Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Des flamants bien moroses

Auteur Sujet: Des flamants bien moroses  (Lu 3617 fois)

Hors ligne BleuAcier

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Des flamants bien moroses
« le: 23 Août 2018 à 11:07:37 »
Rose-marie déploie paresseusement ses ailes, picore les insectes planqués dans son plumage. Quelle chaleur ! Et quel ennui. Depuis que cette étrange maladie a décimé toute sa colonie, comme quasiment partout dans le monde, tout lui paraît morne et désolé. La néant rythme son quotidien. Pourquoi avoir été la seule survivante à cette épidémie ? Elle aurait préféré y succomber plutôt que de rester dans cette terrible solitude. Elle contemple le paysage déserté autour d'elle. L'étendue d'eau vaseuse est peuplée de déchets en plastique. Les gardiens n'ont pas encore eu le temps d'opérer de repêchage. Les joncs piquent du nez, comme accablés par la tristesse des lieux. Même le grillage roussi, bosselé semble avoir abandonné toute velléité de protéger un endroit si peu inspirant. Là-bas, quelques pigeons conversent entre eux, l'ignorant superbement. Elle énumère mentalement les possibles raisons. Le rose ne doit pas les séduire. Trop voyant ou trop girly. Ou ils ne voient pas l'intérêt de partager les récits de leurs pérégrinations avec un oiseau désormais arrimé au sol. Ou, autre possibilité, connaissant le sombre destin de ses comparses, ils préfèrent se tenir à l'écart.

Elle exécute quelques pas, de droite à gauche, de gauche à droite, comme une valse brisée sur ses jambes aigrelettes, une errance inutile lui donnant l'illusion d'exister encore. Le temps semble arrêté, tout baignant dans une sombre monotonie. Elle attend désespérément la nuit et l'oubli.

Soudain une voix mignonnette retient son attention :"Oh igade Papa, le zoiseau !"

Elle se redresse et prend une pose altière, le cœur ragaillardi. Enfin quelqu'un qui semble se soucier de son sort ! Enthousiaste, elle se met à pousser des cris, ailes battantes, courant vers l'enfant. Hélas, effrayée tant par son impressionnante taille que par son attitude, la fillette grimace et fond en larmes. Le père la soulève dans ses bras, puis s'éloigne en la rassurant.

Rose-marie soupire. Si même les marmots s'effraient à son approche, il ne lui reste vraiment plus grand espoir. Elle se dirige lentement vers les flots croupissants, se demandant s'il est facile pour un flamant de se noyer.

Étrange coïncidence, à cet instant surgit la camionnette du parc. Plusieurs gardiens débarquent, discutent, l'observent, avant de se décider à sortir une grande boîte de bois du véhicule. Ils la font délicatement rouler jusqu'à entrée de son enclos, jettent des regards curieux à l'intérieur du cube. Puis l'un d'entre eux se décide. Un côté s'abat. Rose-marie voit un de ses semblables, très raide, renfrogné, au fond de la caisse. Les hommes s'agitent, lui offrent des gourmandises, le complimentent, sans obtenir la moindre réponse de sa part. Il refuse de sortir. Après maintes vaines tentatives, ils se résignent, l'extirpent manu militari hors de son abri tandis qu'il s'agite et crie. Sitôt qu'ils se retrouve à l'air libre, ils s'enfuient, pour éviter ses coups de bec.

Et le voici, à quelques mètres d'elle, reprenant sa froide immobilité. Rose-marie hésite. Feindre la colère de voir son territoire investi ou se réjouir d'avoir enfin de la compagnie ?
Elle finit par opter pour la seconde solution, s'approche de son nouveau colocataire.
"Hello, moi c'est Rose-marie.
Le mâle lui jette un regard en coin, soupire.
— T'attache pas, je suis juste un reproducteur.
— Euh, c'est à dire ?, s'étonne-t-elle.
— Ben je suis juste là le temps de repeupler le coin, quoi.
— Enfin tu veux dire que je...que nous...?
— Voilà. T'as tout pigé. C'est mon job. Je vais ici et là et j'engrosse toutes ces demoiselles.
— Ha ça ! Dans tes rêves mon gars. Moi me donner à un inconnu ! Sûrement pas ! Je suis libre de faire ce que je veux de mon corps !
— Oh t'inquiète pas, ce n'est pas moi qui vais te forcer. Si tu crois que la chose m'amuse ! J'ai juste l'impression d'être un fertiliseur sur pattes baladé ici et là. Rien de bien plaisant, crois-moi. Pas le temps des sentiments.
Rose-marie le détaille un peu plus. Certes il a belle allure, mais quelque chose dans ses pupilles, dans sa façon de causer, témoigne de son immense lassitude. Elle se sent proche de lui, au moins sur ce point.
— Tu as...migré souvent alors ?
— Pffff, je dirais...quinze-vingt fois. J'ai cessé de compter. Quel intérêt ?
— Et jamais tu n'as aimé ?
Le mâle pousse un sombre grognement.
— À quoi bon remuer tout cela ? Faire saigner son âme, retrouver l'amertume ?

Percevant sa douleur, Rose-marie préfère s'éloigner doucement. Elle ne connaît que trop bien la souffrance engendrée par la perte d'êtres aimés.

De son côté, le personnel examine leur manège, fait des pronostics, puis affiche son scepticisme, avant de reprendre la route.

Les jours passent. Le silence s'installe. Chacun reste sur ses gardes, dans son territoire spontanément délimité. Si Klocks, ainsi que le prénomment les gardiens, demeure très distant, Rose-marie ne peut s'empêcher de passer son temps à épier ses moindres mouvements. Après tout, il reste son seul semblable à sa connaissance. Klocks, lui, se promène ici et là, plongé dans ses propres pensées, comme ruminant son passé, même s'il a prétendu trouver la chose inutile.

Au bout de quelques temps, Rose-marie finit par craquer :
— Écoute, c'est idiot. Soyons simplement amis, soutenons-nous dans nos peines. Si nous ne... pratiquons pas la chose, il n'y aura pas reproduction et tu ne repartiras donc jamais.
Klocks ricane :
— Quelle naïveté ! Quoiqu'il advienne je ne suis ici que pour une période bien précise. Et si mes "charmes" n'agissent pas sur toi, on les exploitera ailleurs.
— Malgré tout, pourquoi se snober ? Prenons ce qui est à prendre, jouissons de l'instant présent.
— Je ne veux plus, s'énerve Klocks. Aimer, quitter, et sans cesse devoir recommencer...Mon cœur s'est abîmé à force. J'ai dû l'emprisonner pour ne plus perdre de forces dans tous ces voyages que l'on m'a imposés.
— Tu n'as plus de chez toi, un endroit que tu rejoins parfois ?
— Non. Je reste toujours utile pour tel parc ou tel zoo. Ma seule maison stable est cette boîte de bois dans laquelle tu m'as vu arriver.

Rose-marie réalise soudain sa chance. Même si elle trouve le cadre empli de mélancolie, il demeure son petit nid, recelant tous ses souvenirs. Ici, elle avait joué petite avec tous ses amis. Près du fourré là-bas, un de ses frères s'était froissé un membre en guerroyant avec un cousin. Chaque recoin contient une ou plusieurs images du passé : premiers pas, première nage, premiers essais d'envols, premières pêche... et les déchirures, les premiers trépas, l'angoisse de voir progressivement décroître le nombre de ses compagnons. L'endroit est chargé d'histoire.

Cherchant tout de même à consoler Klocks, elle essaye d'autres mots :
— Oh je ne sais plus qui disait : ton cœur est ma maison. Et rien n'est plus vrai. Nul besoin d'un lieu précis, tous tes souvenirs, tu les portes en toi.
— Je voudrais ne rien emporter du tout, je me sentirais moins lourd, réplique Klocks.

Il se perd soudain dans la contemplation de l'horizon, comme si là-bas, très loin, se jouait le film de ses précédentes rencontres. Son être entier tangue, penche vers cet autrefois qu'il ne peut plus visiter que dans son imaginaire. Rose-marie le perd, il est ailleurs, jusqu'à ce que, s'obligeant brutalement à revenir au présent, il paraisse chuter à ses côtés.
Sa tête se tourne à peine. Il ne veut même pas connaître son visage, prendre le risque de la trouver belle ou attachante. Il décide la sécheresse des mots, s'oblige au cynisme :
— Alors, toujours pas prête pour le coït ? Cela abrégerait mon séjour. Toi tu te créerais une nouvelle famille. Moi je pourrai passer à autre chose, sans me charger d'échanges futiles.

Une famille... songe Rose-marie. Jusque là, elle n'avait pas vu la chose sous cet angle. Avoir à nouveau quelqu'un à aimer, s'y sentir irrémédiablement liée. Elle se visualise tout à coup mère transmettant à son enfant toutes ses connaissances. Et pour la première fois, un ''pourquoi pas ?" flotte dans l'air.

— Toi, est-ce que tu penses parfois à tous ces petits que tu essaimes ici et là ?

Deux obscurs disques mangent la face de Klocks, dévoilant sa rage et sa noirceur intérieure.

— Crois-tu que je désire n'être que géniteur, que cela me plaît que mon rôle de père soit renié ? Je suis relégué au simple rang d'objet, diffusant ma semence, la couvant, la nourrissant les premiers temps, et brusquement éloigné de celui qui était au centre de mes journées.

Une fois de plus son esprit s'élance, s'éloigne dans un flot d'instants perdus. Cela le berce, l'emporte, le submerge. Il se noie, coule tout au fond de ce ressac de jolis moments assombris par la déchirure de la séparation. Puis il émet un claquement de bec, pour interrompre le raz-de-marée. Dans un rire désabusé, il ajoute :
— Mais ne t'inquiète pas, je comprends bien que c'est nécessaire, ou notre espèce périra. Cela dit, cela ne change rien à l'affaire, mon identité est niée. Je ne suis que mon adn, un corps censé n'avoir aucune émotion, dans la mesure où cela arrange tout le monde.

Rose-marie se met à osciller entre désir de maternité et l'impression de vouloir voler quelque chose à ce mâle. Par contre, ses principes d'intégrité de sa propre personne, de libre choix de son partenaire, sont bien vite oubliés. Elle finit d'ailleurs par trouver Klocks attirant. Le sentir si blessé intérieurement attise son empathie. Une certaine tendresse pour lui affleure. À moins que ce ne soient ses hormones qui lui jouent des tours. L'instinct de survie de son espèce qui l'influence.

Les temps suivants, son dilemme occupe son esprit. Elle n'a de cesse de s'imaginer avec un petit qui réanimerait son quotidien. Pourtant, elle se sent un peu honteuse de réclamer la chose à Klocks. Qui est-elle pour recevoir cette offrande ? Devrait-elle tenter de susciter son désir, lui promettre amour et tendresse, tout comme ses anciennes partenaires ? Serait-ce jouer de ses sentiments ?

Klocks, lui, n'émet aucun signe d'encouragement. Il attend, n'essayant aucune approche, si loin des superbes parades nuptiales auxquelles elle avait assisté auparavant. Rose-marie s'attriste de la froideur de la situation. Si au moins, il émettait un quelconque signal, juste une toute petite chose qui la mettrait en confiance !

—Comment faisais-tu pour...accomplir finalement ton devoir ?, s'enquiert-elle timidement, une après-midi.
Elle n'ose le regarder franchement, feint de se perdre dans la contemplation de feuillages qui bruissent légèrement dans le vent. Il n'est cependant pas dupe.
— Alors on y vient doucement...
Contrairement à ce qu'elle redoutait, sa voix n'est ni accusatrice, ni moqueuse. Peut-être juste...triste. Et résolue.
— Je me suis habitué à la chose. C'est devenu automatisme. Parfois, je me laisse divaguer, j'erre mentalement vers nos compagnons d'autrefois. Je retrouve la  joyeuseté et l'inconscience que nous avions alors. Et je me projette, en me disant que tout cela reviendra, peut-être grâce à moi.
— Tu n'as jamais envisagé de simplement...refuser ? Devenu improductif, tu retrouverais ta liberté. Plus d'expéditions à travers le monde, on te rendrait sans doute un foyer, quelque part où rester jusqu'à la fin de tes jours.
Klocks essaye de se représenter la situation. Il soupire.
— Je crois que, dans le fond, mon chez moi a disparu quand les membres de ma colonie sont tombés les uns après les autres. Je faisais partie d'un tout, d'une multitude. C'est cela qui me manque le plus. Nous sommes faits pour vivre en groupe et il est de mon devoir de reconstituer cette nuée formant notre identité.
— Pourtant tu me rejettes à chaque fois que je tente de venir vers toi. Je suis un élément de cet ensemble moi aussi, je suis tout autant perdue que toi sans ce grouillement d'amis qui nourrissait mon existence. Laisse-moi être ton alliée dans cette quête de nos bonheurs passés.

Pour la première fois, Klocks la regarde réellement, elle, Rose-marie, et lit sa propre solitude et sa dignité dans cette femelle. Nul ennemi, nulle voleuse de sentiment, nul regret futur. Un simple chaînon dans sa lutte pour faire revenir un bonheur d'antan.



Plus tard, bien plus tard, quand Rose-marie narrera à son fils sa conception, elle oubliera cette immense désolation qui a motivé sa décision. Elle ne parlera pas d'acte d'amour, ni d'êtres accomplissant des actes mécaniques. Elle évoquera deux âmes esseulées s'entremêlant pour en faire naître une troisième, source d'espérance. Et elle lui vantera les mérites de celui prêt à s'oublier pour une quête lui étant bien supérieure.
« Modifié: 23 Août 2018 à 21:51:30 par BleuAcier »

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #1 le: 23 Août 2018 à 12:27:16 »
Oh, c'est super triste ! Mais c'est aussi assez beau...

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Oh je ne sais plus qui disait : ton cœur est ma maison. Et rien n'est moins vrai. Nul besoin d'un lieu précis, tous tes souvenirs, tu les portes en toi.
Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris ce qu'elle entend par cette réplique, je la trouve un peu alambiquée.

Citer
Rose-marie le perd, il est ailleurs, jusqu'à ce que, s'obligeant brutalement à revenir au présent, il paraisse chuter à ses côtés.
Sa tête se tourne à peine.
Quand tu écris "paraisse chuter", j'ai vraiment imaginé Klocks en train de tanguer dangereusement, ou de s'écraser sur lui-même comme s'il allait presque tomber dans les pommes ^^ Donc ça contraste trop selon moi avec "Sa tête se tourne à peine", juste après.

A part ça, je n'ai rien relevé de particulier, je n'ai pas vu non plus de coquille.
J'aime beaucoup toute la mélancolie qui se dégage de ton texte. J'ai cliqué sur le titre en m'attendant à quelque chose d'un peu drôle, décalé, mais je ne suis pas déçue de m'être trompée.
Je trouve l'idée originale, et bien conduite du début à la fin : ça coule bien, les dialogues sont réalistes, les personnages sont bien campés et attachants. Les premiers paragraphes sont particulièrement réussis selon moi. J'ai bien aimé le fait qu'elle s'appelle Rose-Marie !

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci pour cette lecture !
"Il est plus facile de jouer au mikado avec des spaghettis crus qu'avec des spaghettis cuits.” - Philippe Geluck.

Hors ligne BleuAcier

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #2 le: 23 Août 2018 à 20:32:50 »
Hello Ocubrea, merci de ta lecture  :),

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Oh je ne sais plus qui disait : ton cœur est ma maison. Et rien n'est moins vrai. Nul besoin d'un lieu précis, tous tes souvenirs, tu les portes en toi.
Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris ce qu'elle entend par cette réplique, je la trouve un peu alambiquée.
Hum en réalité, j'avais en écho en moi le poème de E.e Cummings . "I carry your heart with me". L'idée que l'on retrouve son foyer en son cœur, non pas comme un endroit physique précis, mais tout ce flot de souvenirs qui font vous sentir chez vous juste en entrant en vous-même. Je ne sais pas si c'est plus clair... :-[

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Rose-marie le perd, il est ailleurs, jusqu'à ce que, s'obligeant brutalement à revenir au présent, il paraisse chuter à ses côtés.
Sa tête se tourne à peine.
Quand tu écris "paraisse chuter", j'ai vraiment imaginé Klocks en train de tanguer dangereusement, ou de s'écraser sur lui-même comme s'il allait presque tomber dans les pommes ^^ Donc ça contraste trop selon moi avec "Sa tête se tourne à peine", juste après.
ah non pour moi c'est comme quand tu vois quelqu'un dans la lune. Quelqu'un qui semble si loin de toi, et qui, tout à coup revient sur terre. Ouais je le visualisais vraiment absent mentalement  et son corps balançant légèrement. Comme s'il voulait vraiment partir vers ses pensées, retrouver son passé. Et la chute, oui elle est peut être plus dans sa physionomie que dans son corps. Mais ça c'est son regard à elle sur lui. Il n'en a peut-être même pas conscience.
Par contre de ne pas tourner la tête, oui c'est un choix conscient. Il refuse de s'attacher. J'avoue que je ne trouvais pas les mots exacts pour cette phrase, je n'arrive pas à trouver la bonne formule à la place de "chuter" qui semble trop physique. Nan j'ai pas d'idée pour l'instant...

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J'ai cliqué sur le titre en m'attendant à quelque chose d'un peu drôle, décalé,
Oui je galère toujours pour trouver mes titres. Celui-ci, je l'ai pris par défaut. Je n'avais pas trop d'inspiration. En réalité j'avais songé à " le fil-amant", pour sa vague ressemblance avec le mot flamant, et l'idée que le mâle-amant ne fait que  passer, et pourtant il est comme une petite lumière puisqu'il est l'espoir d'une renaissance de son peuple. Après je me suis dit que c'était un peu tiré par les cheveux... :/

Quant à la fin,  oui mais on peut se dire que cela reste optimiste sur le long terme...

Encore merci de ton commentaire. À bientôt !

Hors ligne Ocubrea

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #3 le: 23 Août 2018 à 21:31:56 »
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Hum en réalité, j'avais en écho en moi le poème de E.e Cummings . "I carry your heart with me". L'idée que l'on retrouve son foyer en son cœur, non pas comme un endroit physique précis, mais tout ce flot de souvenirs qui font vous sentir chez vous juste en entrant en vous-même. Je ne sais pas si c'est plus clair... :-[
Mmh oui c'est ce que je pensais mais tu dis juste après : "Rien n'est moins vrai". Je pense que du coup tu voulais dire "Rien n'est plus vrai" ? :)

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Oui je galère toujours pour trouver mes titres. Celui-ci, je l'ai pris par défaut. Je n'avais pas trop d'inspiration. En réalité j'avais songé à " le fil-amant", pour sa vague ressemblance avec le mot flamant, et l'idée que le mâle-amant ne fait que  passer, et pourtant il est comme une petite lumière puisqu'il est l'espoir d'une renaissance de son peuple. Après je me suis dit que c'était un peu tiré par les cheveux... :/
Ah mais je le trouve très bien, ton titre, il accroche bien, on a envire de savoir ce qu'il y a derrière ! ;)

Pour le "chuter"... J'ai essayé, je n'ai pas trouvé d'idée non plus ! ^^
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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #4 le: 23 Août 2018 à 21:52:40 »
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Mmh oui c'est ce que je pensais mais tu dis juste après : "Rien n'est moins vrai". Je pense que du coup tu voulais dire "Rien n'est plus vrai" ? :)
ah mais oui, je suis bête ! lol. Très juste. Je rectifie.

Bon ben alors, je garde le titre... Encore merci  :)

J.

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #5 le: 24 Août 2018 à 08:28:45 »
Bonjour. Excellent titre... Connotation humoristique dans le genre du titre de certains polars. Pour le texte, je l'ai lu mais je ne suis pas qualifié pour le critiquer.

Hors ligne BleuAcier

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #6 le: 24 Août 2018 à 16:35:36 »
Hello Jonathan,
Merci de ta lecture. Hum bah du coup moi qui restait dubitatif sur le titre...
C'est en réalité chose bien rare de se qualifier de "non compétent" pour la critique. Dans la vie quotidienne, les gens ne se posent même pas la question et y vont allègrement, qu'ils le soient ou non^^. À titre personnel, je ne me fonde pas forcément sur le statut d'une personne pour savoir si elle est apte ou non à critiquer, ses propos en eux-mêmes peuvent suffire. L'on décide s'ils nous apportent quelque chose ou pas.

Cordial salut.
« Modifié: 24 Août 2018 à 16:37:26 par BleuAcier »

J.

  • Invité
Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #7 le: 24 Août 2018 à 20:48:45 »
Tu sais, et je parle avec l'expérience d'un "vieux con", les critiqueurs de tout poil m'ont toujours fait doucement rigoler. Qu'ils soient critiques littéraires, gastronomiques, œnologues, d'art (sculpture, peinture) pour moi ce sont des ratés qui n'ont jamais été capables de réaliser quoi que ce soit dans le domaine qu'ils s'approprient et dont ils démolissent, sciemment ou inconsciemment, les acteurs qui, eux, osent se confronter à la vindicte populaire. Dont, que ceux qui critiquent, ici ou ailleurs, se frottent, non pas à un public en milieu captif mais au Grand Public, hors de leur sphère dans laquelle ils pensent détenir la bonne parole. Ce forum ne fait pas exception à la règle, hélas. Et j'ai déjà eu ce genre de digression dans un autre topic. Désolé donc, d'avoir pollué le tien.

Ashka

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #8 le: 24 Août 2018 à 21:48:59 »
.
« Modifié: 24 Août 2018 à 23:04:32 par Ashka »

Hors ligne Miromensil

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #9 le: 24 Août 2018 à 21:51:57 »
Pssst, votre débat soulève des choses intéressantes, mais n'a pas vraiment lieu d'être sous un texte... si je pouvais vous demander de continuer dans le fil "comment commenter" (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,5082.0.html) ou bien d'en créer un qui s'intitule "pourquoi commenter", ce serait chouette, merci !  :-*

J.

  • Invité
Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #10 le: 25 Août 2018 à 09:15:52 »
Bonjour. C'est pas faux si l'on souhaite "débattre". Là j'ai simplement répondu à BleuAcier. Dorénavant, je m'abstiendrai de tout commentaire de ce genre.

Hors ligne Lotso

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #11 le: 01 Septembre 2018 à 17:03:32 »
Le titre m'a attiré, j'ai cliqué, et je suis reste scotché du début jusqu'à la fin.
Si on m'avait expliqué le concept avant que je me lance, ça n'aurait pas forcément été gagné,  les états d'âme des flamants roses ne constituant pas ma plus grande passion. Je ne suis peut-être pas le seul.
Et pourtant, on se laisse emporter, et on finit par avoir de l'empathie aussi bien pour l'un que pour l'autre.
Vraiment, j'ai adoré, une belle expérience de lecture :)
« Modifié: 01 Septembre 2018 à 17:07:45 par Lotso »

Hors ligne Manu

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #12 le: 04 Septembre 2018 à 08:45:13 »
.
« Modifié: 13 Juillet 2022 à 17:24:03 par Manu »

Hors ligne BleuAcier

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Re : Des flamants bien moroses
« Réponse #13 le: 08 Septembre 2018 à 17:45:17 »
Hello,

Merci pour vos retours,  Manu et Lotso . Oui je me suis moi-même laissé dériver avec ces flamants. Je ne savais pas où j'allais. Je les ai juste regardé se débrouiller ^^ avec leur mélancolie. Je redoutais d'être tombé dans le guimauve-pathos pour être honnête.

Donc encore merci  :).

 


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