Bonsoir à tous,
Voici un petit texte que j'ai écris avec tout mon cœur. Je vous laisse deviner de qui je parle ! Mais je pense que ça ne sera pas trop difficile à deviner !

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Cher toi,
Cela fait de nombreuses années que je te cherche.
Au début, je voulais juste voir à quoi tu ressemblais. Tout le monde m’avait tant parlé de toi, de ta beauté : j’avais envie d’en avoir le cœur net. Alors, j’avais commencé à ouvrir les yeux. Chacune de mes sorties constituait une véritable traque. J’écoutais mes amies à moitié, répondant à peine à leurs questions, sirotant seulement quelques gorgées de ma bière, les yeux grands ouverts.De temps en temps, je croyais t’apercevoir. Au détour d’une rue, au fond d’une impasse et même derrière des buissons. Cependant, comme les autres te décrivaient toujours de manière différente, je n’avais jamais la certitude de t’avoir vu. Je restais néanmoins optimiste : j’étais sûre de te rencontrer un jour.
Puis, en grandissant, je suis devenue de plus en plus curieuse. J’avais le sentiment de te louper, de passer à côté de quelque chose d’extraordinaire. Ma vie avec toi. Alors, dès que je le pouvais, j’essayais de te suivre et de venir te parler. Je ne compte plus les fois où je me suis trompée, où mon cœur s’est fissuré. Je savais que tu n’étais pas facile à atteindre. Tu faisais partie de ceux qui se méritent, se font désirer et aiment jouer. Mais, plus je m’éloignais de l’enfance, plus je commençais à te détester car tu me rendais malheureuse et mal dans ma peau. Ils t’avaient tous déjà croisé, parlé et même emmené boire un verre. J’étais la seule à qui tu donnais autant de soucis.
Arrivée à l’aube de l’âge adulte, j’ai fini par comprendre que je ne te trouverai probablement jamais. Je me suis résignée et crois-moi, ça n’a pas été facile. L’espoir, qui m’avait tant habitée, s’était installé de façon permanente et il m’était difficile de virer un de mes plus anciens locataires. Il a fallu le remplacer par autre chose. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers l’écriture. Cela fait maintenant quelques années que je prends la plume pour parler de toi, mais pas seulement.
Parfois, ceux qui me lisent, trouvent que je suis trop dure avec toi. J’ai le droit à des regards méprisants et à des moues sceptiques. Mes amis les plus proches veulent que je te laisse une énième chance. Certains me proposent même de te rencontrer. Mais comment savoir si tu auras réellement le courage de venir cette fois ? Alors, je refuse et je préfère t’oublier. Je noie ma solitude dans les poèmes de Baudelaire et les mésaventures de Meredith Grey. Une tisane à la main, s’il te plaît.
Ne réponds pas à cette lettre, je t’en prie.
Moi