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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Mon balcon

Auteur Sujet: Mon balcon  (Lu 1907 fois)

Hors ligne Quantum Think

  • Plumelette
  • Messages: 10
Mon balcon
« le: 17 décembre 2017 à 02:39:13 »
Je me réveillais avec peine, de toute façon tous les réveils sont douloureux, on nous arrache de ce monde paisible, et on nous envoie impuissants dans un monde incompréhensif. Chaque jour, je maudis cette vie où on est condamné à endurer la douleur de la naissance. Je n'avais plus d'énergie, il me fallut alors toute la volonté du monde pour me lever et parcourir les quelques mètres qui me séparaient de mon bureau, petit espace sur lequel je posai ma tête, cherchant encore le réconfort du sommeil.
Après une nuit mouvementée, ce matin était calme, et moi j'incarnais en mon état morbide toutes les contradictions, éveillé en plein sommeil, somnolant dans mon éveil, vivant, mais mort plus que tous les vivants. Ni ici ni là bas, ni à ce moment ni à cet instant, partout et nulle part je me perdais dans les maux et les mots. Je n'avais que trop conscience de moi.
Vexé, je me levai, je sortis de mon cercueil,  marchais inconsciemment jusqu'à me retrouver dans la cuisine contiguë au balcon. Il n' y avait qu'une petite porte qui me séparait de l'extérieur, si bien que lorsque je me trouvais à proximité, je sentais ces courants  d'air froid m'inviter, m'envelopper totalement, tendrement, ce fut agréable d'avoir presque froid. Insatisfait de ma situation, je voulais répondre à cette invitation.
J'ai serré la main du diable en ouvrant cette porte, je fis un pas hésitant vers l'extérieur, et je fus pétrifié sur place, toutes mes idées, mes horreurs, mes contradictions s'évanouirent dans l'air ambiant, des courants glacials se frottaient contre moi créant un son blanc, une sorte de silence plus fort que tout bruit...Enfin je pouvais sentir ma conscience perdre un peu de sa consistance.  Me rappelant de moins en moins mon existence, mon mal, elle occupait de plus en plus l'espace qui m'entourait, mes yeux commencèrent à s’engourdir et je pus enfin dormir.
Je n'ai plus mal, maintenant, je sais que je suis là bas, au moment et à l'instant, ni partout ni nulle part, mais bien quelque part, connaissant bien les mots "Chez moi il n'y a pas de balcon".
« Modifié: 18 décembre 2017 à 17:32:06 par Quantum Think »

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 016
Re : Chez moi il n'y a pas de balcon
« Réponse #1 le: 17 décembre 2017 à 11:46:06 »
Sympa ton texte, je dirais un vampire somnambule en proie à ses pensées.
j'ai remarqué que tu pourrais améliorer la ponctuation, tu mets souvent des espaces avant la virgule.
J'aime bien "J'ai serré la main du diable en ouvrant cette porte,"

Hors ligne Quantum Think

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Chez moi il n'y a pas de balcon
« Réponse #2 le: 17 décembre 2017 à 18:33:07 »
Après avoir relu, je viens de remarquer ce problème d'espace avant les virgules, je crois que c'est réglé maintenant, sinon j'aime bien
l'idée du vampire somnambule, je pense que c'est parce que j'ai parlé de cercueil, moi je dirais une personne entamant son suicide "serrant la main du diable", en ouvrant une porte où il n'y a pas de balcon, c'est une manière moins violente de dire se jeter par le fenêtre, j'ai laissé ça ambiguë pour que chacun puisse y donner le sens qu'il veut, en tout cas merci pour le commentaire :mrgreen:

Hors ligne Ginsoul

  • Tabellion
  • Messages: 55
Re : Chez moi il n'y a pas de balcon
« Réponse #3 le: 17 décembre 2017 à 19:25:52 »
Salut à toi,

Tout d'abord merci pour le partage. L'idée du texte est bonne, quelques passages maladroit gâchent un peu la lecture. Quelques bon passage néanmoins !

"Chaque jour, je maudis cette vie où on est condamné à endurer la douleur de la naissance. "
J'aime bien cette image, c'est très parlant, bien trouvé !

Pour les critiques négatives :

Quelques petits trucs pour ma part : Un peu trop de "et", on le voit dès le début :" passif, et calme, et on nous envoie impuissants dans un monde incompréhensif, et tyrannique. "

Je ne comprends pas non plus pourquoi il se lève du lit pour aller s'endormir sur son bureau ?  ;D

"je sentais ces courants  d'air froid m'inviter, m'envelopper totalement, tendrement, ce fut presque agréable d'avoir presque froid, "
Encore une fois attention aux répétitions ! 2 fois le mot presque à quelques mots d'écart ^^
C'est dommage car cette phrase là est plutôt bien trouvé :)

"certainement alors je voulais répondre à cette invitation insatisfait d'un état presque quelque chose ." Là je t'avoue j'ai pas compris  ;D

"J'ai serré la main du diable en ouvrant cette porte" je confirme, très bien trouvé cette phrase :) bravo

La phrase de conclusion est un peu vite fait, bâclée à mon avis. À retravailler un peu peut être (ce n'est que mon avis hein !)

Voilà, au plaisir de te lire et bonne continuation !

Hors ligne claravane

  • Calligraphe
  • Messages: 138
Re : Chez moi il n'y a pas de balcon
« Réponse #4 le: 17 décembre 2017 à 20:50:54 »
Le balcon reste un lieu plein d'imaginaire. il est attenant au bâti et projection sur l'horizon. J'ai passé beaucoup de temps sur ces lieux, balcons, rebords de fenêtres, l'écriture est là forcément. On voit bien dans le texte comment il est cet espace intermédiaire entre sommeil et éveil s'il arrive à se déprendre de l'ensommeillement. Sur la forme je ne sais quoi dire, mais pour le lieu c'est là.

Hors ligne intervalee

  • Scribe
  • Messages: 70
Re : Chez moi il n'y a pas de balcon
« Réponse #5 le: 17 décembre 2017 à 20:56:33 »
Moi j'ai surtout une remarque concernant ton titre. Il spoile "la chute" de ton récit. Dès qu'il parle de rejoindre ce balcon, on devine la suite. Ça gâche un peu l'effet de surprise...

Hors ligne Claudius

  • Modo
  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 12 680
  • Miss green Mamie grenouille
Re : Chez moi il n'y a pas de balcon
« Réponse #6 le: 17 décembre 2017 à 22:46:30 »


Un texte court et débordant d'images fortes, se réveiller pour se rendormir, ailleurs ...

Bref, tout a été dit, donc je ne ferai que quelques remarques d'ordre académique ( :mrgreen: :mrgreen:)

Citer
J'avais plus d'énergie, il me fallut alors toute toute la volonté du monde pour me lever et parcourir les quelques mètres qui me séparaient de mon bureau

J'avais plus d'énergie ou je n'avais plus d'énergie ? le sens est différent quand on le lit, il n'y a pas comme oralement  le plussssss ou pas ! donc je pense que la négation est utile ici voire indispensable.

Citer
cette invitation insatisfait d'un état presque quelque chose

pas compris non plus là, soit il manque des mots, soit pas les bons mots.

Citer
des courants glaciales se frottaient contre moi créant un son blanc

glacials les courants  :mrgreen:


ET pour conclure, j'ai bien aimé ce texte, il est envoûtant, amène là ou tu le veux.

 :mrgreen: :mrgreen:








Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir. Sylvain Tesson

Ma page perso si vous êtes curieux

Hors ligne Quantum Think

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Mon balcon
« Réponse #7 le: 18 décembre 2017 à 15:55:29 »
Salut!
Ginsoul, je suis d'accord avec toi sur toute la ligne, peut être que j'aurais pu éviter certaines maladresses si j'avais pris plus de temps pour relire mais j'avoue que j'étais trop excité pour attendre :mrgreen: La chambre symbolise en quelque sorte la vie avec ses contraintes, il pose sa tête sur le bureau comme s'accrochant une dernière fois à la vie, pensant à sa situation, mais ce n'est que ces angoisses qui ressortent, ils se lève et part vers la cuisine, lieu intermédiaire entre la vie et la mort(la chambre et l'extérieur),  "certainement alors je voulais répondre à cette invitation insatisfait d'un état presque quelque chose", apparemment ce passage est le plus maladroit, ici les courants d'airs froid symbolisent l'invitation vers l'extérieur, l'invitation vers la mort, cet appel est froid il a quelque chose de dérangeant, mais ce froid est presque agréable vu la condition du personnage, il est insatisfait de cet état intermédiaire entre la vie et la mort, on ne peut vivre entre la vie et la mort, alors "insatisfait d'un état presque quelque chose", il tranche et choisit la mort, mais ça reste maladroit j'avoue, merci pour ce commentaire fort constructif.
claravane, merci pour le partage de ta vision de ce lieu, j'y trouve en effet beaucoup d'inspiration.
intervalee, c'est vrai je vais changé le titre, merci pour la remarque
Claudius, merci pour les remarques académiques pertinentes et surtout l'encouragement, je vais corrigé cela, j'espère que le passage dont j'ai parlé plus haut est un peu plus clair.
Ce texte a surement besoin d’être retravaillé, mais je me suis permis d'enlever certaines répétitions redondantes, et j'ai modifié aussi le passage ambigu, merci encore pour vos réactions positives!

Hors ligne Ginsoul

  • Tabellion
  • Messages: 55
Re : Mon balcon
« Réponse #8 le: 18 décembre 2017 à 17:00:39 »
", il me fallut alors toute toute la volonté du monde pour me lever et parcourir les quelques mètres qui me séparaient de mon bureau"
Pas une véritable erreur mais attention tu as écrit  deux fois le mot toute  :P

D'accord je comprends mieux le "insatisfait d'un etat presque quelque chose", mais en effet ça reste bizarre à l'oreille ! Ta correction est beaucoup mieux  :)

Félicitations pour les corrections apportées en tout cas !
C'est beaucoup mieux, beaucoup plus agréable à lire !

Tu as bien fait de changer le titre aussi :)

Bien joué, Bonne continuation à toi  :)
« Modifié: 18 décembre 2017 à 17:04:40 par Ginsoul »

Hors ligne Quantum Think

  • Plumelette
  • Messages: 10
Re : Mon balcon
« Réponse #9 le: 18 décembre 2017 à 17:43:18 »
Ginsoul, merci encore une fois, merci infiniment :)

 


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