Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

18 octobre 2026 à 03:12:23
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » Salle de lecture » Romans, nouvelles » Les petites soeurs (Valérie Saubade)

Auteur Sujet: Les petites soeurs (Valérie Saubade)  (Lu 1462 fois)

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 754
  • Prout
Les petites soeurs (Valérie Saubade)
« le: 24 février 2018 à 18:10:39 »
Avertissement : suicide

Sarah Debussy a tout pour être heureuse. Un travail bien payé aux États-Unis, un superbe appartement, des amants à foison et des amis merveilleux. Qu'est-ce qui la pousse, alors, à se suicider et, surtout, à envoyer à sa famille, en France, avec qui elle n'a pas de contacts depuis vingt ans, des lettres post mortem ?

Les petites sœurs est une histoire de famille. De famille haute bourgeoise, dans la campagne limousine. Ça sent la campagne, l'argent et les non dits.

Et j'ai plutôt pas mal aimé. L'écriture est efficace, ressemble un peu à American Psycho parfois, sur le fait de citer les noms de grandes marques, les signes extérieurs de richesse qui montrent bien que la famille est riche. Ça peut être lassant, mais met dans l'ambiance, je crois. Ça permet de comprendre les personnages, j'imagine. L'histoire est entrainante, et assez intéressante.

Bref, une bonne découverte. J'irai ptet voir ce que cette autrice a fait d'autre.

Oh, et un extrait :

"Sarah Debussy avait, ce jour-là, une foule de choses à faire avant de mettre fin à ses jours. Elle tenait à se suicider comme elle avait vécu. Avec efficacité.

À trente-huit ans, elle se laissait aller, lorsqu'elle était ivre, à vanter sa réussite professionnelle. Elle dirigeait, avec fermeté mais élégance, le département de littérature étrangère d'une grande maison d'édition américaine. Son immense bureau vitré donnait sur la baie de San Francisco. Ses collaborateurs louaient sa gentillesse et sa disponibilité et son supérieur hiérarchique, vaguement amoureux de sa silhouette longiligne, multipliait les réunions informelles pour le seul plaisir de monologuer tout en lorgnant ses jambes.

Lovée dans un fauteuil en cuir beige, Sarah jeta un regard aigu en direction du canapé qui lui faisait face. La femme de ménage, qui entretenait son luxueux duplex, avait laissé sur un coussin un poil noir et soyeux appartenant à Sam, le compagne de Sarah. Sam et Sarah formaient depuis huit ans un couple inséparable. Il n'avait pas son pareil pour la réveiller en douceur le matin, elle lui prodiguait en retour chaque soir de langoureuses caresses. Elle se demanda ce qu'il allait devenir. Un miaulement autoritaire la tira de ses réflexions. Sam exigeait de sortir sur la terrasse afin d'y guetter les pigeons."
« Modifié: 24 février 2018 à 18:16:10 par Loïc »
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.022 secondes avec 24 requêtes.