Le débat revient régulièrement et pas seulement en France. Au royaume-uni existe par exemple les vidéos "nasties",films considérés comme pouvant créer des troubles chez ceux qui les visionnent et inscrits sur une liste noire en conséquence. Des peines d'emprisonnement sont même prévues pour les contrevenants qui tenteraient de les commercialiser.
En ce qui concerne l'aspect délétère de certains livres, l'argument est irrecevable. Céline avait bien dit à peu près que " ce sont les livres qui poussent au crime, bien plus que l'alcool". Personnellement, je pense que l'alcool fait plus de dégâts.
On a encore vu tout récemment dans l'actualité des mises en accusation portant sur les films, jeux vidéos ainsi que sur les romans policiers qui favoriseraient les comportements violents. C'est surtout une façon de nier les causes profondes de la violence qui caractérise - parfois- les sociétés modernes. Le principe du bouc émissaire remis au goût du jour, faisant abstraction du fait que la violence est surtout générée par le milieu ambiant.
L'enfant qui s'était tué en sautant par la fenêtre après avoir vu Spiderman aurait plutôt du potasser un manuel de science physique.
Quant à l'ado qui a tué sept personne avec un outil agricole en 1913, ce ne sont pas les jeux vidéos ou les films qui l'on influencé. Et pour cause. L'almanach peut-être?
D'une manière générale, je suis assez en accord avec ce que dit Ned Leztneik un peu plus haut.
Quand à censurer des livres qui ne poussent pas à la violence d'une façon délibérée - style certains essais ou pamphlets - cela relèverait pratiquement de l'autodafé. A quand le retour de la sainte inquisition ou des chemises brunes qui vont brûler des tas de livres sur les trottoirs?
Vous voyez où tout cela peut mener.