répondre... C'est troublant !
Suzette : ― Je serais curieuse de le connaître, celui-là... 
Docteur : ― La technologie a permis aux femmes de contrôler leur corps... Mais le recours à la technologie comporte un piège : il devient tellement facile de se faire avorter que les femmes ne ressentent plus, comme autrefois, la maternité comme un moment fondamental de disons, euh, l'édification sociale... Elles sont venues à gérer la gestation pour autrui comme des gâteaux qui sortent du four...
Suzette : ― C'est affreux comme image...
Docteur : ― En d'autres termes, la technologie vous déresponsabilise ! Et surtout, elle vous détache de vos enfants ! Il y en a des comme ça qui vendent leur production sur internet...
Suzette : ― Pour ma part, je vous défend de me considérer comme un être sans cervelle et sans cœur, au simple motif que je suis une femme... D'ailleurs, j'y pense, les médecins comme vous, ils en profitent pas mal aussi de la technologie... Ça les soulage... Assommer des emmerdeurs dépressifs avec des médicaments, c'est pratique... Vous tentez de me culpabilisez, comme si vous pouviez vous mettre à ma place... Quelle arrogance de mec !
Docteur : ― Et vous, vous vous mettez à ma place ? Si vous saviez comme c'est dégoûtant de faire un curetage pour un mec comme moi ! Tenez, je vais vous montrer des photos d'anciens fœtus... ( Le docteur sort des photos de son tiroir.) Regardez, si vous en avez le courage !
Suzette : ― Non, je ne veux pas voir pas çà ! Vous allez trop loin ! C'est malhonnête et infâme de votre part !
Docteur : Qu'est ce qui est infâme ? Regardez, bon sang, mais ne détournez pas la tête !
Suzette : Arrêtez, c'est horrible ! Noooon !
Docteur : Ah bon, vous trouvez ça horrible ?
Suzette, ouvrant les yeux : Mais c'est une image de bébé !
Docteur : Linda, une petite fille née sous couveuse... C'est moi qui m'en suis occupé... Ah, vous voyez que vous préférez les enfants qui vivent ! C'est bon signe ! Vous aimez la vie, c'est indéniable... Vous êtes sensible et vous vous défendez bien, pour une fois...
Suzette : C'est abject, cette manière d'agir ! Quelle heure est-il ?
Docteur : ― Dix-huit heures trente. Trop tard pour trouver un autre médecin... Vous formalisez pas, Entremont, il est pire que moi... Sinon, je vous conseille Simon, à trente kilomètres d'ici, à La Tour du Pin, très demandée et très compétente. Faudra compter une quinzaine de jours, au moins...
Suzette : ― Les inconvénients de vivre à la campagne... C'est vraiment la première et la dernière fois que je viens vous voir!
Docteur : ― Si proche de la retraite, après avoir vu ce que j'ai vu, entendu ce que j'ai entendu, constaté l'évolution des mœurs depuis cinquante ans, le grand n'importe quoi, j'ai mes raisons... Il faut me comprendre ! Je ne voudrais pas que vous vous habituiez aux méthodes contraceptives... Il y a des gamines qui changent d'avis à la quatorzième semaine  et dont les frères me menacent de mort avec une tronçonneuse si je ne  les avorte pas...
Suzette : ― J'imagine des bûcherons qui viennent dans votre cabinet avec une tronçonneuse...
Docteur : ― Mais je refuse de transgresser la loi... Qu'elles aillent à l'étranger ! Bon, allez, faites pas cette tête scandalisée, c'était un test, vous savez, pour tirer les vers du nez des gens... Vous l'avez passé brillamment...
Suzette : ― Je ne sais pas si brillamment est le terme qui convient dans ces circonstances...
Docteur : ―Et j'ajoute, pour compléter votre information, que je connais une autre femme, voyez-vous, qui répond au charmant nom de Cindy, et qui a fondu en larmes  quand elle a appris qu'elle ne pourrait plus avoir d'enfants... C'était il y a peut-être un mois, elle était à votre place... Vous savez savoir pourquoi, elle ne pouvait plus avoir d'enfant ?
Suzette : ― Je m'en doute un peu...
Docteur : ― Ce qui s'appelle abuser de la technologie...
Suzette : ― Dire que je pensais que les médecins devaient nous réconforter dans ces circonstances, plutôt que de nous tourmenter, d'une manière ou d'une autre, en choisissant les pires exemples possibles...
Docteur : ― Non, il n'y a que les fœtus que l'on malmène ici... C'est la loi.
Suzette : ― Là, vous devenez ignoble.... Il y a un délit qui est prévu contre les gens comme vous ?
Docteur : ― Le délit d'entrave n'a condamné jusqu'ici que les membres des commandos anti IVG... On en est pas là, chère madame... Néanmoins, si vous êtes procédurière, c'est toujours à la Tour du Pin qu'il faudra aller... Vous avez l'air abattue...
Ceci nous amène  à la fameuse solution médicamenteuse...
Suzette : ― J'ai failli me lever de ma chaise, mais je n'aurais même plus la force de conduire...
Docteur : ― Vous n'êtes pas venue seule... Je vais remplir votre formulaire... C'était donc avec ce garçon qui vous attend dans le couloir ?
Suzette : ―  Eh ben, non, justement... Faut pas lui dire, je l'aime... David était parti en mission d’intérim trois mois dans le Jura. J'ai commis un écart, alors que j'avais bu un verre de trop... L'accident est survenu juste avant que David ne revienne de son intérim, une semaine ou deux, avec un drôle de type rencontré dans une boîte... C'était un grand brun frisé, professeur d'anglais, qui s'appelait Didier quelque chose, qui se faisait appeler Cricri d'amour... J'ai vite regretté d'avoir fricoté avec ce Don Juan qui m'a bombardé depuis de SMS pour remettre ça... Si David l'apprend, je suis mal... Pourquoi je vous dis ça ? Vous n'avez pas besoin de le savoir...
Docteur : ― Ahahaha, ce sacré Didier ! J'aurais dû m'en douter ! Tenez, je vais vous montrer une photo... Vous le reconnaissez, n'est-ce pas ?
Suzette : ― Ouais, c'était lui ! Quel hasard quand même...
Docteur : ― Mais non... C'est Didier qui vous a donné l'adresse... Pourquoi, d'après vous ?
Suzette : ― Quand il a constaté que sa capote était percée... Il m'a refilé un papier, avec votre 06, sans m'en préciser plus...
Docteur : ―  C'est un sacré numéro... Il en a engrossé un paquet de filles... D'ailleurs, je me demande s'il le fait pas un peu exprès le coup de la capote... Trois ou quatre fois par an... Il faut faire un trou dedans avec une épingle à nourrice.
Suzette : ― Alors, vous êtes complice ? C'est gore !
Docteur : ― Je vais vous confier un secret, à mon tour... J'ai couché avec la femme de mon frère... Et figurez-vous que neuf mois après, dans ces eaux là, ce fameux Didier est né ! Faudrait que je lui dise un jour, quand mon frère sera devenu gâteux... Il y a 80 % de chances que mon neveu soit en fait mon fils ! Sauf que lui, il est beau...
Suzette : ― Ainsi, mine de rien, vous étiez sur le point de devenir grand-père ?
Docteur : ― Ben, c'est vrai, maintenant que j'y pense... On fait quoi alors ?
Suzette : ― Vous vous foutez de ma gueule, hein ? J'ai été suffisamment conne pour tomber dans le panneau...
Docteur: ― Faut reconnaître que la morale c'est important... Quand on a plus de cadre, qu'on perd les pédales, il arrive ce genre de choses, avec des spécimens comme Didier... Un sacré petit con qui prend des photos de ses copines à poil pendant qu'elles dorment pour les montrer aux copains... Je vous préviens. Il se vante pas mal de ses exploits.
Suzette :  ― Finissons-en que je me barre d'ici une bonne fois pour toutes ! Rendez-moi ma carte de mutuelle, vite !
Docteur : ― Du calme... Vous inquiétez pas, ma petite dame, la voilà votre ordonnance ! Didier a déjà deux gosses de deux femmes différentes... Alors, vous imaginez mon Noël, avec ma femme, ma belle-sœur, mon frère, Didier, ses copines et ses enfants ? »



« Modifié: 28 Octobre 2020 à 03:01:50 par AMARYLLIS »

Hors ligne Erwan

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 066
Re : GUERRE DES SEXES : POURQUOI CE BATON ?
« Réponse #1 le: 26 Octobre 2020 à 13:52:05 »
Hello !  :)

J'ai trouvé le texte rigolo dans sa forme, les jeux de mots sont parfois bien trouvés ! Après, j'avoue que le texte peine à se renouveler sur la deuxième moitié, notamment sur le format du dialogue, court et vif, qui devient un peu monotone (la ficelle s'use quoi, mais je ne sais pas ce que ça donnerait sur scène). Pour le burlesque, j'aime bien, et pour le fond du propos, j'y connais rien du tout en matière d'avortement, donc c'est pas moi qui vais t'aiguiller là dessus  :-[.

Indépendamment du titre, je suis pas trop fan du titre en majuscule, c'est plutôt repoussoir... Bref, ça c'est plus les codes d'internet et pas trop littérature  :huhu:.

Bonne continuation.

Hors ligne AMARYLLIS

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Guerre des sexes : pourquoi ce baton ?
« Réponse #2 le: 26 Octobre 2020 à 14:12:23 »
Le bâton, c'est une référence lourdingue à Lacan: en avoir ou pas, du liquide !
Tu es mélenchoniste, je suppose ou dernier carré du PC, en tout cas je te précise que les entretiens pour des problèmes de pépin ne se passent jamais comme ça ! j'irais voir comment se portent tes enfants, si tu en as... Ils ont l'air d'être courts...
Too long didn't read ?
« Modifié: 28 Octobre 2020 à 00:17:45 par AMARYLLIS »

Hors ligne arnaudsis

  • Calligraphe
  • Messages: 111
Re : GUERRE DES SEXES : POURQUOI CE BATON ?
« Réponse #3 le: 26 Octobre 2020 à 15:15:16 »
Merci pour ce texte. Indépendemment du thème, qui, à mon avis devrait être pris beaucoup plus au sérieux, je dirai que tu as un sens de l'humour assez rafraichissant. Mais par dessus tout tu as de la répartie et c'est important pour les dialogues dans le roman vivant. Avec beaucoup plus d'entrainement je suis sûr que tu pourrais te lancer dans l'écriture de scénari
 J'aurais aimé te lire dans d'autres registres beaucoup moins drôles et un peu plus dramatiques. Ah! Je viens de m'apercevoir que j'étais dans la partie théatre. Je comprends mieux. Ça change tout. Bah! bonne continuation !
Au plaisir !
« Modifié: 26 Octobre 2020 à 15:16:58 par arnaudsis »

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 037
  • Miss green Mamie grenouille
Re : GUERRE DES SEXES : POURQUOI CE BATON ?
« Réponse #4 le: 26 Octobre 2020 à 16:14:23 »


Je me joins au deux précédents commentateurs, c'est amusant ton histoire, même si le sujet de fond est parfois dramatique.
Bien tourné, parfois un peu longuet, mais bien agréable à lire et ton humour est léger et plaisant.

J'ai apprécié aussi ces passages plus sérieux, comme le fils non "espéré" qui devient soutien de sa mère, c'est profond dans un texte un peu humoureux !



Par contre, le titre en majuscule si tu pouvais éviter, même corriger à la limite ce serait bien. (en code internet, les lettres capitales signifient crier ou être en colère, ce qui n'est pas le cas ici mais ça fait un peu agressif).

En tout cas, j'ai bien aimé ton texte.

Ah ! Et pourquoi ne pas ajouter cette lecture à mon nouveau Bingo ? petit défi de lecture sur le forum, le titre m'a fait tilt, et je vois que nous sommes en section théâtre, ça tombe bien !

 ;) ;)

Edit : une question qui me turlupine : pourquoi ce titre ?

« Modifié: 26 Octobre 2020 à 16:19:38 par Claudius »
Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

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Hors ligne Cendres

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 009
Re : GUERRE DES SEXES : POURQUOI CE BATON ?
« Réponse #5 le: 26 Octobre 2020 à 18:10:51 »
Merci pour le partage de ton texte
Il est écrit avec un certain dynamise et les dialogues s'enchaîne sans qu'on perde le fil des événements. Les réponses restent logiques et le ton humoristique.
Ton texte se lit facilement.

Sinon mon reproche, c'est la légèreté de "Suzette". Se faire avorter, quelle que soit la circonstance, est toujours une épreuve. Ce n'est pas anodin.
En plus, si la femme avorte, c'est qu'elle sait que le père sera absent(dans ton histoire). L'homme peut fuir sa responsabilité, se désengager et oublier cela, mais pas la femme. Elle doit assumer et trouver une solution.
Je sais que tu as voulu faire un texte comique, mais ce n'est pas une chose simple d'avorter.
En plus, vu l'histoire, cette femme est très volage et n'a pas peur des maladies. Juste d'être enceinte.
"Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou."
Albert Camus

Hors ligne AMARYLLIS

  • Tabellion
  • Messages: 39
Re : Guerre des sexes : pourquoi ce baton ?
« Réponse #6 le: 26 Octobre 2020 à 19:13:58 »
Merci pour tes compliments, Arnaudsie !
Quant à  Claudius, je vais essayer de trouver ton bingo... Pourquoi ce bâton ? L'attribut phallique : un homme est une femme qui a une verge quand une femme est un homme qui n'a pas de bite selon le subversif Lacan, je crois... Le combat féministe aujourd'hui, c'est aussi une lutte de pouvoir, surtout aux Etats-Unis ainsi les féministes semblent donner raison à Lacan, alors qu'elles le détestaient de son vivant... Tu peux me préciser ce que tu trouves longuet pour expurger des scories...
Cendres, ta remarque sur la légèreté de Suzette est très importante. J'ai oublié une ou deux répliques qui rendaient le personnage plus complexe. La seule dérision appauvrit considérablement mon propos, mais les considérations morales ont tendance à formater tous les personnages, comme les Noirs au cinéma qui doivent être tous humains, courageux, intelligents, honnêtes sinon c'est du racisme... On aboutit à de stéréotypes. Identification d'une femme - Antonioni... D'autant que le con dans l'histoire, c'est l'homme.

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 037
  • Miss green Mamie grenouille
Re : Guerre des sexes : pourquoi ce baton ?
« Réponse #7 le: 26 Octobre 2020 à 20:04:34 »
Je crois que je te dois des excuses, j'avais lu plus vite que j'aurais dû et en fait ce que je prenais pour des phrases trop longues sans point ne sont que le fruit de mon imagination !

Alors pas de longueur ! Le dialogue est vivant et sans redites.

Du coup j'ai relu, pour apporter des éléments fantômes et en deuxième lecture je trouve en fait le ton assez cynique dans le fond, et ça ne fait qu'ajouter à son intérêt.

 ;) ;)
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