(Je ne sais pas la détester.
Je ne sais que la caresser...
de mes pensées...
Et toute cette colère, cette rancœur qu'elle m'inspire !?
Un souvenir, une image, et...
me découvrant à nu, mon armure se déchire...)
Mais comme elle me désarme !... alors qu'elle ne fait rien...
Je voudrais être vil, et cruel, et mesquin !
La vouer aux gémonies, la punir, la maudire !
...mais tout tombe en poussière au souvenir d'un soupir...
Je peux bâtir des murs, de sombres citadelles,
Fracasser tous les ponts, brûler toutes les passerelles,
Inventer un dédale où je serais cloitré...
...mais l'Ennemi, toujours, parvient à s'y glisser...
C'est mon cœur ! C'est mon cœur ! Parasite insidieux !
Le traître à ma raison, félon à ma pensée !
Perfide à ma mémoire, cheval de Troie odieux.
Risible, sot mendiant, à la sébile brisée,
Tu quémandes un espoir dans un vide oublieux.
Tu n'es plus rien pour elle... juste un passé figé.