Que de questionnement en ce soir de tempête. Vivre ou mourir ? Rester ou le quitter ? Garder la maison ou en acheter une nouvelle ?
Après 18 ans, Sophia ne savait plus quoi faire. Elle se sentait perdue, fixant la neige tomber sans vraiment la voir. Chaque flocon semblait se détacher des autres, tombant comme un grain de poussière au sol.
Depuis un bon moment, elle se demandait s'il vallait mieux quitter Rémi ou continuer d'espérer que leur mariage redevienne ce qu'il avait été. Passionné, amusant et trépidant. Malgré tout, au plus profond d'elle-même, elle connaissait la réponse, mais elle avait peur. Peur de se retrouver seule. Peur de manquer d'argent, d'amour, de tout.
Elle s'était même demander s'il ne vallait pas mieux qu'elle meurt pour que Rémi puisse enfin offrir à leurs enfants tout ce dont ils rêvaient. Seraient-ils plus heureux ? Sophia savait bien que non. Benjamin, 12 ans, et Ludovic, 14 ans, avaient encore besoin d'elle. De plus, elle était consciente du traumatisme qu'ils auraient de la trouver morte dans leur maison et que de les laisser seuls avec leur père, ils seraient les enfants les plus malheureux du monde. Désemparée, Sophia l'était reelement.
Pire encore. Elle ne pouvait avouer à Rémi qu'elle rêvait d'un autre homme. Ah... Bastien. Seulement âgé de 25 ans, il réveillait chez Sophia la féminité et le désir qu'elle n'éprouvait plus pour son époux depuis maintenant plusieurs mois.
Une tension passionnelle pouvait se sentir entre Sophia et Bastien. Combien de fois il disait qu'il aimerait caresser ses cheveux de couleur blé atteignant ses hanches pour enfant la coller à lui en la rendant par ses fesses galbées. Il avait la manie de plonger ses yeux moelleux aux fond des émeraudes de Sophia.
Parfois, elle se disait qu'elle ne devait pas le croire, du haut de ses 40 ans avec ses rondeurs bien réelles. Il était impossible qu'il la désir réellement. Aucune homme some les femmes rondes de son âge. Même pour une seule nuit. Surtout quelle le connu par Rémi, lorsqu'ils travaillaient ensembles.
Elle n'en pouvait plus de souffrir intérieurement. Elle se devait de prendre une décision. Mais quelle serait la bonne ?
Sur ce jonglement psychologique, elle se fera enfin les yeux pour essayer de dormir un peu, mais surtout, oublier sa tristesse et son malheur.