Salut

Très chouette poème

j'ai eu l'impression d'entendre un ruisseau s'écouler en clapotis

et je me suis aussi rendue compte que j'avais beaucoup de chemin à faire en poésie

Bref, voici mon ressenti de poétesse en herbe qui serait bien incapable d'en faire autant

La mélodie de certains vers m'a beaucoup touché, comme pour celui-ci :
dans le jour, assis là, près de l'eau
L'alernance des liquide "l" crée vraiment l'impression d'entendre le clapotie de l'eau

Ou là :
C'est une onde, un miroir, une pose,
un envol, une vitre et des cieux,

Ces vers m'ont aussi fait rire :
l'engloutit toute entière et le saut
de ce flot dans le lit de sa couche
Parce qu'en ancien français "saut" est une forme du vers sauver

(bon je sais, rien à voir, mais j'ai trouvé l'ambivalence chouette).
Par contre je ne suis pas convaincu par les rime en "ouche"

j'ai l'impression qu'elle ont des sonorités qui ne s'accordent pas très bien avec le jeu des liquides. Du coup j'ai essayé de voir ce que ça pouvait donner sur la première strophe en remplaçant par des rimes en "elle":
Savourant l'existence à la pelle,
j'écoute la chanson du ruisseau
dans le jour, assis là, près de l'eau ;
le son goûte une oreille, il l'apelle
Bon bref c'est une idée comme une autre

Enfin je n'ai pas été du tout convaincu par le rime final :
un envol, une vitre et des cieux,
un amour, une foi, c'est la rose.
"La rose" est vraiment très classique, c'est domage de chercher à créer une ambience tout le long du poème pour finir par une image aussi éculé

Ce n'est que mon avis, hein

, comme je l'ai dis plus haut je serais bien incapable d'en faire autant.
Bravo en tout cas, et merci pour cette découverte

Au plaisir.