Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ocean's tout seul

Auteur Sujet: Ocean's tout seul  (Lu 1817 fois)

Hors ligne Oli_Martian

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Ocean's tout seul
« le: 28 Janvier 2018 à 18:57:11 »
C’est ma faute, peut-être, si Barbie est partie avec le gérant du supermarché Casino ?

Avec Barbara, ça faisait quinze ans qu’on était mariés. Ou dix-sept, peut-être, après si longtemps on n’est plus à deux années près... J’ai toujours tout fait pour elle : elle ne se plaisait pas à Paris, je nous ai trouvé un petit nid d’amour en pleine nature, à Aulnais-sous-Bois. Elle trouvait que j’étais trop souvent absent, je suis devenu chômeur professionnel. Elle voulait qu’on passe plus de temps ensemble, j’ai téléchargé l’intégrale de Lost ; cent-vingt-et-un épisodes, sans compter les spéciaux, tout ça pour une fin de merde, soit dit en passant.
 
À bien réfléchir, j’ai été trop gentil, voilà le problème. Je voulais lui laisser son espace de liberté, ne pas l’étouffer, être sans arrêt dans ses pattes. Dans notre couple, chacun pouvait se consacrer un peu de temps, de son côté : quand elle repassait mes fringues pendant deux heures, par exemple, je partais gentiment retrouver mes potes chez Milou, au bar du coin. Et quand sa mère venait dormir à la maison le samedi soir, je savais m’effacer et j’allais passer la soirée en boîte, les laissant se raconter leurs petites histoires de femmes. Qu’est-ce que j’aurais pu faire de plus, bon sang ?!

Ne pas oublier ses anniversaires ? J’ai jamais eu la mémoire des dates, c’est pas ma faute. Passe encore quand c’est un truc qui revient tous les mois, comme le pointage à Pôle Emploi. Mais une fois dans l’année, c’est franchement mission impossible ! Et la Saint Valentin, la fête des amoureux, soi-disant ? À une époque où il suffit de trois clics sur un site de rencontre pour trouver la femme de sa vie, je peux pas croire que des types s’amusent encore à offrir des roses et à se farcir un resto pourave un soir de Champion’s League ! Le romantisme, c’était bon y a cinquante ans, quand tout le monde était offline, mais aujourd’hui faut vivre avec son temps, quoi !!

Autant d’ingratitude, ça me dépasse ! Le bouquet, c’est quand Barbara m’a annoncé qu’elle voulait un enfant. Elle m’en avait déjà vaguement parlé, entre deux parties de PlayStation, mais je sentais bien qu’elle n’était pas mûre pour ça, et à chaque fois je lui expliquais tranquillement que c’était mieux d’attendre. Et voilà que la semaine dernière elle remet ça, en insistant, en plus. « Un enfant ?! » que je lui ai répondu. « Mais réfléchis deux secondes : toi qui es tout le temps au régime, tu vas te retrouver à prendre vingt kilos en neuf mois !! C’est vraiment ça que tu veux ?! »

Elle n’a rien dit ; elle est allée chercher sa valise dans la chambre et elle est partie. J’ai carrément halluciné : « Tu t’en vas ?! Là, tout de suite ?! Tu n’attends même pas la fin de Lost ?! » Sans un regard, elle a sauté dans un taxi, direction le magasin Casino. C’est pourtant pas faute d’avoir essayé de la retenir…

Pour Lost, Barbara n’a pas raté grand-chose, mais en me quittant moi, elle a fait l’erreur de sa vie ! Elle qui est habituée au Nutella, elle va devoir goûter à la pâte à tartiner Marque Repère : en apparence, c’est la même chose, mais si on lit bien l’étiquette les ingrédients ne sont pas du tout les mêmes !

Qu’est-ce qu’elle lui trouve, au juste, à ce grand tout mou ? Il a autant de sex-appeal qu’un Pierre Palmade sans maquillage ! Un type à qui tu as peur de broyer les phalanges quand tu lui serres la main, c’est moyennement viril, non ? Lui non plus n’a pas de gosse, ça en dit long sur les performances de ses attributs. Le gars serait bien inspiré de jeter un œil dans sa tonne d’emails indésirables : on doit lui proposer tous les jours des petites pilules bleues, y a urgence à passer commande !

À moins que Barbara n’ait été séduite par son morlingue ; un gérant, c’est forcément riche, même quand tu gérantes un magasin en ruine avec deux caissières et des rayons vides. Le raccourci est facile. C’est sûr qu’avec sa paie de coiffeuse, on était pas près de mettre du pognon de côté ; surtout que madame avait des crises de dépensite aiguës. Tous les mois, elle allait faire un tour chez Leclerc et remplissait un plein caddie ! Quand elle revenait, le frigo était tellement blindé que j’y trouvais même plus mes bières ! « Mais qu’est-ce que t’as besoin d’acheter tout ça ?! », que je l’engueulais à chaque fois. « Il faut bien qu’on mange ! », qu’elle me répondait. « T’as l’intention de jouer au Resto du Cœur pour tout l’immeuble ?! » que je finissais par lui balancer, très énervé.

C’est sûr, maintenant que ma femme est partie, je vais faire de sacrées économies ; il faut voir le bon côté des choses. Et puis, vu le gugusse qu’elle s’est trouvé, je lui donne pas quinze jours avant de revenir frapper à la porte de notre petit nid d’amour, dans la ZUP d’Aulnay. Sûr qu’elle le regrette déjà, tiens.

En attendant, tout va bien pour moi, merci. Je suis devenu super pote avec le patron du kebab du coin, ma mère gère mon linge et c’est le vieux du onzième qui sort le chien. Lui aussi il a du pot que je sois gentil, sans moi il aurait pas fini de s’emmerder, tout seul dans son appart, du matin au soir. Il m’a dit qu’il souffrait d’un début de Parkinson, je lui ai répondu qu’y avait pas de problème, tant qu’il secouait pas trop le clébard.

Ce qui m’a fait le plus drôle, c’est le silence. Quand elle était là, Barbara piaillait tout le temps : mon linge sale était en vrac par terre et pas dans son panier, elle piaillait ; le plateau-repas du soir trainait sur le canapé au lieu d’être dans le lave-vaisselle, elle repiaillait. On vivait plus dans un appart, mais dans une volière. Du coup, après son départ, je me suis retrouvé à mettre la télé toute la journée, pour avoir un bruit de fond. Quand on n’est pas habitué, le silence, ça angoisse.

Un après-midi, j’étais en train de zapper depuis une bonne heure — y a tellement rien d’intéressant à la télé qu’on passe souvent plus de temps à zapper qu’à la regarder — quand je suis tombé sur un vieux film avec Georges Clooney. Détail amusant, du temps où il jouait dans Urgences je bossais comme brancardier à l’hosto et les collègues m’avaient surnommé « docteur Ross », c’est dire la ressemblance ! Bref, voilà que je tombe sur « Ocean’s Eleven », rediffusé pour la cinquante-deuxième fois sur NT1. Le film n’est pas récent, normal sur la TNT — je crois même que je l’avais chopé sur eMule à l’époque —, mais je kiffe cette histoire de malfrats qui réussissent une série de casses dans des casinos ; et puis il y a cette bombasse de Julia Roberts ! Tellement pas le sosie de Barbara !

C’est ce jour-là que m’est venu l’idée : j’allais braquer le magasin Casino d’Aulnay. Histoire de prendre ma petite revanche sur le grand mou, et au passage de renflouer un peu mon compte en banque ; faire plaisir à mon ego et ma conseillère du Crédit Agricole, d’une pierre deux coups, comme on dit.

Et je l’ai fait. Facilou, en plus. Le plus compliqué ayant été de trouver une cagoule à ma taille : j’ai fait trois magasins pour des choux, au final j’ai piqué celle que le gamin du huitième avait laissé trainer dans le hall d’entrée. Le reste n’a été qu’une formalité : on attend la fermeture du magasin le samedi soir, on force la porte de service avec un pied-de-biche et reste plus qu’à se servir. La recette de la semaine n’est jamais dans le coffre, car c’est là que les mauvais voleurs vont chercher en premier ; suffit de fouiller un peu au fond des tiroirs ou de retourner la corbeille pour mettre la pogne dessus. Tout est expliqué sur YouTube, avec des tutos pas-à-pas hyper bien foutus ; même un gamin de cinq ans y arriverait.

J’avais prévu un sac un peu trop grand, j’avoue. Le casino d’Aulnay n’est pas celui de Las Vegas, avec ses robinets en or dans les chiottes. Et puis de nos jours, tout le monde paie en carte bleue, un vrai fléau pour les truands ! À vue de nez, la liasse de biftons reste quand même bien sympa, mais pas de quoi démarrer une nouvelle vie en Patagonie, comme ce voyou de Florent Pagny. Bon, mon honneur est vengé, et c’est bien le principal.

Mon larcin accompli, j’ai sauté dans ma Clio — d’occasion —, puis dans le premier avion en partance. Ils font toujours ça dans les films américains : ils braquent et ils se tirent au bout du monde. En France on fait plus modeste : mon bout du monde à moi ne va plus loin que Marignane, l’aéroport de Marseille ; ma vie n’est pas un blockbuster à cent millions de dollars. Si je veux vraiment de l’exotisme, je pourrais toujours prendre le train jusqu’à La Grande Motte. J’ai vu un « 50 minutes Inside » qui se passait là-bas, une fois : l’architecte du coin, c’est Numérobis, Jamel dans le film d’Astérix. Le mec a planté partout des immeubles en forme de pyramide ; manque plus que les chameaux et tu te crois en croisière sur le Nil. À mon avis il postulait pour faire la pyramide du Louvre et il s’est fait recaler, alors il s’est vengé sur La Grande-Motte.

C’est une fois dans l’A320 d’Air France, vol 1515 pour Marseille, que le malaise a commencé. Le fait d’être à bord d’un Airbus, déjà. On sait qu’on finira toujours par se poser, bien sûr, mais dans quel état ? Sauf que mon malaise à moi était d’une autre nature, et ressemblait comme deux gouttes de sueur à des remords. Ils m’avaient rattrapé plus vite que les flics, ce qui en soit n’avait rien d’étonnant…

Au début, pourtant, tout allait bien : une charmante hôtesse — aux faux airs de Julia Roberts, justement —  m’a indiqué ma place, et huit heures plus tard on décollait ; la grève du personnel navigant avait fini plus tôt que prévu, coup de bol. Vu l’heure tardive, je me suis même laissé aller à un petit roupillon, sachant mon magot en sureté dans la soute à bagages. Et soudain le cauchemar. Ma mère qui me pointe d’un doigt accusateur : « qu’as-tu fait mon fils ?!? Tu vas aller en prison !! Tu es la honte de la famille !! » La prison : le mot était lâché ! Réveil en sursaut, et me voilà en pleine angoisse : la veille au soir, j’étais tombé par hasard sur la soixante et onzième rediff’ de Midnight Express. Putain, j’en ai encore la chair de poule ! Surtout que les prisons turques, à côté des Baumettes, c’est le club enfants Marmara !
 
J’ai commencé à sacrément douter : maintenant que j’avais ce pognon, qu’allais-je en faire ? M’offrir des call-girls, comme les footballeurs ? Ou la nouvelle console Xbox ? Non, trop cher de toute façon, surtout la console. Maman avait raison : je devais m’en dé-ba-ra-sser ! Le plus vite possible ! D’ailleurs avec un père inspecteur des impôts et une mère dans les assurances, je n’étais pas fait pour être voleur, c’est évident !
 
On a fini par atterrir. Les passagers ont improvisé une mini fête, avec cotillons et champagne : l’avion ne s’était pas écrasé, pour un Airbus ça s’arrose. Une fois sur le tarmac, j’ai suivi la foule afin d’aller récupérer mon bagage. Depuis que l’aéroport était géré par la mafia, tout était beaucoup plus rapide : plus de contrôle, plus de douane pour les vols extérieurs, même les portiques de sécurité avaient été démontés et recyclés à l’entrée des boites de nuit ; vu que tout le monde vient armé, les trucs clignotent en permanence, ça donne un petit côté Vegas.

J’ai attendu devant le tapis à bagages. Une demi-heure. Une heure. Aucune chance que les bagagistes soient en grève, ici les grévistes sont remerciés d’une bastos dans le front. Ça modère méchamment les revendications. Après deux heures d’attente, j’ai commencé à supputer le début d’un problème, surtout que le tapis avait cessé de tourner depuis un moment…

Une femme de ménage a déboulé avec son chariot, et s’est approchée de moi : « ils ont perdu vos bagages ? Ça arrive tout le temps ici. Les bagagistes, c’est des voyous, Monsieur, la vérité ! Il faut aller faire une réclam… » Je l’ai embrassé avant même qu’elle ne finisse sa phrase. Alléluia !! J’étais dé-ba-ra-ssé !! Bénis soient les bagagistes marseillais ! Les astres étaient avec moi : 1515, Marignane, l’histoire ne pouvait que bien se terminer !

Quand j’ai quitté l’aéroport, je baignais dans l’euphorie. Le soleil brillait, une magnifique journée s’annonçait. Toutes ces émotions m’avaient creusé, l’idée m’est donc venue d’aller goûter des pieds paquets ; des vrais, pas des Marque Repère. Et après, retour à Aulnay, en TGV, puisque j’étais par chance redevenu pauvre.

C’est au moment d’entrer dans le resto, sur la cannebière, que j’ai vu les cinq mecs débouler vers moi avec leurs barres de fer ; ils mataient d’un sale œil mon maillot du PSG floqué Neymar. Des hooligans. Quelque chose me dit que si j’en sors vivant, je suis bon pour quelques semaines de bouillabaisse…

« Modifié: 12 Février 2018 à 21:58:10 par Oli_Martian »

Hors ligne avistodenas

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #1 le: 28 Janvier 2018 à 19:18:00 »
Bien joué. Tu mimes à la perfection un looser XXL.
Le récit est bien resserré, compact, tu sais où tu vas.

Un autre (personnage). Ou alors une suite... on peut aller ainsi jusqu'au dégoût (certains auteurs en font leur fonds de commerce).

Hors ligne claravane

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #2 le: 28 Janvier 2018 à 20:19:40 »
au début, il y a des clichés mais le rythme et la trouvaille pour rebondir du looseur fait passer dans le récit qui tient bien l'attention.
à suivre...

Hors ligne Oli_Martian

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #3 le: 29 Janvier 2018 à 13:47:01 »
Un grand merci à tous pour vos retours et votre passage  :)
@avistodenas : tes remarques me font plaisir, j'attache beaucoup d'importance à la construction de mes récits. Je n'envisage pas de suite, j'ai trop besoin de changer de genre ou d'univers à chaque texte  ;) J'ai lu ton récit "Perdu", je te posterai un petit commentaire prochainement.
@Mys : merci pour ton commentaire, ce texte restera sans suite mais d'autres mille fois mieux seront publiés ici, je te le promets  :mrgreen: :mrgreen: J'ai déposé un commentaire sur ton texte "La liberté...", continue à écrire, fonce ! :)
@clavarane : merci d'être passé outre les clichés du début et d'avoir lu jusqu'au bout ! Et content que la fin ne t'ai pas trop déçu ! Bonne journée !

Léilwën

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #4 le: 29 Janvier 2018 à 21:37:36 »
Je me suis marrée du début à la fin ! J'adore les clichés, ça permet de bien rentrer dans le texte... Et au final, malheureusement, quand tu discutes avec certains, on n'en est pas loin... ils sont complètement à côté de la plaque mais, eux, ne doutent de rien...  :D

Je te fais mes marrades/remarques au fil du texte :

Citer
À une époque où il suffit de trois clics sur un site de rencontre pour trouver la femme de sa vie, je peux pas croire que des types s’amusent encore à offrir des roses et à se farcir un resto pourave un soir de Champion’s League !
  :D
Citer
Pour Lost, Barbara n’a pas raté grand-chose, mais en me quittant moi, elle a fait l’erreur de sa vie ! Elle qui est habituée au Nutella, elle va devoir goûter à la pâte à tartiner Marque Repère : en apparence, c’est la même chose, mais si on lit bien l’étiquette les ingrédients ne sont pas du tout les mêmes !
  :D :D
Citer
Il a autant de sex-appeal qu’un Pierre Palmade sans maquillage !
=> fais gaffe à ce que tu dis, je crois qu'il a créé un compte sur le MDE...  :huhu:
Citer
Il m’a dit qu’il souffrait d’un début de Parkinson, je lui ai répondu qu’y avait pas de problème, tant qu’il secouait pas trop le clébard.
  :D :D :D

J'ai trouvé 2 coquillettes :
Citer
C’est ce jour-là que m’ait venu l’idée
=> "m'est venue l'idée"
Citer
avait laissée trainé
=> "avait laissé trainer"

Citer
Tout est expliqué sur YouTube, avec des tutos pas-à-pas hyper bien foutus ; même un gamin de cinq ans y arriverait.
=> ça c'est flippant, mais ça sonne tellement vrai  :D
Citer
J’avais prévu un sac un peu trop grand, j’avoue
  :D :D
Citer
Si je veux vraiment de l’exotisme, je pourrais toujours prendre le train jusqu’à La Grande Motte
  :viviane:
Citer
Ils m’avaient rattrapé plus vite que les flics, ce qui en soit n’avait rien d’étonnant…
  :D et vu que tu parles de ton "malaise"c'est "il" au singulier et "m'avait"
Citer
D’ailleurs avec un père inspecteur des impôts et une mère dans les assurances, je n’étais pas fait pour être voleur, c’est évident !
  :mrgreen:
Citer
l’avion ne s’était pas écrasé, pour un Airbus ça s’arrose
  :viviane:

Citer
1515, Marignane, l’histoire ne pouvait que bien se terminer !
=> je ne sais pas pourquoi, mais j'aurais mis l'heure "15:15" ou "15h15"

Tout ça pour dire que mes abdos ont bien travaillé ce soir !  :)

Ah, au fait, merci pour "morlingue" et "floquer", maintenant je sais ce que ça veut dire  :)


Hors ligne Oli_Martian

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #5 le: 30 Janvier 2018 à 13:31:36 »
Hello Léilwën,
waouh ! Quel commentaire ! Merci beaucoup d'avoir pris tout ce temps pour me faire part de tes remarques, je vais procéder aux corrections, bien sûr, et reprendre ton idée de 15h15 (si tu me le permets), bien meilleure que la mienne !
Je suis content d'avoir pu te faire sourire, c'est évidemment le but premier de ce texte  :) J'avoue que je me suis un peu lâché sur des petites choses qui m'interpellent, sans méchanceté mais avec beaucoup d'ironie, comme souvent  :mrgreen:
Je profite de ce message pour remercier, à travers toi, tous les membres du forum qui consacrent un temps précieux à commenter, corriger ou encourager ; il règne sur ce forum une bien belle ambiance, chose que j'apprécie vraiment en tant que petit nouveau  :)
En ce qui te concerne, je suis bluffé de voir le boulot de correction que tu peux abattre sur certains textes, c'est vraiment remarquable ! Je t'avoue, pour ma part, en être incapable, c'est pourquoi mes retours concernent essentiellement le fond, et mon ressenti général. Il faut dire que quand on commente après toi, il ne reste plus grand chose à écrire !  ;) ;)
Passe une bonne journée !

Léilwën

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #6 le: 30 Janvier 2018 à 16:41:42 »
Coucou,

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reprendre ton idée de 15h15 (si tu me le permets)
=> ben oui, c'est pour ça que je l'ai mise là : quand je propose d'autres idées c'est pour que tu fasses tes courses  ;)
Citer
bien meilleure que la mienne !
=> ça, c'est ton avis perso, je n'avais fait que mettre ce qui était apparu dans ma tête à la lecture !  ;) (mais merci  :-[)
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En ce qui te concerne, je suis bluffé de voir le boulot de correction que tu peux abattre sur certains textes
=> j'avais prévenu dans ma présentation que j'étais une accro de l'orthographe/synthaxe etc... c'est plus fort que moi... (comme la SEGA...)  ;)
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quand on commente après toi, il ne reste plus grand chose à écrire !
=> je suis désolée de lire ça  :( ce n'est pas du tout mon intention...

Hors ligne Oli_Martian

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #7 le: 30 Janvier 2018 à 19:17:28 »
Coucou Léilwën,

Citer
=> je suis désolée de lire ça  :( ce n'est pas du tout mon intention...
Ne sois surtout pas désolée, ma remarque n'était qu'une boutade, comme le suggèrent les deux petits smileys qui la ponctuent  ;) ;) Je ne suis qu'un affreux taquin, pardon !  :-[
Manquerait plus qu'on se plaigne de ceux qui donnent de leur temps pour aider les autres !  :noange:

Hors ligne Karinet

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #8 le: 31 Janvier 2018 à 10:58:01 »
J'ai beaucoup aimé. Cela m'a beaucoup fait rire, surtout le passage où le "héros " ne comprend pas pourquoi sa femme le quitte.
Et j'ai adoré l'air étonné à l'idée qu'elle puisse le quitter avant d'avoir vu la fin de Lost (vu la longueur de cette série, je pense que si ce procédé marchait, les mariages seraient assurés à vie).
Merci pour ce bon moment.
"L’usine avec son fracas s’évanouissait. J’étais heureux…. J’écrivais." (Maurice Leblanc)

http://kelyoneunautreunivers.e-monsite.com/

Hors ligne david_hum

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #9 le: 31 Janvier 2018 à 12:05:39 »
Vraiment sympa, bien écrit et plein de trouvailles.  Merci pour le partage
"Là où nous tenons, en cet instant précis, dans les ruines dans le noir, ce que nous bâtissons pourrait être n'importe quoi." Chuck Palahnuik - Choke

Hors ligne moyen chog

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #10 le: 31 Janvier 2018 à 23:37:56 »
salut, c'est sure que c'est bien ficelé. Comme des pieds paquets. C'est sure que c'est drôle. Comme du temps ou le Palmade il écrivait pour la Robin. Sans fard. Alors, quand ton gugusse rencontre une femme de ménage à 15h15 à Marignanne, il aurait dû retourner à Aulnay. La puce à l'oreille, que ça s'appelle. Mais bon, c'est pour ça que je l'aime bien, ton gus, c'est qu'il va au bout. Il vit sa vie.
Allez, a bientôt sur d'autres lectures.
Moi, je ne crois plus en Dieu, depuis que lui ne croit plus en moi.

Hors ligne Oli_Martian

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Re : Ocean's tout seul
« Réponse #11 le: 01 Février 2018 à 13:13:48 »
Un grand merci à tous pour vos retours positifs !

@Karinet : content de t'avoir fait sourire, ta remarque sur Lost est très juste !
@David : à toi de nous faire découvrir tes créations, maintenant. Entre fans d'Alan Moore, on devrait bien s'entendre  ;)
@moyen chog : j'aime ton commentaire plein d'humour, merci beaucoup !

 


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