I. Mina
Mille choses sous mon lit, qui meurtrissent mes nuits,
Mais qui les a mis, ces choses sous mon lit ?
Mille choses sous les sentes, qui me désenchantent,
Mais qui les enfante, ces choses sous les sentes ?
Mille choses sous la mer, qui me désespèrent,
Mais qui est derrière, ces choses sous la mer ?
Mille choses sans pareille, qui nous émerveillent
Mais qui les éveille, ces choses sous le ciel ?
Mille choses infernales, qui accouchent du mal,
Mais qui les installe, ces choses infernales ?
Mille choses que je dis, au sceau du déni,
Mais qui les enfouit, ces choses que je dis ?
Mille choses sous ton âme, qui transcendent ma flamme,
Mille choses que tu clame, ces choses à mon âme.
Mille choses sous ton ombre, auxquelles je succombe,
They lie in my womb, ces choses sous ton ombre.
Que m’importe les mers et leurs vagues d’acier,
De mon âme indomptée tu as la clef.
Que m’importe le vent qui emporte nos voix,
Qu’il efface les larmes qui souillent mes effrois.
II. Vlad
Mille choses sous mon crâne, ces idées profanes,
Souvent elles te fanent, ces choses sous mon crâne.
Mille choses sous ta veste, qui me laissent en reste,
Ces jumelles célestes, ces choses sous ta veste.
Mille choses sous le vent, mes amours d’antan,
Mais qui les entend, ces choses sous le vent ?
Mille choses que j’écris, celles qui me déchirent,
Mais qui les soupire, ces choses que j’inscris ?
Mille choses dans tes veines, qui te rendent lointaine,
Mais qui les entraîne, ces choses dans tes veines ?
Mille choses sous la glace, à l’infinie grâce,
Mais qui les ramasse, ces choses sous la glace ?
Mille choses dans nos mains, qui bâtissent demain,
Fais-en ton chemin, ces choses dans nos mains.
Mille choses que l’on fui, par peur de l’ennui,
Mets-les à l’abri, ces choses que l’on fui.
Que m’importe l’hiver blanchissant tes crins,
Du printemps de mon cœur tu as l’écrin.
Que m’importe le gel qui fend les automnes,
Puisque l’été dans tes doux yeux frissonne.
III. Demeter
Viens au port bâtir le nouvel accord,
Dans ton innocence, grandit l’égrégore.
De stratagèmes pour capter ta lumière,
J'ai usé pour ne pas finir poussière.
Une apostille à ton sang j’ai gravé,
Je te débarrasse de l’humanité,
Je t’offre mes gémissements affamés,
Et la fin d’une clarté juste ébauchée.
IV. Regain
A Borgo, chantent les loups de Walpurgis,
Mes goules et mes stryges montent des précipices.
Mon royaume est tiens, mes lacs et forêts,
We’re back home, laisse derrière toi les regrets.
Abreuve ta soif au sang de mes désirs,
Ignore donc cette pluie qui les feuilles déchire,
Creuse la terre, force la nuit, à l’aube meurt,
Que je puisse te faire revivre à mes heures.
Abreuve ta soif au son de mes délires,
Ignore ces âmes appauvries et leurs rires,
Leurs litanies, leurs croix et leurs prières,
Viens t’éprendre des hauteurs et de l’hiver.