Je viens de finir
Demain, une oasis, écrit par Ayerdhal., gros coup de cœur.

J'avais déjà lu cet auteur avec son thriller de 2004
Transparence et j'avais beaucoup aimé sa plume prenante, ses persos hyper travaillés, le fond qui descend bien en dessous de la surface pour faire réfléchir à plein de choses de niveaux.
Demain, une oasis est un roman antérieur (1992), + SF, de l'anticipation en fait. Et c'est très très très bien.
On est dans une narration à la première personne, avec un perso principal qui ne nous file jamais son nom/prénom, juste un surnom, et c'est assez marrant parce qu'on est complètement à fond avec lui sans s'être aperçu qu'on n'avait pas cette info pendant pas mal de pages je trouve. Car oui, de nouveau les persos sont hyper travaillés. Ils ont des personnalités fortes, approfondies, ils nous touchent, on dévore les lignes et on n'a jamais envie de poser le bouquin. Du moins sur moi ça marche vraiment du tonnerre

De quoi parle l'histoire ? De trop de choses en fait. Ça ouvre des questions autant à un niveau sociétal qu'individuel. On est à trois univers du manichéisme avec les bons et les méchants, même s'il parle des inégalités, des injustices et les condamne, Ayerdhal en montre vraiment la complexité. Un des gros fils conducteur tourne autour de "la fin justifie-t-elle les moyens ? ", et c'est troublant de comprendre tous les points de vue, de pas savoir ce qu'on ferait ce qu'on dirait ce qu'on accepterait. (et puis ça replace bien que la passivité/inaction/laisser faire c'est accepter finalement.)
Donc ça raconte un gars qui évolue, change, avance, et de tout ceux et ce qui se trouvent autour de lui pour et pendant ça. Ça parle des inégalités dans le monde, du désert aride, de la pauvreté extrême et de tout ce qui va avec. Et puis ça rêve.