Regardez cette étrange apparition auréolée de mystère et de lumière rappliquant vers vous, pauvres êtres errants !
Vous poseriez vous quelques interrogation quant à ce curieux personnage ? Serait-ce quelque créature de triste augure ? Ou encore un créateur de denrées rares à ses heures perdus ?
Pardi ! Votre riche esprit a bien raison. Du moins, en parti. Ralerez-vous quant à cette réponse bigarrée ? Je ne peux rien y faire : les rumeurs vous sont favorables, mais ne font qu’enrichir le portrait que vous avez désespérément tenté d'esquisser.
À vrai dire, ces rumeurs portent ma vie à une véritable oeuvre d'art et vanteraient mon sens du discours, de la rime et du rythme alors qu'elles ne font que rabaisser mon humour typiquement rabelaisien. Une ribambelle de personnes pensent tenir l'avis le moins erroné sur moi : certains penserait que mon futur règne serait empreint d'un radicalisme que l'on ne trouverait pas dans une branche d'extrémistes, d'autres hésiterait quant à mon appartenance au rêve ou à la réalité. Ce qu'ils s'accordent tous à dire, c'est que je serai aussi saisissable qu'un spectre grisâtre ou qu'une herbe rare. Hyperboles, quand nous vous gardons au creux de nos griffes ...
Mais, trêves de tergiversations et prenons le problème à la racine ou, tout du moins, dissipons la brume couvrant le firmament azur de mon tendre et cher alter ego, Sire Narcisse.
Passons les roulements de tambour et autres rires tonitruants pour parler du personnage principal de l’Histoire : moi. D'ailleurs, ravie de notre rencontre, je suis « R ». Donc, commençons une description digne des aventures de Homère : si on me prend de verso, vous ne verrez rien d'autre que mon gros rectum. Néanmoins, si de recto, vous me regardez, vous vous apercevrez que ma figure est à faire pâlir - ou rougir - d'envie un ange venant des hauteurs du Paradis et que mon corps, fait de chaires et d’éther, serait plus rapide et fulgurant que l'éclair.
Vous pouvez comparer ma personne à ces gens de rapines sans roi ni loi, à ces gens arguant que ni l’Enfer, ni le Purgatoire ne les contrarient et que la rage pousserait à demeurer dans les très profondes ténèbres du tréfond des mers et des terres.
Sans surprise, mon portrait trahit un furieux libertin, bien que l'amour chimérique ne fut point mentionné et la création même de ce discours cérémonieux vous inspire la question : D'où vient ce riche et ridicule esprit aussi gay qu'un Rimbaud ? Et bien, monseigneur Rival, sachez, tout d'abord, que je détiens le monopole des « R » lors de cette tirade. Et, pour vous répondre, je viens d'un endroit où la rancœur et les arriérés prolifèrent et ce sont ces derniers qui m'ont donné en pâture à l'horrible mortalité présente sur les affres de cette Terre. À présent, ardents mortels, je vous accorde ma reddition et vous souhaite bon courage lors de votre aventure. Et sachez que l’allitération en R présente dans ma rhétorique ne peut trahir qu'un seul furieux désir : la Revanche.
Sinon, bien le bonjour vous autres plébéiens ! Enfin, futurs camarades seraient le mot juste.
Outre le fait que j'aime beaucoup "V for Vendetta" (ce n'est plus un secret pour personne), je m'appelle bien R. Raphaël. Mais, appelez moi Dantël, ça sera plus simple.
Sinon, que dire, que dire ?
Ah oui ! Je suis un lycéen de terminale L. Plus pour longtemps, certes, mais il faut tout de même le noter.
Sinon, sinon ...
J'aime écrire ! Pourquoi ça a mit aussi longtemps à sortir ? C'est le plus important ; pour vous comme pour moi !
Bref, passez une bonne soirée gentes dames et autres damoiseaux !
On se "verra" sans doute sur le forum de toute façon ! Enfin, si j'arrive à ne pas abandonner cet endroit ...