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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Page blanche

Auteur Sujet: Page blanche  (Lu 1267 fois)

Nadia Céline

  • Invité
Page blanche
« le: 01 Octobre 2016 à 18:50:09 »
       Frédéric tapait de plus belle sur son clavier. Les mots s’amoncelaient. L’inspiration lui revenait et une explosion de joie pointait son nez à l’idée qu’il pouvait à nouveau écrire.

Jeremy lui avait sauvé la vie. C’était son ami, celui-ci avait trouvé une solution à son problème et lui avait permis à nouveau d’écrire. Frédéric ne savait faire que ça. Ecrire. Depuis deux ans, il rédigeait des policiers et sur le livre en cours, celui-ci avait eu une panne. La panne de l’écrivain, une page blanche était devant lui et elle restait désespérément blanche.

Au début, le jeune homme ne s’affola pas.

« Je vais aller me coucher, je suis exténué, c’est sûrement la fatigue qui m’empêche de réfléchir. »

Seulement le lendemain, rien. Frédéric ne s’inquiéta pas pour autant et fila se promener dans le parc juste en face de chez lui.

« Allons faire une balade Annibal, on dit que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. »

Son fox-terrier, qui ne demandait que ça, lui ramena sa laisse.

En rentrant, il s’efforça à nouveau à taper sur son clavier, peine perdue.

 Frédéric Lombard, vingt-sept ans, célibataire, passait ses journées dans son bureau, à écrire des romans policiers. Des milliers de ses livres étaient lus dans le monde.

C’était la première fois que l’écrivain était confronté à ce problème.   

«  Voyons, que m’arrive-t-il ? C’est quoi ce bazar ? Quel est le problème ? Je ne suis pas malade ! »
Et de continuer à s’énerver, de jurer, tournant en rond dans son bureau.
Frédéric avait tout essayé, il avait même changé de sujet.
« Je vais prendre le script que j’ai laissé de côté, celui du sourd en Suède qu’on retrouve assassiné devant un magasin de musique. »
Mais rien n’a fonctionné.
« Je suis nul, nul, nul ! » se disait-il tout en remettant son appartement en ordre depuis longtemps délaissé, pour passer ses nerfs.
«  Que vais-je faire mais que vais-je devenir si je ne peux plus écrire ? »
A bout de force, il se laissa tomber sur son canapé, sans bouger, les yeux dans le vide, incapable d’avoir une pensée. 
Frédéric était devenu un légume flasque.
« Dring ! Dring ! Dring ! »
C’était le téléphone qui sonnait. Il le regardait comme une vache observe le train qui passe, d’un œil torve. Enfin, Frédéric se leva et prit le combiné.
- Mmhm ?
- Allo, chéri ? Dis-moi, pour la communion de ton petit cousin…
- Laisses moi, maman, je vais très mal…

- Qu’as-tu ? Tu n’es pas malade au moins ? Tu ne fais pas une grippe ou une angine ? Ah, je sais, c’est ton imbécile d’éditeur qui veut te faire encore plus travailler !
- Non, maman. Je ne te permets pas de traiter mon éditeur d’imbécile. C’est tout autre chose. Allez, je raccroche…
-  Si tu me dis ce que tu as, je te promets que c’est moi qui te laisse, mon poussin.
- C’est vrai ?

- Oui.
Frédéric lui raconta tout, depuis hier où il était allé se coucher parce que l’inspiration lui faisait défaut jusqu’à l’instant même où il s’était assis sur le canapé puisque rien ne venait, il ne pouvait plus aligner trois mots. Sa mère l’écouta en silence puis sans ajouter une phrase, raccrocha. Le jeune homme étonné ne revenait pas de l’obéissance de sa mère quand le téléphone sonna à nouveau.
- Allo ?
- Mon fils, il ne faut pas te laisser abattre…
- Ah, je le savais. Maman, laisse-moi te dire…
- Quoi ? J’ai raccroché ! Qu’est-ce que tu veux de plus ! Je te rappelle, c’est tout.
- …
- Bon, écoute-moi bien. Quand j’avais ton âge, je voulais absolument avoir un enfant. J’étais mariée depuis deux ans, et j’attendais le temps où je me retrouverai enceinte. Seulement, ce moment là n’arrivait pas. Alors, je suis partie pour Lourdes. J’ai prié pour que tu viennes au monde, et le bon Dieu a exaucé mes prières, neuf mois après tu arrivais.
- Maman, tu le sais, je ne crois pas en tes bondieuseries.
- Je ne te demande pas d’y croire, essaies.
- Après tout, tu as raison. Et puis, qu’aurais-je à perdre ?
- C’est bien, mon canard. Passe avant à la maison pour me laisser le chien.   
Le lendemain, le jeune homme prit le train pour Lourdes, il était bondé. L’auteur trouva un siège tant bien que mal et s’installa comme il put. Dans le wagon, des vielles dames parlaient haut et fort, un enfant pleurait, deux jeunes filles, en face de lui, jouaient à se claquer les mains tout en chantant une chanson. Frédéric se demanda ce qu’il faisait là et marmonna qu’il ferait un aller retour.
« Dès que j’arriverai à Lourdes, je prendrai un train pour Paris. »
Quand il arriva chez lui, l’auteur s’assit dans un fauteuil et se prit la tête dans les mains.

« Je suis un bon à rien. »

Frédéric ne savait pas qu’il avait la panne de l’écrivain, le blocage de la page blanche.
Il a fallu qu’il rencontre son éditeur dans la rue, pour que celui-ci le réconforte en l’invitant à boire un café.
                   
- Allons Frédo, ça arrive à tous les écrivains, non pas à tous mais à beaucoup. 

- Que vais-je faire, attendre que cette maladie honteuse cesse ?

- Déjà ce n’est pas une maladie, ensuite si tu ne fais rien pour aller contre tu peux dire adieu à ta carrière.

Le jeune homme balbutia quelques mots puis devint rouge comme un coquelicot avant de lâcher la tasse qu’il avait dans les mains.

- Mais c’est horrible, dégoisa-t-il.

- Non, ce n’est pas grave. Je vais te donner un truc pour le faire passer. Tu n’écris plus, tu t’enregistres !

Abasourdi, Frédéric en resta la bouche ouverte.
De retour chez lui, le conseil de son ami avait fait son chemin dans son esprit.

« Pourquoi pas ? Après tout, qu’est-ce que je risque au point où j’en suis. »

L’écrivain après quelques essais infructueux, se mit à parler dans son dictaphone en faisant couler les mots sans aucune hésitation, puis s’arrêta d’un coup, prenant conscience que l’inspiration était là.

« Ouah, ça marche, ça marche ! »

Il se mit à rire et à danser, les larmes dans les yeux..
 
C’est ainsi que le calvaire de la page blanche de Frédéric s’est terminé. Le jeune homme doit une fière chandelle à son éditeur car sans lui, on ne saurait pas où l’écrivain serait aujourd’hui, peut-être à vendre des gadgets à Lourdes.

Brave Jeremy !

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Re : Page blanche
« Réponse #1 le: 02 Octobre 2016 à 21:32:59 »
Allons, montez le charbon, sonnez les clairons : analysons, larrons !

       Frédéric tapait de plus belle sur son clavier. Les mots s’amoncelaient. L’inspiration lui revenait et une explosion de joie pointait son nez à l’idée qu’il pouvait à nouveau écrire. À la lecture ce cette phrase j'ai relevé le verbe "s'amonceler", avant de le voir qualificatif de la sainte verve : on venait de me promettre une subtile remise en cause de l'Écriture même, sûr que mes yeux pétillaient !

C'est malheureusement tôt que cette joie fugace rendit son intérêt. Dommage, ç'aurait bien pu être le premier pas vers ma conquête ! M'enfin, continuons : faisons suivre !

Jeremy lui avait sauvé la vie. C’était son ami, celui-ci avait trouvé une solution à son problème et lui avait permis à nouveau d’écrire. Frédéric ne savait faire que ça. Ecrire. Depuis deux ans, il rédigeait des policiers et sur le livre en cours, celui-ci avait eu une panne. La panne de l’écrivain, une page blanche était devant lui et elle restait désespérément blanche. Déjà je souligne l'utilisation gauche ici de "celui-ci" ; en effet, lorsque instinctivement icelui rapporte au 'livre en cours' et que ce n'est visiblement pas le cas, cela coupe le rythme déjà en déséquilibre au-dessus des affres de la maladresse. Ensuite je remarque que, lisant ce paragraphe, je ne ressens rien de ce qu'il tente de me communiquer. Cela va trop vite (à ce propos je préfère quasiment toujours "cela" à "ça"), tu ne fais pas vivre vraiment chaque élément... j'aurais aimé être bercé de quelques ornements, épithètes et métaphores, je pense.

Au début, le jeune homme ne s’affola pas. De même : je ne ressens pas.

« Je vais aller me coucher, je suis exténué, c’est sûrement la fatigue qui m’empêche de réfléchir. » Ici je pense percevoir la source du plat : tu choisis de faire penser Frédéric avec quelques distances (répétition du "Je_verbe"), et pourtant tu restes succinct... j'aurais aimé que tu files là l'effet !

Seulement le lendemain, rien. Frédéric ne s’inquiéta pas pour autant et fila se promener dans le parc juste en face de chez lui. Trop rapide, j'ai besoin de relire pour attraper le sens, utilisation peut-être malhabile des virgules... je ne sais trop mais je ne devrais pas avoir à me concentrer tant pour choper le sens.

« Allons faire une balade Annibal, on dit que l’herbe est toujours plus verte ailleurs. » Je pourrais encore chipoter sur la forme, mais je pense que cette phrase est pas mal. Ah, et, de manière parfaitement arbitraire, je préfère Annibal avec un H.

Son fox-terrier, qui ne demandait que ça, lui ramena sa laisse. Et en deux phrases, cela donne quoi... ? "Son fox terrier n'attendait que cela. Il courut lui ramener sa laisse." Ouais, c'est mieux ; avec quelques parures supplémentaires on pourrait faire deux jolies phrases fluides de ces trois propositions expédiées.

En rentrant, il s’efforça à nouveau à taper sur son clavier, peine perdue. Mais, je veux le voir rentrer, moi ! Je t'en prie, un passé simple ne suffit pas à rendre un télégramme et sa pauvre nominale agréables !

 Frédéric Lombard, vingt-sept ans, célibataire, passait ses journées dans son bureau, à écrire des romans policiers. Des milliers de ses livres étaient lus dans le monde. De même, on n'a ici qu'une pure informative, dépourvue de toute grâce...

C’était la première fois que l’écrivain était confronté à ce problème. Idem, mais moins flagrant à cause de la longueur plus moindre de la phrase.

«  Voyons, que m’arrive-t-il ? C’est quoi ce bazar ? Quel est le problème ? Je ne suis pourtant pas malade ! » (si tu m'y autorises)
Et lui de continuer à s’énerver, de jurer, tournant en rond dans son bureau. Il me semble que, sans le 'lui',la construction n'est pas juste. Quant à l'impact de la phrase, je le trouve toujours aussi insignifiant, mais je reconnais par contre là un semblant d'excuse : cette phrase estpurement informative, naturellement.
Frédéric avait tout essayé, il avait même changé de sujet. Un peu plus de description pour me bercer un peu ?
« Je vais prendre le script que j’ai laissé de côté, celui du sourd en Suède qu’on retrouve assassiné devant un magasin de musique. »
Mais rien n’a fonctionné. "Rien" ? Allons, allons, ne nous affolons pas si vite : nous n'avons après tout testé qu'une seule chose !
« Je suis nul, nul, nul ! » se disait-il tout en remettant son appartement en ordre depuis longtemps délaissé, pour passer ses nerfs. Déjà grammaticalement cela ne passe pas. Ensuite pourquoi pas, mais l'imparfait, quoique perturbé par ses invectives à lui-même, ramène à la veine des paragraphes précédents, qui ne me transportent pas.
«  Que vais-je faire, mais que vais-je faire, si je ne peux plus écrire ? » Et il manque au moins une virgule.
À bout de force, il se laissa tomber sur son canapé, sans bouger, les yeux dans le vide, incapable d’avoir une pensée. AH ! Mais, alors c'est lui qui écrit ce présent texte ! Sans pensée, donc !
Frédéric était devenu un légume flasque. Emporté par la narquoiserie je faillis ne pas remarquer cet effort contenu dans la petite épithète ! Continue sur cette voie, elle est bonne.
« Dring ! Dring ! Dring ! » Cette fois-ci j'ai bien conscience que c'est personnel, mais je n'aime pas cette onomatopée discoureuse.
C’était le téléphone qui sonnait. Il le regardait comme une vache observe le train qui passe, d’un œil torve. Enfin, Frédéric se leva et prit le combiné. Dommage que tu ne sois pas à l'aise avec les métaphores, parce que l'idée avait vocation à me plaire.
- Mmhm ? Ouaip, pareil, j'étais pareil à la lecture de ce borborygme.
- Allo, chéri ? Dis-moi, pour la communion de ton petit cousin… D'un côté je suis tenté de dire que cette phrase de dérange beaucoup, mais de l'autre je me dis que la réplique de la maman au téléphone me dérangerait tout autant, donc je lui laisse le bénéfice du doute.
- Laisses moi, maman, je vais très mal… Ah, je vois que notre cher Frédéric a copieusement foiré son jet de baratin !
Retour chariot ? Pourquoi ?
- Qu’as-tu ? Tu n’es pas malade au moins ? Tu ne fais pas une grippe ou une angine ? Ah, je sais, c’est ton imbécile d’éditeur qui veut te faire encore plus travailler ! Cette réplique est cool, notons-le.
- Non, maman. Je ne te permets pas de traiter mon éditeur d’imbécile. C’est tout autre chose. Allez, je raccroche… Ce n'est pas comme cela que l'on se remet d'un échec cuisant, mon garçon !
-  Si tu me dis ce que tu as, je te promets que c’est moi qui te laisse, mon poussin.
- C’est vrai ?
?
- Oui. On peut se passer du "C'est vrai ? - Oui" ; vraiment.
Frédéric lui raconta tout, depuis hier où il était allé se coucher parce que l’inspiration lui faisait défaut jusqu’à l’instant même où il s’était assis sur le canapé puisque rien ne venait, il ne pouvait plus aligner trois mots. Sa mère l’écouta en silence puis sans ajouter une phrase, raccrocha. Le jeune homme étonné ne revenait pas de l’obéissance de sa mère quand le téléphone sonna à nouveau.
- Allo ?
- Mon fils, il ne faut pas te laisser abattre…
- Ah, je le savais. Maman, laisse-moi te dire…
- Quoi ? J’ai raccroché ! Qu’est-ce que tu veux de plus ! Je te rappelle, c’est tout. Ah... c'est dommage, mieux exploité, le jeu de la mère aurait porté.
- …
- Bon, écoute-moi bien. Quand j’avais ton âge, je voulais absolument avoir un enfant. J’étais mariée depuis deux ans, et j’attendais le temps où je me retrouverai enceinte. Seulement, ce moment là n’arrivait pas. Alors, je suis partie pour Lourdes. J’ai prié pour que tu viennes au monde, et le bon Dieu a exaucé mes prières, neuf mois après tu arrivais. J'm'en fous. Perso, j'm'en fous. La construction des phrases, encore elle, cisaille l'intérêt de l'édifice...
- Maman, tu le sais, je ne crois pas en tes bondieuseries.
- Je ne te demande pas d’y croire, essaies. Sans S.
- Après tout, tu as raison. Et puis, qu’aurais-je à perdre ? MARTHA ! Je trolle encore parce que j'ai plutôt trouvé pertinente cette brusque évolution du personnage, mais en tout cas la tienne ne prend pas.
- C’est bien, mon canard. Passe avant à la maison pour me laisser le chien. Oui maman, va rejoindre les limbes d'où tu as resurgi, maintenant.
Le lendemain, le jeune homme prit le train pour Lourdes, il était bondé. L’auteur trouva un siège tant bien que mal et s’installa comme il put. Dans le wagon, des vielles dames parlaient haut et fort, un enfant pleurait, deux jeunes filles, en face de lui, jouaient à se claquer les mains tout en chantant une chanson. Frédéric se demanda ce qu’il faisait là et marmonna qu’il ferait un aller retour. Moi aussi je me demande ce que je fais là, si avant dans ce texte. Encore un paragraphe qui ne me dis rien, mais je dois reconnaître que celui-là essaye, au moins.
« Dès que j’arriverai à Lourdes, je prendrai un train pour Paris. » Mince ! Mince ! C'était intéressant, ça, ce contre-pied ! Pourquoi tu ne l'exploites pas...
Quand il arriva chez lui, l’auteur s’assit dans un fauteuil et se prit la tête dans les mains.

« Je suis un bon à rien. » Effet réussi.

Frédéric ne savait pas qu’il avait la panne de l’écrivain, le blocage de la page blanche.
Il a fallu qu’il rencontre son éditeur dans la rue, pour que celui-ci le réconforte en l’invitant à boire un café. Emphase raté, qui mène à un léger contresens. "Il ne savait pas que" puis "il a fallu que" implique que la rencontre fortuite avec son éditeur résolve son inconnaissance.

- Allons Frédo, ça arrive à tous les écrivains, non pas à tous mais à beaucoup. 'virgule. Bon, je faiblis un peu là.

- Que vais-je faire, attendre que cette maladie honteuse cesse ? Honteuse ? Mais moi, lecteur, je n'ai jamais été invité à la considérer ainsi : je suis mené en radeau !

- Déjà ce n’est pas une maladie, ensuite si tu ne fais rien pour aller contre tu peux dire adieu à ta carrière. 'cohérence.

Le jeune homme balbutia quelques mots puis devint rouge comme un coquelicot avant de lâcher la tasse qu’il avait dans les mains. Pas bon !

- Mais c’est horrible, dégoisa-t-il. Pas mal !

- Non, ce n’est pas grave. Je vais te donner un truc pour le faire passer. Tu n’écris plus, tu t’enregistres ! "Regarde, regarde. Tu vois, ça, c'est le script ; et ça, c'est le nombre maximal de caractères. Tu comprends bien qu'on n'a pas le temps pour le développement de personnages !"

Abasourdi, Frédéric en resta la bouche ouverte. En effet : "alors tout cela, toute cette mascarade de phrases fausse... c'était pour cela ? Alors comme cela un impondérable avait ajouté une limite au nombre maximal de caractères ? Par la cravate non-décrite monsieur l'éditeur non-décrit !"
De retour chez lui, le conseil de son ami avait fait son chemin dans son esprit. "Allez, allez, on boucle, on boucle !"

« Pourquoi pas ? Après tout, qu’est-ce que je risque au point où j’en suis. » "Que ton lecteur décroche, si proche de la fin ! Embrayez !"

L’écrivain après quelques essais infructueux, se mit à parler dans son dictaphone en faisant couler les mots sans aucune hésitation, puis s’arrêta d’un coup, prenant conscience que l’inspiration était là. ...

« Ouah, ça marche, ça marche ! » Il me semble que ma molette aperçoit la fin de cette page !

Il se mit à rire et à danser, les larmes dans les yeux... Et moi donc !
 
C’est ainsi que le calvaire de la page blanche de Frédéric s’est terminé. Le jeune homme doit une fière chandelle à son éditeur car sans lui, on ne saurait pas où l’écrivain serait aujourd’hui, peut-être à vendre des gadgets à Lourdes. D'un autre côté je n'ai pas été impliqué dans son personnage pour un kopeck, donc ce que j'en ai à faire...

Brave Jeremy !
Et cette exclamative sauve le texte. Sincèrement.

En bref : un texte qui aurait pu promettre d'être intéressant, s'il n'était pas si plat !

Je propose, en vue d'améliorations, de vérifier scrupuleusement que chacune de tes phrases porte : tu ne rédige pas un compte-rendu, tu écris un texte. Merde.


Ah, et, une dernière chose : il est parfaitement évident que toute assertion prononcée dans le cadre d'une critique à la première personne du singulier n'engage que son auteur propre.
En ce cas précis, l'auteur propre souffre de beaucoup de tares sociales qui le rendent, sinon évitable au mieux, parfaitement odieux.



Mais, pas d'inquiétude : je m'aime ; et j'aime ma vie.
Et c'est tout ce qui compte.
Nacas.
« Modifié: 02 Octobre 2016 à 21:34:35 par Nacas »
Les restaurants sont à tous les étages au sommet de la pyramide sociale.

 


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