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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or

Auteur Sujet: [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or  (Lu 3197 fois)

Hors ligne Ambrena

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[Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« le: 26 Mars 2009 à 22:05:27 »
Voici enfin ma réponse au défi de Rain, qui date... d'août 2008: écrire un texte sombre, avec plein de sang, qui fait peur et qui finit mal.
Je vais être honnête: j'ai eu de grandes difficultés à commencer et à finir, et je ne suis même pas sûre que le résultat soit correct. En tout cas, j'ai encore deux nouvelles dans ma besace: l'une avec des contraintes en plus que j'avais demandées à Rain, et l'autre, plus courte mais plus ou moins basée sur la même règle de départ.
N'hésitez pas à être franc. A l'heure qu'il est, je ne sais pas trop penser de cet écrit.


Le Dieu à la Peau d’Or

Les eaux au teint de cinabre se renferment sur moi. Suffocation. D’ordinaire, le bain de sang nocturne ne m’effraye pas autant, j’y suis habitué. Pourtant, ce soir, j’ai peur. Seul au cœur du bassin de pierre, je perds pied et me noie. J’ai envie de crier, d’appeler au secours.

Je ne devrais pas. Ma divinité tutélaire m’a assuré que je ne risquais rien. Mon jeune dieu à la peau d’or, mon dieu tant aimé. Assis en tailleur dans un lieu sombre de la pièce, en un recoin de mon âme, il m’observe et m’explique que depuis toujours, tout n’est qu’un rêve. Un rêve. Les ténèbres, la lumière, il ne s’agit que d’une vaste illusion. Le visqueux liquide vital dont je me délecte reflète, dans une flaque brillante, l’alignement des trois lunes rousses. Des astres qui ne peuplent le ciel que pour moi, grâce à lui. Flottent-ils vraiment là-haut, sur la voûte céleste, ou sont-ils simplement peints au plafond de la crypte ? Je l’ignore. De toute manière, en réalité, les créatures de la nuit n’existent pas. Je ne puis donc en être une. C’est ce que mon dieu me répète sans cesse, dans un doux murmure inquiétant.

Voilà pourquoi lorsqu’il m’ordonne de tuer, ce n’est pas réel non plus, m’explique-t-il. Enfin, je crois.

***

Avant l’arrivée de mon dieu, mes nuits se passaient d’une manière horrible. Toutes mes nuits, sans exception. Ces saignées qu’on me faisait, ces liens qui me retenaient, et puis les médicaments… Combien de fois me suis-je réveillé et me suis-je mis à arracher les fils qui me criblaient les bras et la poitrine ? Combien de fois n’ai-je pas agressé une infirmière innocente, en tentant de lui arracher les yeux ? Chaque fois, ils m’enfermaient. Ils me traitaient d’aliéné, de danger pour les autres.

A présent, tous les soirs, une véritable fête a lieu. Je me repais de chair humaine, je la partage avec mon dieu. Même quand il n’est pas à mes côtés, je le sens sourire. Sa présence silencieuse suscite en moi un frisson indescriptible de crainte et d’amour mêlés. En suis-je vraiment heureux ? Je ne saurais clairement l’énoncer.

Ensuite, je reviens au temple de bronze, fier de ses colonnes métalliques ornées de bas-reliefs et de ses dalles ensanglantées, en marbre verdâtre. Un lieu lugubre, plongé dans des ténèbres que seules quelques torches estompent.
Le jeune dieu à la peau d’or, maculée de taches visqueuses et sombres, se tient au centre de la salle souterraine. Il sourit. Il s’immerge dans le grand bassin jusqu’à la taille et, en jetant un regard par-dessus son épaule, il m’invite à faire de même.

Ses longs cheveux noirs prennent la couleur trouble de l’eau dont il se baigne. Une eau pourpre, à l’instar de mes propres membres, couverts de sang. Ils ramassent un morceau de viande crue, le portent à ma bouche…


***

Je me réveille en sursaut, paniqué. Encore ce rêve, dont je ne parviens pas à saisir la teneur. Par réflexe, je porte immédiatement mes mains à hauteur du visage.

Elles sont effectivement trempées d’un liquide écarlate. Ce n’est pas un rêve. Mais c’est trop invraisemblable, trop délirant, pour être vrai. Le médecin me prenait toujours à part pour m’apprendre à faire la différence entre le réel et le rêvé, seulement, l’enfant à la peau d’or tisse tout, emmêle tout. Il m’a chanté sa mélopée de mort et j’ai obéi à ses ordres déments.

Un tremblement involontaire m’agite. Ce dieu me rendra fou, sans doute. Je suis sûr que c’est ce qu’il cherche, avec ses mensonges et ses visions terrifiantes de corps déchiquetés.

Mais il m’a promis qu’un jour, j’instaurerai son culte sur cette planète. J’obtiendrai alors le titre de grand prêtre. Celui qui a le droit d’achever chacun des sacrifices. Car ce dieu a besoin du précieux fluide rouge pour survivre. Et si je lui donne entière satisfaction, il m’emmènera avec lui dans les nuées écarlates et je règnerai à ses côtés. Il me l’a promis, à moi, simple adolescent parmi tant d’autres.

Alors, quelle importance si le prix à payer, c’est celui de quelques vies ? Ce n’est peut-être pas des êtres humains qui meurent, d’ailleurs : je suis incapable de me souvenir de ce que je fais, la nuit. Pour me rassurer, je repense au fait que je ne sais même pas qui je tue, exactement -malgré ma certitude paradoxale de bel et bien tuer. L’étrange goût qui s’attarde dans mon palais, l’odeur dont je suis imprégné et le sang incrusté sous mes ongles ne mentent pas. Tout cela m’effraie, sans que j’aie envie de réagir.

Je n’y veux rien changer, car je suis certain que cela rend heureux l’enfant-dieu à la peau d’or. Il me sourit sans cesse : n’en est-ce pas la plus belle preuve ?

Comme tous les matins, je me lève, aussi fatigué qu’avant de m’endormir. En jetant un coup d’œil à mon lit et au sol, je me rends compte qu’ils sont parsemés de gouttes poisseuses, eux aussi. Un détail dont je dois m’occuper immédiatement, avant que les aides-soignantes ne le voient. Encore à demi hagard, je me lave le visage et les mains grâce au pichet d’eau et au savon sec, puis je nettoie les traces de mes probables méfaits nocturnes.

Alors que je vérifie si mon visage est redevenu normal grâce au miroir craquelé, c’est avec satisfaction que je remarque les reflets de pépite dans mon regard brun. La pupille a perdu son aspect fendu de cette nuit, tout en conservant une partie de son éclat de topaze. Une once d’humanité en moins.

Sous mes airs enchantés, j’en suis en fait inquiet. Mais qu’importe, si je suis devenu une créature qui n’est plus qu’à demi humaine ? Le dieu à la peau d’or m’a souri, n’est-ce pas ?

J’ai appris ce que le dieu voulait m’enseigner, bien plus rapidement que ce qu’il croyait possible. Dissimuler les preuves qui pourraient m’incriminer. Hypnotiser les autres de mes yeux de félin, pour qu’ils ne se rendent compte de rien. Transformer mes mains en griffes et mes dents en crocs.

Non, ils ne la voient pas, ma métamorphose. Ni mes canines aiguës, ni mes yeux mordorés, ni mes ongles démesurés ne les alertent. Pas même ma démarche à demi sauvage, entre la furtivité du reptile et la férocité du jaguar.
L’Ere du Jaguar. Je serai le premier à l’ouvrir.

***

Encore un rêve. Mais j’ignore si c’est bien le jeune dieu qui me l’envoie.

Un animal se débat dans des flammes, dévore ses congénères et se retrouve seul .Il cherche alors des proies, tourmenté par le désir rouge…

Le Jaguar bondit dans le brasier. Mais si je suis le jaguar, quelle est la flamme destinée à me consumer ?

Suis-je vraiment le Jaguar ?


***

Le jeune dieu à la peau d’or me sourit une fois de plus, dans ce songe, et me caresse le visage de ses longs doigts griffus. Ce n’est qu’à la sensation d’humidité sur ma joue que je me rends compte de l’estafilade qu’il vient de me faire.

Nous sommes tous deux perdus quelque part, dans l’immensité de l’ancien temple de bronze. Les yeux de chat de la divinité brillent autant que ses canines aiguës, qui n’apparaissent qu’à peine. Pourtant, lors de la morsure qu’elles m’infligent, elles s’avèrent parfaitement capable de satisfaire leur soif en me perçant la gorge.     

Un instant, ma vision de lui se trouble. J’entrevois des mandibules, des écailles. Un thorax éviscéré, également.  Une pellicule incarnate recouvre son exosquelette granuleux. Me menace-t-il ? Non, il me sourit encore.

Ensuite, sans même me prévenir, il me jette dans le bassin central, empli de sang.

« Dors. »

Pourtant, n’est-ce pas déjà ce que je suis en train de faire ?

Ma conscience m’abandonne, laissant des images m’envahir… Un rêve dans le rêve ?

***

Tableau de bord cuivré, touches inintelligibles et hublots, à travers lesquels l’on scrute les étoiles à perte de vue. L’Infini, gigantesque et tentaculaire. Menaçant, surtout.

Sentiment de culpabilité. Folie ?

Atterrissage brutal, raté. Naufrage. Mort violente de tous les autres. Le sang éclabousse les parois. Dévorer leur cadavre est le seul moyen de s’en sortir, en achever certains, même, pour ne pas mourir. Sols couverts de flaques carmin. Des cris étouffés, puis vient la solitude, drapée dans une étoffe tachée.

Plus tard, bien plus tard, une fois ces réserves morbides achevées, reste un espoir macabre. Une espèce intelligente, au-dehors ? Oui, mais qui l’est bien trop pour se laisser prendre à l’obsolète piège de la divinité incarnée.

Sauf peut-être une âme faible… un paria de sa société… un pauvre fou…


***

J’en suis maintenant certain, je me noie pour de bon ! Cette fois, j’essaie vraiment de demander de l’aide, mais c’est trop tard. Lors de mon cri avorté, le sang s’engouffre dans ma bouche et je tente d’en profiter.

Une dernière fois, j’entends siffler le monstrueux enfant trompeur, mon dieu à la peau d’or. L’imposteur.

«Calme-toi, petit humain. Tu ne mourras pas. Nous serons deux, désormais. Et si j’attends suffisamment longtemps, mon peuple renaîtra peut-être ici, qui sait ? »

Plus d’amour dans sa voix, à présent. Dans mon cœur non plus. Seule reste la terreur.

Je n’écoute plus, je me transforme. La souffrance envahit mon corps tout entier et elle ne me quittera plus, me prévient mon dieu doré. Mes canines se fixent, l’humain en moi s’efface. Mais pas ses souvenirs. Alors que la bête prend le dessus, je me remémore en détail ces nuits de massacre que mon inconscient avait dissimulées. J’ai décimé l’hôpital entier, sans m’en douter. Et cela ne fait que commencer.

« Tu es le premier. Le premier des hybrides de cette planète. N’es-tu pas heureux ?»

Si lui en est satisfait, ce n’est pas mon cas. Je voulais me venger, pas souffrir. Chacune des parcelles de mon enveloppe corporelle est douloureuse et je sens déjà monter en moi la soif de chair, de sang. Mon regard se vrille au sien. De nouveau, les yeux félins s’incarnent en un autre corps, celui-ci bien plus monstrueux. Puis l’illusion tombe entièrement, à jamais, cette fois.

« Tu me trouves laid ? Tu es identique, à présent. Et c’est fini. Tu ne pourras plus jamais faire la différence entre le monde du sommeil et celui de la veille. »

L’enfant-dieu m’a menti. La vie n’est pas un rêve. C’est un cauchemar de meurtre et de métal, qu’il me fera partager à tout jamais.
« Modifié: 19 Août 2012 à 17:06:44 par Ambrena »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Hors ligne Kailiana

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Re : [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« Réponse #1 le: 26 Mars 2009 à 22:34:34 »
Déjà, un texte d'Ambrena, ça se fête et met dans de bonnes dispositions  :-¬?

Alors... oui, j'ai aimé. Je tente de chercher des points négatifs mais là tout de suite aussi tard j'avoue que je ne vois rien et que j'ai juste aimé en fait j'aurais peut-être du attendre demain pour le lire vu que je comptais aller au lit mais quand j'ai vu un texte d'Ambre' j'ai pas pu résister  :mrgreen:

Et puis j'aime bien l'idée du Jaguar, qui change par rapport au vampire (même si y'a quand même beaucoup de ressemblances ; on distingue tes influences  :-¬?). Et j'aime aussi le mélange rêve/réalité, on se demande un moment s'il hallucine ou si c'est réel.
J'aime bien aussi (je note mes impressions en vrac) la description de la peau du dieu avant qu'on sache que c'est un Jaguar.

Le seul truc qui m'ait gêné c'est :
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J’entrevois des mandibules, des écailles. Un thorax éviscéré, également.  Une pellicule incarnate recouvre son exosquelette granuleux.
je n'ai pas vraiment compris ce que ça décrivait, pourquoi c'était là. Quoique si en fait (il est tard, désolée). C'est la vraie forme du dieu, "laide", et à la fin le pauvre narrateur est tout pareil ?


Voila, rien de plus de négatif à dire là tout de suite. Peut-être que ça aurait été encore mieux si tu avais accentué le fondement rêve/réalité, je veux dire qu'au début les deux soient bien distincts puis peu à peu se fondent, mais c'était plus dur et la "touche Ambrena" aurait peut-être été moindre, donc je sais pas. Je cherche vraiment un dire un truc parce que  tu veux qu'on soit dur mais j'ai aimé, quoi, voila xD


et je vais me coucher car je dors debut, alors que j'ai aucune envie d'aller au lit, je sais pas ce que j'ai en ce moment -_-"
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Re : [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« Réponse #2 le: 26 Mars 2009 à 22:44:04 »
Bon, c'est indubitablement sombre, et il y a effectivement beaucoup de sang. Et ça se finit mal, donc défi relevé.

Pour ce qui est du texte en lui même, j'ai suivi et compris l'histoire, mais je le trouve assez (très) lourd. L'idée est pas mauvaise, mais là tout de suite, j'ai pas trop accroché  :-[ Peut être que le facteur Fatigue (TM) entre en compte, donc je relirai et je commenterai plus en détail ce week end. Je voulais juste te dire ce que j'en pense à chaud. Et aussi que ça répond au défi.

Cet avis n'engage que moi. Et j'attends le texte sur la musique de Bioshock & co.
Perdu

Verasoie

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Re : [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« Réponse #3 le: 27 Mars 2009 à 23:53:10 »
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Je voulais me venger, pas souffrir.

Oh, j'aime.

Alors pour ma part j'ai vraiment beaucoup apprécié le personnage et le dieu à la peau d'or. Le personnage, il a une mentalité qui me plaît beaucoup ; son dieu, c'est la façon dont il est évoqué tout au long du texte, enfin je sais pas ça a quelque chose qui me plaît beaucoup aussi ^^

Sinon je trouve quand même que le texte a quelques lourdeurs, c'est dommage parce que le fond me plaît vraiment... C'est peut être la façon dont c'est construit : selon moi il n'y a pas assez de différence de descriptions entre le début et la fin, j'ai l'impression de retrouver les mêmes éléments donc ça fait comme... une répétition d'image mentale. Je sais pas si je suis compréhensible --' le sommeil a raison de moi...

Hors ligne Jezy

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Re : [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« Réponse #4 le: 19 Avril 2009 à 16:47:00 »
Alors, j'étais en train de lire ce texte que je m'etais promis de dévorer depuis longtemps, et il faut que je te raconte :
D'abord le titre, qui m'a fait penser à un dieu mexicain, genre maya, ou aztèque, ou dans ces eaux là.
Ensuite j'ai commencé à lire, et le truc des meurtres m'ont conforté dans mon idée, sacrifices aztèques et tout et tout...
Et là ! BINGO !
C'est Farhenheit !!!!!! The Indigo Prophety !
Le coté "je ne sais pas qui je tue, j'me souviens pas de ce que fais, etc etc"
 :D ca me fait délirer pasqu'en plus je me souviens que tu m'avais dit au Salon du Livre "Ce jeu, j'ai jamais pu le finir".

Bref, je finis de lire quand même...

Citer
L’Ere du Jaguar.
Ha ! Qu'est ce que je disais !  :D


Sinon, j'adore ce genre d'histoire, quand on arrive pas a démêler le réel de l'illusion, l vrai du faux, le rêve de la vie, ... J'adooooooooore !
Merci beaucoup pour ce superbe récit !  ;D

P.S : J'aime aussi beaucoup la façon dont tu décris les couleurs, avec le "carmin", le "saphir", etc etc... Ca donne une dimension très riche et très prenante à tes descriptions !
« Modifié: 19 Avril 2009 à 16:52:55 par Jezy »
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Re : [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« Réponse #5 le: 19 Avril 2009 à 17:22:00 »
Merci beaucoup pour vos commentaires!

@ Kailiana:  Tu vas me faire rougir, tu sais xD A part ça, oui, à la fin c'est la forme "laide" du dieu, en gros pas jaguar, et en effet le narrateur devient aussi comme ça.

@ Rain: Contente d'avoir enfin pu relever ce défi -même si je comprends tout à fait que tu n'aimes pas. J'ai moi-même eu du mal à l'écrire, et comme je te le disais sur MSN, j'ai pris la version la plus bizarre. Et puis je sortais d'une lecture de Proust et de Lautréamont, donc c'est normal qu'il y ait des tournures lourdes, etc. Je reverrai ça après mon satané concours. L'autre texte aussi

@ Verasoie: Oui, c'est un peu cyclique, j'avais fait exprès mais ça doit sans doute paraître lourd, tu as raison.

@ Jezy: Arf, j'y avais pas du tout pensé mais c'est vrai que Farhenheit a dû inspirer mon inconscient. Comme quoi, on est sûr d'avoir une idée originale et non xD Merci!
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Re : [Défi -I] Le Dieu à la Peau d'Or
« Réponse #6 le: 19 Avril 2009 à 17:25:06 »
Ha, j'ai pas dit que c'était une fan fiction ou un plagiat, ou quoi que ce soit mais ca m'y fait penser...
Après, il y a des grandes différences, comme le fait que le protagoniste suive son dieu aveuglément...
En tout cas, je reste sur mon idée de "texte grandiose !" ^^
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