Moi je sais que je m'auto-censure constament, de façon consciente.
Pour presque chaque élément de mon univers j'essais de réfléchir à ce qu'il peut dire, à sa connotation, à ses répercutions possible. Il m'est souvent arrivé de reprendre des éléments d'un dialogue parce qu'en les lisant hors-contexte, je leur trouvais une porté intolérente ou moralement problématique. Plusieurs de mes personnages son ambigue dans leur actes ou leur morale et je veux pouvoir déployer leur psychologie sans valoriser pour autant certains discourt ou actes, ce qui implique parfois de sacrifier la spontanéïté d'une réplique pour une autre sur laquelle j'aurais prit plus de recul.
Mais dans ce cas, sagit-il encore de censure ? J'ai le sentiment qu'en réfléchissant d'avantage à ce que dit mon personnage, je suis plus proche de ce que je veux dire en temps qu'auteur, que ce que je premier jet avais mit sur le papier.
Malgrés tout j'ai conscience d'écrire de la fantasy relativement lissé et porteur d'un message : à partir du momment où on veut dire quelque chose de précit, c'est bien qu'il y a eu censure des autres messages possible à un momment donné du processus créatif.
Mais je pense que ce n'est pas la censure consciente qui soit le plus problématique (après tout la liberté d'expression c'est aussi dire ce qu'on veut dire, pas tout et n'importe quoi). Je pense que la censure insconciente est la plus pernitieuse, quand un auteur devient à son insu l'acteur d'une propagande dont il est la création (etnocentrisme par exemple) et qui demande beaucoup de patiente, de recule et de questionnement pour être contourné).