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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Orphée aquatique

Auteur Sujet: Orphée aquatique  (Lu 1993 fois)

Hors ligne Alan Tréard

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Orphée aquatique
« le: 14 Août 2015 à 19:45:23 »
Bonjour, il y a quelques jours, Loïc a fait part de son intention de répondre à un appel à texte. Quelle idée ! Le thème : reprendre un mythe antique.
http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,17937.0.html
Et c'est vrai que c'est agréable de s'essayer sur les vieux mythes, ça a un quelque chose de mystérieux. Moi, ça me donne de nouvelles idées. Je me suis donc essayé à l'exercice ! Et en voici le résultat... Je ne regrette pas d'avoir écrit. Merci à toi, Loïc, pour cette idée qui m'a parlé, et ne t'inquiète pas, je ne prévois absolument pas de l'envoyer au concours, je ne vais pas te faire concurrence. Ce texte est voué à rester sur le forum, il n'a aucune autre ambition.
Surtout que c'est une nouvelle très improbable dans le style, vous risquez d'être sacrément déroutés !! Comme on dit: "écrire, c'est flanquer des coups de pied dans la termitière !" (citation du générique Podcast du Mde) Je travaille en ce moment sur un roman en rupture avec le passé : ce petit texte se rapproche du genre décousu, déconnecté du roman en cours. Vos commentaires me porteront dans mon travail d'écriture. Vous aurez plein de choses à dire, j'en suis sûr. Et j'attends vos lectures ! Il faut bien qu'un écrivain soit lu, après tout...
Surtout, prenez le temps de me dire ce qui vous a le plus désorientés, et par contraste, ce qui vous a le mieux accrochés... Voici donc le mythe d'Orphée revisité et imprévisible. "Il était une fois..."
À vos lectures !



Mon Dieu, quelle histoire !

Ça avait été comme Les Dents de la mer de Steven Spielberg. Une horreur ! Orphée avait vu son plus bel amour partir dans la gueule d'un requin, traînée jusqu'au fond de la mer par un geste aussi violent qu'insupportable. Eurydice était simplement partie se baigner ; elle était partie, et l'amour avec. Orphée aimait cette femme ! C'est trop injuste...

Il était bien évidemment le moment de s'inquiéter, de sauter à l'eau, de sauver cette femme qu'il aimait tant. Que faire !? Ah... la vie...

Mais comment réagir lorsque, baigneur, on ne retrouve plus le corps de celle qui s'est noyée, dévorée ainsi par la fatalité ? Que fallait-il en penser ? Moi, je n'en pense rien... « Il faut plonger, c'est le seul espoir ! » cria vainement Orphée. Et il s’exécuta ; quel homme ! Comme s'il fallait aller à la rencontre du souvenir et lui donner une raison de vivre. Ce fut un choc !

Orphée plongea : il n'y avait plus de requin ; un peu plus bas les poulpes se tortillaient d'incompréhension ; et plus bas, la lumière disparut, Orphée aveuglé par le silence des eaux. Imaginez-vous un contraste bleuté plein d'une absence de toute forme de distinction possible. Ce n'était plus le fond des océans, il s'était donc passé quelque chose. Y avait-il une fin à ce voyage vers le fond le plus vertigineux ?

Et oui, vous l'avez deviné, nous étions en enfer ; et face à Orphée, un crabe à trois pinces... Oui, Mesdames, un crabe à trois pinces !

C'est pire que tout ce que vous aviez envisagé... En avez-vous conscience ? C'est affreux.

Vous savez, c'est un monstre d'une rareté délirante, il protège l'entrée des enfers afin de limiter toute offense.

Orphée était fou ; chanteur, il fit changer le moral du crabe, transformant ce tigre agressif en toutou tout doux... Vous seriez tombés sous le charme, si vous aviez connu Orphée. Avez-vous déjà entendu le chant des sirènes ? Oh ! Suis-je bête, si vous l'aviez entendu, vous ne seriez pas ici à me lire... Oubliez donc cette question, elle n'a pas de sens.

Le chant d'un poète fou, porté par la rage d'un proche qui a disparu, est une voix déstabilisante, faite du plus grand chagrin et de la plus grande amertume. N'avez-vous jamais entendu les cordes vocales d'un poète en plein décès ? C'est très similaire au chant d'Orphée, mais un peu plus funeste, sans aucune cohérence. C'est comme la fin du monde, mais qu'on n'arriverait même plus à observer. Le crabe à trois pinces ne résista pas. C'est ce qui avait permis à Orphée d'entrer dans le domaine des morts de son vivant : les poètes ont bien plus d'une qualité que l'on a tendance à oublier. Souvenez-vous en, le jour où vous serez confronté à un poète, car c'est une bonne leçon à connaître.

La nuit avait pris la raison d'Orphée, il se répétait sans cesse l'image d'Eurydice dévorée par le requin, celle qu'il aimait disparaissant de sa vie. Avait-il bien fait de plonger comme cela, tout droit vers le royaume des morts, tel un geste délirant ? Je ne sais pas trop quoi en penser... Et il avançait comme cela, sans plus aucune autre idée que l'amour. La vie n'avait plus aucune considération pour Eurydice, alors Orphée allait changer les choses par la force de sa voix :

« Hadès, Hadès, entends-moi... Ma colère n'a plus de limite ! Mon chant saura te convaincre. »

Et le poète chanta ; son chant avait perdu, lui aussi, tout lien avec la raison. Quelle est cette étrange grimace que l'on retrouve dans les mélodies les plus marginales ? Faut-il comprendre Orphée ? Son chant porta Hadès, roi des Enfers, et transperça également Perséphone, l'épouse des Enfers, comme rétablissant la vie en une catabase infernale. C'était un moment en rupture avec la conscience, tel un refrain insensé. Je ne m'en souviens plus d'ailleurs... Peut-être n'y étais-je pas à ce moment-là ?

Par où reprendre le fil des événements ?

Je vous demande pardon, cette histoire m'émeut toujours lorsque je la raconte. Du coup, je perds un peu mes repères, l'émotion prend le dessus sur l'homme. Ah...

« Eurydice ! »

On ne savait plus pourquoi Orphée chantait comme cela, comme au milieu de nulle part : il n'y avait aucune colère dans ce chant mais le plus déstabilisant des chagrins. Ô Orphée, poète parmi les hommes qui s'expriment, héros parmi les séducteurs, existence parmi les mélodies de la vie. Perséphone savait pourquoi il criait ainsi : elle supplia Hadès de libérer Eurydice. Le poète avait atteint sa cible. Tous les enfers tremblaient de peine et de désespoir. C'était une nouvelle émotion inventée par un esprit imprévisible ; que pensez-vous de l’imprévisible ? C'est sûrement l'élément le plus présent dans une vie de curieux ; c'est sûrement l'élément le plus inconnu dans l'esprit d'un roi...

Orphée repartit avec Eurydice, il prit une remontée des eaux. C'est parfois désagréable, lorsque l'on est si bien au fond de l'eau, de faire le mouvement inverse, le mouvement du vivant. C'était comme une rage qui avait vaincu les règles du jeu. Pouvions-nous y croire ? Devions-nous le prévoir ? Orphée ne devait plus se retourner, il devait porter son amoureuse jusqu'au bout, un seul instant d'hésitation, et la noyée repartirait en arrière. Avez-vous déjà essayé de faire revenir quelqu'un de la mort ? Je vous le déconseille vivement ! Il ne faut pas se retourner, porter l'être aimé de sa main vers la surface, sinon c'est le retour à la mort, et pour de bon. Moi, je n'ai jamais voulu essayer, c'est trop terrifiant. C'est donc là que tout devait commencer pour Orphée et Eurydice...

Je suis vraiment trop triste, cette histoire me hante chaque jour depuis que je la raconte.

Oh ! Arrêtons-nous là un instant pour réfléchir... Tout le monde sait que le corps d'une femme ne reflète en rien l'amour que l'on éprouve pour elle. Il y a une goutte d'anormalité dans le regard qu'elle nous accorde ; c'est un refrain unique, que les autres l'acceptent ou non, d'ailleurs. Je revois Orphée se répétant qu'il ne doit plus se retourner, l'image me revient maintenant ; oui, je crois bien que j'étais là quand ça s'est passé. Mais pourquoi un tel souvenir ? On ne peut pas aimer quelqu'un sans se retourner. On est amoureux, ou on ne l'est pas. Aussi, tout le monde savait bien qu'Orphée se retournerait, victime de son propre besoin de vivre, d'être sensible, pour pouvoir remonter à la surface.

L'amour, c'est un désir de vie.

Ainsi, au moment où Eurydice interpella Orphée, son cri ne fut pas absorbé par les eaux, son appel atteint les oreilles si sensibles d'Orphée, l'atteint jusqu'au cœur. Un homme ne peut pas tromper son propre cœur. Il y a un indice sur le sens la vie dans ma précédente phrase, retenez-le !

Orphée n'avait pas encore percé la surface de l'eau, mais il avait besoin naturellement de cette vision de l'amour pour se donner le dernier courage qui le porterait. Comment garder un lien avec la vie sans jeter un dernier regard sur l'étendue de l'amour ?

« Orphée ! » cria Eurydice chaleureusement.

C'était enfin le cri de l'amour.

Au moment où Orphée se retourna, la noyée était perdue à jamais ; il allait donc remonter seul. Il n'y avait plus aucun amour, plus qu'un souvenir, un seul. Eurydice était retournée en arrière, laissant seul un pauvre homme. Avait-il tout perdu ?

Sincèrement je vous conseille d'aller chercher la vivante que vous aimez pendant qu'elle est en bonne santé ; parce que, aller chercher une morte, c'est vraiment trop désagréable ! Est-il possible de faire revivre un simple souvenir ? Et si oui, comment ? Les vivantes, elles sont plus faciles à aimer. Les vivantes, elles peuvent facilement échanger un regard avec vous.

Et franchement, j'aurais jamais dû aborder le sujet du deuil, parce que c'est un sujet vraiment trop désagréable à aborder ! Ne pouvons-nous  pas vivre plus simplement ? Y aura-t-il autant d'imprévisible demain ? Faut-il fermer les yeux ?

Invité

  • Invité
Re : Orphée aquatique
« Réponse #1 le: 14 Août 2015 à 19:57:09 »
Quelle folie ! Comment peux-tu écrire une chose pareille ! Un tel affront ! Commencer un texte qui se dit issu d'un mythe et qui commence par "Les dents de la mer" ! Mais quel est donc le sens d'une telle entrée ! Ah tu me désarçonnes ! Ne sommes-nous donc que de sombres éoliennes perdues dans les vents des mots que tu sèmes à travers champs ?

Eurydice dévoré par un Requin ! Quel sens ? Il est vrai - et je t'en suis admiratif - que le silence des eaux est profond et aveuglant ! Un crabe à 3 pinces ! Uniquement pour ces dames ! Mais quoi ? Comme le disait Hugo - tu as du lire Hugo ! -, c'est évident : c'est la rhétorique salvatrice que tu emploies là ! Ah non vraiment, Hadès, le chant du désespoir sans la moindre colère !... Quels ont donc été les événements de ta vie pour dresser pareille composition ! Tu te moques, j'en suis sûr. Reprendre ce mythe, et aller tutoyer Hadès, pour n'oser pas parler du deuil ! Honte ! Retenue déplacée ! Dois-je réellement me tordre à imaginer ce que tu aurais pu brillamment écrire avec ta plume ? Que fonds-je ? Ne pas aimer sans se retourner ? Mais justement : l'amour est l'avant, et le regret n'est que le triste fusil de cupidon lorsqu'il n'a plus de cordes à l'arc ! Doit-on réellement continuer sur cette voie là, ô écrivain, toi qui cherche à enrichir nos tristes vies de l'aura lumineuse de tes mots endiablés ?

Ce matin, je me suis levé, et j'ai lu ton texte. Il me touche beaucoup, car il me ramène aux requins que j'ai croisé tout au long de ma vie. Doit-on ici se couper les dents ? Doit-on nager plus que voler ? Je l'ignore. Mais tu me sembles avoir les réponses. Puissent-elles te guider sur le chemin du chef d'oeuvre que tu peux composer - j'en suis sûr, rien n'est jamais vain - et retrouver ainsi le bonheur de revoir tes mots par ici - lorsque je pars le soir dans le jardin et que j'écoute le chant de la lune, j'y vois tes mots : ils me guident sur les pages comme la lumière guide les dieux.

Amicalement.
P. Kwak.
« Modifié: 14 Août 2015 à 20:04:00 par Psykokwak »

Hors ligne aalexand

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Re : Orphée aquatique
« Réponse #2 le: 14 Août 2015 à 20:11:25 »
Aussi étonnant que détonnant, en un mot j'adore! :coeur:

Et j'ajouterai à la question de Psykokwak
Doit-on nager plus que voler ?    Un oiseau n'est qu'un poisson qui a peur de l'eau...

Cordialement
Alain
Ar Gwir a~enep ar bed.
Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plus grand que l'Iliade, plus beau, plus parfait qu'aucun chef-d'\oeuvre sorti de l'esprit humain.
En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau.
G.Sand

Hors ligne Alan Tréard

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Re : Orphée aquatique
« Réponse #3 le: 14 Août 2015 à 22:24:04 »
Bon, j'ai déjà droit à deux éloges, quelle chance ! C'est pas tous les jours qu'on me complimente autant ! Le texte vous a plu ? Vraiment ? Ben, j'en écrirai d'autres alors. C'est parti pour le boulot ! Oui, mon cher Psyko, par chance, j'ai lu Victor Hugo ; et si je ne m'abuse, tu fais référence à son apologie du livre à la fois écrit pour la foule, les philosophes et les femmes. Comme si pour faire marcher un bouquin, il suffisait d'une recette de cuisine. Je n'y crois pas vraiment, même si je dois bien avouer que je cherche à élargir mes textes le plus possible afin de toucher des lecteurs de tout âge et de tout genre. Autrement dit, je souhaiterais toucher la foule, les femmes, les philosophes, et même plus !
J'espère avoir répondu à ta question.
Un bouquin, c'est mieux quand tout le monde peut le lire, et pas seulement quelques uns.
Pour le reste, ton commentaire reste un brin dérouté : ce texte est :
  • Un exercice de style
  • Une ouverture vers de nouvelles idées, de nouveaux genres
  • Un texte court, similaire à certains poèmes dont le sens est à la fois très puissant et peu ambitieux (autrement dit, c'est une pensée libre qui distribue des idées sans s'assurer que celles-ci sont vraies ou fausses)
Ainsi, la cohérence du texte repose sur le mode d'écriture et la concentration : il n'y a eu aucun travail de réécriture. C'est pas encore l'objet fini, comme le roman que j'essaie désespérément de vendre ces derniers temps.
Pour autant, je dois bien avouer que le style et le mode de narration ont fait leur effet, et sont allés générer chez vous des commentaires difficiles à cerner.
Et j'ajouterai à la question de Psykokwak
Doit-on nager plus que voler ?    Un oiseau n'est qu'un poisson qui a peur de l'eau...
Mmh, j'ai déjà entendu ça quelque part... Dois-je prendre peur ? Avez-vous eu le sentiment que je comprendrais vos mots au moment où vous avez écrit ces incompréhensibles questions ? Aviez-vous l'impression de dire quelque chose de cohérent !? Pensiez-vous que je lirais dans vos esprits euphoriques le sens de ces étranges déclarations ? C'est comme une ivresse folle qui crypterait vos paroles... Ça veut bien évidemment dire que le style a fait son effet ; excellent ! Vos commentaires sont vraiment encourageants, pleins d'amitié. Ce genre de déclarations va toujours droit au cœur d'un auteur, je vous le certifie. J'ai vraiment plaisir à déposer mes textes ici ! Je n'ai pas du tout envie de partir. En plus, ça m'encourage à continuer dans ce sens... C'est vrai ça, c'est pas tous les jours que j'ai droit à des commentateurs qui prennent le temps de lire ce que j'écris. Ces derniers temps, c'est plutôt difficile de trouver des lecteurs, je vous l'assure. C'est vraiment génial !
Content que le texte vous ait plu.

Hors ligne max70

  • Plumelette
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Re : Orphée aquatique
« Réponse #4 le: 14 Août 2015 à 23:37:40 »
Salut,

J'aime beaucoup la forme et fonds de ton texte surtout la fin.

Ça me rappel la divine comédie, notamment le chant 5 de l'enfer sur la luxure :

"L’amour qui ne permet point à l’aimé de ne pas aimer, m’éprit pour celui-ci d’une passion si forte que maintenant même, comme tu le vois, elle ne m’abandonne point" (la personne dit que ça sentence résulte de l'amour (qui ne l'abandonne point))


Hors ligne Alan Tréard

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Re : Orphée aquatique
« Réponse #5 le: 15 Août 2015 à 00:02:41 »
Eh bien ! C'est dit. N'en ajoutons pas plus... Que de belles citations ! Il faut donc prendre une minute de silence, s'il vous plaît. L'instant est grave... Vaste sujet que l'amour, j'en fais volontiers ma tasse de thé. La relation amoureuse, celle à laquelle on n'échappe pas ! Je crois d'ailleurs qu'il faudrait que je lâche un peu le sujet, sinon je risque de me coller une sale réputation. Vous ne voudriez me laisser salir ma propre réputation !? Non, il faut changer de discours.

Mon prochain texte aura pour sujet : les masques, et les bals masqués !

Je vous invite à oublier le texte précédent, Orphée aquatique, que je vais effacer au plus vite. Les mythes et les âneries, c'est fini ! Je dois changer d'air. Tout ça, c'est du passé... Et pourquoi pas changer de nom, hein ? D'ailleurs,  je vais tenter de vous faire croire que je ne l'ai pas écrit et que je suis en fait un gamin de huit ans qui a piqué des textes dans les carnets de son grand-père... Ce n'est plus moi, je n'existe plus ! Et pour finir, je vais me reconvertir dans le management, et me faire embaucher aux Pages Jaunes.

Merci pour votre attention.

Hors ligne Daiwenn

  • Tabellion
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Re : Orphée aquatique
« Réponse #6 le: 16 Août 2015 à 01:59:49 »
Dérouté s'il en est, j'en suis un ! Mais avec plaisir...

C'est effectivement un exercice de style inédit pour moi que ce texte, et une découverte plaisante. Désarçonné au début, je me suis laissé entrainer par ce "chant de troubadour" dont on sent l'élan, la sensation de mouvement est très réussie.

Bon moi, je suis quelqu'un de très terre à terre, qui ne se sent pas l'âme poète. Aussi, parmi tes images, tes envolées, plusieurs ne me parlent absolument pas ("que pensez-vous de l’imprévisible ? (...) c'est sûrement l'élément le plus inconnu dans l'esprit d'un roi..." par exemple). Mais d'autres m'ont séduit ("Orphée aveuglé par le silence des eaux", "C'est parfois désagréable, lorsque l'on est si bien au fond de l'eau, de faire (...) le mouvement du vivant", etc.).

C'est le premier texte que je lis de toi, et j'en suis charmé par l'expérience. Au plaisir de te relire !

 


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