Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Elle

Auteur Sujet: Elle  (Lu 3577 fois)

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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Elle
« le: 08 février 2016 à 15:55:32 »
Elle




Elle était belle au-delà de toute considération estéthnique : ses cheveux longs et fins lui servaient de vêtement lors de ses aller-retours matinaux à la toilette ou au sortir de sa douche vespérale. Ils changeaient de couleur avec le temps et l'humidité, volaient au vent même en l'absence de celui-ci, comme mus d'une vie propre au service de sa magnificence. La Méduse elle-même aurait jalousé cette perfection capillaire qui n'a jamais changé mon cœur en pierre.
Sa voix cristalline résonnait pendant des heures dans mes oreilles enchantées, faisant vibrer mes tympans à l'unisson des voyelles éphémères qui me transmettaient sa divine parole : il était humainement impossible de faire la moindre différence entre ses pensées les plus intimes et le plus prosaïque de ces propos. Lorsqu'il lui prenait l'envie de chanter, je plongeais instantanément dans une transe cataleptique, mon corps esclavagisé se tordait dans les pulsions orgastiques incontrôlées. Depuis cette expérience, je n'ai jamais pu écouter la moindre musique : elles avaient toutes pour moi la brutalité de l'infâme pet gras d'un rustre.
Ses lèvres dessinaient un joli coeur rouge vif qui se déchirait à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche. La peau blanche de son visage resplendissait d'une clarté aveuglante à provoquer un décollement de rétine. Son sourire éclatait d'une blancheur publicitaire avec néons surpuissants en guise de dentition. Son regard m'hypnotisait : ses yeux bleu trop clair maintenaient mes paupières ouvertes aussi fortement que si elles avaient été badigeonnées de colle epoxy ultra-rapide. Sa présence suffisait à mon bonheur et entretenait naturellement mon bronzage.

Mon dieu… Je suis déjà au nirvana alors que je n'ai parlé que de sa tête… Oserais-je descendre plus bas ?
Non, je risquerais d'en mourir… Comme à chaque bouchée de sa merveilleuse cuisine, un de ses talents inépuisables : elle faisait des crêpes si fines qu'elles n'avaient qu'un côté, confectionnait des tartes aux pommes de 8 sur l'échelle de Mixer, associait les aliments les plus anodins en mets complexes accompagnés de cocktails multigoûlores aux effets stupéfiants voire z'illégaux. Combien de fois l'avais-je imaginée avec des bras ou un nez avant d'entamer les desserts capiteux qui emplissaient mes narines de fragrances fruitées pendant que mon cerveau se noyait dans un océan d'endorphines exotiques ?

Chaque nano-seconde passée loin d'elle était une torture. Je me blottissais dans les coins des wagons de métro pour cacher mes tremblements, volais des kilo-minutes de pause au travail pour libérer mes spasmes de terreur dans les chiottes crasses de l'atelier. L'épuisement indéfectible qui en résultait rendait le retour supportable, ainsi que la joie immense de la revoir, de la sentir auprès de moi ; qu'elle me touche du regard et je ressuscite, régénéré à 200%, voué à lui donner mon amour en échange du sien jusqu'au petit matin. Chaque nuit était un week-end, chaque week-end un mois de vacances, chaque semaine de vacances une éternité de félicité.

Seul nos voisins se plaignaient d'elle lors de mes absences, notamment à cause du vacarme causé par ses onanismes tonitruants. J'ai fini par comprendre leurs récriminations le jour où j'ai trouvé le marteau-piqueur de Pedro planqué au fond du placard. Notre première dispute… Nous dûmes déménager le lendemain car le bâtiment menaçait de s'écrouler. Moi, j'étais devenu sourd et aveugle.

Ce fut le début de la fin : je ne pouvais ni la voir, ni l'entendre. Je me suis dit qu'il était temps pour moi de l'aimer autrement. Après tout, il y avait des gens aux sens diminués qui vivaient très bien en société. Dès ce moment, je mis mes autres sens à contribution, pour la redécouverte... d'Elle.

Elle avait une peau gélatineuse qui sentait le poisson frais. Quand je la serrais dans mes bras, elle semblait glisser comme pour échapper à mon étreinte maladroite. Couché sur elle, j'avais l'impression d'être sur un canot pneumatique au large des côtes bretonnes, le corps ballotté et transi par l'eau froide. Ses cheveux, plaqués sur mon visage et mon dos, me donnaient l'impression de dormir dans un lit d'algues marines. Au petit matin, je me prenais régulièrement les pieds dans ses tentacules en espérant atteindre les toilettes sans me gaufrer dans le lavabo ou la panière de linge.
Nos amours s'étaient figées dans une platitude ecclésiastique : nul amusement ni passion ne se dégageaient de nos désaccords. Même sa cuisine me laissait un goût de sel dans la bouche. Elle était devenu une méduse commune et moi un tas de chair insensible.

Je m'atrophiai dans mon âme et dans mon corps jusqu'à devenir momie immobile.

Elle s'en alla vers d'autres cieux ou d'autres abîmes, sucer une âme en manque d'amour dont les yeux éblouis et les oreilles saturées seront aveugles et sourdes à sa nature étrange.



_____________________________
EDIT 1 : Corrections Pehache.
EDIT 2 : Corrections barnacle.
« Modifié: 10 février 2016 à 02:55:40 par Viviane »
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne AJGF

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Re : Elle
« Réponse #1 le: 08 février 2016 à 19:32:06 »
Bonjour,

Un texte plus que mystérieux. On se demande toujours qui est c'est "Elle". J'ai bien aimé ton texte.
Tes descriptions sont maîtrisées. Tu dis ce qu'il faut sans en en dire trop. Ton vocabulaire s'inscrit bien dans ton texte.
A travers ton texte, on sent comme de l'envie, du regret et du désespoir.

Au plaisir.

Hors ligne pehache

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Re : Elle
« Réponse #2 le: 08 février 2016 à 20:39:37 »
Pas convaincu du tout sur ce coup-là.
Le récit m'a semblé maigre, l'hyperdajectivation m'a vite fait me marrer, bref, je n'en dis pas plus.


cette perfection capillaire qui n'a jamais changer
changé


Sa voix cristalline résonnait pendant des heures dans mes oreilles enchantées, ça fait bezef d'adjectifs tout ça, d'autant qu'ils sont un peu convenus, non ?
mes tympans vibraient à l'unisson des voyelles éphémères qui me transmettaient sa divine parole : il était humainement impossible de faire la moindre différence entre ses pensées les plus intimes et le plus prosaïque de ces propos.
Ouais, t'aimes ça, hein, les adjectifs...

Lorsqu'il lui prenait l'envie de chanter, je plongeais instantanément dans une transe cataleptique, mon corps esclavagisé se tordait dans les pulsions orgastiques incontrôlées.
Et même vachement très beaucoup, non ?

..

Seul nos voisins se plaignaient d'elle lors de mes absences, notamment à cause du vacarme causé par ses onanismes tonitruant.
Un souci d'accord, (tonitruant est ici adjectif) mais, au-delà, onanisme au pluriel ne me convainc pas.


. Quand je la serais
serrais



Hors ligne Vivi

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Re : Elle
« Réponse #3 le: 09 février 2016 à 01:44:41 »
@AJGF : merci pour ta lecture :)

@pehache : l'hyperdajectivation est un de mes péchés mignon :mrgreen: (et fait exprès dans ce cas là ;)). Une autre fois surement. Merci pour tes corrections et de t'être aventuré jusqu'ici ^^
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne barnacle

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Re : Elle
« Réponse #4 le: 09 février 2016 à 21:59:44 »
C'est pas évident à commenter.
Est-ce qu'on peut reprocher à une hyperbole d'en faire trop ?
J'ai le sentiment qu'il y aurait matière à alléger tout en gardant le même esprit, par exemple sur le premier paragraphe :
Citer
volaient au vent même en l'absence de celui-ci, comme s'ils étaient mus
"même en son absence" (le risque d'ambiguïté est faible), "comme mus"

Ou au début de paragraphe suivant :
Citer
Sa voix cristalline résonnait pendant des heures dans mes oreilles enchantées, mes tympans vibraient à l'unisson des voyelles éphémères qui me transmettaient sa divine parole
Faire du "vibraient" un "vibrant" pour soulager le texte de tous ces imparfaits qui s'enchaînent... Je crois que l'usage de l'imparfait est un des côtés où l'excès est (trop) excessif par endroits.

Dans le troisième paragraphe, c'est l'absence de liaison explicite entre les phrases qui fait déborder un petit peu : "Ses La Son Son Sa."

Je note au passage : "Chaque nuit étaient un week-end" > était
Et j'aime les onanismes au pluriel... Mais je mettrais le "leur récrimination" qui suit au pluriel aussi, pour le coup je préférerais l'usage le plus naturel.

Dernière petite note au fil de la relecture : "Après tous" > tout

Contrairement à pehache, j'ai accepté les adjectifs comme tels. C'est l'art de l'extravagance - si j'avais un reproche à y faire, c'est que ça n'est jamais tout à fait marrant (pour mon sens de l'humour en tout cas, à part peut-être le marteau-piqueur) malgré le flirt permanent avec l'absurde. Il y a quelques sourires mais ils viennent surtout apprécier l'audace.
Et après, derrière tout ce maquillage, on peut peut-être deviner l'exagération de l'amour et de la perte... Tout ce fard est là précisément pour l'éviter, mais il se délite juste assez sur la fin pour laisser entrevoir regret, rancœur, temps passé.
Bref c'est mon ressenti. Je dirais que j'ai trouvé ça sans doute plus intéressant que réussi, honnêtement, mais c'est parce que j'ai du mal à cerner où aurait pu mener la réussite.

« Modifié: 09 février 2016 à 22:01:30 par barnacle »

Hors ligne Vivi

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Re : Re : Elle
« Réponse #5 le: 10 février 2016 à 02:48:59 »
C'est pas évident à commenter.
Est-ce qu'on peut reprocher à une hyperbole d'en faire trop ?
Baaahhh... l'excès c'est un peu dans mon cdc, hein :D




Citer
volaient au vent même en l'absence de celui-ci, comme s'ils étaient mus
"même en son absence" (le risque d'ambiguïté est faible), "comme mus"

Ou au début de paragraphe suivant :
Citer
Sa voix cristalline résonnait pendant des heures dans mes oreilles enchantées, mes tympans vibraient à l'unisson des voyelles éphémères qui me transmettaient sa divine parole
Faire du "vibraient" un "vibrant" pour soulager le texte de tous ces imparfaits qui s'enchaînent... Je crois que l'usage de l'imparfait est un des côtés où l'excès est (trop) excessif par endroits.

Dernière petite note au fil de la relecture : "Après tous" > tout

Je note au passage : "Chaque nuit étaient un week-end" > était

je mettrais le "leur récrimination" qui suit au pluriel aussi, pour le coup je préférerais l'usage le plus naturel.
Mouis, je devrais pouvoir tout corriger ca... :\?




Dans le troisième paragraphe, c'est l'absence de liaison explicite entre les phrases qui fait déborder un petit peu : "Ses La Son Son Sa."
ca je sais pas si c'est un vrai problème, vu qu'on est dans la description admirative... Ca rajoute au coté obnubilé/parodique... Je préfère comme ca :huhu:




Contrairement à pehache, j'ai accepté les adjectifs comme tels. C'est l'art de l'extravagance - si j'avais un reproche à y faire, c'est que ça n'est jamais tout à fait marrant (pour mon sens de l'humour en tout cas, à part peut-être le marteau-piqueur) malgré le flirt permanent avec l'absurde. Il y a quelques sourires mais ils viennent surtout apprécier l'audace.
Et après, derrière tout ce maquillage, on peut peut-être deviner l'exagération de l'amour et de la perte... Tout ce fard est là précisément pour l'éviter, mais il se délite juste assez sur la fin pour laisser entrevoir regret, rancœur, temps passé.
Bref c'est mon ressenti. Je dirais que j'ai trouvé ça sans doute plus intéressant que réussi, honnêtement, mais c'est parce que j'ai du mal à cerner où aurait pu mener la réussite.
Ben l'humour, c'est personnel, donc jamais c'est un jugement de qualité objectif ; juste un constat sur la compatibilité entre l'humour des gens, Tu as compris l'utilité de la surabondance des adjectifs ici : noyer le poisson :D
L'idée du texte m'est venu avec le thread sur l'absurde, mais je ne pense pas y être arrivée ; comme tu dis, je flirte juste, ca manque de libération (je pense m'être trop enfermée dans des jeux de mots a la con, ce qui nuit au fait de partir en vrille sur le fond). J'ai eu aussi une coupure a l'écriture ou je suis tombée en panne d'inspiration, j'ai fini le texte 3 jours plus tard avec l'idée de la perte des sens et par truchement, un retour vers le normatif. Idéalement, la fin aurait du être complétement n'importequoitesque, mais j'ai échoué sur la grève de mon imagination... :'( (tiens, c'est bon, ca, faut que je le replace quelque part :mrgreen:))
« Modifié: 10 février 2016 à 02:51:34 par Viviane »
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Hors ligne pehache

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Re : Elle
« Réponse #6 le: 10 février 2016 à 06:24:35 »
barnacle a écrit: "contrairement à pehache, j'ai accepté les adjectifs comme tels. C'est l'art de l'extravagance - si j'avais un reproche à y faire, c'est que ça n'est jamais tout à fait marrant(...)"

L'essentiel de ma critique était: "ça fait bezef d'adjectifs tout ça, d'autant qu'ils sont un peu convenus, non ?" donc: ni extravagants ni marrants.
Donc, crois-je, nos commentaires ne me semblent pas si contraires que ça.


Hors ligne Vivi

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Re : Re : Elle
« Réponse #7 le: 10 février 2016 à 07:06:13 »
L'essentiel de ma critique était: "ça fait bezef d'adjectifs tout ça, d'autant qu'ils sont un peu convenus, non ?" donc: ni extravagants ni marrants.
convenu, oui, c'était le point de départ du délire : partir d'une description hyper-revue-classique-convenue et partir en sucette dedans. Apres, que le texte marche ou pas, dépendra surtout du ressenti des lecteurs (mesurable uniquement sur les commentaires émis postés ^^)
« Modifié: 10 février 2016 à 07:18:55 par Viviane »
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Hors ligne pehache

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Re : Elle
« Réponse #8 le: 10 février 2016 à 07:14:57 »
Comment ça comment taire Emmie ?
Pffff...
Miserere seigneur !

Hors ligne Vivi

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Re : Re : Elle
« Réponse #9 le: 10 février 2016 à 07:18:33 »
Comment ça comment taire Emmie ?
:viviane: :viviane:

C'est bon, je corrige :huhu:
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Spes

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Re : Elle
« Réponse #10 le: 10 février 2016 à 23:10:09 »
Salut Viviane !

J'ai trouvé ce texte drôle  :mrgreen: Il a quelques défauts de forme, mais le style reste maîtrisé, je trouve. La faiblesse se trouve plutôt sur le fond ; j'ai l'impression que tu as tout donné sur chaque phrase séparément, mais que tu as manqué un peu d'un projet global en termes de trame et de chute (un peu comme si l'idée de la chute t'étais venue une fois la première moitié du texte écrite). Mais je maintiens que c'était un moment de lecture amusant ^^

Quelques remarques au fil du texte :

Ayant lu les commentaires, jusqu'à cette phrase "La Méduse elle-même aurait jalousé cette perfection capillaire qui n'a jamais changé mon cœur en pierre.", le texte m'a bien plu. La phrase en question ne me parait pas très claire.
De même, cette phrase-ci me parait desservir un peu son paragraphe : "Depuis cette expérience, je n'ai jamais pu écouter la moindre musique : elles avaient toutes pour moi la brutalité de l'infâme pet gras d'un rustre."

"elle faisait des crêpes" -> peut-être remplacer le verbe pauvre ?

"confectionnait des tartes aux pommes de 8 sur l'échelle de Mixer"  :D

"Elle avait une peau gélatineuse qui sentait le poisson frais. Quand je la serrais dans mes bras, elle semblait glisser comme pour échapper à mon étreinte maladroite. Couché sur elle" -> je trouve la transition abrupte avec la première partie du texte. Peut-être serait-il judicieux d'effectuer un glissement progressif ?

Hors ligne Vivi

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Re : Re : Elle
« Réponse #11 le: 11 février 2016 à 01:04:41 »
J'ai trouvé ce texte drôle  :mrgreen: Il a quelques défauts de forme, mais le style reste maîtrisé, je trouve. La faiblesse se trouve plutôt sur le fond ; j'ai l'impression que tu as tout donné sur chaque phrase séparément, mais que tu as manqué un peu d'un projet global en termes de trame et de chute (un peu comme si l'idée de la chute t'étais venue une fois la première moitié du texte écrite).
C'est exactement ça, je l'ai dit plus haut :mrgreen: J'aurais voulu que ce soit plus délirant mais j'ai échoué sur la grève sur la grève de mon instpiration (cool, j'ai réussi à la replacer celle-là :mrgreen:)



Ayant lu les commentaires, jusqu'à cette phrase "La Méduse elle-même aurait jalousé cette perfection capillaire qui n'a jamais changé mon cœur en pierre.", le texte m'a bien plu. La phrase en question ne me parait pas très claire.
Honnêtement, je vois pas ce qui te chagrine, moi je la trouve toujours classe :coeur:



De même, cette phrase-ci me parait desservir un peu son paragraphe : "Depuis cette expérience, je n'ai jamais pu écouter la moindre musique : elles avaient toutes pour moi la brutalité de l'infâme pet gras d'un rustre."
Celle-là, à la rigueur, avec l'image et le voc, c'est vrai qu'elle est un peu déplacée dans le contexte. Je vais virer la deuxième partie.



"elle faisait des crêpes" -> peut-être remplacer le verbe pauvre ?
Bah, c'est une expression usuelle, et le verbe "crêper", ça marche pas :viviane:
Pour l'histoire des verbes pauvres, sache qu'avec la crise/déflation toussa, il y en aura de plus en plus et deviendrons inévitable :'( (lol). Bon sérieux, pour la phrase là, c'est pas un gros problème, je laisse comme ça :huhu: . (aaargh, ça me fait pensé que j'ai pas répondu à ton dernier com' sur le texte-à-la-WEG que j'ai pas corrigé on plus (y'a vait des trucs à papoter encore).



"Elle avait une peau gélatineuse qui sentait le poisson frais. Quand je la serrais dans mes bras, elle semblait glisser comme pour échapper à mon étreinte maladroite. Couché sur elle" -> je trouve la transition abrupte avec la première partie du texte. Peut-être serait-il judicieux d'effectuer un glissement progressif ?
humm, moui, mais je vois pas trop comment/quoi, je vais voir si je trouve qqch :\? C'est "couché" qui te pose problème ou à partir du début de la phrase ? :-\



Merci pour ta lecture et ton com' :)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Spes

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Re : Elle
« Réponse #12 le: 11 février 2016 à 10:10:35 »
Citer
Honnêtement, je vois pas ce qui te chagrine, moi je la trouve toujours classe :coeur:

Darling =p Plus sérieusement, l'idée de la phrase est très chouette. J'ai plus tiqué sur la construction de la phrase ; à voir si quelqu'un d'autre le relève ^^

Citer
Bah, c'est une expression usuelle, et le verbe "crêper", ça marche pas :viviane:
Pour l'histoire des verbes pauvres, sache qu'avec la crise/déflation toussa, il y en aura de plus en plus et deviendrons inévitable :'(

 :D Sinon, préparer, cuisiner... C'est toi qui vois ^^

Citer
humm, moui, mais je vois pas trop comment/quoi, je vais voir si je trouve qqch :\? C'est "couché" qui te pose problème ou à partir du début de la phrase ? :-\

C'est plus la transition entre ce paragraphe (la description devient glauque) et la partie précédente (on décrit quelqu'un d'attirant) qui me parait un peu abrupte, pas très claire peut-être.

Bon courage pour la suite !

Hors ligne vinzWallbreaker

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Re : Elle
« Réponse #13 le: 11 février 2016 à 12:49:04 »

Depuis cette expérience, je n'ai jamais pu écouter la moindre musique : elles avaient toutes pour moi la brutalité de l'infâme pet gras d'un rustre.

J'adore cette finesse. Je n'en attendais pas moins venant de ta part.
Sinon, description rigolote. Pleine d'adjectifs qui font leur job humoristique...
Par contre on est clairement plus dans le loufoque que dans l'absurde.
Avec des Si on fait de la musique monotone...

Hors ligne Vivi

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Re : Elle
« Réponse #14 le: 11 février 2016 à 13:23:09 »
Ah ben, sur le coup, je vais laisser ce passage si y'a des fans :D

Merci pour ton passage :)
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