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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » P10-Mari et ses facéties

Auteur Sujet: P10-Mari et ses facéties  (Lu 2262 fois)

Hors ligne Barles Chaudelaire

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P10-Mari et ses facéties
« le: 18 Août 2018 à 10:30:13 »
   
Mari et ses facéties 
(Deuxième version)



   
   Le curieux :
Quelle drôle d'idée ! Imaginer, créer des vies pour en comprendre d'autres ? Donner la vie à l'irréel pour que le réel s'explique ?


Mariluccino n'est pas vraiment heureux
De tous ses vœux il espère un peu mieux
Qu'un toit sur sa tête et de la nourriture à sa table
Mieux qu'un horaire millimétré et un avenir stable
Des peines de cœur oui beaucoup
Il y en a un peu plus je vous le laisse ?
L'espoir il se le garde pour les soirées où ça finit tard
Et quand sonne le matin on peut apercevoir dans ses yeux hagards
Le cadavre du soir et le désespoir partager un grand Martini à la paille


   L'auteur :
Mais Mariluccino n'existe pas. Tous ses rêves voulus, ses désirs inassouvis, eux, existent car l'humanité est faite d'espoir et de désillusion. Mariluccino, quel beau nom. C'est la seule partie de lui qui existe, ce qui le nomme. Alors autant qu'il soit beau et qu'il sonne.

   Le lecteur :
Tout cela est-il inventé ? Ses vœux, son avenir, ses peines, son espoir, ses yeux hagards, même son nom ... Ne sont-ce là que des mensonges ? De magnifiques fleurs de plastique ? Je ne suis sûr de rien, et je voudrais savoir ce qui à la vérité appartient.

   L'auteur :
Son visage buriné, ses mains sculptées, seulement du transparent. De l'honnêteté apparente. Je te le dis car je le sais. Tu ne rencontreras jamais Mariluccino. Car il n'existe pas. Il ne souffrira jamais comme toi ; il n'aura jamais la main d'adieu qui tremble ; il n'éprouvera jamais la bonté du réconfort sincère ; personne ne lui dira jamais ce à quoi il ressemble.

   Le lecteur :
Mais que tout cela veut-il dire ?

   L'auteur :
Qu'en dépit de toutes les belles facéties qui l'habillent, Mari ne vaudra jamais l'homme qui en toi vit.


Dans les nuages de l'aube qui se disperse
Une bourrasque de fumée c'est Mari qui
De sa bouche envoie le levant sur les roses

La chose amoureuse est décidément morose
Maligne et creuse sous couvert d'aventure
Mariluccino n'est plus enfant il sait ce qu'il en coûte
D'égarer ses refrains de faire fausse route

Et seul seul il se lamente que m'est-il arrivé
Et il est bien le seul à se lamenter
Autour de lui du vide à remplir de l'immaculé
Dans un monde qui n'a pas encore été inventé

   Le lecteur :
Mais il souffre, il est humain ! Sauvez cet homme qui a perdu son chemin !

   L'auteur :
Peindrais-tu la tristesse en des teintes banales ? Triviales, même pour l’œil profane ? Bien sûr : le sentiment est commun ; et pour peu que le lecteur ait souffert en sa vie, il s'apitoiera sur la complainte de Mari. Pour la confection de la peinture dorée, il faut bien quelques paillettes d'or si la toile vise la vérité.

   Le lecteur :
Mais quel monstre êtes-vous ? Le monde n'est-il pas assez tourmenté de douleurs que pour ne pas en remplir l'imaginaire ? Ne donneriez-vous pas votre plume à l'optimisme, du moins au sanitaire ?

   L'auteur :
L’imaginaire est plus à la mesure de l’homme que son propre monde. Il y crée, vit, meurt parfois et expie ses souffrances fécondes.


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

« Modifié: 09 Septembre 2018 à 22:45:03 par Mout »

Hors ligne Miromensil

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #1 le: 27 Août 2018 à 21:10:09 »
Hello Mout,

Si jamais tu n’as pas l’habitude des commentaires, je peux pas m’empêcher de faire un petit préambule introductif… à l’heure à laquelle je te lis, je n’ai dormi que 3h, parfois je comprends de travers, je suis fatiguée en gros, et la lecture que je fais du texte va dépendre de tout ça. C’est hyper subjectif, dans le sens où quelqu’un d’autre ne dirait pas ça. Du moins, on a coutume de dire « mon avis est subjectif », j’ai tellement lu cette phrase qu’elle m’apparait comme évidente. Bref, ma parole est pas en or et prends ce que je radote avec des pincettes et du recul (évidemment… à mon avis tu t’en doutes).  Du coup :

Oh ! Un… un… un TVNI :mrgreen: (certes plus dur à prononcer que ovni). J’ai lu ton texte il y a quelques jours et je ne te cache pas que j’étais très sceptique au début. Puis le temps a passé, j’y repensais de temps en temps, avec cette impression nébuleuse que le sens m’échappe. Et là, paf ! Je crois que j’ai compris où tu veux en venir :) Mais je vais d’abord faire le détail

Citer
quel beau nom. Alors autant qu'il soit beau et bon.

Beau, certes… Mais un bon nom, c’est-à-dire ? Tu déduis une personnalité entière d’un seul prénom, d’autant plus que son porteur a « ses rêves voulus, ses désirs inassouvis, eux, (qui) existent car l'humanité est faite d'espoir et de désillusion », et donc, autrement dit, qu’il ne semble être défini que par cette humanité faite de rêve et de désillusion, autrement dit totalement désincarnée (concept humanité), soit, justement, absolument pas concret ? (phrase longue, tu peux respirer)

Heu bref, je saisis pas l’idée d’un « bon nom » si Mari n’existe pas en soi ^^ « Bon » ne va pas avec un nom pour moi, ça se rapporte d’office à une personne, dur de dissocier les 2 (un nom sans une personne et tout le tintouin qui va avec)

Citer
  Le lecteur :
Tout cela est-il inventé ? Ses vœux, son avenir, ses peines, son espoir, ses yeux hagards, même son nom ... Ne sont-ce là que des mensonges ? De magnifiques fleurs de plastique ? Je ne suis sûr de rien, et je voudrais savoir ce qui à la vérité appartient.
C’est risqué, cette sorte pièce de théâtre dont un acteur est un lecteur… comme moi actuellement :mrgreen: En tant que lecteur, je n’adhère vraiment qu’à « Je ne suis sûr de rien » haha

Et entre parenthèses  : « Ne sont-ce », c’est grammaticalement correct bien sur, mais je vois tellement rarement c’est forme que ça fait tout bizarre !

Citer
L'auteur :
Mais Mariluccino n'existe pas.

Citer
L'auteur :
Mais Mariluccino n'existe pas.
Je t’assure que le lecteur a compris que pour l’auteur, Mari n’existe pas :mrgreen:
(Aka répétition pas nécessaire selon moi)

Citer
Je te le dis car je le sais. Tu ne rencontreras jamais Mariluccino. Car il n'existe pas.
Oui oui le ‘vrai lecteur’ a compris haha

Citer
Il ne souffrira jamais comme toi
Mais est-ce que le lecteur de la pièce existe vraiment ?  :o

Citer
Mais que tout cela veut-il dire ?
(Commentaire inutile mais j’imagine trop bien la tête qu’il fait en disant ça, et l’intonation qui va avec)

Citer
Qu'en dépit de toutes les belles facéties qui l'habillent, Mari ne vaudra jamais l'homme qui en toi vit.
C’est joli
Mais c’est aussi l’aveu que ton lecteur du texte correspond au lecteur dont tu te doutes qu’il va lire ton texte (moi ou un autre commentateur)… c’est en ça que le mat blesse un peu pour moi, mais je reviendrai là dessus

J’aime bien le second poème, j’ai rien à redire dessus… il est fluide, le ton est… indescriptible (je trouve que le ton d’un texte c’est quelque chose d’important, mais c’est dur de mettre des mots là-dessus). Disons qu’il est adéquat, humble,… mais je rejoins pas trop le fond (c’est là que je peux dire que c’est un avis subjectif que de dire que le fond du propos m’est indifférent)

Citer
Sauvez cet homme qui a perdu son chemin !
Mais il existe pas, lecteur-intra-texte, t’as décidément rien compris ! :mrgreen:

Citer
et pour peu que le lecteur ait souffert en sa vie, il s'apitoiera sur la complainte de Mari.
Hummm cette pente glissante. C’est chaud quand même pour l’auteur de prévoir ce que le vrai lecteur, qui lit ton texte (pas celui DU texte), va en penser

Citer
Pour la confection de la peinture dorée, il faut bien quelques paillettes d'or si la toile vise la vérité.
Je rejoins pas trop le fond… je vois pas en quoi la toile qui vise la vérité serait forcément dorée… c’est même plutôt le contraire d’après des phrases comme « y a que la vérité qui blesse » (alors t’imagines la toile de la vérité en rouge)

Citer
Ne donneriez-vous pas votre plume à l'optimisme, du moins au sanitaire ?
SANITAIRE, adj.
A.  Relatif à la santé, à l'hygiène.

Je me sens con en disant ça mais je vois pas du tout ce que vient faire cet adjectif/nom commun ?

Citer
L’imaginaire est plus à la mesure de l’homme que son propre monde. Il y crée, vit, meurt parfois et expie ses souffrances fécondes.
Vous avez trois heures.
J’aime bien l’idée de souffrances fécondes mais le reste pas trop, mais passons. Tu fais des distinctions entre imaginaire, homme et monde. Tu distingues l’homme du « propre monde de l’homme ». Puis, l’imaginaire est à la mesure de l’homme. Oui mais, comment tu peux dissocier son propre monde de lui (l’homme) ? Si l’imaginaire est à la mesure de l’homme, il est forcément à la mesure de son propre monde, j’arrive pas du tout à dissocier l'imaginaire de "son propre monde" (ce que tu fais avec la tournure : « est plus »… « que », y a une comparaison).

Pour toutes les paroles de l’auteur, ses considérations sur l’existence etc, je suis pas rentré dans le détail car sinon j’aurais fait un commentaire de 3 pages.

Alors alors alors (tentative de synthèse de tout ce que je pense) :
De ce que je percois, la transparence joue à 2 niveaux dans ton texte. Mais je mets en spoiler pour pas que les commentateurs qui survolent les commentaires y ait accès tout de suite

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« Modifié: 27 Août 2018 à 21:44:52 par Miromensil »

Hors ligne Barles Chaudelaire

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #2 le: 28 Août 2018 à 07:10:45 »
Bonjour Miromensil !

Merci d'avoir pris le temps de lire mon texte et d'y avoir répondu aussi généreusement ! Tu as dit beaucoup de choses et je ne saurai sans doute pas répondre à tout (aussi car je n'ai pas moi-même toutes les réponses !)

Je te répondrai également en spoiler pour les lecteurs qui voudraient d'abord chercher.

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Hors ligne Gros Lo

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #3 le: 30 Août 2018 à 19:07:25 »
salut !

ouah, ça a le mérite d'être hors des sentiers battus. Etrange écrin pour deux poèmes.

Je vais la faire courte, Miro m'a déjà complètement mis le moral dans les chaussettes au niveau de la pertinence et le bon escient de mon (mes) commentaire(s).
(Par contre me retrouver cité c'est un peu perturbant.)

Des peines de cœur oui beaucoup
j'aime bien (j'aime bien quand un poème s'oralise et trouve un équilibre comme ça)

Citer
L'espoir il se le garde pour les soirées où ça finit tard
Et quand sonne le matin on peut apercevoir dans ses yeux hagards
ça pourrait facilement se chanter

Citer
La valse des imbroglios continuer et le désespoir s'amuser
je trouve que l'effet retombe pas mal ici, avec les deux infinitifs coup sur coup, à mon sens assez maladroits

En fait, je rejoins vraiment ce que dit Miro. Le dialogue méta me semble trop appuyé, je trouve qu'il enfonce un peu des portes ouvertes, et en même temps que tout le monde n'a pas une réflexion similaire quant aux mensonges du langage, aux paravents de la fiction etc., et que du coup ça peut être bienvenu quand même. Je sais pas.
En revanche je trouve ça chouette d'avoir pensé "transparence" de cette façon.

Citer
Une bourrasque de fumée c'est Mari qui
De sa bouche envoie le levant sur les roses
j'aime vachement, et j'arrive pas à savoir quelle version je préfère : "envoie le levant sur les fleurs", "envoie le levant balader", "envoie le levant sur les couleurs roses de l'aube". (Je crois que c'est la dernière... Même si je crois aussi que la signification qui prime c'est "envoie balader")

Citer
D'égarer ses refrains de faire fausse route
c'est joli aussi

Citer
Et seul seul il se lamente que m'est-il arrivé
pareil que tout à l'heure à propos de l'oralité

Citer
Autour de lui du vide à remplir de l'immaculé
Dans un monde qui n'a pas encore été inventé
là je trouve l'expression assez poussive, surtout pour un poème

Citer
Peindrais-tu la tristesse en des teintes banales ? Triviales, même pour l’œil profane ? Bien sûr : le sentiment est commun ; et pour peu que le lecteur ait souffert en sa vie, il s'apitoiera sur la complainte de Mari. Pour la confection de la peinture dorée, il faut bien quelques paillettes d'or si la toile vise la vérité.
les rimes internes me font penser que tu avais d'abord tenté une version poème du dialogue ? en tout cas, en l'état je trouve pas forcément ça très élégant... (idem plus loin, imaginaire/sanitaire, monde/fécondes)


Voilà, je suis assez partagé entre les parties en vers et les parties en prose. Y a un certain nombre d'éléments que j'ai bien appréciés dans tes poèmes, je suis beaucoup moins convaincu par la forme générale des dialogues et je trouve que le propos y est trop appuyé, mais j'ai nuancé mon avis plus haut...

merci pour cet agréable gloubiboulga (:
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Ashka

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #4 le: 31 Août 2018 à 00:41:06 »
Hello  ;)

J'ai été un peu interpelée par le mélange de plusieurs idées concernant le fond du texte. Au passage, je l'aurai plutôt mis en texte plutôt qu'en poésie, parce que là j'ai vraiment l'impression de commenter un texte, à cause de toutes ces idées mais ce n'est que mon avis.

D'abord, quelques détails :
Citer
Il y en a un peu plus je vous le laisse ?
je me suis  perdue dans le sens ici
Citer
La valse des imbroglios continuer et le désespoir s'amuser
pas fan de ces verbes à l'infinitif :/
Citer
Autour de lui du vide à remplir de l'immaculé
"de du de", reviennent beaucoup ici, trop.
Citer
D'égarer ses refrains de faire fausse route
manque une virgule ou autre chose après "refrains" ?
Citer
Le monde n'est-il pas assez tourmenté de douleurs que pour ne pas en remplir l'imaginaire ?
le "que" n'est pas en trop ?

Ce que j'ai compris du texte, c'est que l'auteur parle d'un personnage imaginaire qui, s'il touche le lecteur, malgré son existence virtuelle et ses sentiments virtuels insufflé par l'auteur, il restera un personnage et que par conséquent il ne pourra valoir une personne réelle et n'en aura jamais la richesse et la réelle profondeur.
je trouve le propos un peu défaillant ici :
Citer
Il ne souffrira jamais comme toi ; il n'aura jamais la main d'adieu qui tremble ; il n'éprouvera jamais la bonté du réconfort sincère ; personne ne lui dira jamais ce à quoi il ressemble.
puisque tu suggères tout de même le contraire par ailleurs.
Du coup le thème de la transparence, oui, mais ambivalent puisque les personnages imaginaires ont tout de même des projections de sentiments réels.
Citer
Donner la vie à l'irréel pour que le réel s'explique ?
Je trouve dommage que cette idée là n'ait pas été plus exploitée, parce qu'elle trouve un écho en moi, oui, certains livres ont eu un impact profond sur moi dans la réalité et là tu touches du doigt quelque chose d'important en ce qui me concerne.
Citer
L’imaginaire est plus à la mesure de l’homme que son propre monde. Il y crée, vit, meurt parfois et expie ses souffrances fécondes.
jolie phrase de fin et là encore, une autre thématique abordée, les mondes imaginaires que l'on crée à notre taille, univers rassurants sur lesquels on a prise. (quoique des fois ça dérape sans qu'on le veuille et que ça prenne une dimension inattendue et débordante.... :mrgreen:)

Beaucoup d'idées intéressantes donc pour moi, mais un peu trop jetées ensemble, qui manquent à mon avis d'être mieux  amenées. Et ça manque un peu de développement pour ces idées dignes d'intérêt.
Maintenant, l'idée de la transparence, ce n'est pas évident pour moi, parce que du coup mon esprit a du mal à faire le tri.
Il me semble qu'il serait bien que tu reprennes vraiment les idées que tu veux faire passer, les organiser d'une façon plus claire et voir comment les amener au fil du texte pour que ça paraisse moins jeté comme ça.
Je sais que ce n'est pas évident, je sais que je suis exigeante, mais les idées que tu soulèves méritent vraiment un meilleur traitement sur le fond et la forme, cela veut dire aussi que je trouve ton texte digne d'intérêt et appelant à cette exigence.

Désolée si je fais des phrases alambiquées ce soir, il est tard :mrgreen:

En tout cas, merci pour le partage et ce que ton texte a évoqué en moi  ;)

Bonne continuation !

                :)

« Modifié: 31 Août 2018 à 00:43:05 par Ashka »

Hors ligne Barles Chaudelaire

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #5 le: 31 Août 2018 à 16:42:40 »
Bonjour Mout,

Je précise une fois encore que les commentaires que je vais faire à propos de ton texte sont tout à fait subjectifs et qu'ils n'engagent que moi. Mon intention est d'améliorer ton texte ; ne prends donc pas trop à coeur ce qui pourrait te déplaire.

Je sens bien que ton poème essaye d'aller quelque part, il lance quelques pistes mais sans vraiment les exploiter. On aurait pu dire que ton texte se noie et qu'il se débat, mais il n'a pas l'air de vouloir vraiment s'extirper de ce mélange maladroit de sens qu'il jette ça et là.

Citer
La valse des imbroglios continuer et le désespoir s'amuser

Comme dit dans les autres commentaires, vraiment pas fan des structures en infinitif.

Citer
Des peines de cœur oui beaucoup
Il y en a un peu plus je vous le laisse ?

Ces deux vers ont l'air d'aller ensemble ? Dans ce cas, quel rapport ?

Pour le reste, rien à dire de spécial. Tu as essayé mais ça n'a pas l'air d'avoir abouti.  C'est dommage car les idées qui fleurissent un peu partout dans ton texte sont intéressantes et mériteraient un meilleur développement.

L'originalité de la forme n'a-t-elle pas trop conditionné ce que tu comptais écrire ? De toi à toi, es-tu vraiment satisfait du résultat ?

Bravo pour ce projet (trop?) ambitieux. Je te conseille de retravailler ton texte pour qu'il soit plus fluide.

Bien à toi,

Barles Chaudelaire

Hors ligne Aléa

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #6 le: 07 Septembre 2018 à 15:06:53 »
bonsoir,


Citer
qu'il soit beau et bon.
pour affirmer la précision, j'enleverai le bon, le beau suffit.


Citer
Ne sont-ce là que des mensonges ?
un peu plastique justement comme formulation, tu pourrais trouver un truc plus juste, qui en fasse moins

Citer
et je voudrais savoir ce qui à la vérité appartient.
me parait maladroit

Citer
Mais que tout cela veut-il dire ?
pareil, je trouve ca un poil ampoulé, pas naturel



(j'aime bien la partie juste avant, très bien rythmée, et c'est vrai que c'est un beau nom !)

Citer
D'égarer ses refrains de faire fausse route
une petiet virgule après refrains ? pour la fougue du rythme fourchant et téméraire ? :p
Très jolie partie



Ah j'aurais attendu un petit auteur omniscient qui balaye le lecteur et lui même en fin



Ca m'a fait penser à une pièce de théatre, un auteur italien dont j'ai oublié le nom, Pir.. quelque chose, rah, je retrouverai
C'est presque étonnant de le retrouver en poésie, mais en fait j'aime pas mal, y'a quelques fourcahdes qui m'ont décroché de la justesse, ca pourrait être plus taquin ou plus méta, mais y'a des passages qui m'ont plu !


Merci pour ce texte !
Au plaisir




Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

Ashka

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #7 le: 10 Septembre 2018 à 21:51:05 »
Citer
Le monde n'est-il pas assez tourmenté de douleurs que pour ne pas en remplir l'imaginaire ?
Il me semble que le "que" est en trop. :\?

Hors ligne Barles Chaudelaire

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #8 le: 22 Septembre 2018 à 22:54:36 »
Merci à tous pour vos commentaires ! Même si je n'ai pas eu le temps de vous répondre à tous avant la date fatidique, je vous ai tous lus et j'ai été attentif à toutes vos remarques (ce qui ne veut pas dire que je les ai toutes prises en compte !).

J'ai donc légèrement modifié le texte de base ; l'original se trouve en spoiler.
N'hésitez pas si vous avez d'autres conseils à dispenser ! Je serai ravi de les considérer et de pouvoir améliorer mon texte !

Nocte

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #9 le: 26 Septembre 2018 à 00:20:37 »
Intéressant comme exercice, ambitieux, rien à dire sur l'intention, c'est classe.
Après je pinaillerai juste sur le fait que le lecteur s'insurge un peu trop, que l'auteur a trop facilement le dernier mot, pas fan.

Hors ligne Barles Chaudelaire

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #10 le: 03 Octobre 2018 à 18:05:03 »
Salut WEG ! Merci pour ton commentaire.

Comme je l'ai dit plus haut dans mes autres réponses, la candeur du Lecteur est assumée car il a pour but de soutenir le dialogue et non de l'alimenter. Évidemment que ce n'est pas une scène normale, un dialogue normal. Et je crois que cela vient de l'origine-même de ce texte : une intention de créer quelque chose de nouveau, qui ne soit ni poème, ni texte, ni conte, ni fable. Je l'accorde : ce n'est pas entièrement réussi et je m'exerce actuellement à d'autres productions du même acabit dont je tente de peaufiner le style.

Concernant "Mari et ses facéties", je suis toujours en train de chercher de nouvelles modifications à faire et qui pourraient l'améliorer. Cependant, je ne trouve rien à changer qui ne dénature pas ce que j'ai écrit dans sa forme originelle. C'est pourquoi je continue de chercher, en m'empêchant de supprimer des éléments que je ne comprends déjà plus entièrement. Je crois - peut-être - que ce poème est parfait selon le point de vue dans lequel je l'ai conçu. Je crois avoir fait exactement ce que je voulais faire et avoir exprimé toute l'idée qui s'étire sur les lignes que vous avez lues. Après ... c'est certain que l'intention de base n'était pas parfaite, loin de là. Mais par respect pour ce moi du passé qui a écrit ces lignes, je ne touche à rien qui puisse briser l'équilibre que j'ai tenté d'instaurer.

Je reste bien entendu disponible pour de nouvelles critiques et remarques !

Hors ligne Claudius

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #11 le: 05 Octobre 2018 à 21:10:24 »
Le contenu de ton texte est assez troublant (pour moi) il y a beaucoup de vrai, et ce dialogue entre auteur et lecteur est original. Je l'ai lu plusieurs fois, sur plusieurs jours pour arriver à y apposer un commentaire. Sur la construction rien à dire, sur le fond c'est original comme j'ai dit plus haut...

Je ne vois pas (une fois de plus) ce que je pourrais rajouter à tous les commentaires judicieux qui ont été postés, et surtout après ta dernière réponse.

Ce texte t'appartient, tu l'assumes, c'est parfait.

Bonne chance, le dénouement n'est pas loin.

 ;) ;)
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Hors ligne Miromensil

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #12 le: 06 Octobre 2018 à 16:50:47 »
Salut Mout !

Pour répondre à ton précédent message, parce qu’il n'est jamais trop tard

Citer
La forme particulière de mon texte, cette sorte de pièce-de-théâtre-poème, comme tu l'appelles!, est un essai.
Ah, autant pour moi, j’en lis très peu… d’où que je n’ai pas reconnu la forme. Note que le dernier que j’ai lu, « La société de consommation », de J. Baudrillard, ne contenait pas de poèmes… mais j’imagine qu’il y a plusieurs acceptations du terme qui doit recouvrir une réalité de textes assez large. Ni que tous les essais contiennent des poèmes, somme toute.

Citer
Je fais ce que je veux ! Non mais !
Oui, bien sûr. Juste, si quelque chose parmi mes/nos remarques t’a été utile, c’est tant mieux et tout bénef ^^ Du coup, désolé si j’ai eu un ton un peu sec ou quoi. Et ok avec ton explication.

Citer
Juste pour faire le chieur : "le bât blesse" 
Je me disais bien que j’écorchais l’expression, ça m’arrive souvent ^^ (mais comme ça donne des résultats rigolo je ne me corrige plus/je ne cherche pas à avoir l’exacte expression :P )

Citer
le lecteur du texte n'est pas le lecteur du texte. Merde. Enfin je veux dire, le lecteur dans le texte n'est pas le lecteur qui lit le texte. J'y arrive vraiment pas ! 
Cette mise en abime ! :mrgreen: Yep je l’ai vu direct comme ça (moi lecteur = le lecteur du texte), donc

Citer
l'auteur et le lecteur ne sont pas d'accord sur l'interprétation du texte, et ils parlent. Ils ne font que dirent ce qu'ils pensent, honnêtement ; l'auteur, depuis son point de vue créateur et arrêté (Il est honnête et transparent), le lecteur, de son point de vue de truite.
… c’est très intéressante, comme approche ! J’aurais vraiment dû les voir comme des acteurs d’une pièce de théâtre qui se donnent la répartie, tout simplement

Citer
Dans ta critique, tu sembles avoir oublier une pièce importante du puzzle : la première phrase du texte.
My bad u_u

Citer
C'est également le rôle que joue cette réplique "gnagna n'existe pas" ; elle sert de ressort, de rappel répulsif dès que "le lecteur" tente de s'identifier dans le dialogue à Mari. L'auteur lui rappelle à chaque fois qu'il y a pas d'identification à faire.
Cette réplique valait aussi pour moi lecteur-Miromensil ^^'

Citer
Je ne pense pas modifier mon texte en ce sens, car je pense que cette idée mériterait un tout autre texte pour être mieux appliquée.
Oui, tout à fait ! Je pense que c’est la meilleure solution (et je pense que je précise dans mon commentaire que je te voyais mal refaire tout le texte en fonction de ma proposition, d’autant plus que je n’étais pas certaine de mon interprétation... et si je n'ai pas écrit ça, et bien j'aurais du)

Sinon, sur cette nouvelle mouture (ou ce qui m’a semblé être des changements, et que j'ai vus, du moins)...

Citer
C'est la seule partie de lui qui existe, ce qui le nomme. Alors autant qu'il soit beau et qu'il sonne.
Je trouve que les sonorités sont très chouettes (nomme/sonne) et que cette répartie gagne en force et simplicité depuis qu’il n’y a plus le « bon » (qui prêtait à confusion pour moi)

… et sur ton dernier commentaire

Citer
Je crois - peut-être - que ce poème est parfait selon le point de vue dans lequel je l'ai conçu. Je crois avoir fait exactement ce que je voulais faire et avoir exprimé toute l'idée qui s'étire sur les lignes que vous avez lues.
Alors c’est que tu as atteint ton but ! Et c’est très bien en soi. Ta démarche était non seulement originale et différente, mais le fond de ton idée justifiait cette forme en la développant adéquatement. Je te soulève mon chapeau pour être, à la fin de l’aventure, parvenu à cette conclusion  :mafio:

Hors ligne Barles Chaudelaire

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #13 le: 07 Octobre 2018 à 12:47:43 »
Merci pour ton commentaire Miromensil ! Il est agréable à lire.

Je me permets une dernière rectification :

Citer
"La forme particulière de mon texte, cette sorte de pièce-de-théâtre-poème, comme tu l'appelles!, est un essai."
Ah, autant pour moi, j’en lis très peu… d’où que je n’ai pas reconnu la forme. Note que le dernier que j’ai lu, « La société de consommation », de J. Baudrillard, ne contenait pas de poèmes… mais j’imagine qu’il y a plusieurs acceptations du terme qui doit recouvrir une réalité de textes assez large. Ni que tous les essais contiennent des poèmes, somme toute.

Non non, ce n'est pas un essai, c'est une tentative :p D'où le fait que je ne sache pas trop comment l'appeler ni l'expliquer aisément !

Hors ligne Rémi

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Re : P10-Mari et ses facéties
« Réponse #14 le: 09 Octobre 2018 à 21:16:53 »
Salut Mout :)

Détails :

Citer
même son nom ...
y a une espace en trop (à ne pas corriger, les modifs sont interdites jusqu'au vote)

Citer
Et seul seul il se lamente que m'est-il arrivé
Et il est bien le seul à se lamenter
pas super fan de la reprise
(sinon cette partie me plait bien :))

Citer
Il y crée, vit, meurt parfois
parfois ?

Au global, j'aime bien le sens général et la mise en abyme. La musicalité est intéressante aussi, même si parfois un peu "précieuse" (je ne trouve pas le mot... certains passages sont un peu artificiels). J'ai plus ressenti la pièce de théâtre que le poème, en fait.

Merci pour la lecture.

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

 


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