Et si, pour vaincre la monotonie répétitive de l'écrivain alcoolique et maudit, on se constituait partie civile d'une génération de poètes sobres et flamboyants ?
On abandonne les rictus de souffrance, les traînées de limaces, les fonds de bouteilles ou culs de joint pour transpirer la joie de vivre ailleurs qu'à Mogadiscio..
Et si les lecteurs en avaient marre que les scribouillards que nous sommes citent à outrance du Nietzsche sans assimiler ou pratiquer sur eux-même la notion pourtant simplissime de surhomme. Dieu est mort, il faut que la piquette vive ? Où j'ai foutu mon tire-bouchon crucifix ??
Et si au lieu de mettre Paris en bouteille on glissait au travers du goulot nos sempiternelles jérémiades de connards incompris ?
Juste pour montrer à Marc Bernard Henry Guillaume Musso-Lévy que nous aussi on peut chier du bonheur. Ou pour se prouver à soi même que le sentiment de perdition qui déborde de chaque ligne de nos romans n'est pas le reflet systématique d'existences en peine. Juste de la fiction, de la friction de neurones cleans, sobres et prêt à offrir un jus plus enivrant qu'un château-Margaux 1982.