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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]

Auteur Sujet: De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]  (Lu 3269 fois)

Léilwën

  • Invité
De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« le: 18 Février 2018 à 23:39:37 »
Je me baladais, légère, dans la brise printanière et caressante ; Nib, mon lapin-totem, caracolait autour de moi.
Je ne sais pas si un lapin vous a déjà offert le spectacle de sa joie, mais je peux vous dire que c’est communicatif : et vas-y que je te louvoie de gauche à droite en 4ème vitesse (et même que je n’ai pas besoin d’embrayage MOI ! Nananèreuh), que je te saute en piquet, que je te fais un salto arrière, que je reviens vers toi… et non ! Tu ne me caresseras pas : je suis déjà reparti !

C’était une douce après-midi de printemps, la forêt chantait et verdoyait ; je me laissais aller au spectacle, bienheureuse.
Quand au milieu de cet océan de béatitude, un cri humainement inaudible retentit.

Je me figeai, effrayée, et scrutai les environs : rien. Pourtant, je n’avais pas rêvé : la forêt s’était tue et Nib était revenu à mes côtés. J’avais beau chercher de mes yeux humains et de mon antenne invisible, mais rien de rien. Quand soudain :
« Bah alors, on ne s’excuse même pas ?! Chauffarde ! Si même les elfes se mettent à nous écraser, on n’est vraiment plus en sécurité nulle part ! » dit une toute petite voix très en colère qui semblait sortie de terre, juste à côté de mon gros orteil gauche (oui, je me balade pieds nus en forêt).
En baissant les yeux, mon regard se posa sur un escargot. Un escargot me parlait ?!
« Hum, désolée de poser la question, Monsieur l’escargot, mais est-ce vous qui venez de crier ?
– Ben oui. Qui d’autre enfin ?!  Quelle impolitesse ! Tu m’appelles Monsieur alors que tu ne sais même pas si je suis un escargot ou une escargote !
– Oh ! articulai-je, surprise. Pardon, je suis désolée… les animaux ne m’avaient jamais adressé la parole auparavant. Je te prie de  m’excuser d’avoir failli t’écraser, je ne regardais pas à mes pieds. Je suis Léilwën, demi-elfe de ces bois. Et toi ?
– Bonjour Léilwën ! Pas besoin de te présenter, je te connais, comme tout le monde ici. Je suis Hublot/e l’escargot/e. Je te prie à mon tour de bien vouloir excuser mon agressivité, j’ai vu ma vie défiler devant mes antennes et la panique m’a fait péter une fractale. Pardon… je suis vraiment un/e escargot/e indigne… je vais aller m’auto-flageller dans ma coquille sous les feuilles. Au revoir ! Et encore désolé/e !
– Attends ! Attends ! Hublot/e, ne t’en va pas comme ça ! Ça ne te dirait pas de te balader un peu avec Nib et moi ? »

Les antennes de l’escargot/e se distendirent dangereusement… était-ce sa manière d’écarquiller les yeux ?

« Tu en aurais vraiment envie ? Tu n’as pas peur de t’ennuyer avec moi ? demanda-t-il/elle d’une voix mal assurée.
– Bien sûr que non ! Un/e escargot/e qui sait communiquer avec moi, c'est génial ! répondis-je avec emphase.
– C’est ton point de vue… avant de te dire oui, je préfère te prévenir que ma vie n’est vraiment pas intéressante, que je ne sais pas raconter les histoires et que, pour coquiller le tout, je suis un/e escargot/e ultra-sensible et que je pleure pour un rien et que tu ne le supporteras probablement pas, grommela-t-il/elle. Tu es toujours sûre de toi ?
– Oui ! souris-je. On n'est pas si différent/e/s tu sais.
– Ah bon, tu es sûre ? demanda-t-il/elle, surpris/e. Puis-je me permettre de poser une antenne sur toi pour sonder tes ressentis ?
– Je t’en prie ! dis-je, en mettant ma main à portée de son antenne gauche.
– Et ben mince alors ! D'accord. Tiens, c’est curieux la coquille de protection que tu t’es créée. Comment l’as-tu construite ?
– Alors, ça veut dire oui ?! Tu viens avec nous ? Je te répondrai en chemin ! m’exclamai-je malicieusement.
– Oui, je viens… mais je t’aurai prévenue ! Et c’est toi qui réponds d’abord à mes questions ! répondit-il/elle, de nouveau sur la défensive.
– D’accord ! » lui souris-je avec bienveillance.

Je repris alors ma marche, avec lenteur, Hublot/e à ma gauche et Nib cabriolant autour de nous, dans la forêt qui s’était remise à bruisser.
« Tu sais que j’attends toujours ? me rappela Hublot/e.
– Ah, oui, c’est vrai ! ma protection… C’est un voile opaque aux éléments extérieurs, que j’ai créé autour de moi en devenant elfe et que je soulève ou que je resserre en fonction de ce que je veux laisser entrer ou pas. Honnêtement, je pense que ce n’est pas très efficace : certaines joies que j’aimerais bien laisser rentrer s’y retrouvent bloquées et la peine passe souvent au travers des mailles du filet, à mon grand dam. Mais bon, j’ai trop peur de m’en séparer. De ne pas savoir gérer les événements de plein fouet.
– J’étais humaine avant. Je suis un/e demi-invisible, comme toi : les humains perçoivent ma part physique d’escargot, mais seuls les Invisibles perçoivent ma part intangible. C’est elle qui contient ma personnalité humaine et qui me permet de te parler.
– Pourquoi es-tu devenue un/e escargot/e ?
– J’ai le droit de pleurer en te parlant, hein ?
– Oui.
– Merci. Autant te prévenir : je vais assaisonner tout ça de quelques blagues, pour retarder le moment où l’émotion sera trop difficile à gérer. Il y plusieurs facteurs – rien à voir avec mon ancien métier de postière pour autant… D’abord, l’ultra-sensibilité ; contrairement à ce que j’ai pu voir en toi, je n’ai jamais su rassembler le courage d’oser trouver des amis qui m’accepteraient. J'ai eu trop souvent et trop violemment mal aux « autres ». Je n'ai pas supporté ce décalage et cette incompréhension réciproque : personne ne comprenait mes joies parce qu’elles naissaient de « rien » et éclaboussaient trop ; et on ne comprenait pas mes tourments non plus, qui naissaient de « pas grand-chose » et dévoraient trop. Moi, je trouvais les autres insensibles et indifférents. Ça me désespérait. Je n’ai compris qu’en devenant escargot/e que ce n’était pas de leur faute, qu’ils n’étaient pas réglés comme moi. Comment tu as fait, toi ?
– J’ai eu de la chance, sûrement. J’ai aussi été agressée par la brutalité du monde, comme toi, mais j’y voyais aussi beaucoup de beauté, parsemée au-dessus du tapis de violence. C’est l’amitié qui m’a sauvée, je pense. C’est d’avoir trouvé des humains assez ouverts pour m’accepter et assez patients pour me communiquer leurs ressentis dans les moindres détails quand j'en avais besoin. J’ai commencé à mieux comprendre.
– Oui, tu as eu de la chance.
– Tu ne m’as parlé que d’un seul facteur… il semblait y en avoir plusieurs, non ?
– Bon, une petite blague entre deux, parce que là, on est bien trop graves ! Chapi et Chapo vont aux toilettes… Qu’est-ce que ça fait ?
– Ah ah, tu t’attaques à plus fort que toi ici, m’esclaffai-je. Chapu, évidemment !
– Ah ah, heureux/se d’avoir trouvé adversaire à ma taille ! Enfin, métaphoriquement parlant. Le deuxième facteur… attends, redonne-moi ta main, avant de te le confier, j’ai besoin d’être sûr/e que tu ne me jugeras pas. ».

Je tendis la main pour la deuxième fois afin qu’Hublot/e puisse me scruter de son antenne humide. Il/elle semblait tout de même plus détendu/e et cela me faisait plaisir. Nib arrêta ses fanfaronnades et vint sautiller calmement à ma droite.
« D’accord, tu es assez ouverte d’esprit pour cela : le deuxième facteur, c’était mon incertitude de genre.
– Ta quoi ? demandai-je, perplexe.
– Je ne me suis jamais sentie à l’aise dans le sexe que la nature m’avait donné. Je suis née femme. Et j’étais bien femme oui, mais pas seulement. J’étais ce qu’on appelle un/e androgyne, au sens premier. Homme et femme, enfermée dans un corps uniquement féminin. Je me sentais déphasée de la gent féminine, mais je n’étais pas non plus en harmonie avec la gent masculine. J’étais littéralement déjantée AH AH (aucune gent – déjantée ? Tu as compris ? Ah oui, tu ris, ouf !)
– Ça ne devait pas être évident, effectivement… Je suis intriguée : si ce n’est pas trop difficile pour toi, tu pourrais m’expliquer tes ressentis ?
– Oui. Dans ma tête, j’étais androgyne, ni vraiment femme, ni tout à fait homme. Là n’était pas le problème : être homme ou femme est un concept variable en fonction des cultures ; il suffit de trouver la culture en phase avec ton propre ressenti. Le problème était physique : j’étais parfois engoncée dans ce corps féminin trop frêle par rapport au corps masculin que je me ressentais à mi-temps. Ma poitrine me gênait parfois, dans les moments où j’avais l’impression d’avoir été privée de mes attributs masculins. Mère nature peut-elle se tromper ? Peut-elle attribuer un corps qui ne correspondrait pas à l’esprit ? Étais-je une erreur de la nature ? De toute façon, le corps que je me rêvais aurait été qualifié d’anomalie par mes semblables. Qui aurait accepté un homme avec tous ses attributs affublé d'une poitrine, d'une taille fine et d’une vulve ? Je me serais trouvée magnifique et tellement en accord avec moi-même… mais qui m’aurait comprise ? Qui m’aurait aimée ?
« La société est violente par les choix qu’elle nous impose. Pour moi, choisir un sexe aurait été un déchirement : j’étais les deux ; choisir aurait été m’amputer d’une partie de moi-même. Et encore, j’avais de la chance ! Pour rétablir l’équilibre, je m’habillais en homme. La société tolère les femmes masculines ; l’inverse est beaucoup moins vrai. J’y pensais souvent : j’aurais pu naître physiquement homme et ne pas être aussi libre dans mes choix vestimentaires.
« Oh, j’ai presque avoué que j’avais eu de la chance ! J’ai eu une pensée positive ! Et je n’ai pas encore pleuré ! Youhouhouh ! Il faut au moins deux blagues pour fêter ça ! Connais-tu le bruit de la fourmi ?
– Elle croonde, parce que la fourmi croonde ! AH AH
– C’est trop injuste… Connais-tu le pluriel d'un Coca® ?
– Des haltères ! Parce qu'un Coca® désaltère !
– Tu les connais toutes, en fait ? me demanda-t-il/elle, déçu/e.
– Oui, je suis spécialiste ès blagues... mais je ris à chaque fois, même quand je les connais ! m’esclaffai-je à nouveau. Dis, je peux te poser une question très personnelle ?
– D’accord, vas-y, je crois que je suis prêt/e.
– Avais-tu une sexualité particulière ?
– Aïe, tu viens de toucher un point très sensible… bououh, snif.
– Oh non, Hublot/e, je ne voulais pas te faire pleurer ! dis-je, mal à l’aise. Reprenons nos blagues et n’en parlons plus, veux-tu ?
– Non sniff, maintenant snif, j’ai envie d’en parler, me répondit-il/elle, bougon/ne. Je n’ai jamais vraiment pu « vérifier » parce que je n’ai jamais eu de relation amoureuse. Bouououh… attends, je me mouche… Bvfrgbehe. À force de me sentir trop différente et jugée en permanence, j’ai choisi l’évitement ; mais je me suis souvent posé la question. Je crois que je n’avais pas de préférence. Aucune de mes parties ne se sentait fondamentalement homosexuelle ou hétérosexuelle. J’aurais pu aimer le monde entier, s’il m’avait acceptée. Mais il ne l’a pas fait... ... Bouhouh...
– Oui, je vois ce que tu veux dire, il me semble… Qu’est-ce qui est vert et qui se déplace sous l’eau ?
– Un chou mariiiiiiiin BOUHOUHOUHHHHH pleura-t-il/elle de plus belle.
– Oh ben non, je ne voulais pas te faire pleurer plus, je voulais te faire sourire… répondis-je, contrite.
– C’est réussiiiiiii BOUHOUHOUHHH je pleure de riiiiiiiire BOUHOUHOUHHH c’est ma blague préférééééééeee BOUHOUHOUHHH.
– Ah. Tant mieux alors, dis-je avec un sourire attendri. Il y a une dernière question qui me brûle les lèvres… comment es-tu devenu/e escargot/e ?
– Snif… Bvfrgbehe. Comment es-tu devenue elfe, toi ?
– Je ne sais pas exactement. J’ai hurlé ma peine sous la lune une nuit et le lendemain, j’étais devenue elfe.
– Non, ça ne colle pas. Ce n’est pas ça. La lune, elle est trop loin. Ce n’est pas elle qui exauce les souhaits parce qu’elle n’entend rien de là où elle est. Hum, prête-moi ta main une terce fois ! »

Je m’exécutai, perplexe. Je me rappelais pourtant avoir hurlé très fort cette nuit-là. Et puis c'était de notoriété commune qu’il fallait confier ses peines à la lune…

Hublot/e reprit la parole :
« C’est bien ce qu’il me semblait ! On a un exauceur en commun : c’est le saule qui trône près de l’étang qui t’a fait elfe. Ce n’est pas étonnant, il n’y a que lui qui écoute dans les environs.
« Voilà donc la fin de mon histoire : les seuls humains à m’avoir acceptée et aimée inconditionnellement ont été mes parents. Ils sont morts tous les deux dans un accident de voiture à la fin du siècle dernier… snif… Et moi je me suis sentie abandonnée. J’ai couru, désespérée, et je me suis retrouvée dans ses bois. Je me suis perdue et je me suis retrouvée seule avec moi-même au bord l’étang. J’ai hurlé de toute mon âme, c’était trop lourd… snif… et le saule m’a caressé le visage de ses branches. Ça m’a soulagée, un peu. J’ai été vider toutes mes larmes dans les replis de son écorce, collée à lui, ses branches m’entourant. Il m’a proposé de m’offrir une forme qui me conviendrait mieux.
« Je n’ai pas eu à réfléchir longtemps : « j’ai besoin d’une carapace pour me réfugier quand j'ai trop mal ; et j’ai besoin de pouvoir changer de sexe à l’envi » lui dis-je. « Que dirais-tu de devenir escargot ? » me répondit-il. Le lendemain, je pouvais me réfugier à toute heure du jour et de la nuit et je pouvais être mâle ou femelle à n’importe quel moment.
– Waoh, c’est la plus belle histoire que j’aie jamais entendue… dis-je, rêveuse.
– Non, c’est pas vrai, bouhouh, mes parents sont morts et je suis seul/e dans la forêt… Snif… Bvfrgbehe.
– Oui. Mais c’était leur vie à eux.
– Snif… Bvfrgbehe. Oui, répondit Hublot/e d’une toute petite voix. Snif… Bon, je vais être honnête avec toi Léilwën : je me suis inscrite au C.E.S.
– Au collège d’enseignement secondaire ? demandai-je, mal assurée.
– Mais non enfiiiiin… snif… C’est fini la vie d’humaine pour moiiiii… Bvfrgbehe. Non, snif, c’est le Club des Escargots Solitaires. C’était un défi que je me suis lancé à moi-même pour être moins seul/e. Snif.
– Mais c’est trop chouette ! m’exclamai-je.
– Non, pas chouette, nous sommes des escargot/e/s AH AH. Pardon pour la blague…
– On peut continuer pendant des heures que ça ne me dérangerait pas, tu sais ! lui dis-je avec un clin d’œil.
– Oh, une autre fois peut-être… La première séance se tient dans quatre heures et c’est à deux cents mètres, je ne voudrais pas risquer d’être en retard ! Merci en tout cas de m’avoir écouté/e et de m’avoir laissé/e pleurer. Ça m’a fait du bien. J’espère rencontrer d’autres elfes comme toi !
– C’était un plaisir de partager ton histoire et tes blagues Hublot/e ! J’espère que l’on se recroisera ! »

Hublot/e rebroussa chemin en me faisant signe de ses antennes. Je m’apprêtais à retourner gambader avec Nib quand l'escargot/e me héla de plus loin :
« Léilwën, tu me permets une suggestion personnelle ?
– Bien sûr Hublot/e ! Je t’écoute !
– Tu sais... j’ai vu beaucoup de choses en toi avec mon antenne… hésita-t-il/elle.
– Oui ? l’encourageai-je.
– Tu devrais essayer de t'ouvrir, toi aussi… Un jour un Poète m’a dit, et c’est Gage de vérité : "seul on va plus vite, ensemble on va plus loin". Tu devrais y réfléchir… »



Hublot/e repartit pour de bon et me laissa, pensive.

« Modifié: 30 Juin 2019 à 16:38:56 par Léilwën »

Hors ligne Oli_Martian

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Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #1 le: 19 Février 2018 à 09:32:56 »
Coucou Léilwën,

j'ai trouvé dans ce texte tout ce qui caractérise ton style : des thèmes graves (la solitude, l'indifférence, la détermination sexuelle...) traités avec humour, un univers fantasy gentiment décalé, des dialogues très présents et vifs, des blagues et des jeux de mots à foison, et, au milieu de tout ça, quelques réflexions sincères et profondes, exprimées par de très belles formules. Un sorte de compil de la "Léilwën touch" (aucune connotation péjorative, bien au contraire), idéale pour le lecteur souhaitant découvrir ton univers.
Au fil de la lecture, j'ai souri, j'ai réfléchi, j'ai, quelques fois, tenté de lire entre les lignes. Il y a dans ton texte une forte dimension métaphorique (j'espère que c'est le bon terme, les figures de style et moi...  :/) que j'apprécie, tout comme ce mélange humour/gravité que tu sais si bien doser. Au final, comme d'hab, j'ai aimé et me suis laissé embarqué.
J'ai relevé :
Citer
j’ai vu ma vie défiler devant mes antennes et la panique m’a fait péter une fractale.
:D
Citer
Ça ne te dirais pas de te balader un peu avec Nib et moi ?
J'imagine la ballade avec un escargot  :D
Citer
Toi aussi tu as eu mal aux autres
J'aime
Citer
– J’ai eu de la chance, sûrement. J’ai aussi été agressée par la brutalité du monde, comme toi, mais j’y voyais aussi beaucoup de beauté, parsemée au-dessus du tapis de violence. C’est l’amitié qui m’a sauvée, je pense. C’est d’avoir trouvé des humains capables de m’accepter et de me communiquer leurs ressentis. J’ai commencé à mieux comprendre.
J'aime bien ce passage
Citer
J’étais littéralement déjantée AH AH (aucune gent – déjantée ? Tu as compris ? Ah oui, tu ris, ouf !)
Malin  ;)
Citer
La société est violente par les choix qu’elle nous impose.
C'est tellement vrai
Citer
La société tolère les femmes masculines ; l’inverse est beaucoup moins vrai
Les mœurs évoluent bien quand même, à ce niveau là
Citer
– Le Portugal ! Parce que c’est le pays des porcs tout gais !
Celle-là, je l'enlèverais : trop de risques qu'elle soit mal interprétée
Citer
c’était la meilleure mort qu’on pouvait leur souhaiter : l’un n’aurait pas survécu à l’autre
J'ai un peu de mal avec l'idée de souhaiter une mort à ses parents
Citer
– Oui. Mais c’était leur vie à eux, et tu as dit toi-même qu’il était préférable qu’elle se termine ainsi, non ?
Pour la même raison, la formulation me paraît maladroite : il n'est pas vraiment préférable de mourir prématurément dans un accident
Citer
un jour un Poète m’a dit, et c’est Gage de vérité :
Bien vu, ce petit clin d'oeil  ;)
Citer
seul on va plus vite, ensemble on va plus loin
Très belle conclusion, je ne connaissais pas

Quelques petites coquilles ?
Citer
– Ah bon, tu es sûre ? demanda-t-il/elle, surprise
surpris(e), peut-être ?
Citer
– Ca ne devait pas être évidemment, effectivement
évident ?
Citer
Pour moi, choisir un sexe aurait un déchirement
aurait été ?

Voilà, tout lu, tout aimé, même le titre qui annonce bien la couleur. Ton univers me fait parfois penser à celui de Roger Zelazny (dit le mec qui déballe sa science, alors que c'est le seul auteur de fantaisy que j'ai lu avec Tolkien  ;D). Un texte attachant, à ton image  :)

A bientôt !


« Modifié: 19 Février 2018 à 09:42:33 par Oli_Martian »

Léilwën

  • Invité
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #2 le: 19 Février 2018 à 12:07:21 »
Coucou Oli  :)

Merci pour ta fidélité à me lire  _/-o_
Et merci pour les coquilles !  :)

C'est marrant que tu penses que je sache doser l'humour... j'en doute toujours.
Et pour la dimension métaphorique, oui, c'est important pour moi, pour qu'il y ait plus ou moins 2 modes de lecture : la lecture "pas prise de texte, tiens c'est rigolo" et la lecture "mince, en fait au fond c'est vraiment pas drôle".
J'arrêterai peut-être un jour et tenterai d'assumer mon propos sombre, pour voir^^

Ma conclusion, c'est la signature de Gage (vers qui j'ai fait un lien)

Bon, la blague sur les "porcs tout gais" je la pensais vraiment innocente... ta gêne me fait réfléchir... mais en même temps j'ai aussi fait des blagues sur les Français et les Belges... c'est donc pas ciblé... et puis sur le versant orientation sexuelle, mon texte est plutôt "gay-friendly" je trouve. Il y a vraiment un risque de vexation tu penses ?  :\?

J'ai peut-être un peu forcé sur la légèreté pour aborder le sujet de la mort, j'avoue  :/... j'ai changé mon propos pour le rendre moins "youhou, on s'en fout!"

Merci encore, et à très vite !

Hors ligne Oli_Martian

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  • Messages: 93
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #3 le: 19 Février 2018 à 13:27:23 »
Recoucou,

Citer
C'est marrant que tu penses que je sache doser l'humour... j'en doute toujours.
Perso, je trouve que le doute est bon conseiller ; c'est quand on commence à être trop sûr de soi qu'on se fourre invariablement le doigt dans l'oeil  ;)
Citer
Bon, la blague sur les "porcs tout gais" je la pensais vraiment innocente... Il y a vraiment un risque de vexation tu penses ?
Oui (mais ce n'est que mon avis, et je ne suis pas portugais). Tes deux blagues sur les Français et les Belges sont gentillettes, celle-ci contient le mot "porc" qui, pour beaucoup, est synonyme d'insulte, encore plus dans le contexte actuel de "balance ton porc". "En cas de doute, abstiens-toi" dit le proverbe, moi je m'abstiendrais  ;)
Citer
Ils sont morts dans un accident de voiture à la fin du siècle dernier... ils ont peut-être eu de la chance...
P'tain, je préférais encore la première version !!!  :'( :D :D ;D Non, j'exagère,  ;) mais lire quasi dans la même phrase "ils sont morts" et "ils ont eu de la chance", ça me fait tout drôle quand même. Je comprends bien ce que tu veux dire, que l'un n'aurait pas survécu au décès de l'autre, mais je l'exprimerais pas comme ça ; voire pas du tout  ;).
Encore une fois ce n'est que mon avis, si ça ne choque pas tes autres lecteurs, c'est que je suis à côté de la plaque.  :)
Citer
– Oui. Mais c’était leur vie à eux.
Vooooiiiilà  :D ;D
Je te laisse avant de passer pour un emmerdeur ; j'espère que tu ne m'en voudras pas  ;) ;)
A bientôt !


Hors ligne k6bo

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Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #4 le: 19 Février 2018 à 15:12:47 »
hello... belle trouvaille cet escargot oui.  Si symbolique : hermaphrodisme, auto-protection, repli sur soi. Elle m'a rendue mélancolique cette histoire... j'avais moi aussi envie de bouhouhouer...mais j'aime bien l'idée des blagounettes pour remettre de la pudeur (et non celle sur les portugais ne m'a personnellement pas dérangée. Mais je ne suis pas portugaise. Effectivement.)

Hors ligne Claudius

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Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #5 le: 19 Février 2018 à 15:26:30 »
 :jubile:

Bon ben voilà, j'arrive après la foule de lecteurs/commentateurs et je n'ai pas grand chose à dire de nouveau ! Sauf une chose : j'ai adoré cette histoire ! Oh ! oui ! Tu nous fais passer du rire aux larmes en passant par les larmes de rires, c'est génial ! Un patchwork de sentiments différents et divers, une vraie réussite !

Pour le reste rien à rajouter ! Continue à écrire pour notre plus grand plaisir !

 ;D ;D
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Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #6 le: 19 Février 2018 à 20:15:59 »
Bonjour Léilwën,

J'ai lu ton texte ce matin mais sur le portable... Me voici pour les commentaires :) Comme je sais que tu es perfectionniste je me permets de t'embêter pour les détails...  :-[

Citer
Je me baladais, légère dans la brise printanière et caressante ; Nib, mon lapin-totem caracolait autour de moi.
Je ne sais pas si un lapin vous a déjà offert le spectacle de sa joie, mais je peux vous dire que c’est communicatif : et vas-y que je te louvoie de gauche à droite en 4ème vitesse (et même que je n’ai pas besoin d’embrayage MOI ! Nananèreuh), que je te saute en piquet, que je te fais un salto arrière, que je reviens vers toi… et non ! Tu ne me caresseras pas : je suis déjà reparti !
J'aime beaucoup ce début :) ça y est, la légèreté est posée !

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un cri invisible retentit. Comment savais-je que c’était un cri invisible me demanderez-vous ? C’est simple : mes oreilles humaines ne l’avaient pas entendu.
Le "cri invisible" me gêne : c'est toujours invisible, un cri (OUI c'est moi qui écris ça, alors même que je suis une grande adepte des métaphores synesthésiques ^^).
Un "cri inaudible" ? Comme ça tu y vas franchement dans l'oxymore et c'est directement cohérence avec les phrases suivantes.

Citer
juste à côté de mon orteil gauche
Tu n'as qu'un seul orteil gauche ? Ca me choque  :putainlafaute: ^^ Suggestions :
=> mon gros orteil gauche
=> l'un des mes orteils
=> mon pied gauche.

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« Bah alors, on ne s’excuse même pas ?! Chauffarde ! Si même les elfes se mettent à nous écraser, on n’est vraiment plus en sécurité nulle part ! dit une toute petite voix très en colère qui semblait sortie de terre, juste à côté de mon orteil gauche (oui, je me balade pieds nus en forêt). »
Il faut fermer les guillemets avant la proposition incise (vu qu'elle n'est pas très incise mais juste à la fin), donc après "nulle part !".

Citer
– Oh ! articulai-je, surprise.
Je suis embêtante  :-[ mais "oh" ne nécessite pas vraiment d'articuler...

Citer
Je suis Hublot/e l’escargot/e.
J'aime bien ce nom :) et tout au fil du texte je m'y suis attachée de plus en plus.

Citer
Ça ne te dirais pas de te balader un peu avec Nib et moi ?
dirait

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demanda-t-il/elle d’une voix mal-assurée.
mal assurée

Citer
je suis un/e escargot/e hypersensible
Connaissant ton univers, j'ai trouvé le terme "hypersensible"(qui a tout de même vocation à paraître technique) beaucoup trop proche de ce que Léilwën dit d'elle-même. L'idée d'une telle similarité est vraiment chouette mais le copier-coller d'un tel terme fait vraiment "étiquette toute faite" et non constat de ses particularités. Pourquoi pas "ultra sensible" ou "super sensible" ? (en deux mots !) Quelque chose qui sonne plus naturel... !

Sinon, j'aime bien la façon de se dévaloriser à l'excès de l'escargot/e.

Citer
m’exclamais-je malicieusement.
exclamai-je

Citer
Mais je t’aurais prévenue
je t'aurai

Citer
– D’accord ! lui souris-je avec bienveillance. »
Ferme les guillemets après le point d'exclamation.

Citer
« Tu sais que j’attends toujours ta réponse ? me rappela Hublot/e
Il manque le "." final.

Citer
C’est un voile opaque aux éléments extérieurs que j’ai créé autour de moi en devenant elfe, que je soulève ou que je resserre en fonction de ce que je veux laisser entrer ou pas.
Je mettrais une virgule après "éléments extérieurs" et un "et" à la place de la virgule qui suit.

Citer
– Ah, oui, c’est vrai ! Ma protection… C’est un voile opaque aux éléments extérieurs que j’ai créé autour de moi en devenant elfe, que je soulève ou que je resserre en fonction de ce que je veux laisser entrer ou pas. Honnêtement… je pense que ce voile n’est pas très efficace : il y a certaines joies que j’aimerais laisser rentrer mais qui s’y retrouvent bloquées, et les peines passent souvent au travers des mailles du filet, à mon grand désarroi. Pour autant, j’ai trop peur de m’en séparer. J’ai trop peur de ne pas savoir gérer les événements à l’état brut, sans garde-fou.
J'aime bien l'idée :) .

Citer
J’ai trop peur de ne pas savoir gérer les événements à l’état brut, sans garde-fou.
– J’étais humaine avant.
Aucune transition ?

Citer
ma part physique d’escargot,
escargot/e

Citer
– J’ai le droit de pleurer en te parlant, n’est-ce pas ?
– Oui.
– Merci. Je vais essayer de parsemer mon propos de blagues, comme ça je retarderai le moment où l’émotion sera trop difficile à gérer.
Là pour le coup ça m'aurait plu un petit rappel, Léilwën qui sourit ou lui dit un truc signifiant qu'elle aussi fait la même chose...

Citer
rien à voir avec mon ancien métier de postière pour autant …
Pas d'espace avant les "..."
Il/elle ne nous a pas encore dit son ancien sexe... J'aurais préféré garder postier/ère. Même si elle avait un sexe déterminé, dans son coeur, elle était probablement déjà androgyne.

Citer
Je me suis heurtée trop souvent et trop violemment au manque de sensibilité des autres (oui, heurtée parce que c’est un mur, l’indifférence, n’est-ce pas ?)
Manque le "." final.

Citer
– Je n’ai plus supporté.
J'aurais mis soit : "je n'ai pas supporté" soit "un beau jour, je ne l'ai plus supporté", bref, introduire un complément de temps si tu utilises le "plus" (ou "à force, je ne l'ai plus supporté...".

Citer
personne ne comprenait mes joies parce qu’elles naissaient de « rien » et éclaboussaient trop ; et on ne comprenait pas mes tourments non plus, qui naissaient de « pas grand-chose » et dévoraient trop.
J'aime bien cette formule.

Bon. C'est tout mignon tout solitaire tout triste cette histoire d'hypersensibilité... C'est très joliment exprimé. Cela dit quelque chose me dérange  :/ c'est le fait que l'escargot/e comme Léilwën part vraiment du principe qu'il existe : quelques rares personnes hypersensibles ; et le commun des mortels, insensibles et durs. Léilwën aurait pu nuancer le propos de l'escargot/e (qui, lui/elle, semble beaucoup moins accessible à la nuance) et laisser entrevoir l'idée d'une différence de degrés... On est tous plus ou moins sensibles. Elle pourrait s'interroger pour savoir si les autres ont moins d'émotions ou si juste ils les communiquent moins... S'ils les gèrent mieux... Bref, se poser des questions... Plutôt que de partir sur une vision aussi dichotomique. Parmi les sentiments que l'on peut développer à l'accès, il y a aussi l'empathie, et donc l'importance accordée aux émotions des autres. Ici on dirait que les émotions des autres sont totalement absentes.

Citer
j’ai besoin d’être sûr/e que tu ne me jugeras pas… »
Il me semble qu'il faudrait ajouter un point après les guillemets, mais je ne suis pas sûre du tout.

Citer
Nib arrêta ses élucubrations
Pour moi les élucubrations sont des paroles qui partent dans tous les sens...

Citer
je suis intriguée
Majuscule à "je"

Citer
Ma poitrine me gênait parfois, les moments où j’avais l’impression d’avoir été privée de mes attributs masculins.
Il manque un truc avant "les moments"... "dans les moments" ? ou alors tu pars sur une autre phrase et tu mets : "par moments j'avais l'impression" ?

Citer
Qui aurait accepté un homme à poitrine, à la taille fine et affublé d’une vulve ?
Question bête mais du coup il n'a pas beaucoup d'attributs masculins ?

Citer
« La société est violente par les choix qu’elle nous impose.
Je trouve ça en contradiction avec ce qu'il/elle a dit plus tôt, affirmant qu'il suffisait de trouver la bonne culture. Il me semble que le problème violent est plutôt de l'ordre physique et donc plus biologique que sociétal ?

Citer
– Bouououh, tu viens de toucher un point trèèès sensiiiiible… bouououh, snif
Il manque une ponctuation finale.

Citer
J’aurais pu aimer le monde entier, s’il m’avait acceptée.
accepté/e.

Citer
j’ai hurlé ma peine sous la lune une nuit,
J majuscule.

Citer
Ce n’est pas elle qui exhausse les souhaits
exauce

Citer
Je m’exécutais, perplexe.
exécutai

Citer
on a un exhausseur en commun :
majuscule à "on" (je ne vais plus le remettre pour les ponctuations suivantes, tu fais souvent la même chose : pour moi quand on met des points de suspension au milieu d'une phrase, on peut ne pas mettre de majuscule après, mais si clairement on commence une nouvelle phrase derrière, je pense qu'il faut en mettre...)
exauceur ?

Citer
les seuls humains à m’avoir acceptée et aimée inconditionnellement
accepté/e ; aimé/e

Citer
désespérée, et je me suis retrouvée dans ses bois. Je me suis perdue, et je me suis retrouvée seule avec moi-même au bord l’étang.
/e (toujours la même idée : pour moi il/elle a toujours été androgyne dans son coeur...).

Citer
J’ai hurlé de toute âme,
de toute mon âme ?

Citer
J’ai hurlé de toute âme, c’était trop lourd… sniff… et le saule m’a caressé le visage de ses branches. Ça m’a soulagée, un peu. J’ai été vider toutes mes larmes dans les replis de son écorce, collée à lui, ses branches m’entourant.
J'aime beaucoup ce passage...

Citer
je pouvais d’être mâle ou femelle à n’importe quel moment.
je pouvais être

Citer
– Mais c’est trop chouette ! m’exclamai-je
Manque le point final.

Citer
la première séance se tient dans quatre heures et c’est à deux cents mètres ! Connaissant mon allure, je ne voudrais pas risquer d’être en retard !
Je trouve que tu aurais pu te passer du "connaissant mon allure" qui alourdit un peu les choses.

Citer
Je m’apprêtais à retourner gambader avec Nib quand Hublot/e me héla de plus loin :
Ca fait répétition de Hublot/e ; peut-être "l'escargot/e" ?

Citer
– Euh, j’ai vu beaucoup de choses en toi avec mon antenne… hésita-t-il/elle
Manque le point final.

Citer
Hublot repartit pour de bon et me laissa, pensive.
Hublot/e.




Pour le global :

Je pense que c'est le texte de toi que je préfère, pour la métaphore utilisée. J'adore ton escargot/e. Je le trouve parfait dans son rôle. Le ton du texte est très chouette aussi, ce matin je trouvais qu'il y avait un peu trop de snif et de bouhouhou mais là c'est passé tout seul. Ma seule critique, je l'ai formulée au passage, c'est sur ce côté : "on est hypersensibles et tous les autres nous sont radicalement opposés", idée que j'ai trouvée assez fausse et un peu... insensible, pour le coup ^^. Insensible aux déboires des autres. Le côté qui m'a beaucoup + plu et qui à mes oreilles (ou plutôt yeux) me semblait sonner très juste, c'est toute la partie sur l'identité de genre.

Merci pour cette lecture :) c'est toujours rafraîchissant de venir te lire.

Bisous.
~ Ari ~

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #7 le: 19 Février 2018 à 20:45:49 »
Bon, ma chère Léilwën, chacun ici y va de son exigence (et pas les Portos, et pas ton orteil gauche, et naninanère  ;D ) que tu vas tourner bourrique.

Ce qui m'autorise à te péter la magie, mon elfe : moi, les escargo.t.e.s, je m'en ramasse une cassolette de deux ou trois cents au premier orage de Juin, et mon épouse adorée me les prépare à l'andalouse. Avec un Jerez, bien entendu.

C'est vrai que je ne fais pas dans la dentelle, mais c'est bon aussi.

Mais continue ton ouvrage, trace ton chemin... et ne tiens aucun compte de mon avis.  ;D


Léilwën

  • Invité
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #8 le: 19 Février 2018 à 22:11:20 »
Mais... Mais... tous ces commentaires... ! :o je suis toute pfiou... :s :s

@Jobear :  Merci pour ta fidélité  _/-o_ et tes commentaires encourageants... :)

@Oli : Merci d'être revenu :)
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Bon, la blague sur les "porcs tout gais" je la pensais vraiment innocente... Il y a vraiment un risque de vexation tu penses ?
Oui (mais ce n'est que mon avis, et je ne suis pas portugais). Tes deux blagues sur les Français et les Belges sont gentillettes, celle-ci contient le mot "porc" qui, pour beaucoup, est synonyme d'insulte, encore plus dans le contexte actuel de "balance ton porc". "En cas de doute, abstiens-toi" dit le proverbe, moi je m'abstiendrais
=> allez, j'ai suivi ton conseil d'ami  ;) j'ai remplacé par une blague sur le Coca® (mais si tu me dis que ça ne va pas parce que le Coca est marron foncé et que ça pourrait être vu comme une blague raciste, je vais me sentir désespérée...  :D)
Et j'ai viré toute allusion au fait que mourir pourrait être une chance...  :-[
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Encore une fois ce n'est que mon avis, si ça ne choque pas tes autres lecteurs, c'est que je suis à côté de la plaque.
=> mouais... où est la plaque ? où est l'à côté ? pourquoi aurait-on tort d'être à côté ? etc ? etc ? (je ramasse ta copie dans 4 heures  :D :D)
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Je te laisse avant de passer pour un emmerdeur ; j'espère que tu ne m'en voudras pas
=> pas du tout ! Ma plus "grosse" chipoteuse ici, c'est Ariane, et je l'aime mon Ariane  :coeur:  :D ; tu peux y aller, j'adore me poser plein de questions, réfléchir à ce que j'ai vraiment voulu dire, engager des débats avec ceux qui m'ont lue... BREF, tu as encore BEAUUUUCOUUUP de marge  ;)

À très vite  :)

@k6bo : Coucou k6, et bienvenue !  :) Merci d'avoir pris le temps de venir me lire et de me commenter (j'ai vu ton chouette texte sur la fée Nomen et la fée Noname, je te commente bientôt ;))
Ah tiens, toi, tu es surtout sensible au fond du propos... Désolée pour la mélancolie occasionnée...  :/ Mais tu sais, Hublot/e s'est pris en main et il/elle va aller de mieux en mieux : ses mémoires sont encore douloureuses mais au présent, c'est un/e escargot/e qui est heureux/se :).

@Claudius : très chère Cloclo... je sens mon texte bien indigne de ce panégyrique...  :-[ Si ce texte t'a autant transportée, alors j'en suis très très très heureuse... merci de ton retour :-*  :calin:

@Aariane : "Mon"(je ne voudrais pas t'accaparer, non plus  ;)) Ariane !  :coeur: :coeur:
Je te dis merci de tout mon coeur 1) pour ta fidélité 2) pour le temps de malade que tu passes à relire mes textes pour traquer la moindre petite pâte alphabet de sens, de grammaire et d'orthographe ;) 3)  pour ton honnêté.
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je me permets de t'embêter pour les détails...   
=>tu sais bien que c'est un plaisir pour moi !  :)
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Le "cri invisible" me gêne
=> j'ai mis "cri d'Invisible" (les Invisibles c'est le terme "générique" qui rassemble pour moi toute la faune surnaturelle qui entoure Léilwën ; j'avais voulu en faire un adjectif, mais ça tombe à côté apparemment...  :/)
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Tu n'as qu'un seul orteil gauche ? Ca me choque      Suggestions :
=> mon gros orteil gauche => ok (pour moi c’était tellement évident que je l'ai omis…  :-[)
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mais "oh" ne nécessite pas vraiment d'articuler...
=> oui, mais c’est pour l’image...
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Je suis Hublot/e l’escargot/e.
J'aime bien ce nom   et tout au fil du texte je m'y suis attachée de plus en plus.
=> moi aussi, j’ai cherché longtemps (il a bien 3 semaines ce texte...) et puis quand le nom est apparu, il ne m’a plus lâchée
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je suis un/e escargot/e hypersensible
Connaissant ton univers, j'ai trouvé le terme "hypersensible"(qui a tout de même vocation à paraître technique) beaucoup trop proche de ce que Léilwën dit d'elle-même. L'idée d'une telle similarité est vraiment chouette mais le copier-coller d'un tel terme fait vraiment "étiquette toute faite" et non constat de ses particularités. Pourquoi pas "ultra sensible" ou "super sensible" ? (en deux mots !) Quelque chose qui sonne plus naturel... !
=>
  • " le terme "hypersensible"(qui a tout de même vocation à paraître technique)" => non, je tremble à chaque fois que je mets un mot qui pourrait sembler technique à un/e psychiatre mais à chaque fois que j'utilise "schizophrène" ou "hypersensible" ou "hystérique" ou... ou... je suis malheureusement loin de vouloir être technique parce que ce ne serait pas ma place  :-[ je ne suis pas psychiatre et je n'y connais pas grand-chose :-[ mais du coup, je lis à chaque fois tes rectifications techniques avec grand intérêt  :)
  • "beaucoup trop proche de ce que Léilwën dit d'elle-même." => oui, tu as carrément raison... d’autant plus qu’Hublot/e est VRAIMENT hypersensible comparé à Léilwën. J'ai adopté ton "ultra-sensible" :)
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J’ai trop peur de ne pas savoir gérer les événements à l’état brut, sans garde-fou.
– J’étais humaine avant.
Aucune transition ?
=> Non, ce sans transition était voulu : je vois Hublot/e comme en besoin urgent de parler, mais il/elle s’était « protégé/e » en demandant à Léilwën de parler d’abord – ce qu’elle a fait, ouvrant les « vannes » d’Hublot/e (du moins, je voulais essayer de transcrire ce débordement…)
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ma part physique d’escargot,
escargot/e
=> non, on parle du physique, pas du psychique ;)
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– J’ai le droit de pleurer en te parlant, n’est-ce pas ?
– Oui.
– Merci. Je vais essayer de parsemer mon propos de blagues, comme ça je retarderai le moment où l’émotion sera trop difficile à gérer.
Là pour le coup ça m'aurait plu un petit rappel, Léilwën qui sourit ou lui dit un truc signifiant qu'elle aussi fait la même chose...
=> Là aussi, c’était voulu : Léilwën s’efface au maximum pour ne pas interrompre le flot de l’escargot/e
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rien à voir avec mon ancien métier de postière pour autant …
Pas d'espace avant les "..."
Il/elle ne nous a pas encore dit son ancien sexe... J'aurais préféré garder postier/ère. Même si elle avait un sexe déterminé, dans son coeur, elle était probablement déjà androgyne.
=> c’est volontaire de l’enfermer dans sa féminité quand elle parle de sa vie humaine.
Citer
Bon. C'est tout mignon tout solitaire tout triste cette histoire d'hypersensibilité... C'est très joliment exprimé. Cela dit quelque chose me dérange    c'est le fait que l'escargot/e comme Léilwën part vraiment du principe qu'il existe : quelques rares personnes hypersensibles ; et le commun des mortels, insensibles et durs. Léilwën aurait pu nuancer le propos de l'escargot/e (qui, lui/elle, semble beaucoup moins accessible à la nuance) et laisser entrevoir l'idée d'une différence de degrés... On est tous plus ou moins sensibles. Elle pourrait s'interroger pour savoir si les autres ont moins d'émotions ou si juste ils les communiquent moins... S'ils les gèrent mieux... Bref, se poser des questions... Plutôt que de partir sur une vision aussi dichotomique. Parmi les sentiments que l'on peut développer à l'accès, il y a aussi l'empathie, et donc l'importance accordée aux émotions des autres. Ici on dirait que les émotions des autres sont totalement absentes.
=> C’est le ressenti de Hublot/e, qui est TRES manichéen, et Léilwën ne donne pas son avis (enfin, un peu quand même plus tard parce qu'elle dit que tout n'est pas tout noir, qu’elle voyait de la beauté dans le monde (j’aurais pu rajouter « bonté », aussi), qu'elle a réussi à trouver des amis, etc.)
Citer
Nib arrêta ses élucubrations
Pour moi les élucubrations sont des paroles qui partent dans tous les sens...
=> oui… :-[ -> « fanfaronnades »
Citer
Citer
Qui aurait accepté un homme à poitrine, à la taille fine et affublé d’une vulve ?
Question bête mais du coup il n'a pas beaucoup d'attributs masculins ?
Ben si, il a TOUS les attributs d’un homme + poitrine + taille fine + vulve
Citer
Citer
« La société est violente par les choix qu’elle nous impose.
Je trouve ça en contradiction avec ce qu'il/elle a dit plus tôt, affirmant qu'il suffisait de trouver la bonne culture. Il me semble que le problème violent est plutôt de l'ordre physique et donc plus biologique que sociétal ?
=> quelle que soit la société, on te demandera de te déterminer comme homme ou femme, quelles que soient les réalités que cela recouvre je pense… mais ce n’est que mon avis !
Citer
Citer
J’aurais pu aimer le monde entier, s’il m’avait acceptée.
accepté/e.
=> Non, c’est l’humaine qui parle
Citer
Citer
Ce n’est pas elle qui exhausse les souhaits
Exauce
=> il me semblait bien que le visuel de ce mot sonnait bizarre… :D merci ! :D
Citer
Citer
les seuls humains à m’avoir acceptée et aimée inconditionnellement
accepté/e ; aimé/e
=> Idem, c’est l’humaine qui parle...
Citer
Citer
désespérée, et je me suis retrouvée dans ses bois. Je me suis perdue, et je me suis retrouvée seule avec moi-même au bord l’étang.
/e (toujours la même idée : pour moi il/elle a toujours été androgyne dans son coeur...).
=> oui, mais il/elle a toujours été enfermé/e dans sa féminité étant humaine
Citer
Citer
la première séance se tient dans quatre heures et c’est à deux cents mètres ! Connaissant mon allure, je ne voudrais pas risquer d’être en retard !
Je trouve que tu aurais pu te passer du "connaissant mon allure" qui alourdit un peu les choses.
=> tu as raison
Citer
Citer
Je m’apprêtais à retourner gambader avec Nib quand Hublot/e me héla de plus loin :
Ca fait répétition de Hublot/e ; peut-être "l'escargot/e" ?
=> tu as encore raison

Merci infiniment Ariane  _/-o_

@Avistodenas : Merci à toi aussi pour ton passage et ta fidélité  _/-o_. Je ne m'offusquerai pas de tes gueuletons escargotiens, du moment que tu fais gaffe à laisser Hublot/e en vie ! ;)

Je vous  :coeur: :coeur: tous... :)
« Modifié: 19 Février 2018 à 22:14:46 par Léilwën »

Hors ligne Ari

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 566
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #9 le: 19 Février 2018 à 22:24:15 »
Citer
Ma plus "grosse" chipoteuse ici, c'est Ariane,
Je ne fais que m'inspirer de ta façon de faire  :-¬?   ;) (et je suis pas grosse  :'( ).

Citer
" le terme "hypersensible"(qui a tout de même vocation à paraître technique)" => non, je tremble à chaque fois que je mets un mot qui pourrait sembler technique à un/e psychiatre mais à chaque fois que j'utilise "schizophrène" ou "hypersensible" ou "hystérique" ou... ou... je suis malheureusement loin de vouloir être technique parce que ce ne serait pas ma place  :-[ je ne suis pas psychiatre et je n'y connais pas grand-chose :-[ mais du coup, je lis à chaque fois tes rectifications techniques avec grand intérêt
Pour le coup non pas du tout, ce terme n'a vraiment rien de psychiatrique (d'où le "qui a vocation"). Ce que je voulais dire, c'est que j'aurais préféré que Hublot/e soit plus spontané/e et n'ait pas forcément le même vocabulaire que Léilwën, ça fait un peu téléphoné pour un terme aussi précis...

Citer
c’est volontaire de l’enfermer dans sa féminité quand elle parle de sa vie humaine.
D'accord, je ne l'avais pas vu comme ça.

Citer
non, on parle du physique, pas du psychique ;)
Là je suis moyennement convaincue...

Citer
Ben si, il a TOUS les attributs d’un homme + poitrine + taille fine + vulve
Décrit comme ça j'avais l'impression que la vulve remplaçait le reste...

Bisous bisous.
Et je suis chiante mais j'aime vraiment bien ton texte  :-[ .
Et ça ne me dérange pas d'être possédée  >:D .
~ Ari ~

Hors ligne gage

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 257
  • Homme incertain.
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #10 le: 20 Février 2018 à 22:35:15 »
Salut !

et voilà, j'ai cheminé dans la forêt, entre une demi-elfe, un lapin qui gambade et un escargot qui pleure.
Eh bien quoi que tu aies pu présager, la promenade ne fut pas désagréable pour moi, figure-toi.
Ces personnages sont de bonne compagnie, plutôt chaleureux et pas vraiment sûrs d'eux. Largement suffisant pour s'en faire des amis.

Une chose m'a choquée, et j'en parle pour dire quelque chose de constructif.
Je n'ai jamais parlé d'antennes pour un escargot... je trouvais ça impropre vu que je disais "cornes" pour ma part.
Alors je me suis renseigné et j'ai découvert que nous avons tort tous les deux, il faut dire "tentacule".

Garde "antennes", en fait...   :huhu:
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Léilwën

  • Invité
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #11 le: 20 Février 2018 à 23:23:06 »
Je te remercie Gage pour ton passage  _/-o_  :)

Et oui, je vais lui laisser ses "antennes" parce qu'Hublot/e est un/e escargot/e pas comme les autres, alors si en plus on lui rajoute des cornes et des tentacules, il n'a pas fini de pleurer !  ;)

Encore merci !  :-[

Hors ligne Michel K

  • Tabellion
  • Messages: 36
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #12 le: 08 Mars 2018 à 13:52:03 »
Décidément, tout le monde est triste dans ton univers fantastique, il aurait pu être renommé en "mélancolie land". Blague à part, tu as su amener un sujet aussi sensible avec dextérité, bravo. Ton imagination débordante était à nouveau au rendez vous. Chapeau  ;)

Léilwën

  • Invité
Re : Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #13 le: 08 Mars 2018 à 14:11:53 »
Décidément, tout le monde est triste dans ton univers fantastique, il aurait pu être renommé en "mélancolie land".
=> Dans la vie, c'est surtout la tristesse qui rêve de se faire entendre, non ?  ;)

Mais ils ne sont pas si tristes que ça, ils trouvent des solutions ! Regarde, Hublot/e s'est inscrit au CES ! ;)

Merci, merci, merci, merci, merci, merci ad libitum...  :-[ :-[ :-[

A très vite ! :)

Hors ligne JigoKu Kokoro

  • Prophète
  • Messages: 688
  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Re : De l'hermaphrodisme plus ou moins escargotien [V]
« Réponse #14 le: 10 Mars 2018 à 23:50:19 »
Hello Léilwën  :D

Bon, avec beaucoup de retard évidemment et parce que j'ai peu de temps, je viens enfin commenter ton texte suite à ton invitation  :)

On y va  :mrgreen:

Citer
caracolait
Citer
louvoie
J'ai du mal avec ces verbes mais ce n'est sûrement que parce que je ne les emploient jamais. Ils me donnent une impression de décalage entre le ton familier du narrateur et leur usage.  :)

Citer
Chauffarde ! Si même les elfes se mettent à nous écraser
C'pô un terme qu'on emploie pour un(e) conducteur(trice) ?  :???:

Citer
Ben oui, qui d’autre ? Enfin… et quelle impolitesse !
Si l'escargot est enervé/agacé j'aurais plus dit  : "Ben oui. Qui d’autre enfin ?!  Quelle impolitesse !"

Citer
Oh ! articulai-je
Pour articuler il faut au minimum 2 syllabe non ?  :\?

Citer
Je suis Hublot/e l’escargot/e
Vraiment point de vue personnel sur la forme et non le fond. Je ne suis pas du tout fan de ce prénom Hublot  ><
Il en va de même pour le féminin "escargote". Je comprends ton choix pour la suite du texte alors pas de mal hein  ;)
Simplement la sonorité me gêne, j'aurais plus imaginer conserver escargot en laissant le jeu du : un/e :)

Citer
pour coquiller le tout
Excellent !  :D

Citer
je suis un/e escargot/e ultra-sensible et que je pleure pour un rien
Il/elle est très proche de la narratrice en fait  ^^
Citer
Oui ! souris-je.  On n'est pas si différents tu sais.
Ben qu'est-ce je disais  :D

Citer
J'ai eu trop souvent et trop violemment mal aux autres.
Sois il manque un mot sois je passe à coté d'un truc  :\?

Citer
Je n'ai pas supporté ce décalage et cette incompréhension réciproque : personne ne comprenait mes joies parce qu’elles naissaient de « rien » et éclaboussaient trop ; et on ne comprenait pas mes tourments non plus, qui naissaient de « pas grand-chose » et dévoraient trop. Moi, je trouvais les autres insensibles et indifférents
Très joli définition de l'hypersensibilité  :huhu:

Citer
– Je ne me suis jamais sentie à l’aise dans le sexe que la nature m’avait donné. Je suis née femme. Et j’étais bien femme oui, mais pas seulement. J’étais ce qu’on appelle un/e androgyne, au sens premier. Homme et femme, enfermée dans un corps uniquement féminin. Je me sentais déphasée de la gent féminine, mais je n’étais pas non plus en harmonie avec la gent masculine. J’étais littéralement déjantée AH AH (aucune gent – déjantée ? Tu as compris ? Ah oui, tu ris, ouf !)
– Ça ne devait pas être évident, effectivement… Je suis intriguée : si ce n’est pas trop difficile pour toi, tu pourrais m’expliquer tes ressentis ?
– Oui. Dans ma tête, j’étais androgyne, ni vraiment femme, ni tout à fait homme. Là n’était pas le problème : être homme ou femme est un concept variable en fonction des cultures ; il suffit de trouver la culture en phase avec ton propre ressenti. Le problème était physique : j’étais parfois engoncée dans ce corps féminin trop frêle par rapport au corps masculin que je me ressentais à mi-temps. Ma poitrine me gênait parfois, dans les moments où j’avais l’impression d’avoir été privée de mes attributs masculins. Mère nature peut-elle se tromper ? Peut-elle attribuer un corps qui ne correspondrait pas à l’esprit ? Étais-je une erreur de la nature ? De toute façon, le corps que je me rêvais aurait été qualifié d’anomalie par mes semblables. Qui aurait accepté un homme avec tous ses attributs affublé d'une poitrine, d'une taille fine et d’une vulve ? Je me serais trouvée magnifique et tellement en accord avec moi-même… mais qui m’aurait comprise ? Qui m’aurait aimée ?
« La société est violente par les choix qu’elle nous impose. Pour moi, choisir un sexe aurait été un déchirement : j’étais les deux ; choisir aurait été m’amputer d’une partie de moi-même. Et encore, j’avais de la chance ! Pour rétablir l’équilibre, je m’habillais en homme. La société tolère les femmes masculines ; l’inverse est beaucoup moins vrai. J’y pensais souvent : j’aurais pu naître physiquement homme et ne pas être aussi libre dans mes choix vestimentaires.
Malgré son emballage dans ton histoire fantastique, c'est très bien mené. L’explication est bien compréhensible même si (comme nous en avions parlé de ce sujet avant) j'avais un avantage sur un lecteur lambda. Je ne sais pas si ça t'as pris beaucoup de temps à rédiger ce passage car il y a beaucoup un très peu de mot. De la situation du personnage, en passant par son ressenti et enfin le problème sociétaire. Il n'en fallait pas plus en fait  :)

Citer
J’aurais pu aimer le monde entier, s’il m’avait acceptée.
C'est très beau  :huhu:

Pour le reste du texte je vais en parler dans mon commentaires détaillé  :)


Bon le sujet de fond est osé  ^^
L'emballage choisi (ton univers féeriqque et humoristique) est plutôt original car il faut mêler sérieux et le reste. Dans l'ensemble je trouve que c'est bien mené et ça rempli son office.
Le démarrage de l'histoire est assez "classique" (par rapport à ton univers). On n'attend du coup le personnage avec qui tu as converser afin de voir où l'elfe va nous emmener  :).
Ce qui est un peu triste c'est qu’après un long démarrage, l'histoire de Hublot/e est au final très courte. Elle tiens en deux petit paragraphe et s'en est presque dommage. J'ai salué la qualité de ce passage notamment sur ta capacité à avoir condensé l'essentiel parfaitement mais au final c'est un peu frustrant. On est sur le cœur du sujet et j'aurais aimé que cela prenne un peu plus "de place" dans la totalité de ce qui a été écrit. Bon après je le reconnais, c’est un sujet que j'affectionne particulièrement alors ceci explique peut-être cela  ^^
Je suis pas exceptionnellement fan des blagues qui ponctuent le dialogue ni sur les litanies de "bouhou". Là aussi c'est mon point de vue Je comprends le choix des blagues et leur raisons mais leur humour m'a pas embarqué (du moins bien moins que le "pour coquiller le tout"  :D ).

Pour essayer de résumé ma pensée "bordéliquement" fatiguée...  :\?

Début de texte sympathique et assez commun à ta façon de faire, un cœur de sujet de fond bien mené (comme sur d'autres textes de toi) où la réalité de la société et de certaines choses viennent s'insérer dans cette conversation d'univers fantastique mais pour moi presque trop bien résumé, un fin de texte moins emballante sûrement parce que je suis resté sur ma faim. ^^
Ce qui me gêne le plus ? Possiblement mon attachement à la thématique que j'ai du mal à voir insérer dans une version avec beaucoup d'humour. Il est vrai que je l'aurais plus vu avec un poil plus de sérieux comme le texte II de ton univers.  :)
 
En me relisant j'ai l'impression d'être trop critique  :( Non ?  :-\

Bref, sache que j'ai quand même apprécié cette lecture et que retrouvé ton univers et son côté décalé reste très agréable. Je suis pas mal crevé et dispose de peu de temps mais je ne me suis pas forcé à finir ce texte ni écrire ce commentaire. Le ton léger, l'énergie qui caractérisent les écrits de ton univers sont les principales raisons pour lesquels la lecture n'y est pas lourde ou complexe. Du coup, je me demande si la prochaine production se piquera elle aussi d'un sujet de fond aussi intéressant où si tu feras le choix de rester sur du plus léger  ^^

Au plaisir
JK
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

 


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