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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Les ponts infréquentés.

Auteur Sujet: Les ponts infréquentés.  (Lu 1600 fois)

Hors ligne Pan

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Les ponts infréquentés.
« le: 28 janvier 2016 à 17:01:25 »
Rien qu'un petit texte écris pour un concours /O/. Quarante huit heures pour le faire, et un thème à respecter : l'espoir. Du coup je me suis dis que ce serait une meeeeerveilleuse idée d'écrire sur mon ressentis à la Fac. Ahah. AHAHAH. AH. ( L'ironie vient de se péter la gueule sur le mur immense de la subtilité. Qui a envie de faire un collier avec ses dents ? )
Voici donc le pur joyau de bonheur que j'ai délicatement vomis à l'occasion de ce concours. ( Dont les résultats ont été donnés hier. )


[.]
« Modifié: 26 février 2018 à 20:40:57 par Pan »
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

Hors ligne AJGF

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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #1 le: 28 janvier 2016 à 17:40:29 »
Bonjour,

Ton récit est très bien écrit. Cependant, je ne parviens pas à accrocher. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que tu veux en faire trop et cela se sent à travers ton texte. J'ai comme l'intuition que tu as forcé ta plume sans vraiment savoir lui dire tes pensées.

Au plaisir.

Hors ligne Pan

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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #2 le: 28 janvier 2016 à 18:07:31 »
Bien le bonjour, et merci d'avoir pris le temps de commenter ce sujet :D.
Ton intuition t'a trompé pour cette fois ^ ^. Ce texte est au contraire plus concis et moins travaillé que ce que j'écris en temps normal, il est même assez spontané malgré ce qu'on pourrait croire. Je l'ai écris avant tout en suivant un rythme qui m'est venu naturellement, en peu de temps, et sans me perdre dans les longues descriptions et suites de métaphores que j'affectionne, puisqu'il s'agissait d'écrire quelque chose de court. ( J'ai découvert après qu'il s'agissait d'alexandrins. /out )
Du reste, même si je n'ai pas d'affection particulière pour lui ( je le trouve trop plat ), il est rare que je dise aussi clairement des choses sur moi même, et pour le coup, je n'ai pas forcé quoi que ce soit, même au niveau des descriptions :D. Par exemple, j'avais vraiment l'impression que l'intérieur de mon ventre se transformait en verre, parfois... L'image peut sembler gratuite je suppose, mais je l'ai vraiment vécu comme ça ^ ^. Et le vécu s'étend aussi au reste. Il s'agit donc vraiment de mes pensées et de mon ressentis directs, ou en tout cas, d'une partie des deux, livrés avec bien moins de mystères que d'habitude.
Le savoir n'éclaire pas vraiment le texte en lui même, mais je tenais quand même à préciser qu'il est moins "artificiel" qu'il n'y paraît d'abord, notamment à cause du rythme très... Convenu ? Classique ? Solennel ? Je ne trouve pas le mot. /out
« Modifié: 28 janvier 2016 à 18:09:52 par Pan »
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #3 le: 29 janvier 2016 à 21:00:50 »
Bonjour Pan, ton texte me parle, il me sensibilise...

J'ai beaucoup apprécié cette forme déconstruite, ces émotions diffuses qui parlent de ce qu'on n'arrive pas à nommer.

C'est une réussite audacieuse qui tente l'impossible. Tu décris très bien l'attitude que nous avons à l'égard des marginaux, hors de la société à cause d'une déprime ou autre, presque coupables malgré nous. L'écriture sait dire tant de ces choses que l'on ne sait plus comprendre !

Hors ligne kokox

  • Calame Supersonique
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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #4 le: 29 janvier 2016 à 21:47:26 »
Bonjour Pan,

Ton texte est bien écrit, trop bien écrit pour moi ! Indépendantes l'une de l'autre, tes images sont puissantes, implacables et tétanisent comme il faut les viscères, mais la surenchère des qualificatifs a commencé à mi-parcours à émietter inexorablement mon émotion pour ton sujet et ton écriture, flamboyante au demeurant.
Ainsi, je me demande comment avec tant d'empathie distillée tout au long de ton prologue (à l'instar des nouvelles de ce pornographe de l'âme qui s'appelait Arthur Schnitzler), tu puisses passer à côté d'une main tendue, d'un simple sourire salvateur envers ton pauvre éclopé de l'existence, pour conclure noblement ton récit. Il y a là pour moi un effet un peu trop mystificateur qui, honnêtement, m'a désolé.
Certes, aujourd'hui l'indifférence se niche partout, l'apathie triomphe, le je-m'en-foutisme exulte, mais je ne pense pas que c'est en les dénonçant plus avant que l'on ramènera les hommes vers le sentier perdu de leur grandeur d'âme.
Je pense que tu n'as pas besoin de tout cela pour nous dévoiler le cristal de ton coeur.
Comme le disait Montesquieu : "Le mieux peut parfois être le mortel ennemi du bien".
Il entendait par là que la perfection est un vice majeur en toute chose, nuisible au but que l'on poursuit. La recherche du mieux ne peut être un parachèvement de la recherche du bien, mais un piège fatal où toute entreprise bénéfique peut s'enliser, sombrer, virer à l'échec.
Ton texte est cependant loin d'être un échec. Disons, qu'il me m'aura sensibilisé qu'à moitié. C'est simplement je crois que ton brillant esprit n'a pas assez écouté l'humble petite voix de ton coeur.

Bien à toi !
« Modifié: 29 janvier 2016 à 21:53:00 par kokox »

Hors ligne Dot Quote

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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #5 le: 29 janvier 2016 à 23:45:14 »
C'est de la vraie poesie trash, ton texte. Très bien mené, avec un vocabulaire et une syntaxe poussee.
Je regrette juste que tu evoques beaucoupbde généralités. On aurait envie de detail, que ton oeil extérieur soit moins distant.
.

Hors ligne Pan

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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #6 le: 02 février 2016 à 20:31:03 »
Merci beaucoup Alan ^ ^. Je suis heureux de savoir que ce texte t'a touché, car bien que je ne l'ai pas écris dans un but critique malgré le ton un peu cynique de la fin, je pense réellement ce que j'ai écris à l'intérieur, pour l'avoir expérimenté. Une attitude générale que je comprends mais déplore, et que je résumerais par "les gens n'en ont rien à battre les uns des autres"..... Sans être néanmoins en mesure de la condamner réellement, parce-que je sais à quel point les dépressifs et autres hurluberlus marginaux peuvent être difficiles à vivre/faire plus de mal que de bien à ceux qui s'approchent d'eux.
ENFIN VOILA. Je suis content que ce texte t'ait parlé, vraiment ! Parce-que ça veut dire que, peut-être, tu y repenseras la prochaine fois que tu verras une personne isolée en proie au mal-être, et que plutôt que de passer ton chemin comme la plupart des gens, tu prendras la peine de lui parler. ( Ouais j'ai la foi. /out ) ET MÊME SI CE N'EST PAS LE CAS. C'est cool qu'il t'ait plu. :D

KOKOX, MERCI. C'est un joli commentaire que voilà, et tu mets le point sur un des "malaise" du texte : d'accord, c'est plus ou moins maîtrisé dans la forme, mais on on s'en lasse un peu, et ça devient même froid plutôt qu'autre chose au final. La surenchère fait partie du machin informe en perpétuelle mutation que je désigne comme étant mon style ceci-dit, et c'est une constante dans la grande majorité de mes textes :D. Pour la simple et bonne raison que je suis frustré d'un texte dés lors que je n'ai pas pu y développer les images qui me venaient sur le moment..... Ça peut sembler assez vain, mais c'est important pour moi, alors je peux tourner autour du pot pendant un certain moment avant d'en arriver aux faits ; car la description est presque toujours multiple dans ce que j'écris, et qu'il faut pardessus le marché lier chaque idée à l'autre, pour éviter que chaque nouvelle description semble sortir de nul part.
Mais donc, dans ce texte là, je trouve aussi que ça passe moyennement bien au fil de la lecture. Je n'ai pas d'autre mot que "froid" pour désigner l'impression que j'ai quand je le relis..... Probablement parce-que je n'ai pas l'habitude d'évoquer directement de cette manière les choses que j'ai vécu/que je ressens. En temps normal, je les dissimule plutôt derrière des personnages/situations/trucs poétiques randoms, et au final, je me suis rendu compte que j'avais beaucoup de mal à parler réellement de ce qui m'arrive et de ce que je ressens sur le moment, parce-que ça ne m'est pas du tout familier. Et maintenant je me dis que mon moyen de prendre de la distance sur ce coup, ça a été d'écrire du point de vue de quelqu'un qui voit un personnage me ressemblant éééétrangement ( sauf pour l'acte final, SINON JE NE SERAI PAS EN TRAIN DE TE RÉPONDRE AHAHAHAHAH-hem ), histoire de ne pas dire tout ça avec un vrai "je" renvoyant directement à moi.
Par contre, la conclusion ne gagnerait pas à être plus heureuse à mon sens. Comme je l'ai dis à Alan, je ne l'ai pas écris comme un réquisitoire, bien qu'au final l'effet sois un peu le même ; cependant, je l'ai fais à partir de mon vécu, et dans celui-ci, il n'y a pas de mains tendues, pas d'efforts qui paient, pas qui que ce soit pour se soucier du garçon recroquevillé dans un coin. Juste des gens qui s'en balancent..... J'aurais pu me rouler à poil dans les couloirs en récitant du Sartre qu'ils auraient juste saisis leur portable et pris des vidéos. Donc au moment où j'ai écris ce texte, je n'avais aucune envie qu'il se termine bien. Et encore maintenant, je ne me vois pas lui donner une fin heureuse.....

Dot Quote, je crois que j'ai tout dis avant, je n'ais donc plus rien pour toi qu'un "MERCI D'AVOIR COMMENTE" ( avec des majuscules quand même ) 8D.
C'est vrai qu'on patauge dans les généralités ( auto-mutilation, crise d'angoisse, sanglots étouffés et autres joyeusetés associées à la dépression quand on écrit dessus, qu'on l'ait vécu ou non ), mais étant donné la forme qu'avait pris le texte et mon habitude de me masquer derrière une chose ou l'autre, je ne trouvais pas pertinent de parler de mes angoisses personnelles, ni de caser absolument quelques anecdotes certes originales, mais difficiles à insérer de de manière heu, PRÉSENTABLES.  Et je ne voulais pas entrer dans le détail de mon propre mal-être, car ça aurait impliqué des explications qui auraient brisé le rythme, alors que je voulais pour une fois faire quelque chose de très court. ( Notamment par peur de dépasser la limite de caractères, car c'est mon gros problème en générale dans ce genre d'occasion. /out )
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
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Re : Les ponts infréquentés.
« Réponse #7 le: 03 février 2016 à 17:49:51 »
Yo Pan !

Comme pour ton précédent texte, Le Moribond, j'aime beaucoup :)
Je n'ai pas grand chose à ajouter, mes camarades ont dit ce qu'il y avait à dire. Je précise juste que ça n'a pas toujours été facile de  plonger dans tes mots, mais que ce n'est pas grave, je n'en ressors pas refroidi, mais avec l'envie d'y retourner pour mieux comprendre tout ce que tu as écrit. Tu as un style vraiment intéressant.
Merci beaucoup pour la lecture ^^

 


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