
En 2030, l'enjeu vital autour duquel se battent les peuples et les nations n'est plus le pétrole mais l'eau potable. Sécheresse et réchauffement climatique obligent. Aussi, quand un petit pays d'Afrique assoiffé découvre, grâce à une image satellite piratée, une nappe phréatique dans son sous-sol, c'est la survie assurée ! Assurée ? Pas évident : un grand consortium américain, à qui appartient le satellite, revendique la possession de cette nappe et ne recule devant rien pour l'obtenir. Chargés de convoyer du matériel de forage, Laurie et Rudy s'engagent dans une aventure dont ils sont loin de mesurer les conséquences. Dans cette lutte acharnée, sur fond d'harmattan et de tornades, tous les moyens sont bons, politiques et militaires, mais aussi la sorcellerie... surtout quand vient s'en mêler la Divine Légion, une secte apocalyptique qui voit dans le fils cloné du P.-D.G américain l'incarnation d'un nouveau Messie... ou bien de l'Antéchrist ? Un thriller fantastique, aux enjeux économiques et humains saisissants, où Jean-Marc Ligny stigmatise la folie destructrice de notre monde « libéral ».
Aqua TM a obtenu les récompenses suivantes :
Prix Bob Morane 2007
Prix Rosny Aîné 2007
Prix « Une autre Terre » 2007
Prix Julia Verlanger 2007
Ca faisait un moment que ce livre me faisait de l'oeil, je l'ai finalement lu... mais je ne sais pas trop quoi en penser, à cause de cette fichue fin.
D'abord : c'est un gros bouquin, dense, avec beaucoup de personnages. Au début c'est facile de se perdre, les personnages ne sont pas reliés, il se passe plein de trucs (entre autres des catastrophes climatiques), puis peu à peu on commence à voir le fil directeur et on devine quels sont les personnages importants et ils finissent par se retrouver aux mêmes endroits.
Le monde décrit, avec surtout tous ses petits détails, m'a impressionnée. C'est franchement pas optimiste (ça fait plutôt déprimer dès qu'on y réfléchit), mais plein de petits détails font tellement vrais qu'ils m'ont fait rire.
On voyage d'un pays à l'autre, on voit des aspects différents de ce monde pas si futuriste que ça, et c'est cool d'avoir des points de vu différents.
Par contre :
- bon sang que les personnages sont caricaturaux. J'ai deviné à peu près dès l'apparition du personnage jeune femme et d'un personnage jeune homme qu'ils finiraient ensembles. La gentille présidente est gentille (même si ok elle a aussi les pieds sur terre). Le gentil hacker est... gentil ou s'en fiche un peu mais en tout cas il n'est pas méchant. Et le riche américain est méchant.
- Je ne comprends pas comment la fin a pu être acceptée par l'éditeur telle qu'elle est. Et n'a pas reçue plus de critiques dans les commentaires que j'ai lu sur internet. Elle déconstruit selon moi toute la base du livre. Ca traine en longueur, et surtout, ça m'a laissé un sale arrière gout alors que j'avais jusqu'ici très apprécié le livre malgré les personnages pas très subtils.
Du coup... oui, c'est un bon livre qui vaut la peine d'être lu, car Jean-Marc Ligny a réussi à créer un monde crédible, sans grande nouveauté mais il a le mérite d'avoir pris un peu tout ce qu'on pouvait imaginer du futur (technologie (même si ça reste léger niveau réalisme, son idée de réalité virtuelle, qu'il a déjà utilisée dans des romans bien plus vieux, se tient très bien je trouve), désastres climatiques, terrorisme=secte religieuse, guerre de l'eau et gouffre entre les riches et les pauvres, etc, etc) pour en faire un monde très cohérent.
Le scénario principal se tient et est (trop ?) touffu, avec des passages plutôt thriller, road trip...
Je regrette que la magie, même si elle apparait très peu, facilite beaucoup certains passages du scénario ; et CETTE FICHUE FIN SERIEUX POURQUOI CA NA PAS ETE COUPE.
Hum.
Mais sinon, si vous avez du temps devant vous (parce que c'est un roman long et dense), je pense qu'il vaut la peine d'être lu. Dans la description du monde et dans tous les petits détails de la vie de tous les jours, j'ai trouvé que Jean-Marc Ligny était vraiment très doué. Je peux pardonner les personnages caricaturaux, parce que ça permet d'avoir une ligne d'accroche qu'on connait, à laquelle se rattacher, dans un livre touffu.
Je pardonne moins la fin, mais en parcourant internet j'ai l'impression que beaucoup d'autres lecteurs n'ont pas été gênés...